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Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : sam. déc. 08, 2007 5:47 pm
par Boudi
CONTEXTE HISTORIQUE.

(La Grande histoire de la seconde guerre mondiale. Pierre Montagnon, Editions Pygmalion, 1999). Dans ce texte, la ville de Korsun est francisée Korsum.

Janvier 1944.La progression des armées soviétiques (les deux Fronts d’Ukraine) vers le sud-ouest a accentué un vieux redan devant Kanev. Le front forme désormais un important saillant,de part et d’autre de Korsum-Shevchenkovsky, à l’ouest de Tcherkassy. Les Allemands pourraient l’évacuer pour soulager leur dispositif. Mais ils le jugent intéressant pour contre-attaquer de flanc et, comme toujours, les ordres de Hitler leur interdisent de rien abandonner. Ils y maintiennent donc 6 divisions et demie.
Sur la foi de renseignements de prisonniers, Joukov estime qu’il s’y trouve 9 DI, 1PD, 1 DM, soit environ 100 000 hommes. Il envisage un « petit Stalingrad ».

L'opération contre ce saillant de Korsum n'est pas encore lancée que les 3e et 4e Fronts d'Ukraine grondent à leur tour. Toujours la méthode des coups répétés, véritable travail de boxeur usant son challenger. Le 10 janvier, Malinovski et Tolboukhine s'en prennent aux objectifs chers à Hitler: Nikopol et Krivoï-Rog, dans la fameuse boucle du Dniepr que Von Manstein voulait raccourcir.
Pendant cinq jours, les Soviétiques tentent de forcer le passage. La VIe armée ne cède pas et leur impose un temps d'arrêt. Les 30 et 31 janvier, Malinovski et Tolboukhine repartent à l'attaque. Leurs réserves paraissent inépuisables, leurs stocks de munitions illimités devant un adversaire qui n'a pas de renforts disponibles. Les défenses finissent par craquer. NIkopol est enlevée le 8 février.
Krivoï-Rog tombe le 22. Toute la rive méridionale du Dniepr est perdue, et avec elle le manganèse et la perspective de tendre la main à la Crimée. La VIe armée qui a su éviter l'encerclement, se retrouve au-delà de l'Ingulets.

Tcherkassy

Durant ce temps, le saillant de Korsum vit des heures décisives. Vatoutine et Koniev sont parvenus à en fermer l'issue.
Joukov a obtenu l'accord de la Stavka pour son «petit Stalingrad ». Koniev, le 25 janvier, a lancé trois armées vers le nord-ouest depuis Kirovograd.
Vatoutine, le lendemain, a démarré en sens contraire à 200 km de là. Le 28, la trappe se refermait à mi-route, à hauteur de Zvenigorodka. Un nouveau «kessel» (chaudron) voyait le jour. Deux corps d'armée étaient pris dans la nasse.

Joukov, qui coordonne l'action, pourrait ordonner à Koniev et Vatoutine de poursuivre vers le sud-ouest. Les Allemands, bousculés, n'auraient, sur-le-champ, guère de moyens pour s'y opposer. La Ière AB est engagée plus au nord, la VIIème armée plus au sud. Toutes deux ont laissé un corps d'armée dans le chaudron. Ce que redoutait Von Manstein, la marche sur le Bug et le Dniestr, risquerait alors de se produire.
Mais Joukov ne regarde pas si loin, d'autant qu'il a évoqué un «petit Stalingrad» auprès de la Stavka. Il opte pour un dividende immédiat: détruire les 11 divisions qu'il est persuadé tenir dans ses rets. Koniev et Vatoutine reçoivent l'ordre de renforcer solidement le périmètre autour de Korsum.
Von Manstein a trop en l'esprit le souvenir de Stalingrad pour ne pas vouloir réagir très vite. Il s'efforce aussitôt de rassembler un élément de rupture de l'encerclement. La neige puis la boue freinent le regroupement de deux corps blindés et leur démarrage. Hitler ne facilite rien. Evidemment, il a ordonné de résister sur place, comme à Stalingrad. Il interfère dans les directives de Von Manstein, prescrivant le transfert sur Nikopol du 24e CA prévu pour la contre-attaque.
A l'intérieur de la poche, ils sont environ 56000, Allemands, Autrichiens, mais aussi Belges, Hollandais, Scandinaves de la division SS Wiking et de la brigade d’assaut SS Wallonie. Pour les Waffen SS, il est hors de question de tomber aux mains des Russes. La fureur du désespoir les anime. Les combats seront acharnés.

