Page 1 sur 1
AAR Chevaliers de Rhodes
Posté : sam. nov. 27, 2004 4:31 pm
par Danton
Un tout petit, pour corser les choses. EUII 1.08 - AGCEEP 1.35
1419 – 1422. La conquête de la Sicile
Rhodes, 1419. Grand Commandeur de l’Ordre des Hospitaliers de St-Jean, Philibert de Naillac, écoute, l’air absent, les commentaires de Juan Sentenza, qui lui fait l’analyse impitoyable de l’état du royaume, sans rien lui épargner : le peuple est orthodoxe et de culture grecque, le commandeur et les siens sont catholiques et Français ou Italiens, les revenus sont inexistants, l’armée excède les maigres capacités de l’île : une rigueur budgétaire particulièrement sévère est nécessaire pour éviter la banqueroute. Pour ne rien arranger, Rhodes est entourée de charognards bien décidés à exterminer l’ordre, un anachronisme selon eux.
Heureusement, c’est ensuite Lord Béric Dondarrion qui prend la parole : ce rude chevalier d’origine française n’a rien de la subtilité de son hmologue italien et sa solution, pour faire face au problème de l’excès de troupes, est d’une grande simplicité : lever des troupes supplémentaires et fondre sur la Sicile aragonaise ! Le vin, dit-on, y est excellent. Les Siciliennes aussi. Ce programme alléchant sort Philibert de sa léthargie et le Grand Commandeur ordonne d’agir comme Lord Béric l’a proposé : les galères, une fois les troupes supplémentaires levées, parcourent péniblement la moitié de la méditerranée.
Balancé à la mer près des côtes, Sentenza rejoint la Sicile à la nage et apporte aux aragonais la déclaration de guerre de l’Ordre : les troupes ont déjà commencé le débarquement et l’ennemi est complètement pris par surprise (aucun soldat présent sur l’île). Messina est assiégée et l’armée, retranchée dans les montagnes, repousse facilement les troupes ennemies qui arrivent finalement en renfort. En Sicilia, les choses sont plus difficiles, mais la chute de Messina et l’arrivée de renforts levés à Rhodes (au prix d’un emprunt...) permet de relancer vaillamment l’offensive : Dieu (et l’absence totale de cavaliers aragonais...) offre la victoire aux Hospitaliers, obligés de vaincre ou mourir depuis les défaites à répétition de leur flotte.
Toute l’île finit par tomber et les Aragonais qui débarquent sont impitoyablement massacrés. La situation est néanmoins bloquée : l’Ordre ne peut plus rien faire, si ce n’est se défendre. Surprise, l’Aragon, qui ne semble accorder que peu d’importance à la Sicile, capitule et offre la paix à Philbert de Naillac, ainsi que 15 ducats, Sicilia et Messina ! La proposition est promptement acceptée, l’Ordre a triplé sa taille en trois années seulement. Mais les revenus restent dérisoires et rembourser l’emprunt semble impossible. Sentenza parle de la nécessité de s’en tenir à une stricte rigueur budgétaire, Lord Béric propose au contraire de souscrire un nouvel emprunt pour nommer des percepteurs en Sicile. Fin stratège, le Maître de l’Ordre choisit naturellement cette solution, qui plombe encore plus le budget du royaume. On le retrouve quelques jours plus tard dans une sombre taverne de Syracuse, un couteau derrière la nuque : sa volonté « d’essayer » tout le vin et toutes les femmes de Sicile l’a visiblement perdu...

Posté : sam. nov. 27, 2004 4:33 pm
par Danton
1423 – 1438. Rhodes se convertit, l’Ordre fait banqueroute
Le nouveau commandeur, Antoine Fluvian de la Rivière, poursuit le même rêve que son prédécesseur : créer un grand royaume en Italie. Mais l’Ordre ne peut se permettre de se mettre tout le monde catholique à dos, un casus belli est donc nécessaire. On retrouve là l’influence du prudent Sentenza, qui signe en 1423 une alliance avec Venise, Athènes et la Bosnie : le rusé italien a en effet noté l’hostilité déclarée entre la République de St-marc et le duché de Milan, la puissante dominante en Italie ( 5 provinces). Une occasion est attendue.
Une lettre arrive alors de Rhodes : »Au Grand Commandeur de l’Ordre des Chevaliers de Saint-Jean, Souverain de la Sicile et de Rhodes, Antoine Fluvian de la Rivière. Grand Maître, j’ai de bonnes nouvelles : la population de Rhodes s’est convertie au catholicisme, sous la menace de nos saintes épées. L’Ordre est plus puissant que jamais et promis à un avenir radieux : tous plient nous et devant nos désirs. Un jour, la moitié de l’Europe sera notre ! En attendant ce jour glorieux, si vous pouviez ramener de toute urgence l’armée à Rhodes, ce serait bien : des rebelles hostiles la conversion forcée nous assiègent en effet et je les entends d’ici même tenter d’enfoncer les portes du palais. Le coeur même de l’Ordre risque bien de tomber d’un jour à l’autre. Bref, tout va pour le mieux : Dieu est avec nous, cela ne fait guère de doute. Lord Béric Dondarrion ».
Un troisième emprunt doit être réalisé pour pouvoir payer la solde de l’armée, qui revient le plus vite possible à Rhodes sur les vieilles galères survivantes de la guerre contre l’Aragon : les rebelles sont difficilement exterminés, l’Ordre est sauvé. Un percepteur est nommé à Rhodes, le Roi et ses principaux conseillers s’enivrent tous les soirs en attendant l’inévitable banqueroute, qui a lieu en 1427 : l’inflation bondit alors à 8%, les troupes sont démoralisées pour cinq longues années. Personne, heureusement, n’en profite pour attaquer l’Ordre des Chevaliers du Christ. En 1437, l’alliance avec Venise est reconduite par le nouveau commandeur de l’Ordrele maréchal Jean Bonpar de Lastic.
Posté : sam. nov. 27, 2004 4:35 pm
par Danton
1439 – 1442. La furieuse guerre d’Italie
Enfin, Milan et ses alliés, Gène et les états du pape, attaquent notre allié vénitien et concentrent contre lui le gros de leurs troupes. L’armée de l’Ordre en profite pour assiéger la province de Marche, le plus loin possible des milanais. Gloire et victoire, la province tombe en 1440, après plusieurs victoires de Jean Bonpar de Lastic contre les maigres troupes que l’alliance ennemie daigne envoyer au sud. C’est alors que ce crétin de Doge, qu’il brûle donc en enfer pour l’éternité, trouve intelligent de déclarer la guerre à la redoutable alliance Autriche, Hongrie, Bohème, Styrie...
Incrédule, le Grand Maître de l’Ordre casse l’alliance puis apprend la terrible nouvelle : les Vénitiens ont levé le siège de Mantoue. 50.000 soldats milanais déferlent aussitôt vers le sud. Jean Bonpar de Lastic, terrifié, rassemble ses 4000 braves et se précipite contre Rome : la capture du Pape obligera peut-être l’ennemi à traiter. Les gardes pontificaux sont exterminés, mais le pape se réfugie derrière les murailles de la cité éternelle, assiégée par l’Ordre, qui envoi des renforts à son brillant chef. La folle décision de Venise rend malheureusement l’issue inévitable et tous les chevaliers de l’Ordre prient tous les jours pour que le Doge périsse dans d’atroces souffrances : le châtiment de Dieu l’attend !
Rome tombe, mais Marche est perdu : l’annexion de la papauté devra suffire pour cette guerre conseille Sentenza, quand soudain, le miracle a lieu, Dieu n’a pas oublié ses plus fervents fidèles et vient à leur secoure : Naples entre en guerre et repousse les Milanais, dont une moitié de l’armée remonte vers le nord, où Venise a enfin repris l’offensive ! Jean Bonpar de Lastic rejoint les fiers napolitains dans leur siège de Marche et la combinaison fait merveille : l’Ordre apporte ses stratèges, Naples la chaire à canon. Les Italiens meurent par milliers pour la plus grande gloire des chevaliers : voilà un royaume qui a bien compris où était son devoir !
Les victoires se suivent et Marche finit par tomber : peu importe que 90% des troupes victorieuses soient napolitaines, l’important est que le plus haut gradé de l’armée est le glorieux Grand Commandeur Jean Bonpar de Lastic ! C’est donc à l’ordre que revient le contrôle de la province, tandis que l’Italie toute entière sombre toujours plus dans le chaos : la Toscagne attaque en effet à son tour l’alliance milanaise ! C’est une mission sacrée pour l’Ordre de rétablir la stabilité dans cette malheureuse péninsule : les Chevaliers Hospitaliers avancent, l’ennemi recule.
En janvier 1442, la paix, conforme à la volonté divine, est finalement conclue, pour la plus grande gloire de l’Ordre : Rome est annexée, Milan cède 39 ducats et la province de Marche. Quel triomphe ! Jean Bonpar de Lastic ne possède peut-être plus que 4000 soldats, mais son royaume s’étend toujours plus (5 provinces). Et qui pourrait encore douter, après le miracle de 1440, que l’Ordre bénéficie de la protection de Dieu, dont il accompli les volontés ?
L'Ordre en 1442:

