[M&B] cAARladia
Posté : sam. août 18, 2012 1:28 pm
Par delà la mer de Bezan sied le continent de Calradia, lequel fut dominé par un puissant empire dont l'effondrement survint vers l'an 1200 après sa fondation, sous les coups des pressions tant externes qu'internes. Six pays apparurent dès lors et ne se consacrèrent durant plus d'un demi-siècle qu'à mener une guerre perpétuelle pour la suprématie:
- Les Swadiens du roi Harlaus Palpatine, dont le royaume fait de plaines et de vallées fertiles s'étend sur le coeur de l'empire défunt.
- Les Nords du roi Ragnar Thrawn, longtemps pillards des mers du septentrion, désormais maîtres des forêts du nord-ouest.
- Les Vaegirs du grand-prince Yaroglek Boudi, qui migrèrent depuis la Grande Taïga pour s'installer dans les régions enneigées du nord-est.
- Les Rhodoks du consul Graveth Jagermeister, la république des plateaux du sud-ouest délivrée des Swadiens par le sacrifice exemplaire de Grünwalder von Aasen qui guida son peuple à la victoire lors de la brève guerre d'indépendance rhodok.
- Les Khergits du khan Sanjar Sentenza, le peuple à cheval venu des vastes steppes de l'est.
- Les Sarranides du sultan Hakim Lafrite, les exotiques hommes du désert de Sarrdak, aux frontières sud-est.
Carte de Calradia
Cependant les forces en présence demeuraient trop équilibrées pour permettre l'émergence d'un hégémon et chaque victoire ne savait être décisive. Les ressources du continent se drainant, les seigneurs de guerre de Calradia commencèrent à se tourner vers les contingents de mercenaires des terres d'outre-mer, Geroia et Balion. Des opportunités apparurent ainsi que l'espoir d'une vie de gloire et de richesses qui s'éteindra pour beaucoup de ces hommes sur le champ de bataille.
En 1257, l'un de ces mercenaires venus de par-delà la mer arrivé à Praven, capitale du royaume de Swadie. Son nom est Theodoricus. Fils d'un pauvre garde et d'une mauvaise mère, élevé par la rue puis par l'épée. Mercenaire des terres antiques fuyant le monde plein au premier bateau venu avec pour seuls biens son armement, un vieux canasson et une bourse contenant sa dernière paye...
A peine débarqué de Praven, il voulu quitter la ville aux aurores en quête d'une mission à la récompense grasse. Mais la maraude se faisait courante avec toutes ses années de guerre et à peine eut-il eu le temps de sortir que le bruit d'une lame se fit entendre. Se retournant, un coupe-jarret fondait droit sur lui épée au clair. On ne saurait cependant faire la grimace à un vieux singe et le mercenaire para le coup de son adversaire, avant de l'envoyer aux enfers d'une estocade. Les fracas d'épée eurent tôt fait de rameuter un badaud portant lanterne qui s'exclama devant le corps sans vie du truand:
"Par les Cieux ! Vous n'avez rien ? Venez, suivez moi, nous devrions aller chez moi avant que la garde n'arrive !"
Aux vêtements chatoyants de laine épaisse et l'anxiété que dégageait l'individu, Theodoricus savait que cet homme n'était pas l'instrument d'un quelconque subterfuge de brigand, aussi le suivit-il jusqu'à sa demeure, où le marchand se confia longuement.
"Cela fait des années que notre terre est infestée de brigands. Depuis quelques temps cependant ils semblent beaucoup plus courageux, quittent leurs camps dans les bois pour mener des raids nocturnes en pleine ville. Le commandant de la garde affirme que la guerre aux frontières a mobilisé trop d'hommes pour garder efficacement la ville, mais tout laisse à penser que les brigands ont un allié à l'intérieur même des portes. Hélas ! La semaine dernière, c'est mon frère qui fut leur victime. Je ne sais pourquoi il est sorti en pleine nuit alors qu'il est membre d'une des plus proéminentes familles de marchands de Praven, mais je me dois de le sauver. Un homme ne sachant protéger son propre frère ne saurait protéger ses biens et les Cieux savent à quel point il est important de savoir conserver ses richesses par ici... J'ai vu la facilité avec laquelle vous avez occis cet homme. Assurément vous êtes un mercenaire venu de l'outre-mer pour tenter sa chance ici, à Calradia. Eh bien laissez moi vous en donner une: Montez une petite troupe et allez sauver mon frère, je suis prêt à amortir vos frais de recrutement."