Les Soviétiques pensent avoir partie gagnée. Sous leur pression, la poche s'est rétrécie. Elle ne mesure plus que 45 km sur 15. Le 8 février, le commandement russe offre une capitulation qu'il promet honorable ; elle est rejetée. Les ralliés sont appelés à la rescousse. Seydlitz, fait prisonnier à Stalingrad et devenu vice-président du « Comité national de l'Allemagne libre », s'adresse par radio à ses anciens camarades. Des tracts reproduisant sa déclaration leur sont largués par avion sans trouver écho. Les généraux Stemmermann, Lieb et leurs hommes sont décidés à se battre.
Tenace, Von Manstein a regroupé une force d'intervention. Le 3e CB passe à l'attaque à partir du 4 février. Le 8, les éléments de tête de la 16e PD et de la Leibstandarte SS Adolf Hitler bordent la rivière Gniloï Tikitch. La 1ère PD occupe dans la nuit le petit village de Lisianka, à 35 km au sud-ouest de Korsum.

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Les assaillants ont marqué des points. Von Manstein, dans ses Mémoires, mettra à leur actif 700 chars et 150 canons détruits. Ses hommes ne sont plus qu'à 13 km de l'extrémité du chaudron. Mais ils butent sur deux obstacles: la cote 239, puissamment tenue, et la Gniloï Tikitch. La rivière, large d'une vingtaine de mètres et profonde de deux, représente, faute de ponts, une coupure infranchissable pour les Tigre et les Panther. Il n'est plus possible de poursuivre. Les assiégés doivent terminer l'ouvrage.
Von Manstein prend ses responsabilités. Le 16 février, il passe un ordre laconique mais précis: « Mot de passe: liberté. Objectif: Lisianka. 23 heures. » Chacun, à l'intérieur du chaudron, sait désormais ce qu'il doit faire.
16 février, 23 heures, la nuit est noire. Pas de lune, pas une étoile. Un vent glacial, qui souffle en rafales du nord-est, pousse vers la « sortie» et frappe l'adversaire au visage en entraînant des tourbillons de neige. La boue s'est solidifiée sous une croûte de neige durcie. Les routes et les chemins sont rares. La progression s'effectuera en rase campagne parmi les vallons piquetés de boqueteaux et de marécages. Cap général: plein sud-ouest.
Les deux corps d'armée progressent sur trois files. Papiers, documents ont été détruits avant le départ. Les blessés intransportables ont dû, souvent, être laissés sur place avec les médecins et les infirmiers, à la merci des Rouges.
Degrelle, qui a pris le commandement de la division Wallonie, a, pour sa part, refusé d'abandonner le corps de son chef, le lieutenant-colonel Lippert, tué à Novo-Buda. Quatre légionnaires le portent sur une échelle trouvée dans une isba. Le général Stemmermann s'est placé à l'endroit le plus dangereux: à l'arrière, pour mieux contrôler la fin du repli.
A la baïonnette, les sections de tête forcent les premières positions, mais l'alerte est donnée. Le paysage s'embrase. Les fusées éclairantes montent vers le ciel. Les T/34, embossés derrière des monticules ou des touffes buissonneuses, choisissent leurs cibles. Les salves d'artillerie s'abattent au hasard, jetant la mort et la confusion. Par petites colonnes, se fixant aux lueurs des départs, les Allemands s'efforcent de s'infiltrer entre les mailles des défenses adverses. Des groupes y parviennent. D'autres se heurtent au feu des barrages ou à l'opiniâtreté des fantassins de Vatoutine.
Le jour se lève sur un spectacle de mort. Sur une vingtaine de kilomètres le goulet par lequel les assiégés de Korsum ont essayé de s'échapper porte la trace des mêlés de la nuit. Des cadavres d'hommes et de chevaux gisent épars. Des chariots achèvent de se consumer, soulevant de temps à autre l'explosion d'un lot de munitions. Quelques-uns, transportant des blessés, ont été écrasés par des blindés, accentuant l'horreur des drames vécus. Partout, des armes, des équipements abandonnés recouvrent le sol et la neige boueuse.
Pourtant, pour les deux corps d'armée, ce n'est pas un désastre absolu. En plusieurs endroits, le contact a été renoué avec les amis avant la fin de la nuit.
On s’est hélé dans des clameurs d'enthousiasme au mot de passe de « liberté ».
En d autres secteurs, il reste la Gniloï Tikitch. Son courant est violent. Les sapeurs du 3e CB travaillent pour lancer des passerelles. A défaut, les hommes tentent la traversée à la nage. Certains se noient. Les rescapés sortent à demi nus des eaux glacées. A la mi-journée, tout semble terminé.
Un peu moins de 35 000 hommes se sont esquivés. Les autres sont morts ou prisonniers. Le général Stemmermann a été tué. Chaque camp crie victoire. Les Allemands pour s'être dégagés. Les Soviétiques pour avoir écrasé le chaudron. Les arguties de la propagande nazie n'enlèveront rien à la véracité des évènements. Plusieurs divisions ont disparu. La saignée de Tcherkassy s'ajoute à d'autres, vidant un peu plus la Wehrmacht de sa substance. Et ce au moment où la pénurie d'effectifs se révèle sans remède. Quant à l'Armée rouge, elle a encore augmenté son acquis en Ukraine.
Hitler, placé devant le fait accompli, se tait. Il félicite et décore les rescapés, mais sa rancœur s'accroît contre Von Manstein qui a pris tant d'initiatives contraires a ses instructions. Le maréchal en paiera bientôt le prix.

