Chroniques de l'Empire Ottoman 878-978 de l'Hégire (1500-1600)
Voici une brève déclaration diplomatique de l'Empire, rédigée par Saud Ibn-Khaled Ibn-Meschri Ibn-Kalifa, Bey et al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib de Damas, troisième Vizir et Reis Efendi du Divan.
"Gloire à Allah. Sous Sa volonté, auquel tout homme se doit se confondre, dans la richesse ou la misère, être soumis en tout, vénérer le Prophète comme un miracle quotidien.
l'Empire, sous la vénérable et grandiose direction des sultans d'Istanbul a connu au cours de ce siècle un certain nombre d'évènements que je compte raconter ici. Puisse Allah m'accorder la lumière de vérité et de piété qui guidera mes écrits.
C'est sous le lumineux règne du glorieux Sultan Padischa Mahmed I Osmanli Ibn-Ahmed, intronisé en 1599, loué soit son règne au nom du tout Puissant, que l'Empire put surmonter les épreuves qu'Allah lui avait infligé pour éprouver la foi de l'Oumma.
En effet suite à la défaite militaire qu'avait entrainé l'alliance croisée austro-espagnole en 1550 et la capture de Jérusalem par les chrétiens, l'Empire commençait un long et douloureux chemin sur la voie d'un déclin relatif.
Un certain nombre de sultan incapables tel Abdallah Ier ne surent réprimer un mouvement de révolte généralisée qui paralysa les revenus et la technologie impériale. Bien que fort de certains succès comme la campagne de Perse de 1560, Allah semblait vouloir punir son peuple pour la défaite face aux infidèles.
Cependant le peuple choisi, grâce à sa foi inaliénable, réussit à surmonter les épreuves. Le premier facteur déclenchant du renouveau ottoman fut la création de la coalition Turco-française contre l'Autriche (assistée il est vrai de quelques supplétifs espagnols) dans les années 1580. Magnifiquement commandée par Mehmet Ier, nos troupes écrasèrent les autrichiens et la victoire fut acquise en quelques mois de combat seulement. Ceci nous permit de récupérer l'Istrie, pendant que d'habiles discussions entre le reis efendi et les capitales chrétiennes permirent de racheter à vil prix Jérusalem aux espagnols ainsi qu'un certain nombre de territoires à l'Autriche.
Certes une dernière vague de révoltes au début des années 1590 manqua de faire scinder l'Empire en deux mais Ahmet Ier sut les écraser à force de talent et de prières.
C'est son fils Mahmed Ier Osmanli qui prit les rênes du pouvoir en 1599 suite à une courte régence assurée par le sadrazam Candarli Hayrredin Méhémet Ali le pieux.
Cela fait seulement 5 années que le Sultan guide l'Oumma et déjà les éclats de son génie se font sentir partout :
- Réformes à l'occidentale tous azimut, création des instituts des sciences.
- Réformes religieuses suite à la découverte de la Hadith de Ibn Maja condamnant à mort toute personne s'opposant au progrès technique par profit, paresse ou dogmatisme. La science est la meilleure arme entre les mains des serviteurs d'Allah pour que la gloire de Son Nom éclaire la terre entière.
- Réformes fiscales. Nos revenus sont maintenant les deuxièmes du monde derrière l'Espagne. Fait capital, ils sont le fruit pour la plus large part de l'impôt et de la production. Ainsi nous sommes peu dépendants du commerce et de ses aléas que d'autres.
- Héritage du trône d'Alger et de ses larges possessions d'Afrique.

Mahmed Ier
Diplomatie
Allah ne laissera pas son peuple subir la loi des croisés chrétiens. Il châtiera comme il se doit, par l'intermédiaire de ses invincibles armées les infidèles belliqueux et pillards.
Les déclamations espagnols ne nous impressionnent pas et nous méprisons au plus haut point ces infidèles expansionnistes, ultimes croisés de leur religion condamnée, osant réclamer une misérable parcelle de notre colossale empire. A ces chiens nous répondons ceci :
- que d'une part les possessions marocaines capturées à nos frères devront être immédiatement cédées à notre Empire
- que d'autre part, en vertu des pillages, massacres, viols, profanations et autres exactions dont les croisées chrétiens ont toujours eut joie de dispenser avec méthode sur le moindre des territoires dont le sol fut foulé par leur ignoble piétaille; 5 000 ducats or devront être envoyés dans l'année à Istanbul afin que le Sultan Padischa Mahmet Ier Osmanli Ibn-Ahmet le Miséricordieux accorde au titre du Zakat les réparations à nos frères marocains.
