LE DECLIN DU ROYAUME ARTHURIEN
A la bataille de Camlann, l'avenir des romanos-brittons disparut en même temps qu'Arthur, bien que cela n'apparut pas aussi flagrant pour les contemporains. Avec Arthur disparurent moults autres chevaliers prestigieux. Au nombre de ceux-ci se comptait Lancelot.
Blessé grievement en portant secours à son roi, Lancelot ne put se proclamer successeur d'Arthur, cloué à son lit de mort. Il mit 3 mois à mourir de ses blessures. Son fils Galahad, tout chef de guerre et chevalier émérite qu'il fut, n'avait pas la trempe d'Arthur. Il fut incapable de s'imposer aux aristocrates, et ne parvint pas à maintenir un force de cavalerie lourde décente.
Profitant un temps de la réputation et de la renommée du royaume, les élites aristocratiques s'entre-déchirèrent pour le pouvoir et pour le titre de successeur d'Arthur. Après quelques mois de confusion, un nouveau roi s'était détaché: Ceredig.
Le roi Ceredig, qui avait installé sa capitale à York, semblait en fait des plus faibles, s'illusionnant sur la crainte qu'il inspirait à ses voisins. Alors que le roi saxon Aethelbert, du Kent, faisait parvenir une ambassade vers 600 ou 610 à ce dernier, Ceredig eu le culot de réclamer un tribu au roi saxon. Aethelbert le prit très mal. Il résolut de porter le fer et le feu contre le royaume de Ceredig. Mais il lui fallait obtenir des assurances de la part des autres rois saxons.
L'HEGEMONIE SAXONNE
Avec l'extansion rapide de leurs possessions, qui peu à peu se transformèrent en petits royaumes aux contours toujours moins mouvants, les saxons prirent une conscience croissante de leur puissance. N'ayant pas eu à souffrir des foudres d'Arthur, les rois Saxons ne souffraient ni du complexe qui marquaient les Angles, ni de la baisse de puissance que Arthur avait occasionné à ces derniers. (
et qui va probablement durablement marquer le cours du jeu, amha)
Initialement destiné à pacifier et normaliser les relations entre les différentes entités, se mis en place une forme d'assemblée informelle. Elle ne fit pas disparaitre les luttes et les guerres que se livrèrent parfois les rois saxons, mais favorisa les reglements rapides des conflits.
En 580,
Aethelbert devint roi du Kent. Il se heurta immédiatement à Ceawlynn de Wessex. A la bataille de Wibbandun, Ceawlynn l'aurait emporté et repoussé Aethelbert dans le Kent.
A la recherche d'alliances, Aethelbert parvint à se rapprocher des rois Francs. Il épousa Berthe, la fille du roi Caribert. Grace à l'alliance de son beau-père, il put retablir sa situation. Par ailleurs, la soeur d'Aethelbert, Ricula, fut mariée au roi de l'Essex, et donna naissance au futur roi Saeberth; la fille d'Aethelbert fut mariée à Edwin de Northumbrie (voir plus haut).
Influencé certainement par la piété de Berthe, mais surtout par l'exemple politique des Francs en Gaule, Aethelbert accepta de recevoir en son royaume la mission évangélisatrice
d'Augustin.
Pourtant, les manières frustres de saxons, et l'impiétée autant que le paganisme de la cour d'Aethelbert révolta Augustin. Celui-ci retourna à Rome, demandant au pape Gregoire I de le relever de sa mission. Celui-ci refusa, renvoyant Augustin vers les brumes glaciales de la Britannia, secondés par une quirielle de moines.
L'évangélisation fut alors prodigieusement rapide. Aethelbert se convertit au christianisme, se faisant baptiser, à l'image de Clovis, au milieu de ses guerriers, dans l'abbaye de Cantorberry qu'il venait juste de fonder.
Sous l'influence du christiannisme, un premier
code de loi fut rédigé. Le roi avait un interet financier dans l'application des lois germaniques traditionnelles, le juge percevant une bonne partie des indémnités, les "Scillingas" en saxon....qui donnèrent
"Schillings" .
Le Kent recommenca à battre monnaie, premier royaume germanique en Britannia à garantir sa souveraineté sur la monnaie. Et le commerce avec les royaumes francs reprit modérément.
Le redressement des forces d'Aethelbert lui permit de prendre sa revanche sur Caewlynn: le roi de Wessex fut battu à la bataille de Stoke Lyne (
authentique)
Aethelbert parvint par ailleurs, grace à ce redressement spectaculaire, à obtenir à peu de frais l'alliance du roi Raedwald de Suffolk.
Aussi , lorsque Ceredig l'insulta, Aethelbert était en mesure de déclencher la guerre contre les residus Arthuriens.
LA PREMIERE GUERRE D'YORK
En 616, Aethelbert du Kent , marcha sur York, mais il doutait malgré tout de sa force face aux armées héritées des preux d'Arthur (
et ce d'autant plus que j'avais 3 armées sur la province
).
Et ce d'autant plus que Ceredig d'York, sous la pression de ses généraux, avait cherché à forger une alliance avec d'autres Celtes.
(
nota: aucune alliance in game...en revanche, au vu du déroulement du jeu, je peut facilement broder et raccrocher à l'Histoire)
Ainsi fut scellé une alliance avec le puissant roi de Gwynedd, Cadwallan ap Cadfan.
Peu désireux d’être pris en étau entre deux armées, Aethelbert voulu rester à distance des Welsh. Mal lui en prit. Marchant à l'Est pour s'écarter de la menace que faisait peser Cadwallan, Aethelbert mena son armée dans une zone de marais qui limitait sa mobilité. L'armée de Ceredig parvint à le contourner et à le battre à la bataille de Rawcliffe, où Aethelbert en personne perdit la vie.
(
3 armées Saxons contre 3 romanos-brittons; 1er round, une perte de part et d'autres)
Bien que vainqueur à Rawcliffe, Ceredig ne sut et ne put profiter de sa victoire. Celui qui se croyait investi de la puissance d'Arthur fut traumatisé par la violence du combat, et faillit fuir si son entourage ne l'avait retenu.
Ceredig reporta alors toute campagne, toute bataille, craignant pour sa vie, et se couvrant de honte vis à vis de ses nobles, perdant peu à peu son autorité.
Au contraire, face à lui, les Saxons se ressaisirent très vite. Raedwald, le roi de Suffolk, allié d'Aethelbert, saisi l'occasion pour s'attribuer une partie de l'armée du défunt, promettant de soumettre Ceredig. Il lui fallut pourtant se prémunir contre Cadwallan.
L'armée de celui-ci s'était en effet avancé à l'Est, prêt à frapper Raedwald et à épauler Ceredig. Il semblait pourtant que l'attitude pusillanime du roi celte Ceredig avait particulièrement écœuré le Gallois, et que celui-ci faisait désormais peu de cas de l'alliance britonne.
Jouant de cette carte, Raedwald fit le pari que Cadwallan n'interviendrait pas. Il fondit sur York, cherchant à provoquer le combat. Ceredig fuit devant lui, et finit par s'enfermer dans York. Au bout de quelques semaines de siege, il fut contraint de se soumettre à Raedwald. Nombre de clients du roi l'avaient déja abandonnés, se retranchant dans les Pennines ou à Chester.
(
2e round, 1 perte britonne, aucune perte saxonne; repli briton)
Raedwald profita de sa victoire, prétendant offrir une vengeance au nom des peuples germains, pour les Angles que Arthur avait vaincus 40 ans plus tot. Il se présentait en fédérateur des germains contre les Celtes.
