Louis (qui aurait pu s'appeler le Dépravé) Duc de Toulouse, 870 - 922
A la mort de Gaston, le duché est réparti entre les trois frères majeurs. Louis, diplomate méritant mais peu brillant ailleurs, hérite du Duché et du Comté éponyme. Autant dire qu'il se sent quelque peu lésé. Le Royaume de France Occidentale étant très vaste, il n'est plus, même si le roi le dote du dernier comté de juré du duché, qu'un vassal comme un autre. Il a donc du temps devant lui...
Du temps pour élever son fils selon ses voeux mais aussi pour incarcéré le benjamin de la famille, détenteur de deux comtés et marié à une comtesse anglaise... Louis craint pour sa situation, son frère lui échappe et se révolte. Bel exemple de prophétie auto réalisatrice diront les historiens les plus ironiques. Louis s'entend avec des commerçants juifs, lève une troupe de mercenaire et pulvérise les forces de son frère.
Ce dernier mourra rapidement en prison, épargnant une décision difficile au jeune Duc.
Son père ayant procédé à de nombreux aménagements dans le chateau de Toulouse, Louis entreprend d'améliorer ses compétences avec ardeur (0 en Intendance quand même...).
Par contre il ne perd pas le nord et profite de la trahison d'un évèque pour arrêter et spoiler ce dernier, puis nomme le cadet de la fratrie, tout juste arrivé à sa majorité, en lieu et place du traître.
Tandis que Louis s'active s'est au tour du Royaume France de connaître les joies de la succession. Quatre nouvelles entités voient le jour : Aragon, Bourgogne, Bavière (enfin après encore une succession pour ce morceau là) et Lothinragie. Louis devenu un notable en Bourgogne est nommé chancelier
Les années passent, trois fils ont vu le jour mais Louis ne comprend pas le goût de la duchesse pour la levrette dans l'obscurité. Alors que fou amoureux, il tente d'attirer son attention pendant deux ans, cette dernière agacée lui que seul le Duc Gaston a jamais réussi à lui donner du plaisir. Louis est humilié par l'ombre de son père, moins vertueux qu'il ne le laissait paraître...
Le petit tyran ne se laisse pas démonter, avec un solide paquet de présent et un évèque complaisant poursuit une roturière de la cour de ses assiduités, cela dit cette dernière complotait pour entrer dans son lit de son côté. A force de maladresse et de j'aime moi non plus, les deux amants se trouvent finalement. L'évèque Nicolas étant industrieux, il soulage en passant Louis d'un autre de ses frères.
Les années passent Louis coule le parfait amour avec sa maîtresse, si au début il se cachait profitant des retraites au couvent pour ouvrir la chambre ducale, il prend ses aises et force bientôt la duchesse à assister à ses ébats, puis à la naissance d'un bâtard reconnu à défaut d'être légitimé. Les deux amants envisagent sérieusement de se débarasser de cocue, mais cette dernière prend les devants. Piégée par l'eunuque byzantin au service du duc, elle ira croupir dans une geôle. Le Pape ne pouvant rien refuser à un pélerin dans son bon droit, il accordera le divorce. Par respect pour son héritier, Louis se contentera de bannir l'encombrante basque avant d'épouser sa roturière.
Malheureusement pour Louis, les grossesses à répétition épuisent son épouse et il décède avant d'atteindre la trentaine...
Ayant pour goût à la luxure, Louis cède aux oeillades de sa belle fille (seconde épouse de Jean, son héritier), allant même jusqu'à l'engrossser (et de fait allant plus que son père en matière de dépravation).
Plus rien n'arrête la démence de Louis, il fiance puis marie sa fille avec le comte de Foix, son neveu...
Louis ayant des moyens financiers, il envoie son héritier à Perpignan, rapidement le jeune chancelier revient avec des preuves quant aux droits de Louis sur la province catalane. Appuyé par des mercenaires, Louis écrase l'armée du roi d'Aragon et arrache le Roussillon qu'il donne à son héritier.
Séverin, le benjamin sentant ses perspectives de titre se diluer dans la faveur de son aîné et dans la fornication effréné de son père, s'engage dans un ordre combattant.
Le duché de Toulouse doucement devient de plus en plus conséquent...
En étudiant, les droits de la premières épouse de Jean, son héritier, Louis découvre que l'ainé de ses petits fils est titulaire de trois comté anglais... Comté dont Jean est l'héritier, Louis jamais stoppé par des considérations morales décide de renforcer les droits de Jean... Il instaurera la succession par primogéniture dans la foulée (convaincant ses vassaux à coup de présent couteux.).
En 922, Louis s'éteint débarrassant la surface de la terre de sa répugnante personnalité...