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : sam. déc. 08, 2007 6:01 pm
par griffon
Guernica fait un AAR sur le meme theme un peu plus bas !

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : sam. déc. 08, 2007 6:20 pm
par Boudi
C'est vrai !

On va pouvoir comparer 2 Götterdämmerung et 2 Korsun Pocket, les 2 comparaisons sur 2 jeux différents !

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : sam. déc. 08, 2007 8:39 pm
par Boudi
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Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : sam. déc. 08, 2007 8:41 pm
par Guernica
Tu va jouer quel camp?

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : sam. déc. 08, 2007 10:33 pm
par Boudi
Allied = Human. je joue les soviets. L'iA allemande est réglée sur ++, le maxi. On va voir si elle me botte les fesses. :chicos:

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : sam. déc. 08, 2007 10:47 pm
par jagermeister
1944 c'est une bonne année pour les russes avec des chars enfin capables de rivaliser avec les tanks allemands, JS I, T34/85 sans compter les canons automoteurs. ;)

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : sam. déc. 08, 2007 11:27 pm
par Guernica
Le pb c'est que les unités blindés soviétiques ont déjà morflées... et que pour faire mal à l'allemand il faut s'y mettre a beaucoup...
J'ai fais le scénario de la pince Est a KP, l'ia allemand recule bien et contre attaque au bon moment...

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : dim. déc. 09, 2007 12:10 pm
par Boudi
CARTE GENERALE DES OPERATIONS.


Cliquez sur la vignette pour avoir la carte en taille réelle.
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L'attaque intiale se fera avec la pince est de la tenaille, soit le 2ème front de l'Ukaine. Le Dniepr délimite la frontière nord de la carte. Le 1er front de l'Ukraine, la pince ouest, est figé pour l'instant, ses unités se débloqueront plus tard selon certains évènements ou selon un délai imposé.

Les lignes de front sont délimités par des champs de mines et des "strongpoints", des points fortifiés qu'il s'agira de faire sauter pour percer les lignes.

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : dim. déc. 09, 2007 1:46 pm
par griffon
je suis désolé Boudi

mais je ne clique jamais

sur les vignettes Imageshack

avec toutes les cartouches de pub

qui vont avec (et qui me gonflent)

cela prend trop de temps

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : dim. déc. 09, 2007 3:15 pm
par Boudi
:D Je te l'envoie par email, en pièce attachée.

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : sam. déc. 15, 2007 5:22 pm
par Boudi
RAPPORT N° 1 A LA STAVKA, MATINEE DU 25 JANVIER.

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Nous avons bien entendu concentré notre offensive au sud-est de la poche, là où se trouve notre principale concentration d'unités. Les villes de Radvanovka et Kamenovatka, bâties sur des axes routiers, étaient nos objectifs principaux. Force est de constater qu'aucun des 2 objectifs n'est atteint. Les points fortifiés allemands ont été plus difficiles à prendre que prévu, et nous avons maintes fois joué de malchances avec des résultats obtenus déplorables ( NDLR des 1 aux dés) entrainant parfois des pertes parmi nos unités.

Tel est le cas par exemple pour la 344ème brigade de la 138ème division d'infanterie.
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Si nos brigades de chars ont quelquefois pu soutenir des offensives locales, nos unités d'élite, les divisions de la garde, n'ont pu intervenir dans les combats. Situées au départ de l'offensive à l'arrière, elles ont été littéralement engluées dans les bouchons. Les quelques axes routiers existants ne peuvent absorber l'armada lancée sur les défenses fascistes. Les champs de mines et la terre labourée par nos propres tirs d'artillerie ne permettent pas une avancée rapide de nos troupes.

De ce fait et d'après nos renseignements, de nombreuses unités ennemies, dont des régiments de canons d'assaut (Stugs) , ont pu s'échapper et reculer de plusieurs kilomètres.

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : dim. déc. 16, 2007 6:07 am
par Boudi
RAPPORT N°2, 25 JANVIER PM.

Le temps continue à être épouvantable, avec de la neige en continue sur du terrain gelé. Aucun amélioration prévue pour la journée du 26.

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Nous avons obtenu la rupture de la ligne fortifiée allemande. Celle-ci était constituée d'une double ou triple ligne de champs de mines, de tranchées et de fortifications en rondins, ou parfois bétonnées. La percée s'est réalisée sur un front de 40km de large entre Zerduykovka (flèche n°1) et Shpakovo (flèche n°4) dans lequel le 2ème front de l'ukraine s'est engoufré.