Posté : sam. nov. 27, 2004 5:11 pm
par Coelio
Les hospitaliers qui annexent le Pape

je l'aurais jamais osée celle là

( déja que j'ai tellement peur pour mon BB que je n'ose pas annexer le minable duché d'Athènes... )
J'attends la suite avec impatience en tout cas , si je me souviens bien tout les cathos ont un CB contre le possesseur de Rome et ton BB doit etre respectable...Gaffe aux guerres de BB!
Un conseil : trouve toi de bons alliés !
( Sinon la conversion de Rhodes ( event non ? ) est tombée à pic pour toi... mais dans un royaume coupé en 3 ca risque de pas aider pour les guerres.. en plus tu n'as pas le moindre petit core... )
Bon courage camarade !
Ionnes VIII , Basileus
Posté : sam. nov. 27, 2004 5:19 pm
par Emp_Palpatine
Une expérience humiliante m'a appris à ne plus mépriser les Hospitaliers!
Allez Danton!!!
-et pourquoi pas une croisade en terre Sainte?
Posté : sam. nov. 27, 2004 5:50 pm
par athax
Lord Béric Dondarrion
Hummm, nous avons un lecteur du "trone de fer" parmis nous... Beric Doncdarion l'immortel, celui que le pretre rouge ramène à la vie à chaque fois qu'il meurt.
J'aime bien ton style d'écriture : très .... mouvementé...
Mais franchement, tu crois que tu vas allé loin ?

Posté : sam. nov. 27, 2004 6:50 pm
par Danton
Le Pape, mal conseillé et mal protégé, n’était plus qu’un pantin obéissant sans le savoir aux du Sultan ottoman ( l’Ordre a découvert, après la chute de Rome, que la moitié des conseillers du Pape, pas moins, étaient en réalité de confession musulmane... et que tous recevaient des Turcs de fortes sommes d’argent tous les ans). L’idée d’une croisade en Terre Sainte pour venger cet affront est à retenir... Sa Sainteté, maintenant justement protégée et conseillée par des chevaliers de l’Ordre, y apportera certainement sa bénédiction.
Euh...c’est une blague j’espère cette histoire de casus belli pour les catholiques contre celui qui tient Rome ? Sinon, je suis mal parti... (déjà que cela m’a coûté assez cher pour le BB). Vi, la conversion était un événement (conversion par l’épée, avec une révolte en prime), je n’ai vraiment pas les moyens de payer un missionnaire ! (février 1442 et je suis déjà à 0 ducat de trésor...

)
Pas de core, donc pas de casus belli, j’avoue que cela me gène vraiment beaucoup. C’est pas juste ! Les chevaliers devraient quand même avoir quelques provinces revendiquées ! Mais Dieu guide et protège l’Ordre, ses voies sont impénétrables : IL trouvera une solution pour permettre la suite de l’extension de ses chevaliers.
Suis démasqué pour Lord Béric... tiens, Jean Bonpar de Lastic, qui a cassé son alliance avec Venise et annexé le Pape, devrait plutôt s’appeler... Lord Walder Frey

Posté : sam. nov. 27, 2004 7:49 pm
par Coelio
Ben vérifie , je ne sais pas si c'est toujours vrai dans la 1.08 mais auparavant tous les cathos avaient un CB contre le détenteur de Rome
Au fait je me demandais si tu pouvais créer le Pape comme vassal?

Posté : sam. nov. 27, 2004 9:00 pm
par Massassa
Il est tout à fait possible de recréer les états pontificaux et donc de les vassaliser
Je confirme pour le CB contre l'occupant :
Posté : sam. nov. 27, 2004 9:50 pm
par Lord Simileon
Tu as peut être confondu avec le fait que tous les cathos aient un CB contre qui est en guerre avec le Pape.
Posté : sam. nov. 27, 2004 10:01 pm
par Coelio
Non non.... ca c'est vrai aussi mais il me semble que le possesseur de Rome possède aussi ce malus.
Enfin je l'avais lu sur benzo ou le forum para , parce que je n'ai jamais vérifié par moi meme ( jamais osé toucher au Saint-Père ) donc c'est ptetr une légende urbaine...
Si toute la chrétienté vient casser les fesses de Danton on sera fixé

Posté : dim. nov. 28, 2004 3:00 pm
par Danton
J'ai bien peur que cette histoire n'était pas qu'une simple légende diffusée par le Pape... tous les cathols ont en effet un casus belli permanent contre moi! Ben, si j'avais su... Le souffle rauque des pseudo-croisés se rapproche, mais l'Ordre reste inflexible: Dieu est avec nous!
1443 – 1450. Le chaos italien
Ruiné et haï par une bonne partie du monde, l’Ordre de Saint-Jean est bien décidé à rester sur la défensive et compte sur sa foi inébranlable pour tenir l’ennemi à distance : les prières des chevaliers, pour une fois, ne semblent pas avoir été entendues par le Très Haut. A moins que celui-ci n’ait décidé de tester la foi de ses fidèles parmi les fidèles en leur envoyant de nouvelles épreuves... En 1445, le Basileus de Byzance, au lieu de concentrer ses forces contre l’hérétique, déclare la guerre à l’Ordre et annonce haut et fort que son unique objectif est la libération de l’ancienne capitale impériale, la cité éternelle, Rome (Byzance est catholique). Son allié toscan affiche la même volonté, mais Jean de Lastic n’est pas dupe : l’impie veut surtout annexer Rome à son profit. Les chevaliers prennent donc une nouvelle fois les armes pour défendre sa Sainteté le Pape : heureusement qu’il existe encore quelques vrais chrétiens note le pieux Sentenza. Fort heureusement, l’armée de Toscagne ne s’est pas encore remise des coups infligés par Milan et l’ennemi est rapidement dispersé puis la province assiégée.
Entouré d’ennemis et de faux croyants, l’Ordre des chevaliers de Rhodes sait qu’il ne pourra survivre sans de bons alliés. Le doge de Venise, l’allié le plus logique, ayant prouvé sa folie incurable (il rend de plus responsable les chevaliers des violents maux d’estomac dont il souffre depuis 1440... les prières de l’Ordre ont été entendues et ce n’est qu’un début :une éternité de souffrance attend ce mécréant), Jena de Lastic n’hésite pas à s’allier avec... Milan et Gène ! L’Ordre est miséricordieux, il sait pardonner à ses ennemis : les Milanais ont une occasion de se racheter de leurs pêchés, qu’ils ne ratent pas cette chance. Le salut de leur âme est mal parti, ils restent neutres dans cette guerre.
La Toscagne tombe, mais l’ennemi a pris la province de Marche et les Byzantins saccagent Rhodes, la Sicile puis Rome : ces pillards sans foi ni lois sont finalement écrasés sur terre et sur mer (grande victoire navale remportée par le chevalier Sebastien, avec des galères pourtant pourrissantes). En 1448, la riche Toscagne est purement et simplement annexée : le monde catholique s’insurge et menace l’Ordre, Jean de Lastic donne une grande messe à Rome pour célébrer la victoire : la volonté de Dieu continue à s’accomplir en Italie. Les bandits byzantins continuent leurs raids méprisables et envoient des ducats aux rebelles toscans, qui se soulèvent en masse : la répression est impitoyable. Deux années plus tard, Byzance reconnaît enfin que les chevaliers du Christ tiennent fermement leur empire et accepte de verser 75 ducats de dédommagements.
Posté : dim. nov. 28, 2004 3:02 pm
par Danton
1450 – 1455. La guerre reprend de plus belle en Italie
Jean de Lastic n’a même pas le temps de recompter les ducats apportés par les émissaires byzantins qu’on lui annonce la reprise de la guerre : les Napolitains, furieux du sang versé en vain il y a dix ans ; déclarent la guerre à l’Ordre, suivis par Modène, Chypres... et Venise ! Milan et Gène volent au secoure de l’Ordre : les alliances ont été complètement inversées ! Lord Béric Dondarrion, qui n’ignore pas que ses 7000 braves n’ont aucune chance contre les 30.000 soldats de Naples, se réfugie dans les montagnes de Toscagne pour prier le Seigneur : un nouveau miracle est vraiment nécessaire. L’armée ennemie arrive au Marche, le Pape trépigne d’impatience et, des barreaux (des fenêtres) de sa prison (de son palais) guette avidement (craintivement) l’arrivée de ses sauveurs (de ses ennemis).
Et le très Saint Miracle a lieu ! Dieu protège et guide l’Ordre, qui pourrait encore en douter ? L’armée ennemie continue en effet vers le nord, espérant briser le siège de Modène entrepris par les Milanais : la bataille est violente, les Napolitains, qui n’ont plus la chance d’avoir avec eux les stratèges de l’Ordre pour les commander, sont anéantis. Ainsi périssent nos ennemis rugit Jean Bonpar de Lastic qui, après avoir remercié le Seigneur, se précipite contre le royaume de Naples désormais sans défenseur. La ville finit par tomber, pendant que Milan se paye de ses efforts en annexant Modène. Le 25 novembre 1453, le royaume ennemi est entièrement conquis et Naples capitule, concédant l’Apulie aux chevaliers du Christ et... 285 ducats (l’Ordre reçoit la moitié de cette somme seulement, le reste allant sans doute à Milan, dont l’intervention fut limitée mais décisive).
Un percepteur est nommé à Rome : la province est trop riche pour être abandonnée et le monde catholique n’a pas à se plaindre, l’Ordre ne fait qu’accomplir la volonté divine et assure sans faillir la protection du Pape (la prison est bien gardée en d’autres termes). Les irréductibles toscans, eus, ont profité de l’éloignement des armées de Rhodes pour se soulever à nouveau et reprendre le contrôle de leur province : 18 mois sont nécessaires pour reprendre la province, un percepteur y est nommé. Jean de Lastic le glorieux alors inopinément : i lest aussitôt béatifié. Nul n’oubliera jamais les services qu’il a rendu à l’Ordre : deux miracles en une quinzaine d’années, ce n’est pas rien. Un nouveau commandeur prend la tête de l’Ordre : Jacques de Milly.