- qu'ensuite l'Espagne devra se retirer de méditeranée où elle est depuis trop longtemps facteur de guerre et de crasseuses manipulations. La Sicile chrétienne sera ainsi cédée à la Sage et Juste France qui a toujours montré ses qualités de diplomatie, de modération et de paix.
- qu'encore l'Empire déclare ne plus jamais daigner répondre aux suppliques d'alliance de la part du Satan infidèle ibérique et ce quelque soit la situation. Nos armées ne rencontreront donc plus jamais les soudards espagnols que pour vaincre et égorger ces chiens comme Allah nous l'a prescrit.
- qu'enfin si ces exigences ne sont pas satisfaites promptement, nous rentrerons officiellement en état de conflit de notre initiative afin de libérer le Maroc, extirper l'Italie de tout résidu espagnol et dépecer votre métropole comme un mouton agonisant. Le Roussillon et la Catalogne seront offerts à la France. Le Royaume du Portugal sera libéré. Le Califat de Cordoue renaitra de ses cendres. La Lumière d'Allah pourra enfin venir laver votre terre, souillée par tant de siècles d'ignorance et châtier par la mort ceux et leur descendance qui ont osés en 892 défier le maître universel en faisant tomber Cordoue.
Nous appelons toutes les nations d'Europe et d'ailleurs à soutenir notre cause qui est juste : détrôner le Satan espagnol qui depuis trop longtemps dresse les hommes de toute nation et de toute religion entre eux afin de satisfaire ces appétits d'or et de massacre.
Nous battons le rappel de tout ceux qui se voient également extorqués, bloqués, menacés ou mis sous suzerainté dissimulée par l'Espagne.
A la Suède : nous appelons sa flotte, dont les voiles seront poussées par le vent sacré d'Allah et dont les navires briseront en deux les lourds et orgueilleux galions ibériques.
A l'Angleterre : nous appelons également sa flotte qui en soutien de la notre et de celle de Suède vaincra à n'en pas douter.
De plus, sages royaumes, sachez que l'Espagne disposant certes de près de 100 navires de guerre, ne pourra aucunement prendre le risque de la séparer en deux. Il devra donc choisir de défendre la méditerranée ou bien ces possessions d'outre-mer. A n'en pas douter il choisira la première solution afin de tenter d'empêcher nos légions de déferler sur ses côtes. Vous aurez alors loisir de vous emparer de toutes les richesses de la vice-royauté d'Espagne sans limitation aucune.
La Suède par exemple, pourrait s'emparer de l'Afrique du sud et se constituer un empire commercial exclusif en Asie avec le soutien du Sultan
L'Angleterre verrait surement ses revenus croitre confortablement avec le gain des îles à sucre.
Enfin sachez que le trésor de l'Empire est disponible afin de financer toute construction navale.
Nous appelons également les nations européennes à un embargo commercial généralisé envers Madrid. Privé des subsides de ses
porcs marchands le Satan espagnol ne pourra plus continuer à creuser le fossé technologique qu'il essaye d'imposer aux royaumes civilisés.
A la France : vous êtes une grande nation et serez toujours l'ami de l'Empire. Vous refusez la vérité d'Allah et nous nous en désolons mais nous sommes persuadés que dans votre sagesse, viendra un jour où vous ouvrirez les yeux. Nous sommes confiants en celà.
En attendant vous pourrez toujours compter sur l'appui du Sultan en toute occasion.
Nous ne pouvons que vous implorer de vous libérer de l'emprise espagnole qui a certes eut son utilité das le passé mais qui aujourd'hui na plus de sens. La France est une puissance supérieure à celle de l'Espagne. Certes les revenus financiers peuvent lui manquer par comparaison mais pas les hommes courageux ni le talent militaire. Secouez le joug espagnol !
L'Espagne a bien plus besoin de vous que l'inverse n'est vrai. Vous recevrez probablement des propositions de la part de Madrid qui vous montreront à quel point ses rois sont dépendants de votre bon vouloir pour protéger leurs frontières et leurs intérêts financiers.
A la Russie : Comme convenu avec notre ami suédois, nous n'interviendrons pas en Azov. Espérons qu'un jour nos relations s'améliorent. Nous attendons toujours en cela les excuses officielles de votre Tsar pour ses menaces lors de la guerre de coalition de 1590.
A l'Autriche : que les choses soient claires, nous ne sommes plus ennemis. Nous admirons votre volonté de paix et ne pouvons que vous soutenir dans les admirables réformes que vous êtes en train d'effectuer.