Les brigades de chars ont été prioritaires dans l'attribution du carburant et ont foncé tout shuss sur la route de Radvanovka (flèche n°2), libérant la ville et obtenant une pointe dans le dispositif ennemi de 15km de profondeur. Le pont à 10 km au sud-ouest de Radvanovka a été pris intact. La 20ème division blindée et la 60ème brigade de chars se trouvent ainsi en pointe de notre dispositif.

Un peu plus au sud les faubourgs Kamenovadka (flèche n° 3) sont atteints, la ville semble abandonnée par l'ennemi.

L'ennemi n'oppose aucune résistance et se contente de retirer ses troupes plus à l'ouest.

Nos forces semblent suffisantes pour à la fois :
  • Continuer notre percée en direction de l'ouest,
    Bifurquer plein sud dans la journée du 26 pour une partie d'entre-elles afin d'encercler et détruire les unités ennemies au sud de Kamenovadka.

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : dim. déc. 16, 2007 4:31 pm
par Boudi
RAPPORT N° 3, 26 JANVIER am.

Météo : Blizzard et sol gelé. Une éclaircie est annoncée pour demain matin.

2ème Front de l'Ukraine, pince est.
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Toujours prioritaires en carburant, les brigades de tanks ont poussé au maximum de leur vitesse sur la route Radvanovka-Shpola, parcourant encore 18 kilomètres en une matinée. Les villes de Zerduykovka (flèche n°1) et Kamenovadka (flèche n°3) sont libérées.

Une brigade d’infanterie appartenant à la 320ème DI allemande est rattrapée, encerclée puis annihilée dans les faubourgs ouest de Kamenovadka. Hormis la destruction des points fortifiés, il s’agit là de notre premier fait d’armes significatif. Une batterie de PAK75 est aussi mise hors de combat peu après.

Toutefois, l’ennemi pour la première fois contre-attaque et parvient à détruire une brigade T34 de la 20ème DB positionnée dans un bois sur la route de Shpola (flèche n°2). L’unité n’était pas couverte par notre infanterie qui suit loin derrière. C’est un avertissement : fini les périples de 30 kilomètres par jour, les blindés doivent dorénavant être couverts par l’infanterie et avancer à la vitesse maximum de celle-ci.

(NDLR le réglage de l’IA sur ++ lui donne un bonus de +2 aux dés et ses contre-attaques sont redoutablement efficaces).

Au sud nos unités ont atteint un pont dont la rive méridionale est sévèrement gardée par l’ennemi (flèche n°4). La rive est fortifiée, défendue par la 282ème DI. La 11ème Pzd a aussi été signalée dans le secteur, et il semblerait qu’elle soit équipée de Panthers. Des batteries de zis-3 antichars sont déplacées sur la zone.

1er Front de l'Ukraine, pince ouest.
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La pince ouest du 1er front d’Ukraine s’est enfin mise en branle. Là aussi il faut percer une ligne sévèrement fortifiée et protégée par des mines. L’objectif principal est Votylevka (flèche n°1) mais la ville a été transformée en bunker et est défendue par la 34ème DI, une division expérimentée. Nous mettons en face notre artillerie et la 5ème Brigade motorisée, une brigade d’élite, mais à midi la ville n’est toujours pas prise.

Nos unités encerclées dans la poche de Tichonovka (flèche n°2, encerclées au départ du scénario) résistent mal aux premières attaques allemandes et nous sommes très inquiets pour elles. L’ennemi est déterminé à les exterminer sur place avant qu’elles ne soient secourues.

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : lun. déc. 17, 2007 10:37 pm
par Boudi
RAPPORT N° 4, 26 JANVIER pm.

Météo : Blizzard et sol gelé. (les photos d’écran sont prises au début du tour suivant, matinée du 27, alors la neige fondue s’est mélangée à la terre, formant une boue immonde).

2ème Front de l'Ukraine, pince est.

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Au nord les 11ème et 12 ème division de la Garde, la 7ème division parachutiste et d’autres unités ont poussé plein nord, contourné les fortifications allemandes maintenant prises à revers et foncent sur Konstantinovka (flèche n°1) , à moins de 10 kilomètres.

Au sud nos troupes sont bloquées par la rivière. Des fortifications sur l’autre rive ainsi que des unités de la 11ème Pzd empêchent tout franchissement. Cependant les ponts n’ont pas pu sauter près de Novo Mirgorod (flèche n°4) et le franchissement se fera peut-être là. Slatopol (flèche n° 2) est libérée.