Posté : dim. nov. 28, 2004 3:13 pm
par Coelio
Impressionant !
Parti pour une conquete du monde !
Ton BB et ton infla sont à combien ?
Bon on fait un concours pour savoir lequel de nous annexe le premier le doge?

Posté : dim. nov. 28, 2004 4:31 pm
par griffon
y aura plus de problèmes de BB
quand tu auras choisi le protestantisme
(plus de pape)
Posté : lun. nov. 29, 2004 7:48 pm
par Danton
1456 – 1472. L’Ordre se renforce sans cesse – l’Italie s’affaiblit
Jacques de Milly puis son successeur, Raimundo Zaconta, réorganisent l’armée, mais aussi la flotte, qui double de volume en quelques années : ce réarmement inquiète nos voisins, mais l’habile Sentenza, passant d’une capitale à l’autre, parvient toujours à calmer les monarques effrayés : l’Ordre défend ses possessions et ne cherche nullement à agresser ses voisins. La meilleure preuve en est donnée en 1470, quand le nouveau Grand Commandeur, Giovanni Battista Orsini, préfère casser l’alliance avec Milan, Gènes et le Tyrol plutôt que de les suivre dans leur guerre injustifiée contre l’Autriche. Deux années plus tard, alors que, d’un côté, la Pologne a rallié le camp viennois, Naples et la Bavière, de l’autre côté, ont rejoint l’alliance italienne, l’Ordre comprend alors qu’il ne peut plus continuer à rester ainsi les bras croisés : il doit accomplir la volonté divine d’unifier l’Italie et d’apporter à cette malheureuse péninsule la paix et la stabilité que les belliqueux royaumes adverses semblent incapables de lui offrir (suis-je bon quand même

).
La paix doit parfois être imposée par la force s’exclame Giovanni Battista Orsini : pour leur propre bien, il est nécessaire d’attaquer les royaumes italiens et d’intégrer leurs provinces à l’Ordre, qui assure la justice, la paix et la sérénité pour tous. Amen. Le moment est en outre bien choisi : l’Autriche a certes complètement perdu la guerre, mais les Italiens ont payé très cher leur victoire et leurs armées sont décimées. On raconte que beaucoup de ces soldats pestent contre la folie de leurs chefs et regardent avec envie vers les calmes et riches provinces italiennes de l’Ordre, administrées avec la plus grande sagesse et qui bénéficient de la paix de Dieu.
1473 – 1477. La libération de l’Italie continue
Après avoir prié le Seigneur, Giovanni Battista déclare officiellement la guerre à l’alliance italienne, Milan, Gènes et Naples. Les chevaliers du Christ partent aussitôt au combat pour libérer les populations opprimées. Les débris napolitains et milanais qui reviennent d’Autriche sont exterminés sans pitié et la guerre aurait pu s’assimiler à une simple promenade de santé s’il n’y avait pas eu Gènes, qui oppose une farouche résistance (et 25.000 soldats...

). Leur intervention permet de sauver temporairement Milan, où d’importants renforts arrivent alors, mais deux événements vont rendre la victoire des chevaliers inéluctable : d’une part la victoire totale de nos armées au sud contre l’ennemi le plus avancé technologiquement (Naples) mais qui a trop perdu contre l’Autriche, et d’autre part les grandes victoires navales de l’amiral Pierre d’Aubusson, qui empêche les Gènois de débarquer les 30.000 soldats dont ils disposent encore en Corse.
L’Ordre est parfaitement conscient que l’arrivée de ces troupes aurait pu changer la tournure de la guerre, aussi, à la mort de Giovanni, c’est Pierre d’Aubusson qui lui succède. Le Grand Commandeur, inflexible, décide l’annexion pure et simple de Naples, se moquant du vif mécontentement des nations catholiques et, en 1477, accepte d’accorder la paix aux italiens en échange de Firenze, Romagna et Emilia. Cette fois, les possessions italiennes de l’Ordre sont enfin unifiées et le Royaume devient incontestablement puissant. Des percepteurs sont nommés dans toutes les provinces contrôlées par les chevaliers : l’Italie est riche et assure enfin à l’ordre de réelles marges financières. Mais les autres royaumes, qui ne comprennent rien à la mission sacrée de l’Ordre, qui ne fait qu’apporter la paix et la stabilité (par le fer, le feu et le sang

), conformément à la volonté de Dieu, ne cachent plus la haine tenace qu’ils portent aux chevaliers de Saint-Jean.
Pierre d’Aubusson est parfaitement conscient que l’Ordre est entouré d’ennemis, qui n’attendent qu’un seul faux pas pour se précipiter, tels des charognards, contre le glorieux royaume patiemment édifié. Ses conseillers sont très divisés à ce sujet : le prudent Sentenza suggère de calmer le jeu et de se contenter, au mieux, de terminer le travail en Italie par la vassalisation des derniers royaumes du nord. Lord Béric Dondarrion, vieux et usé mais toujours agressif, rassemble derrière lui l’aile la plus conquérante de l’Ordre, qui est elle-même fort divisées : les uns prônent une guerre contre l’Aragon et ses îles de méditerranée, les autres un puissant débarquement en France et les derniers une croisade contre les infidèles afin de leur arracher les provinces orthodoxes grecques. Cette idée séduit le Grand Commandeur, surtout qu’un casus belli est pour une fois disponible, mais l’Ordre peut-il se permettre d’ouvrir un nouveau front ? Les nations pseudo-catholiques ne vont-elles pas en profiter pour frapper dans le dos les seuls vrais chrétiens qui luttent pour réaliser la volonté de Dieu ? En plus, les provinces concernées sont souvent orthodoxes... Une dernière option serait de châtier le Doge pour son insolence

. L’inflation est à 9,2%, le BB à 19,8...