Le marchant fit sauter dans sa main une petite bourse de cent deniers, suffisant pour recruter dix hommes. Theodoricus s'en empara et répondit concrètement:
"Cinq hommes et mon épée seront largement suffisants."
- Les Swadiens du roi Harlaus Palpatine, dont le royaume fait de plaines et de vallées fertiles s'étend sur le coeur de l'empire défunt.
- Les Nords du roi Ragnar Thrawn, longtemps pillards des mers du septentrion, désormais maîtres des forêts du nord-ouest.
- Les Vaegirs du grand-prince Yaroglek Boudi, qui migrèrent depuis la Grande Taïga pour s'installer dans les régions enneigées du nord-est.
- Les Rhodoks du consul Graveth Jagermeister, la république des plateaux du sud-ouest délivrée des Swadiens par le sacrifice exemplaire de Grünwalder von Aasen qui guida son peuple à la victoire lors de la brève guerre d'indépendance rhodok.
- Les Khergits du khan Sanjar Sentenza, le peuple à cheval venu des vastes steppes de l'est.
- Les Sarranides du sultan Hakim Lafrite, les exotiques hommes du désert de Sarrdak, aux frontières sud-est.
Carte de Calradia
Cependant les forces en présence demeuraient trop équilibrées pour permettre l'émergence d'un hégémon et chaque victoire ne savait être décisive. Les ressources du continent se drainant, les seigneurs de guerre de Calradia commencèrent à se tourner vers les contingents de mercenaires des terres d'outre-mer, Geroia et Balion. Des opportunités apparurent ainsi que l'espoir d'une vie de gloire et de richesses qui s'éteindra pour beaucoup de ces hommes sur le champ de bataille.
En 1257, l'un de ces mercenaires venus de par-delà la mer arrivé à Praven, capitale du royaume de Swadie. Son nom est Theodoricus. Fils d'un pauvre garde et d'une mauvaise mère, élevé par la rue puis par l'épée. Mercenaire des terres antiques fuyant le monde plein au premier bateau venu avec pour seuls biens son armement, un vieux canasson et une bourse contenant sa dernière paye...
A peine débarqué de Praven, il voulu quitter la ville aux aurores en quête d'une mission à la récompense grasse. Mais la maraude se faisait courante avec toutes ses années de guerre et à peine eut-il eu le temps de sortir que le bruit d'une lame se fit entendre. Se retournant, un coupe-jarret fondait droit sur lui épée au clair. On ne saurait cependant faire la grimace à un vieux singe et le mercenaire para le coup de son adversaire, avant de l'envoyer aux enfers d'une estocade. Les fracas d'épée eurent tôt fait de rameuter un badaud portant lanterne qui s'exclama devant le corps sans vie du truand:
"Par les Cieux ! Vous n'avez rien ? Venez, suivez moi, nous devrions aller chez moi avant que la garde n'arrive !"
Aux vêtements chatoyants de laine épaisse et l'anxiété que dégageait l'individu, Theodoricus savait que cet homme n'était pas l'instrument d'un quelconque subterfuge de brigand, aussi le suivit-il jusqu'à sa demeure, où le marchand se confia longuement.
"Cela fait des années que notre terre est infestée de brigands. Depuis quelques temps cependant ils semblent beaucoup plus courageux, quittent leurs camps dans les bois pour mener des raids nocturnes en pleine ville. Le commandant de la garde affirme que la guerre aux frontières a mobilisé trop d'hommes pour garder efficacement la ville, mais tout laisse à penser que les brigands ont un allié à l'intérieur même des portes. Hélas ! La semaine dernière, c'est mon frère qui fut leur victime. Je ne sais pourquoi il est sorti en pleine nuit alors qu'il est membre d'une des plus proéminentes familles de marchands de Praven, mais je me dois de le sauver. Un homme ne sachant protéger son propre frère ne saurait protéger ses biens et les Cieux savent à quel point il est important de savoir conserver ses richesses par ici... J'ai vu la facilité avec laquelle vous avez occis cet homme. Assurément vous êtes un mercenaire venu de l'outre-mer pour tenter sa chance ici, à Calradia. Eh bien laissez moi vous en donner une: Montez une petite troupe et allez sauver mon frère, je suis prêt à amortir vos frais de recrutement."
Le marchant fit sauter dans sa main une petite bourse de cent deniers, suffisant pour recruter dix hommes. Theodoricus s'en empara et répondit concrètement:
"Cinq hommes et mon épée seront largement suffisants."