Au centre (flèche n°3) , de violents combats ont eu lieu. Une puissante brigade d’élite d’infanterie mécanisée (4 steps jaunes) appartenant à la division SS Wiking se trouvait isolée après avoir participé à la destruction de nos T34 ce matin. Elle est aussitôt encerclée puis complètement détruite : nos tankistes sont vengés.
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En représailles les allemands, faisant preuve d’un courage démesuré, se jettent sur nos tanks et leur infligent de nouvelles pertes, sans toutefois parvenir à détruire complètement une seule unité. Mais nos brigades blindées, déjà bien dégarnies au début de l’offensive, sont maintenant sévèrement éprouvées et le plus souvent n’ont plus droit à de nouvelles pertes. Il va falloir les maintenir en retrait le temps de les recompléter.

1er Front de l'Ukraine, pince ouest.
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Votylevka (flèche n°1) est enfin libérée. L’unité allemande qui en assurait la garde est détruite dans la foulée. Une seconde percée, 4 fois plus large, est obtenue un peu plus au nord (flèche n°2).

Aucun combat dans la poche de Tichonovka, c’est un répit salvateur.

Nous sommes bien désappointés ce matin. Comme prévu le redoux est là, la neige a fondu transformant le sol en bourbier. En conséquence le ravitaillement a beaucoup de mal à passer : nos unités les plus en pointes ne peuvent plus compter sur un approvisionnement continue. Quelques unités sont d’ores et déjà en rupture.

Exemple pour la pince est (mais la pince ouest subit le même sort) :
En vert les zones ravitaillées, en rouge les zones non ravitaillées. Les unités coupées du ravitaillement sont cerclées de blanc.
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(NDLR : la fonte des neiges en une nuit en plein milieu de l'Ukraine, fin janvier, laissant la Raspoutitsa bloquer routes et plaines me laisse songeur quelque part. ) :siffle:

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : mer. déc. 19, 2007 9:00 pm
par Boudi
RAPPORT N° 5, JOURNEE DU 27 JANVIER.


Météo : Temps clair pour la journée. Raspoutitsa le matin, et sol gelé l’après midi.

Le redoux a totalement bloqué les mouvements de troupes dans la matinée. La plupart de nos unités se sont contentées de se retrancher sur place ou à quelques kilomètres de leur emplacement initial. Nombre d’unités, en dehors des zones que notre ravitaillement pouvait atteindre, ont du attendre sur place afin d’économiser le carburant et les munitions. Mais les attaques prévues ne sont jamais venues.

Pince est, situation au 27 janvier au soir :
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Tout au nord Konstantinovka (flèche n°1) et Smela (flèche n°6) ne sont plus qu’à 6 kilomètres. Ce sont les objectifs des 11ème, 12ème et 62ème division et de la 7ème division parachutiste. Hélas les effets de la Raspoutitsa ainsi que l’absence de toute voie carrossable, chemin ou route, se font encore sentir. En conséquence nos unités les plus avancées ne sont toujours pas ravitaillées, et nous allons même devoir reculer nos régiments d’artillerie antichars. Il n’est pas du tout certain que ces 2 villes pourront tomber demain. Nos unités de ravitaillement avancent péniblement de 6 km (2 hexagones) par jour (2 tours).

Au centre, plus rien ne s’oppose à la libération de Stanislavchik (flèche n°2).

Au sud c’est Netshayevka (flèche n°3) qui demain sera à nous, ainsi que, peut-être, Novo Mirgorod (flèche n°4) mais la ville, carrefour important, est mieux défendue : Bunkers et 106ème DI défendent la ville.

Mais notre objectif n’est pas de libérer des villes et des villages. Notre but c’est de détruire l’armée allemande. De violents combats ont eu lieu à l’est de Shpola (flèche n°5). Ici, encore et toujours me direz-vous. L’ennemi y a anéanti les 220ème et 223ème de cavalerie (de petites unités montées, pratiques pour l’éclairage) mais il y a perdu 2 importantes unités :les 108 et 394 Pzg, 2 brigades d’infanterie motorisée (épilogue des combats ci-dessous).
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1er Front de l'Ukraine, pince ouest.
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Faute de ravitaillement, la Luftwaffe ayant momentanément bombardé les routes et coupé les lignes, notre axe principale d’attaque (flèche n°1) n’a pas avancé d’un pouce vers l’est. Tout au plus avons-nous élargi la brèche qui fait maintenant 9 km de long, du nord au sud. Une unité de Stug est totalement encerclée, provisoirement ravitaillée par des stocks entreposés dans des fortifications, qui devraient sauter rapidement.

Au nord, la 232ème division a bien progressé (flèche n°2) en direction d’Alexeyevka. La 337ème a permis la prise de Krutiye Gorby (flèche n°3) , sous la couverture de la 180ème. Les Allemands y ont perdu une brigade d’infanterie dépendant de leur 88ème DI, mais nous perdons de notre côté une unité de ZIS-3 antichars.