Posté : lun. nov. 29, 2004 7:55 pm
par Coelio
TOute l'Italie
Impressionant

Je vois avec plaisir que Byzance est toujours en vie

Posté : lun. nov. 29, 2004 8:01 pm
par Danton
Euh non, pas TOUTE l'Italie (pas encore en tout cas

)
Byzance encore en vie? Ben non, désolé,annexé par Quara Koyunlu

(ce qui m'offre le fameux casus belli dont je dispose pour une fois... c'est pénible de n'avoir aucun core!).
Le monde hait les Chevaliers, mais nous tiendrons bon: l'Ordre est le seul phare de la pureté, le seul garant de la paix et la justice dans ce monde barbare et sanguinaire...
Posté : lun. nov. 29, 2004 8:03 pm
par Coelio
Ce sont ses salauds de Qara Koyunlu les Blancs
Deja qu'ils m'annexent mes vassaux dans ma partie...
A mort A mort!!!!
( en plus ils ont une jolie mine d'or en Armenie je crois , si tu arrives jusque là

)
Posté : dim. déc. 05, 2004 12:21 pm
par Danton
1479 – 1487. Acte I, la guerre contre l’Aragon
Rassemblant ses fidèles troupes, Pierre d’Aubusson leur propose, ni plus ni moins, de conquérir un royaume digne de l’ancien empire romain : « Soit nous réussirons et dans ce cas nous entrerons tous dans la légende, soit nous échouerons et dans ce cas nous y gagnerons tous une mort honorable au service de Dieu, qui nous récompensera dans l’au-delà ». Véritable meneur d’homme et stratège hors pair, le grand maître de l’Ordre suscite un enthousiasme indescriptible et les chevaliers unanimes jurent de le suivre partout où il ira : la horde va déferler et apporter aux populations opprimées tous les bienfaits traditionels de l’Ordre. Les cors résonnent et, épée au poing, les chevaliers s’élancent au grand galop derrière leur formidable Roi, pour la plus grande gloire du Christ. Personne n’aurait alors imaginé que l’Ordre ne retrouverait la paix que... 10 années plus tard ! Pendant une décennie, les guerres seront incessantes et, les pieds rouges de sang, Pierre d’Aubusson et ses fidèles écriront une des pages les plus brillantes de la sainte confrérie : les épreuves ne font que renforcer l’Ordre éternel. La chrétienté a trouvé son chef.
En 1481 donc, profitant d’un inespéré casus belli, le Roi déclare la guerre à l’Aragon : un tremblement de terre ravage aussitôt Rhodes. Un signal envoyé par Dieu et qui annonce des temps particulièrement durs. Mais l’Ordre, tout comme sa capitale, résistera et sortira grandi de cette épreuve. Le formidable monarque débarque en Sardaigne et, malgré les montagnes, anéantit l’armée ennemie, révélant à tous son incroyable génie tactique (valeurs 3-5-4-1). La province tombée, il revient rapidement en Sicile anéantir l’armée ennemie qui a eu l’audace de débarquer à Messina, tandis que Lord Béric assiège toujours Malte : ces deux îles sont l’unique objectif de l’Ordre.
Mais l’ennemi refuse de céder et, sans hésiter, Pierre débarque alors par surprise... au Roussillon ! Coupé de ses bases, le Roi doit vaincre ou mourir. Durant le trajet maritime qui le conduit en terre ennemie, le commandeur reçoit un signe supplémentaire de l’approbation divine : le frère du sultan Bayezid II est capturé ! Farouches ennemis des ottomans, la Hongrie et Venise proposent tous deux de fortes sommes à l’Ordre en échange du royal prisonnier, mais Pierre leur inflige un affront incroyable et délibéré : il libère l’infidèle contre rançon ! Le rapprochement avec le sultan est réel (relations +100), mais la Hongrie et Venise fulminent : le Doge, fou furieux et écumant de rage, déclare aussitôt la guerre à l’Ordre de Saint-Jean.
A la surprise générale, Pierre d’Aubusson ordonne d’évacuer toutes les troupes encore présentes en Italie et de les expédier loin, bien loin... au Roussillon, avec lui. La ferveur quasi mystique dont bénéficie le Roi est telle que personne ne discute. Pendant que Venise assiège Rhodes, Marche et Romagna, le commandeur et ses chevaliers luttent farouchement dans les Alpes, bien loin de chez eux. Impressionné par tant de témérité, l’Aragon capitule sans condition et offre Malte, la Sardaigne et le Roussillon aux chevaliers !
Acte II, les deux guerres d’Italie
L’île de Malte, plus proche de l’Italie, devient, suite à une décision unanime du conseil de l’Ordre, la nouvelle capitale du royaume, qui refuse néanmoins de céder Rhodes au sultan, comme celui-ci l’exigeait. Tous les bénéfices obtenus avec la restitution de son frère sont perdus, mais quand les Vénitiens prennent Rhodes, ils sont fort désappointés d’apprendre que l’île n’est plus désormais qu’une province éloignée de l’Ordre de Malte ! Même la chute de Romagna ne calme pas le Doge, qui espérait s’emparer du légendaire trésor des chevaliers en même temps que de leur capitale : le fou ignorait que le plus grand trésor de l’Ordre est la vailance de leurs membres, leur piété et la protection de Dieu qui en découle.
Revenu précipitamment en Italie, Pierre d’Aubusson inflige deux défaites magistrales aux Vénitiens qui, terrifiés, partent demander l’asile politique en Autriche, incapables de lutter contre de vrais croyants. Mantoue et Romagna tombent, Venise elle-même est assiégée et l’orgueilleuse cité capitule alors, offrant 75 ducats et Mantoue. L’encre du traité de paix n’est pas encore sèche que la nouvelle atteint l’armée victorieuse : Gène et Milan déclarent la guerre à l’Ordre. L’occasion est trop belle d’enfin achever l’unification de la riche péninsule, la terre promise depuis l’aube des temps aux chevaliers.
Les Milanais sont écrasés et définitivement annexés, ce qui suscite un tollé général (le bad boy passe à 30 !!!) et, l’argent des vénitiens revanchards et traîtres à leur parole aidant, l’Autriche entre à son tour dans la guerre, suivie par le Mainz, Strasbourg et Friedlant
Posté : dim. déc. 05, 2004 12:24 pm
par Danton
Acte III, le génie militaire de Pierre d’Aubusson
Le valeureux roi lève le siège de Gène et, avec toute son armée surgit devant Milan, où il écrase complètement les impies autrichiens, poursuivis ensuite impitoyablement dans les montagnes du Tyrol et de Suisse : son intrépidité fanatise les chevaliers de Malte, qui ravagent les terres de l’ennemi. Prenant conscience qu’il ne peut lutter contre ce diable d’homme, l’Empereur, terrifié mais aussi admiratif, capitule et offre quelques ducats, y ajoutant les têtes des émissaires vénitiens qui l’ont poussé à entrer en guerre.
Le siège de Gène peut alors reprendre et, une fois encore, la vaillante flotte de l’Ordre bloque les 30.000 soldats ennemis en Corse, tout en faisant le blocus de la capitale, qui finit par tomber : le Roi accorde la paix contre 85 ducats et repart précipitamment à la tête de ses troupes : une nouvelle alliance, bien plus redoutable cette fois, vient de déclarer la guerre : la Bretagne, l’Écosse, la France et la Bourgogne. Toujours aussi téméraire, le monarque abandonne complètement l’Italie pour aller défendre le Roussillon. Bien lui en prend car l’ennemi déferle vague après vague. Les chevaliers du Christ victorieux contre-attaquent et s’emparent alors du Languedoc, mais Milan menace de tomber.
Sans hésiter, Pierre d’Aubusson répète alors la manoeuvre audacieuse d’un général du passé presque aussi habile que lui : Hannibal Barca. Traversant comme ce dernier les alpes avec toute son armée, il surgit inopinément dans les plaines d’Italie du nord et se jette contre l’agresseur : les charges de la cavalerie de l’Ordre pulvérisent les rangs adverses. La victoire est totale, aucun soldat de l’alliance impie n’en réchappe. Ce désastre frappe de terreur le monde occidental tout entier, qui comprend enfin que les chevaliers, guidés par Dieu, sont tout simplement invincibles : nul ne peut s’opposer à la volonté divine. Ce constat, ainsi que la chute du lyonnais, décide la France à traiter : 288 ducats sont envoyés à l’Ordre, qui peut enfin, en 1491, goûter à la paix.
L’Ordre sort victorieux d’une épreuve particulièrement difficile : dix années de guerre contre des ennemis particulièrement nombreux, avides, violents et cruels. Mais le monde entier nous hait : la peur que l’Ordre et son terrible monarque suscitent suffira t-elle pour tenir les charognards à distance ?
L’Ordre de Malte après ses dix années de guerre : l’Italie est dans de bonnes mains.

