Citoyens, Citoyennes !
Je vais vous exposer maintenant les preuves irréfutables de la culpabilité de Haute trahison de la citoyenne Marie Antoinnette Capet.
Citoyenne Capet, peux tu nous dire ce qu'est cela !?
(montrant des feuilles de papier manuscrite)
Tu reste muette citoyenne ?
Citoyens jurés, je vais vous dire de quoi il s'agit : Ce sont des lettres d'une correspondance secrete que la citoyenne Capet maintient depuis de nombreuses années avec la famille des Tyrans d'Autriche.
Les Autrichiens qui sont à nos portes, menant une guerre sanglante contre notre jeune nation dans le seul but d'etouffer la Liberté et de rétablir les tyrans au pouvoir.
(La foule : A mort les Autrichiens, A mort les tyrans !)
(Agitant la main pour calmer la foule - et reprenant sur un ton plus bas)
Certes, certes citoyen Bebert, tu nous diras que la citoyenne Capet ne faisait qu'écrire à sa famille de banales nouvelles de sa personne...
(Haussant le ton)
Mais alors pourquoi cette correspondance est elle codée, si ce n'est pour cacher une terrible verité : la divulgation d'informations politiques et militaires à un ennemi de la Nation !
Oui, citoyens jurés, il s'agit de lettres codées que seul un véritable etat major militaire est capable de déchiffrer.
Citoyenne Capet, nie tu avoir envoyer ces lettres codées en Autrioche ?
Non bien sûr , tu ne le peux point !
(d'un geste discret, je signale à mes agents dans la foule de lancer les cris de A mort ! A Mort la Traite !, cris rapidement repris en coeur par les centaines de spectateurs)
Silence ! Silence !
Mais ce n'est pas tout citoyen Juge, car les preuves s'accumulent :
Savez vous ce qu'est cela
(designant un tas d'enveloppe reliées par une ficelle sur le bureau de l'accusation)
Il s'agit d'une autre correspondance, celle avec son amant Suédois le Comte de Fersen
Laissez moi vous en lire quelques extraits :
J'ai reçu une lettre d'Espagne parfaire dont je vous dirai les détails ; Celles de Russie le sont de même. L'impératrice dit au roi de Suède : peut-être la Reine de France elle-même sera-t-elle dans la nécessité de réclamer l'assistance de son frère.
Son Frere le Tyran d'Autriche...
ou encore :
L'archiduc a dit à l'ordre, aux officiers, qu'il allait en recevoir, pour que tout fût prêt ici pour le 1 er mars, que 6000 hommes étaient déjà partis et que 14000 autres allaient les suivre ; que la guerre contre la France paraissait sûre. M. de Metternich a dit qu'on allait enfin changer de langage,
Preuve encore que la citoyenne Capet était au courant et qu'elle encourageait les agissements des ennemis de la Nation
Je pourrai continuer encore, mais je te laisse citoyen Juge, et vous citoyens jurés examiner cette nouvelle preuve :
Correspondance entre la citoyenne capet et un agent étranger
(nouveau geste discret pour le même effet : A Mort ! A Mort la traitre !)
Enfin citoyen Juge, mais est ce encore nécéssaire, une dernière preuve.
Brandissant uen affiche et l'exposant à la vue de tous
Citoyens, vous reconnaissez ce torchon, ou ce que nos ennemis appelle plus pudiquement le Manisfeste de Brunswick
Manifeste de Brunswick
(cris de colere dans la foule : A Mort le Prussien !)
Oui mes amis, je vois que vous connaissez ce document. Si il en est risible d'avoir cru que ce prussien pouvait nous effrayer avec ces sottes menaces, il en porte également la preuve de la culpabilité de la citoyenne Capet avec les puissances étrangères, ennemis de la Nation.
Laissez moi vous en rappeler ces quelques lignes :
...elles (les armées prussiennes et autrchiennes) veulent uniquement délivrer le roi, la reine et la famille royale de leur captivité, et procurer à Sa Majesté très chrétienne la sûreté nécessaire...
Voilà une nouvelle preuve que les tyrans mettent en branle leur troupes pour venir secourir leurs agents infiltrés, et qu'ils n'ont cure du sort de la nation et de la Répblique, qu'ils bafouent et onissent, et le preuve que la citoyenne Capet entretient une inteligence avec l'ennemi !
Alors oui, je vous le dis citoyens, Marie Antoinette Capet est coupable de haute Trahison !
(Retourne s'assoir à son bureau sous les applaudissements de la foule )
Je laisse la parole à la défense