Notre 270ème brigade d’infanterie est rayée de la carte dans la poche de Tichonovka (flèche n°4).

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : ven. déc. 21, 2007 8:32 pm
par Boudi
RAPPORT N° 6, JOURNEE DU 28 JANVIER.


Météo : Temps clair et sol gelé pour la journée. Changement de météo prévu pour demain, il neigera à nouveau.

Pince est, Situation au 28 janvier au soir :
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Tout au nord (rectangle rouge) Konstantinovka n’a pu être libérée, mais la brigade allemande chargé d’en assurer la défense est maintenant complètement encerclée. Deux nouvelles venues dans ce secteur : les 294 et 373ème DI soviétiques qui à leur tour ont percé le rideaux défensif ennemi. Notre génie a aussitôt jeté un pont sur le cours d’eau qui empêchait ces 2 unités d’avancer.

Plus bas (rectangle bleu) nos unités font face à la 57ème DI retranchée, la libération d’Orlovet est remise à demain.

Nous souffrons toujours énormément sur cette partie du front d’un manque chronique d’artillerie et de ravitaillement, faute de route. C’était sans doute une erreur de bifurquer si tôt au nord, en dehors du réseau carrossable.

Au centre (gros cercle rouge) On remarque 3 concentrations de troupes allemandes.

- Autour de Vyassovok, 5 unités allemandes sont retranchées. Parmi elles une unité d’élite de la SS Wiking et une brigade blindée de la 3ème Panzerdivision équipée de Panthers.

- Shpola est défendue par pas moins de 6 unités,

- Alors que 4 unités sont repérées autour de Zobolevka, dont une brigade de la 320ème DI que nous connaissons : nous avons déjà écrasé une de ses brigades 35 kilomètres plus à l’est.

Au sud, nous libérons Netshayevka (petit cercle bleu). Le fleuve est enfin franchi (rectangle vert) et le dispositif allemand commence à être bousculé dans cette zone.

C’est encore à l’est de Shpola qu’une nouvelle bataille a eu lieu.

3 unités d’élite allemandes ont été encerclées :
- 2 brigades de la 3ème Panzerdivision : la 3ème brigzade d’infanterie mécanisée ainsi que l’unité d’éclairage divisionnaire équipée de Pumas,
- 1 brigade d’infanterie mécanisée de la 14ème Panzer.
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Il nous faudra la journée pour nettoyer la zone mais à la fin de celle-ci ces 3 puissantes brigades disparaissent de l’OOB ennemi.

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Pince ouest, Situation au 28 janvier au soir :
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Au nord (rectangle rouge) Misaylovka est à portée de notre 232ème DI. Boguslav est encore loin et est défendue.

Au centre (rectangle bleu) nous consolidons nos positions autour de Krutiye Gorby dans la crainte d’une contre-attaque ennemie. Une brigade de Stugs est attaquée et recule.

Une autre brigade de stug, celle dont nous parlions dans le rapport d’hier et qui était encerclée est maintenant anéantie (petit cercle rouge). Mais une brigade de notre 58ème DI est liquidée lors d’une contre-attaque ennemie.

Aucun combat signalé dans la poche de Tichonovka pour la journée du 28 (cercle bleu).

Vue générale de la poche, soirée du 28 janvier 1944.
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Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : ven. déc. 21, 2007 9:35 pm
par griffon
Joli Boudi !

tu atteint le sommet de ton AAR (art :D ) avec ce compte rendu ;

on s'y croirait ! :shock:

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : dim. déc. 30, 2007 12:26 pm
par Boudi
Merci Griff ! Content que ça te plaise. Quand te mets-tu aux Decisives Battles ?

RAPPORT N° 7, JOURNEE DU 29 JANVIER.


Météo : Neige et sol gelé pour la journée. En raison de cette météo le ravitaillement n’est plus distribué qu’à 75% de son niveau normal.

Aussi bien sur la pince est que sur la pince ouest, la percée s’essouffle. Les causes sont multiples. Le ravitaillement a du mal à passer et quelques-unes de nos unités en pointe sont contraintes au recul pur et simple. Dans d’autres secteurs l’ennemi s’est retranché derrière d’importants cours d’eau, tenant les seuls ponts disponibles. Aussi la journée a été mise à profit pour déplacer certaines unités afin de faire porter notre effort ailleurs, ou pour reconstituer les cohérences divisionnaires parfois mises à mal.

Pince est, Situation au 29 janvier au soir :
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Au nord, (rectangle rouge) , Konstantinovka est libérée, les allemands y sont écrasés. La totalité de la 57ème DI allemande est en cours d’encerclement autour d’Orvolets.