Posté : dim. déc. 05, 2004 12:49 pm
par Coelio
Boudiou ce bourrin

Pire que moi
Bravo en tout cas , très impressionante expansion....
Enfin ce qui me gene dans ta partie comme dans la mienne c'est l'inflation précoce de BB qui risque de conduire à un total bourrinage permanent sans cesse... ( enfin toi tu t'en sors bien quand même , tu n'as qu'une seule religion à gérer... )
Posté : dim. déc. 05, 2004 8:21 pm
par Danton
C'est pour cela que j'ai adopté une rigoureuse politique défensive: plus de guerre offensive et, même dans une guerre défensive (ce qui n'arrête pas, les guerres se suivent à un rythme effréné...), je me contente d'indemnités financières et n'annexe plus rien.
Je suis un grand amoureux de la paix en fait

Mais c'est dur parfois de ne pas pouvoir châtier plus sévérement ces impies qui m'attaquent sans cesse, moi l'innocent agneau

Posté : mer. déc. 08, 2004 7:17 pm
par ric novice
à 35 de badboy -> Uncooperative Philosopher
et à 70 de badboy -> Real badboys suffer from more political crisis
Posté : jeu. déc. 09, 2004 6:26 pm
par Danton
Euh.... je ne suis pas le gros bourrin dont parle Coelio
Mon BB s'est stabilisé à un très honorable 16,8! (après avoir de nouveau subi les foudres de la moitié de l'Europe et un petit truc vraiment pas amusant du tout, j'en parlerai plus tard).
L'Ordre de Malte est éternel!

Posté : sam. déc. 11, 2004 3:19 pm
par Danton
1495 – 1504. Les grandes puissances s’allient au diable pour exterminer l’ordre de Malte, rempart de la chrétienté
La paix n’aura finalement duré que 4 années, le temps nécessaire pour les barbares de se réorganiser et de préparer leurs nouveaux assauts : l’Angleterre, l’Aragon et l’Espagne entrent en guerre dès 1495, alors que Gène et Venise frappent les marchands de l’ordre d’un sévère et implacable embargo : tous les moyens sont bons pour essayer de faire plier les chevaliers.
Sans hésiter un seul instant, les rois fous vendent leur âme au diable et lui sacrifient des dizaines de milliers de leurs sujets. Satisfait, le Malin frappe alors le vertueux Pierre d’Aubusson qui, gravement malade, subit sa première défaite, un véritable désastre en fait, dans les montagnes ru Roussillon, où il espérait bien répéter ses exploits passés : seuls les maléfices de Lucifer ont permis aux antéchrists de triompher du plus brillant homme de guerre de l’époque. Mais Dieu n’abandonne pas le plus fidèle de ses suivants, son champion en fait dans la lutte éternelle qui reprend : le Bien contre le Mal.
Persuadés à juste titre de bénéficier de la protection divine, les chevaliers terrassent les hordes de diables cornus qui déferlent en Italie puis s’en vont frapper les démons au coeur même du mal : la capitale aragonaise est assiégée ! Comprenant enfin à quels monstres leur monarque fou les a vendu, les Ibériques se soulèvent en masse et ouvrent spontanément leurs portes aux chevaliers de Malte, pieux défenseurs de la chrétienté. Quelques ducats sont envoyés à l’ordre et l’Espagne annexe l’Aragon : ses inquisiteurs traquent aussitôt et impitoyablement les adorateurs du Malin qui s’y cachent encore, mais la plupart de ces impies ont déjà fui et se réfugient dans diverses cours d’Europe, promettant monts et merveilles aux monarques assez fous pour écouter ces serviteurs du diable.
Les subterfuges de celui-ci portent une fois encore leurs fruits et une nouvelle alliance formidable d’hérétiques attaque l’Ordre : la Bretagne, l’Autriche, la Lithuanie, Strasbourg et le Mainz. Pierre d’Aubusson revient en Lombardie et les plaines d’Italie du nord sont rapidement rouges de sang : les épées saintes des chevaliers du christ font des ravages dans les rangs de l’ennemi vendu au diable, sang qui ne semble jamais couler assez pour ce dernier, et Pierre comprend que l’Ordre doit se renforcer s’il veut continuer à affronter seul les ténèbres qui envahissent le monde : les grecs et les Rhodiens reçoivent donc l’autorisation de rallier les rangs des chevaliers du christ. L’alliance impie capitule peu après et verse 125 ducats de dédommagements.
Quand ce n’est pas l’un, c’est l’autre : l’Angleterre et l’Espagne, sitôt la paix signée avec l’Autriche et ses alliés, entrent à nouveau en guerre. L’Ordre sera t-il donc perpétuellement en guerre désormais ? Pourquoi tant de haine contre ce phare de la pureté ? Le Roi invincible écrase l’ennemi au Roussilon puis s’empare de la Guyenne, tandis que son plus fidèle lieutenant, Philippe de l’Isle Adam, remporte victoire sur victoire en Italie du nord, une fois de plus envahie, une fois de plus protégée des barbares : les chevaliers du Christ ne cèdent devant personne. Malheureusement, ils ne peuvent être partout et une armée ennemie plus audacieuse que les autres assiège Malte avec succès : la capitale de l’Ordre menace de tomber d’un instant à l’autre.
Fatigué par plus de trente années de guerre ininterrompue, d’abord comme général de l’ordre puis comme souverain et grand maître, Pierre d’Aubusson décède une froide nuit de décembre, laissant son armée orpheline. L’Ordre pourra t-il survivre sans ce stratège hors pair devenu un mythe dans tout le monde chrétien ? Emeric d’Amboise lui succède et reçoit les dernières paroles de son glorieux prédécesseur : l’intrépide général, qui n’a connu que la guerre, conseille dans son dernier souffle à son successeur de préserver à tout prix la paix : l’Ordre de Malte en a besoin crucial, il ne pourra éternellement résister seul contre la moitié du monde. Emeric d’Amboise suit ce sage conseil et, après avoir écrasé l’ennemi à Malte, en Toscagne et devant Milan, accorde la paix contre 288 ducats d’indemnités. Mais celle-ci durera t-elle plus de quelques mois ? D’autres nations belliqueuses et haineuses ne vont-elles pas tenter une fois encore d’anéantir l’ordre de Malte ?
Posté : sam. déc. 11, 2004 5:05 pm
par Danton
1507 – 1513. Les impies catholiques font échouer la sainte croisade de l’ordre de Malte
La capture du Morganhiso, gigantesque vaisseau égyptien rempli d’or et de diamants, sert de détonateur à une nouvelle guerre : l’Égypte et son allié tunisien nous déclarent la guerre. Philippe de l’Isle Adam, brillant lieutenant et fils spirituel de Pierre d’Aubusson, relève le défi de l’infidèle et le Pape lance un vibrant appel à la croisade. Sans surprise, seuls les chevaliers du Christ y répondent. Des défaites navales à répétition, malgré une supériorité numérique et un bon amiral, retardent considérablement le débarquement et Tunis ne tombe qu’après déjà deux années de guerre. C’est à ce moment que l’Ordre réalise, un peu tard, que la cyrénaique est aussi tunisienne : la vassalisation de l’hérétique est ratée. Et l’autre grand objectif avoué des croisés, Alexandrie, semble toujours plus inaccessible : la flotte de Malte ne parvient pas à s’imposer.
Guy de Blanchefort, le nouveau grand maître de l’Ordre, adresse alors au monde catholique une demande d’aide limitée, vivement soutenue par le Pape. La réponse, malheureusement, n’est pas vraiment celle que les chevaliers espéraient : les royaumes catholiques, visiblement gangrenés par les adorateurs du Diable, entrent bel et bien en guerre, mais contre l’Ordre de Malte ! En l’espace d’un mois seulement, les chevaliers reçoivent les déclarations de guerre de la quasi-totalité du monde catholique ! L’Angleterre, Venise, Gène, la Bavarie et la Lithuanie tout d’abord, la Bretagne, l’Autriche et le Mainz ensuite, l’Espagne pour terminer.
Les antéchrists ont sauvé l’infidèle et l’Ordre, pour faire face à cette formidable menace, accorde la paix à l’Égypte contre 48 ducats : la moitié du monde comme ennemi nous suffit.
1513 – 1515. L’Ordre de Malte plie mais ne rompt pas
L’ennemi déferle à nouveau sur l’empire des chevaliers du Christ : l’offensive a visiblement été longuement préparée. Malte, la Sardaigne, la Sicile, le Roussilon et l’Italie du nord sont envahis. Notre flotte retrouve le chemin de la victoire et inflige de lourdes défaites aux vénitiens, mais ne peut empêcher aucun débarquement. Le Roussillon tombe rapidement et les seuls succès de l’ordre sont à chercher en Italie du nord, où les charges de nos chevaliers balayent une fois encore les serviteurs du Malin.
Philippe de l'Isle Adam, commandant en chef du front sud, commet alors sans doute une erreur de jugement : il parvient à sauver la Sicile, puis la Sardaigne, mais arrive beaucoup trop tard pour sauver Malte, la capitale de l’ordre. Et l’Espagne signe la paix, annexant le Roussillon. Fabrizio di Coretto, le nouveau roi, est fou de rage : il n’a jamais donné so nautorisation pour signer cette paix infâmante ! Serait-il possible qu’un diplomate de l’ordre se soit laissé corrompre par le Malin ? Le Mal aurait-il pénétré au coeur de l’ordre en même temps que les Espagnols ont pris Malte ?
L’abandon du Roussillon, la conquête la plus controversée de Pierre d’Aubusson, divise de plus l’ordre : pour certains, le contrôle de cette province est la source principale des ennuis de l’ordre, la raison pour laquelle Anglais, Français et Espagnols nous haîssent tant. Pour d’autres, le rôle d’aimant joué par cette province a au contraire sauvé l’ordre d’un déferlement bien plus précoce. Quelques mois plus tard, l’alliance bretonne, écrasée en Lombardie, signe la paix et verse 200 ducats. Une fois encore, celle-ci a été signée contre notre gré, bien que nul ne conteste qu’il s’agit là d’une bien bonne nouvelle et victoire.
La Guyenne est enfin capturée à l’Anglais et la reprise de Malte n’est plus qu’une question de jours... Quand une paix ridicule (15 ducats) est signée avec la dernière alliance ennemie, contre notre gré une fois encore. L’Ordre de malte sort la tête haute d’une guerre contre la moitié du monde, mais, pour la première fois, il a du abandonner une province et signer une paix en vaincu.
Les inquisiteurs de l’ordre se déchaînent alors et finissent par trouver l’explication de ces paix forcées : une invention diabolique du patch 1.08 ! « A player nation is now automatically forced to accept peace if all core provinces and all provinces with a land connection to the capital and the capital itself is occuped ». Mais comme c’est sournois ! Avec aucun core et la capitale dans une île isolée, l’ordre de Malte est particulièrement vulnérable à cette diablerie et doit à tout prix conserver sa capitale s’il veut éviter une paix contrainte !
Posté : sam. déc. 11, 2004 7:40 pm
par Coelio
Ah ben je savais pas ca tiens....
Jvais ptetr tenter ca contre Venise alors
Tu tiens bien le choc

