loda a écrit :gladiatt a écrit :Mince, ça à pas l'air d'emballer les foules
j’arrête ?
Non, non, je suis aussi mais c'est vrai que je commente peu
Surtout, ne t'arrête pas!

Merci, ca me touche
LES FRERES SAXONS : HENGIST ET HORSA
Caed Paulinus n'avait pas rejoint les terres
britonnes du Nord. Il avait réussi à s'installer à mi-chemin entre Chester et Londinium, et se fit reconnaitre
Dux de Mercia.
30 ans plus tard, son fils Gladius Paulinus regnait sur ce territoire. Il était en butte permanente avec Severus Silanus, qui dominait les principautés britonnes du nord.
Silanus, ambitieux et retord, réclamait à Paulinus un tribu qui l'aurait trop affaibli, en échange d'une protection que Paulinus savait toute relative. Lorsque Silanus voulut se faire reconnaitre "Vortigern" (Grand Roi) en 449, une large fraction de l'aristocratie britonne persuada Paulinus de refuser cette reconnaissance.
Vortigern, vindicatif, chercha à se venger.
Il fit appel à un clan Saxon tout juste installé sur les cotes de Bretagne, et dont la chefferie était partagée entre deux frères,
Hengist et Horsa (peut être dénommé ainsi en rapport avec un rôle dans la cavalerie).
Officiellement, aux yeux de ses compatriotes, Vortigern fit appel à
Hengist et Horsa pour l'aider à se débarasser des Jutes et des Angles. Mais Vortigern avait promis la main de sa fille à Hengist si d'aventure une troupe isolée venait à faire passer le Dux Paulinus de vie à trépas. Il proposait ainsi au Saxon de se lier à l'aristocratie britonne. Vortigern pour sa part espérait bien s'emparer de la fille de Paulinus pour l'épouser, et pour se poser en protecteur de la Mercie, détournant au dernier moment les troupes de Hengist.
A malin, malin et demi. Hengist avait des espions à la cour du Dux Paulinus, des aristocrates qui commençaient à négocier leur ralliement au prix du maintien de leurs privilèges. Et il était au courant de l'essentiel des projets de Vortigern.
LA PREMIERE CAMPAGNE SAXONNE
Hengist commença, dans un premier temps, a respecter sa parole : il ne voulait pas effaroucher les aristocrates britons.
Il envoya donc son frère
Horsa livrer bataille aux Jutes.
Dans le Kent, les guerriers
Jutes, pourtant dépassés en nombre par les soldats de Horsa, livrèrent une féroce bataille à proximité des cotes où les Saxons venaient de débarquer. En une journée, à la bataille de Rutupiae (Richborough), les Jutes écrasèrent les Saxons de Horsa, qui fut contraint de ré-embarquer en catastrophe.
(
3 saxons ne font aucune pertes; 2 jutes tuent 1 saxon; repli saxon en mer)
Plus au nord,
Hengist menait sa propre armée contre les Angles qui occupaient le Sussex. Il commença par s'emparer un à un des nombreux bourgs Angles le long de la cote, afin de priver ceux-ci de tout renfort qui viendraient d'au dela des mers, et afin de faciliter l'arrivée des siens.
Comprenant qu'ils étaient isolés, les Angles bousculèrent les troupes de Hengist afin de rompre un enclavement fatidique. Une bataille, au site indéterminé, tourna à leur avantage. Les guerriers Angles, sans demander leur reste, purent se replier plus au nord, en Lindsay (décidément les Bleus de Guernica aiment à s'y réfugier).
( 3 saxons + chef Hengist contre 2 Angles: 1 perte saxonne et repli Angle).
Fort de sa victoire chèrement acquise, Hengist réclama son dû à Vortigern. Celui-ci lui fit remarquer que Paulinus, le Dux de Mercia, était encore en vie.
Hengist dépêcha alors les troupes de Horsa pour raser la Mercie de fond en comble. Paulinus voulut regrouper ses maigres troupes pour contrer l'envahisseur saxon. Mais il fut trahi par la faction de nobles qui avait négociée son ralliement à Hengist, et fut assassiné avant de livrer bataille.
Malgré les exhortations des comploteurs qui se ralliaient à lui, Horsa poursuivit pendant tout un été le pillage et le saccage de la région. Enfin, il se fit remettre la fille de Paulinus pour qu'elle épouse son frère.
Cependant, la prise de pouvoir saxonne en Mercie fut brève: les déprédations de Horsa entrainèrent misère et disette; la population déclina, et en quelques années, l'aristocratie locale disparut ou migra sous d'autres cieux.
Vortigern , qui avait fait venir les Saxons, avait échoué dans sa tentative pour imposer son autorité en Mercie. Il passait même désormais, aux yeux de ses contemporains, pour un traitre. Au même moment, Gildas le Sage, érudit briton, écrivait au général romain Aetius, qui s'évertuait à défendre l'empire romain en Gaule. Sa lettre est rapporté par Ozisme, écrivain paîen, en 500 ap JC : "Les barbares nous jetèrent à la mer; la mer nous rejeta sur les barbares; nous n'avions dès lors d'autre choix que de mourir noyés ou sous l'épée".
DEUXIEME CAMPAGNE SAXONNE
Hengist n'en avait pourtant pas fini avec la Bretagne. Conscient de la force de ses troupes, il poursuivi ses campagnes pour étendre ses conquètes.
Ainsi, il mena une nouvelle campagne dans le Kent afin de soumettre les Jutes qui avaient refoulés son frère Horsa.
Cette fois, l'armée saxonne, imposante, vint par le nord, par voie de terre, et non par la côte. Progressant en plusieurs colonnes, les armées saxonnes s'assuraient qu'aucune armée Jute ne puisse leur echapper.
Pourtant, la campagne faillit encore une fois échouer. Les Jutes refluaient devant Hengist, refusant le combat.
(
1er round, aucune perte de part et d'autres)
Finalement, Horsa utilisa sa cavalerie pour tourner les Jutes. Il les forca à s'éloigner de lui, et les rabattit sur son frère Hengist.
A proximité de Durovernum (Canterburry), les Jutes encerclés livrèrent leur dernière bataille. Durant deux jours, ils combattirent les saxons de Hengist, qui les massacra sous les murs de la ville.
(
2e round, 2 pertes Jutes pour aucune perte saxonne)
Ce fut la disparition brutale et définitive des Jutes de l'Histoire
Horsa , qui avait participé aux victoires de son frère, s'estimait pour sa part lésé. Désireux de se tailler son propre royaume, il entraina à sa suite plusieurs troupes dans l'espoir de conquérir d'autres terres.
Il se jeta sur les Welsh du Wessex. Mais, redoutable combattant, Horsa n'avait pas la ruse politique de son frère. Il ne prit aucun disposition pour diviser et affaiblir ses ennemis.
Lorsqu'il rencontra en rase campagne l'armée Welsh, Horsa fut tué à la tête de sa cavalerie victorieuse, et la mort de leur chef provoqua le repli saxon.
Mais, après quelques semaines de flottement, un nouveau chef s'imposa aux Saxons, qui reprit la conquête de la région.
En quelques mois, les Saxons infligèrent une série de défaite aux Gallois, qui durent se soumettre.
Le Wessex devint saxon.