Un peu à l’ouest, (rectangle bleu), nos forces tombent sur une deuxième ligne fortifiée, bâtie derrière un fleuve. Le pont de Vyasovok est fermement tenu par la 5ème Panzer SS Wiking. Il semble illusoire d’attaquer cette ligne de front, faudra-t-il la contourner par le sud ?

Plus au sud, (cercle rouge) , Shpola est enfin prise. Une importante concentration de troupes allemande fait face. Elle sera contournée par le nord, ou bien selon les opportunités, sera encerclée puis détruite.

Nous renonçons, tout au sud (cercle bleu) , à franchir le fleuve. Nos brigades de combat y parviennent, pas nos unités de ravitaillement. De fait toutes nos troupes qui s’éloignent un tant soit peu de la rive sud tombent à court de ravitaillement. C’est ingérable. Nous allons donc maintenir un petit cordon de sécurité sur la rive nord et avancer vers l’ouest. Le plus difficile va être de ramener sur la rive nord des unités enfoncées jusqu’à 10 kilomètres sur la rive sud et à court de supply.

Pince ouest, Situation au 29 janvier au soir :
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Tout au nord, (rectangle rouge) la 54ème Div. De forteresse sort de son rôle statique inutile et s’empare de Zelenki.

Au centre, (rectangle bleu) , la situation devient dangereuse avec des unités de combat éparpillées. Nous redoutons une contre-attaque sur nos camions de ravitaillement qui commencent à être un peu trop exposés.

Au sud, (cercle rouge) , la situation est complexe et tendue. Les effectifs ennemis y sont importants, y compris sur leurs zones fortifiées maintenant situées sur nos arrières. C’est compliqué d’aller les chercher au milieu de ces bunkers, mais si nous décidons d’avancer vers l’est en les ignorants, nous exposerons notre fragile artillerie à une contre-attaque. Dans ces conditions, difficile d’avancer sereinement vers Tichonovka, la perte d’une nouvelle brigade de notre 58ème DI en témoigne. Cette division est maintenant réduite à la taille de… 2 régiments.

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : mar. janv. 01, 2008 2:24 pm
par Boudi
RAPPORT N° 8, JOURNEE DU 30 JANVIER.


Météo : Ciel clair et sol gelé pour la journée. La neige s’est arrêté de tomber.

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Au nord-est (flèche n°1) Orvolet est totalement encerclée et les restes de la 57ème Di allemande y seront écrasés. Cette division est d’ores et déjà sévèrement amputée et pour une de ses brigades en rupture de ravitaillement.

Plus au sud rien ne s’oppose à la libération de Vyasovok (flèche n°2). ( Note de gameplay : Hélas nous avons très mal géré nos priorités et la libération de cette ville ne nous rapportera quasiment rien en points de remplacements.)

La percée est effectuée au centre-est du front (flèche n°3), nos unités devraient maintenant avancer rapidement.

Une quinzaine d’unités allemandes sont maintenant enfermées dans une poche au sud-est (cercle numéroté 4).

La situation est très difficile au nord-ouest (flèche n°5) où nos troupes sont sévèrement bousculées avec de fortes pertes.

La destruction totale de la 198ème DI allemande est en cours sur le front centre-ouest (flèche n°6).

L’ennemi a repris ses attaques sur la poche de Tichonovka (flèche n°7) mais pour l’instant nos bunkers salvateurs tiennent toujours.

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : mar. janv. 01, 2008 3:25 pm
par mad
Décidemment, c'est la période des AAR tous plus interessants les uns que les autres ! :clap:
Par contre il faut absolument que je révise les symboles OTAN, car j'ai l'impression de passer à côté de toute la subtilité de la bataille :lolmdr: (heureusement que tes commentaires accompagnent les cartes, Boudi, sinon je serais définitivement largué :oops: )

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : mar. janv. 01, 2008 11:32 pm
par Boudi
Merci Mad !

C'est vrai que les symboles OTAN sont peu lisibles sur les vues à 100%, en bas à gauche des unités. Quand je réduis la taille d'une image à 80% pour qu'elle ne dépasse pas 820-850 pixels de large, c'est impossible à distinguer.

Pour y voir plus clair, voici parmi les armées et corps au 30 janvier, minuit, celles et ceux qui ont perdu des unités.

Pince ouest, 1er Front Ukrainien.

27ème armée.
unités perdues : 1 brigade de la 159ème Div de forteresse, 1 régiment d'artillerie antichars.
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40ème armée. Durement touchée.
58ème et 136ème DI réduites au tiers.
1 unité détruite pour les 232, 359 et 133ème div.
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En face :

VII Korps.
34ème et 198ème DI touchées,
1 brigade de stugs détruite,
1 Rgt d'artillerie antichars détruit.
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XLII Korps.
La 88ème DI perd une brigade.
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Pince est, 2ème Front Ukrainien.