Posté : sam. déc. 11, 2004 11:30 pm
par Danton
J'ai bien peur que cela ne fonctionne que pour un pays joué par un humain (ou quelque chose d'approchant

). L'IA triche, en voici une fois encore la preuve.
Mais même sans cela, le Doge vient tout juste de payer pour sa félonie
Je pensais à autre chose: est-il normal, pour le PGB, de compter de la même façon une province sans core? Je dirais que non et donc je reste dans la course ( : smiley qui bave partout

.
En plus, j'ai annexé le Pape, cela vaut bien un petit +10!
Danton-qui-devine-que personne-n'a-rien-compris. Je

Posté : sam. déc. 11, 2004 11:34 pm
par Coelio
le Plus Gros Bourrin ?
Hm tu controles combien de provinces ?
Parce que même sans mes core j'ai bien enflé

Posté : dim. déc. 12, 2004 2:37 pm
par Danton
Souviens-toi de la grenouille qui voulait devenir plus grosse que le boeuf...
Bon, d’accord, tu dispose de près de 40 provinces... on va dire 25 avec core et 15 sans core, qui comptent double, 55 de bilan donc. Je n’en ai que 20 mais toutes sans core (même ma capitale n’en a pas...), 40 de bilan donc. Tu mènes toujours...
MAIS : - a déclaré la guerre plusieurs fois sans casus belli → +10
- a annexé le Pape → +10
Hé, hé, rien n’est joué dans ce cas, la lutte est serrée et je garde bon espoir de remporter le titre envié du Plus Gros Bourrin

Posté : dim. déc. 12, 2004 5:37 pm
par Coelio
Annexer l'Ottoman ca devrait valoir quelque chose quand meme , surtout en 50 ans avec Byzance

Et je ne parle pas de tous les mineurs que j'ai rayé de la carte

Posté : lun. déc. 13, 2004 6:42 pm
par Danton
Et - 50 pour avoir annexé l'ottoman. Un acte aussi ignoble ne saurait être récompensé.
Mais non, je ne dis pas cela parce que je joue le turc dans la king gpo

mais...ne te sens pas obligé de faire de même dans la dite gpo... n'y pense même pas en fait, vil envahisseur, sinon...

