Alors que l’OKH étudie les plans du mur de l’Est qui doit permettre à la Wehrmacht de rester victorieusement sur la défensive à l’est, des coups de feu se font entendre : l’Armée Rouge, ici ? En réalité, il s’agit plutôt d’un putsch. De nombreux officiers mécontents, à la tête desquels on retrouve le général Sinydoc, ont décidé de manifester bruyamment leur mécontentement devant la nouvelle stratégie décidée par le haut quartier général. Sous la force des baïonnettes, le projet mur de l’est est abandonné et, après de longues réflexions sur les différents axes d’offensive possibles, ce sont les plans de l’opération Typhon qui sont ressortis et mis à jour : Moscou est désormais dans le collimateur de la Wehrmacht, le camarade Staline peut commencer à trembler
Le général rebelle décide de placer en fer de lance de l’offensive les troupes d’élite du Reich, des fanatiques tous convaincus, avec raison, de l’inéluctable victoire du Dantonisme
Le 4 mai 1943 à l’aube, ces troupes partent à l’assaut, l’opération Typhon commence et l’objectif est ambitieux : Moscou ! Les plans d’invasion du Caucase ont en effet été abandonnés, le GAS est le plus avancé à l’est, mais une avancée supplémentaire laisserait ses lignes de communication dangereusement exposées à une offensive Soviétique lancée à partir de Kursk et du front centre. A la place, la Wehrmacht décide d’utiliser à son avantage ce déséquilibre des fronts en profitant de sa vitesse de manœuvre supérieure : le GAS va entièrement remonter plein nord afin d’isoler le centre Soviétique et d’empêcher la remontée similaire des Soviétiques du front sud. L’Armée Rouge, sous la pression simultanée des Groupe d’Armée Centre et Groupe d’Armée Sud, sera enfoncée, balayée et incapable de résister à cette double pression. Moscou tombera, tel est l’objectif avoué de la Wehrmacht pour son offensive d’été de 1943
Même le Groupe d’Armée Nord est sollicité et plusieurs de ses unités rejoignent le Groupe d’Armée Centre pour porter le premier coup : Kesselring perce au nord de Smolensk. La 4° Panzer SS, elle, perce au nord d’Orel et s’enfonce plein sud, à la rencontre des unités du GAS. Kursk constitue l’autre pivot central du plan élaboré par l’OKH : la 1° Panzer SS perce à l’ouest de la ville et exploite plein nord, la 9° Panzer SS perce à l’est de la même ville et remonte tout aussi rapidement. Le premier volet de l’opération Typhon est un succès complet

Complètement prise au dépourvu par cette manœuvre audacieuse, l’Armée Rouge comprend parfaitement le danger qui la menace et effectue ses propres mouvements pour contrer l’offensive majeure qui vient d’être lancée : Vatutin se replie sur Bryansk, Rokossovsky quitte Vornonesh et remonte vers le nord, Koniev et ses troupes traversent le Don pour menacer le front sud allemand, désormais affaibli.
L’OHK cependant ne se laisse pas distraire de son objectif : la 1° Panzer SS et la 5° infanterie de montagne SS poursuivent leur assaut vers le nord : une nouvelle percée est obtenue et la ville de Kursk est entièrement encerclée. Au sud de Smolensk, l’Armée Rouge est pulvérisée, malgré la farouche résistance de la 5° infanterie de la Garde : la route de Moscou est grande ouverte

L’Armée Rouge poursuit sa remontée vers le nord : une solide ligne de défense est établie derrière le Don et des renforts parviennent en hâte dans la région Moscovite, mais Vatutin reste bien démunis, le camarade Staline ordonne à la population de creuser des tranchées autour de la capitale. La Wehrmacht arrive
L’opération Typhon passe alors dans sa deuxième phase : la prise d’assaut des villes, où l’Armée Rouge s’est réfugiée, à l’abri des attaques meurtrières des Panzers et qui ne peuvent toujours être ignorées. Tula tombe et un assaut massif est lancé sur Bryansk, entièrement encerclée, avec notamment des parachutistes : sanglant désastre
L’infanterie allemande n’obtient pas de meilleurs résultats : désastre sanglant d’un assaut contre Kursk et prise de Bryansk avec de lourdes pertes. Mais les Panzers, leurs arrières désormais plus ou moins assurés par l’infanterie, peuvent repartir en avant : la 9° Panzer SS perce au sud de Tula et traverse le Don en force, poussant jusqu’à Ryazan, qui tombe dans la foulée. Au nord de Tula, c’est la 1° Panzer SS qui perce et exploite vers le nord : les coupoles de Moscou sont en vue ! A Berlin, c’est l’euphorie : la 1° Panzer SS est à 30 kilomètre de la capitale Soviétique
L’Armée Rouge contre attaque alors avec succès à l’est de Kursk, un couloir est établi, mais les nouvelles du front de l’ouest sont catastrophiques et, avec désespoir, la camarade Staline est informé du transfert sur le front de l’est de plusieurs unités de la Wehrmacht : le général Sinydoc est bien décidés à aller jusqu’au bout de l’opération Typhon, tous les défaitistes, opposants au régime et autres Marseillais sont traqués sans relâche, la victoire à l’extérieur nécessite une volonté nationale indomptable, c’est la guerre totale, la victoire ou l’anéantissement
Les 1° et 4° Panzer SS percent toutes les deux aux alentours de la capitale et étendent considérablement l’encerclement de la ville : le siège de Moscou a commencé


Pertes du tour en URSS : 26 BP pour le Reich et… 84 BP pour l’URSS !! Il s’agit du tour le plus sanglant pour l’URSS depuis le lancement de Barbarossa. Oui, je suis content de ne pas être resté sur la défensive
Front de l’ouest (« Ils » sont revenus) et guerre du Pacifique à venir