5ème armée blindée de la Guarde.
20ème Div. de tanks au potentiel réduit à 50%,
29 Div. De tanks touchée.
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5ème Corps de cavalerie de la Guarde.
63ème Div. De cavalerie amputée à moitié.
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En face :

XI Korps :
57ème DI réduite à 50%,
5ème SS Panzer "Wiking" touchée,
1 Rgt d'artillerie antichars détruit.
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XLVII Panzerkorps.
282ème DI touchée,
14ème Panzer détruite à moitié,
3ème Panzer liquidée,
320ème DI touchée,
1 Rgt de génie anéantit.
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Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : jeu. janv. 03, 2008 8:54 pm
par Boudi
RAPPORT N° 9, JOURNEE DU 31 JANVIER.


Météo : Ciel clair et sol gelé pour la journée. Ravitaillement à 75%.

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Au nord-est (flèche n°1), Staroselly n'est plus qu'à 3km. Mais nous avons 5 jours de retard pour que la libération de cette ville ne nous rapporte un quelconque avantage (NDLA : des points de remplacements).

Orvolet (flèche n°2) est enfin libérée, la 57ème DI allemande n'existe plus. Nos troupes ainsi dégagées s'approchent du pont de Gorodische (flèche n°3) dont la rive gauche est fermement tenue par l'ennemi.

Vyasovok est enfin soviétique (flèche n°4).

La poche du sud-est se réduit de quelques km2 (cercle n°5).

Le contournement de l'important dispositif allemand au sud de la ligne fortifiée (flèche n°6) s'avère plus compliqué que prévu.

Au nord-ouest (flèche n°7), nos quelques brigades ne peuvent s'opposer sérieusement à 3 divisions allemandes et sont laminées.

La jonction avec Tichonovka (flèche n°8) est presque réalisée, la ville n'est plus qu'à 3 km.

Partout d'importants renforts allemands compliquent sérieursement la situation sur le terrain.

Joukov plia le rapport en deux. Ca commence à sentir le pâté cette histoire, pensa-t'il.

NDLA : J'ai commis une grave erreur en prenant trop de villes donnant d'importants points de remplacements aux allemands, notamment au sud-est de la poche. L'IA m'a ammené où elle voulait, bloquant les objectifs qui auraient pu me donner des points et m'ammenant là où mon avancée lui en faisait gagner des kilos. Je le paye maintenant. Contre un humain, la partie serait déjà finie.

Re: Korsun Pocket : hiver 1944.

Posté : dim. janv. 06, 2008 3:53 pm
par Boudi
RAPPORT N° 10, JOURNEE DU 1er FEVRIER.


Météo : Ciel clair et sol gelé pour la journée. Ravitaillement à 100%.

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Staroselly est prise (flèche n°1).

La prise du pont de Gorodishe, malgré l'affectation massive de troupes et d'artillerie, se révèle impossible (flèche n°2) le pont est fortifié, tenu par la division SS Wallonie. Il faut réaffecter les troupes plus au sud, encore une demi-journée de perdue.

Le secteur centre-est (cercle n°3) est toujours le théâtre de violents combats. L'armée rouge n'avance guère et subit de lourdes pertes.

Viknina (flèche N°4) est un important carrefour, avec plusieurs ponts. La ville est prise par la 1ère Division parachutiste de la Garde, mais ce faisant nous offrons de nouveaux et importants renforts à l'ennemi pour les jours qui viennent (selon les règles d'activation des renforts, NDLA).

La situation n'a que peu évolué dans la poche sud-est (flèche n°5)

C'est la débandade autour de Misaylovka (flèche n°6) et le sauve-qui-peut parmi nos troupes.

Le secteur centre-ouest est aprêment disputé (flèche N°7).

Il semble possible aujourd'hui de réaliser la jonction avec la poche de Tichonovka (flèche N°8).

Fin (prématurée) de cet AAR.

Bon, je préfère arrêter là cet AAR. Ca devient extrêmement laborieux d'avancer, l'IA est bien retranchée et mes pertes sont lourdes. Je déclare donc forfait.

A cela plusieurs raisons :

- J'ai sous-estimé l'IA en lui donnant un bonus de +3 dans les paramétrages, ce qui lui donne trop d'avantages aux combats par rapport à mes qualités actuelles de combattant,

- J'ai ensuite paramétré la météo sur aléatoire, et je me paye trop de rasputitsa, qui pénalist l'attaquant, bloquant trop souvent mes lignes de ravitiallement, c'est très pénible,

- J'ai ensuite mal géré mes attaques, prenant trop de villes donnant des remplacements à l'IA allemande, et le rapport en effectifs est maintenant insuffisant pour poursuivre l'offensive.

En conclusion, je piétine et je ne me fais plus plaisir.

Bravo à l'IA de SSG, j'abdique...