Posté : jeu. déc. 16, 2004 9:19 pm
par Danton
1516 – 1546. La paix, enfin, permet de consolider la puissance de l’Ordre
Philippe de l’Isle Adam écrase des rebelles en Sicile, à Rhodes puis, comme Pierre d’Aubusson jadis, est élevé au titre de grand commandeur pour les nombreux services militaires qu’il a rendu à l’ordre. Le vieux guerrier a retenu les leçons du passé et consacre tous ses efforts à préserver la paix. Ses successeurs feront de même et cette période d’accalmie permettra à l’Ordre de renforcer sa puissance, sérieusement mise à mal par plus de 40 années de guerre presque ininterrompues. Deux raffineries, pas moins, sont construites en Italie afin de renforcer l’économie et le commerce, les fortifications de Malte, Lombardie, Mantoue, Toscagne, Apulie et Emilia sont agrandies et la haine que le monde nous porte diminue peu à peu.
Cela à un point tel que l’Espagne nous cède généreusement la Tripolitaine ! Certains y voient un cadeau empoisonné, la province étant sunnite et de culture arabe, mais sa conversion rapide au catholicisme fait échouer les sombres desseins de Madrid. Une seule ombre au tableau : Venise et Gène s’obstinent à maintenir leur implacable embargo contre nos marchands, privés de ce fait du marché qui leur est le plus accessible. Le handicap est d’autant plus lourd que Gène possède deux cots. En 1546, l’Ordre de Malte décide que cette situation odieuse n’a que trop duré et envoi un ultimatum à Gène : la liberté de commercer pacifiquement ou la guerre ! L’or tourne la tête aux marchands de ce pays orgueilleux et ils refusent de céder. La mort dans l’âme, le grand commandeur de l’Ordre de Malte décide de rompre trois décennies de paix.
1547 – 1561. La guerre contre Gène
La guerre est officiellement déclarée à l’alliance ennemie (Gène, Bretagne, Mainz et Brandebourg) et l’Ordre prend complètement l’ennemi par surprise en débarquant à Kerch, sur la mer boire ! Tous estimaient cette action impossible en raison de la vétusté incroyable de notre flotte mais, pour l’amiral La Valette, rien n’est impossible pour un vrai croyant. Trois galères néanmoins ne parviennent pas à rentrer à Rhodes, mais le succès des chevaliers en Italie fait plus que compenser cette perte : l’ennemi est écrasé, Gène est assiégée. Mais la guerre s’éternise et l’ordre doit se ruiner pour lever de nouvelles troupes afin de sauver, difficilement, Rome et Mantoue. Pour la Lombardie cependant, il est trop tard. Pire, les rigueurs de l’hiver déciment nos troupes en mer noire et La Valette doit y retourner de toute urgence pour apporter des renforts : la flotte remplit une fois encore sa mission, la protection divine lui ayant permis d’éviter les flottes ennemies, contre lesquels elle ne peut rien, mais en sort complètement laminée.
Ne pouvant plus rien réaliser à la tête de la flotte, l’amiral abandonne son navire et prend la tête des armées, termine avec succès le siège de G ène puis écrase les troupes coalisées devant Mantoue. Mais le Brandebourg s’empare de Tripoli et la Bretagne s’apprête à faire tomber la Sardaigne. L’Ordre de Malte n’est pas aussi puissant qu’il le pensait et la faiblesse de ses revenus l’handicape de plus en plus. Pour remédier à cela, il faut annexer un centre de commerce décide le roi ! Un ultimatum ottoman lui parvient alors : la Tripolitaine ou la guerre ! L’Ordre n’a plus les moyens de mener une guerre formidable sur deux fronts et, de toute façon, n’accorde que peu d’importance à cette province africaine, même si elle s’est convertie. De plus, elle est actuellement tenue par le Brandebourg.
La guerre est évitée, la province passe à Constantinople qui, pour tout remerciement, lance le plus sanguinaire de ses corsaires contre l’ordre de Malte : l’impitoyable Dragut. Le raid de celui-ci ruine l’ordre, obligé de souscrire un emprunt. Si le siège de Kerch n’en finit pas, la situation s’améliore néanmoins très vite : la Bretagne signe la paix et offre 62 ducats, La Valette reprend la Lombaride. En 1552, le cot tombe enfin et Gène s’empresse de nous le céder en échange de la paix : les revenus de l’ordre augmentent aussitôt considérablement, mais ses possessions sont toujours plus éparpillées. D’importants efforts sont alors réalisés pour favoriser les marchands de l’ordre, l’emprunt est remboursé.
L’Ordre de Malte après sa guerre victorieuse

Posté : jeu. déc. 16, 2004 10:26 pm
par Coelio
Du beau boulot.....
Par contre n'accuse pas Constantinople de t'envoyer des pirates c'est pas moi c'est le turc hin

Et c'est quoi cette tripolitaine qui tombe du ciel ?
( Dans ma partie d'ailleurs c'est Malte qui est tombée du ciel pour les Chevaliers )
Posté : ven. déc. 17, 2004 6:13 pm
par Danton
Les Chevaliers de Rhodes bénéficient de la protection divine, il est donc tout à fait normal que, parfois, certaines provinces leur tombent du ciel
Tiens, c'est curieux, j'aurais pourtant juré que tu m'avait envoyé ce sanguinaire de Dragut, qui te ressemblait beaucoup en fait
En réalité, Malte, Tripolitaine ou raid de Dragut sont à rechercher dans les événements des chevaliers...
Posté : sam. déc. 18, 2004 1:00 pm
par Danton
1562 – 1573. Notre ami le Doge
Les efforts pacifiques de l’ordre pour améliorer ses revenus commerciaux se heurtent à la cupidité sans égale du Doge de Venise, qui n’hésite pas à maintenir un sauvage embargo contre nos marchands. A t-il déjà oublié ce qui est arrivé à Gène lorsque celle-ci a eu l’audace de faire de même ? L’Ordre de Malte, lui, n’a rien oublié de la haine tenace qu’il porte au doge fou et du serment prêté par leurs ancêtres : que le Doge brûle en enfer !
Jean de la Valette, devenu roi, n’hésite pas un seul instant : la guerre est déclarée en 1562 et la libération des grecs peut commencer. L’année 1564 se révèle particulièrement faste pour l’ordre de Malte, décidément béni par Dieu : une manufacture d’arme se crée à Rome, les chevaliers se vengent du raid de Dragut en pillant Alexandrie (1500 ducats de bénéfice !!!) et Venise capitule, offrant l’Istria, Ionia, Crête et Chypres. De nombreux percepteurs et juges sont nommés grâce aux ducats ottomans.
Sa cuisante défaite n’améliore pas la santé mentale du Doge, qui proclame Venise terre d’accueil pour les serviteurs du diable. Ceux-ci, traqués par nos pieux chevaliers, se réfugient rapidement près du fou et lui extorquent d’énormes quantités de ducats en échange de quelques conseils bien dignes des déments qui les prodiguent. Le Doge relègue notamment son épouse Bérénice dans une porcherie et la remplace dans son lit par une énorme truie, surnommée Azrael. Sans laisser le temps au Doge de procréer avec celle-ci toute une ribambelle de porcelets démoniaques pour le trône de Venise, Pietro Del Manto, nouveau souverain de l’ordre, décide d’intervenir pour mettre fin aux rites sataniques du dément. Des marchands sont envoyés dans la cité du Malin et notre brave Doge réagit comme les chevaliers l’espéraient : un nouvel embargo est décrété. Les serviteurs de Lucifer n’ont pas supporté de voir leurs revenus légèrement diminués...
La guerre est déclarée en 1572 et se révèle plus difficile que la précédente : les chevaliers doivent en effet lutter contre la magie noire ! Les maléfices du Malin coûtent très cher à notre flotte, opposée de plus à un ennemi compétent et particulièrement sanguinaire. De nombreuses batailles navales sont nécessaires pour permettre aux troupes terrestres d’atteindre Venise et Raguse : l’opposition sur terre est elle dérisoire. Sur mer, les choses s’améliorent avec la disparition inopinée du gros des navires vénitiens. Le Doge fou a en effet trouvé intelligent de tenter de répéter l’exploit de La Valette : sa flotte surgit en mer noire et l’armée vénitienne débarque au Kerch. Mal lui en prend, l’ordre y a laissé une forte garnison, qui anéantit l’ennemi sans pitié : les diables cornus sont rejetés à la mer. La guerre était jouée et les chevaliers se contentèrent dès lors de poursuivre leurs sièges sans plus contester les flots. En 1573, Venise capitule et offre Raguse, Corfou et 68 ducats.
1574 – 1594. Les chevaliers bétonnent leur empire millénaire
Des juges et des percepteurs sont nommés, le temps s’écoule paisiblement pour l’ordre : la fureur de la guerre appartient au passé. Beaucoup plus douce est la paix. Une nouvelle fracassante parvient alors à Malte en 1579 : la République de Venise est à vendre ! Après de très longues heures de réflexion intense, le grand commandeur arrive à la conclusion choc que un cot c’est bien, deux cots c’est mieux. L’Ordre manifeste donc son intérêt et emporte facilement les enchères : qui d’autre pourrait mieux que les pieux chevaliers nettoyer ce royaume maudit qui sert de refuge aux plus sombres serviteurs du Diable ?
L’armée se met en marche et commence, par le fer, le feu et le sang, la purification de la province. Le Doge fou ne peut que se repentir d’avoir à nouveau décrété un embargo commercial contre nos marchands : l’indicidu est si pathétique que les chevaliers, après la conquète facile de Venise, lui accordent la vie sauve. Complètement dément et abandonné de tous, y compris par la truie Azrael, le Doge prend le chemin de l’exil : courte sera la route qui le conduira en enfer, où un terrible sort l’attend. Tel est le sort réservé à tout ceux qui s’opposent à l’Ordre de Malte et pactisent ave le diable pour tenter de terrasser les chevaliers.
Cette juste annexion a le don d’énerver les impies, qui se souviennent subitement que l’ordre éternel est toujours bien présent et domine quasi toute l’Italie : l’Autriche, l’Espagne et le Portugal entrent en guerre. La flotte, considérablement renforcée par l’adjonction des navires vénitiens, subit défaite sur défaite mais les chevaliers restent invincibles sur terre : les plaines de Lombardie et de Croatie sont rapidement gouges de sang et l’Autriche préfère renoncer, offrant 54 ducats de dédommagements.
Hugues Loubeaux de Verdalle, le nouveau grand maître, lance alors, tout en poursuivant les recherches dans le domaine naval, un très ambitieux programme de fortifications dans tout l’empire : les remparts de 11 provinces, pas moins, sont agrandis ! La défense des acquis passe avant de nouvelles conquêtes et l’ordre se laisse le temps de digérer calmement l’appétissante république de Venise, paix à ses cendres.

Posté : sam. déc. 18, 2004 1:30 pm
par Coelio
Immonde bourrin....
Et c'est un expert qui parle

Posté : sam. déc. 18, 2004 11:25 pm
par Danton
Un expert, en effet ! Ton empire est trois fois plus vaste que le mien et ce avec un siècle de moins

! (mais en 1594 Byzance n’existera plus du tout, niark niark niark j’attends ce moment avec impatience

)
Enfin, merci toujours pour le compliment

Posté : dim. déc. 26, 2004 11:46 am
par Danton
1595 – 1630. L’invasion de la France
Des gouverneurs apparaissent dans quelques provinces de l’empire, mais l’effort principal porte sur le commerce : les marchands de l’ordre sont partout et très agressifs. Ils obtiennent notamment un monopole en île de France, ce qui déclenche un injuste embargo : les chevaliers ne peuvent laisser passer cela car s’ils n’agissent pas, toutes les autres puissances, qui nous haïssent, feront de même et les revenus s’effondreront.
Le grand maître, Alofe de Wignacourt, organise alors un gigantesque débarquement : en 1616, la guerre est déclarée et 4 vagues d’assaut déferlent au Languedoc et en Provence. En moins de deux mois, plus de 100.000 hommes ont quitté l’Italie pour l’invasion de la France. L’ennemi cupide et arrogant est traqué sans la moindre pitié et refoulé sans cesse plus au nord : les chevaliers avancent sans cesse et apportent à ce peuple fruste et barbare tous les bienfaits de sa culture supérieure.
Après trois ans et demi de guerre, la conquête est quasi totale et nos fiers combattants ont atteint les Pays-Bas. Mais les barbares refusent obstinément de céder les malheureuses provinces du sud réclamées par l’ordre de Malte, qui se voit finalement contraint, pour abréger les horreurs de la guerre, d’accepter les ridicules conditions de Paris : le Langedoc, Provence, picardie, Calais, Cévennes, Berri et Franche comté sont annexés. Des provinces éparpillées et complètement isolées. De Wignacourt signe le traité de paix et le remet aux diplomates français en leur déclarant cyniquement, tout sourire, qu’il devra être réétudié dans cinq ans...
L’Empire Ottoman apprécie très mal cette formidable expansion des seuls vrais chrétiens et déclare la guerre à l’ordre de Malte : Louis Mendes de Varcancellos relève le défi. Sa haine de l’infidèle est sans borne et le conseil des chevaliers a bien de la peine à le calmer et lui rappeler que l’objectif militaire suivant de l’ordre est l’unification des provinces françaises nouvellement conquises. Les chevaliers brisent les sièges ottomans de Raguse, Corfou, Malte et Chypres, et débarquent en Macédoine et Smyrnes. Le regard fou, Louis Mendes parle de croisade et de libération de tous les Grecs opprimés par l’infidèle, malgré la désapprobation quasi unanime de ses conseillers. Le grand maître est retrouvé assassiné et baignant dans son sang quelques jours après son appel véhément à la croisade. Il est pieusement pleuré par le conseil tout entier, qui lui choisit un successeur plus rationnel : Antoine de Paule. Celui-ci signe rapidement la paix avec l’infidèle, qui verse 160 ducats d’indemnités, nomme des percepteurs et des juges et, surtout, prépare la guerre contre la France.
1624 – 1634. Oh, un bourrin !
La guerre est déclarée en 1626 et les Français sont rapidement déchiquetés, exterminés, écrasés et pulvérisés. Antoine de Paule peut lancer un tonitruant et véridique « Veni, Vidi, Vici ». Paris capitule rapidement, incapable de résister à la déferlante de l’ordre, et cède 7 provinces supplémentaires, mais toutes ne sont toujours pas reliées et les chevaliers évacuent en chantant « Dans cinq ans, nous reviendrons, préparez le vin, les femmes et les ducats... ». La France était un pays fier et orgueilleux, considéré comme l’une des plus grandes puissances d’Europe... après les assauts des pieux chevaliers du Christ, le pays n’est plus que l’ombre de lui-même, ravagé, amputé et déshonoré à jamais.
Le respect de la parole donnée est sacré pour les vertueux chevaliers, qui repartent donc en guerre cinq années plus tard : nécessité fait loi. Aucun désir de conquête ne motive la guerre, juste la légitime volonté d’unifier l’empire... et de faire cesser le nouvel embargo injuste décrété par Paris. Quelques mois suffisent pour terrasser l’ex-ogre français, qui cède six provinces de plus et les filles du monarque en mariage. La loi va désormais régner dans ce pays inculte et arriéré.
Les pays européens ne semblent pas comprendre les nobles intentions de l’ordre et nous portent une haine toujours plus forte (le bad boy explose à 50,2 !!!). Deux coalitions nous déclarent la guerre quasi simultanément : l’Autriche et la Pologne d’une part, l’Empire Ottoman, Khiva, Oman et Hedjaz d’autre part. Jean Paul de Castellas, le nouveau souverain, décide qu’il est grand temps de libérer Byzance, province grecque et catholique : la croisade est lancée par le Pape, à la solde de l’Ordre et la flotte débarque l’armée croisée. Les Autrichiens, apostats et impies, loin de se joindre à cette juste cause, continuent leurs offensives pathétiques en Italie du nord où ils se font inlassablement exterminer par les charges de nos cavaliers.
Vienne jette l’éponge après trois ans de guerre sans le moindre résultat et verse 96 ducats d’indemnités. Huit mois supplémentaires sont nécessaires pour convaincre l’Empire Ottoman de céder la Thrace et le contrôle du Bosphore à l’Ordre de Malte : les champions de la cause catholique ont remporté une victoire prestigieuse de plus. L’Europe ne connaît pas sa chance d’avoir ainsi un ordre aussi pieux pour la défendre !
L’Ordre de Malte a bien grandi :

Posté : dim. déc. 26, 2004 2:05 pm
par Coelio
Posté : dim. déc. 26, 2004 7:36 pm
par Glaçon tout froid
Jésus, Marie, Joseph !
Il est aussi encore plus fou que le Doje

Posté : dim. déc. 26, 2004 9:30 pm
par Emp_Palpatine
Quel incroyable bourrin!
Posté : lun. déc. 27, 2004 8:10 pm
par Danton
Un peu de bourrinage, c'est bon pour la santé
Puis franchement, qui n'a jamais cédé à ce travers? Dites? Le Grand Coelio? Lui dont l'empire est amené à conquérir le moooonde
Le Très Grand Empereur Galactique qui a bouffé des milliers de systèmes stellaires (rhaaa, un astéroïde sur Kessel où le drapeau impérial ne flotte pas: envoyez la flotte! Et pas de survivants!

)
L'Ordre de Malte, en plus, a été contraint et forcé d'agir ainsi... certains parlent désormais d'un complot du diable en personne! Il faut dire que les crises politiques se succèdent depuis que le bad boy a explosé (oui, Ric nous avait prévenu...)
Tout cela n'est pas convaincant? Non? Bon, alors, bourrin et fou...d'accord...MAIS JE N'ACCEPTE PAS CECI:
Glaçon tout froid a écrit :Jésus, Marie, Joseph !
Il est aussi encore plus fou que le Doje

Je certifie n'avoir jamais mis une truie dans mon lit moi! Juré, craché!
Donc non, je ne suis pas plus fou que le doge
évidemment, j'ai continué un peu à bourriner mais cela je ne le dirai pas