1 au 6 juin 1943
Poursuite de l'offensive dans le Pacifique Sud Ouest
NOPAC
Rien.
CENTPAC
La 3e USMC division (US Marine Corps) est arrivé à son port d'attache en attendant
WHAM! (toujours pas d'idée ? en même temps vous avez le temps, y'en a bien pour 4 ou 5 mois minimum avant son déclenchement).
Les 3 premiers jours de juin sont calmes pour le Silent Service.
Mais le 4 juin, les affaires reprennent.
Au nord Est de Borneo, le Swordfish rate un pétrolier. Les 4 escorteurs qui le protègent tentent, en vain, de retrouver le submersible qui se fond dans les fonds.
A peine quelques heures plus tard, cette fois au large de Brunei, le Salmon à l'audace d'attaquer en surface un cargo isolé. Sur le pont douché d'écume de mer, les artilleurs ouvrent le feu avec toutes leurs armes de bord contre le Tokiwa Maru. Un déluge d'obus de tout calibre perce la fragile coque et le château arrière, provoquant un début d'incendie. Mais il est impossible de regler son compte à un cargo de cette manière. Une gerbe de torpille est tiré (dispendieux va !), et le cargo quasi à l'arret en encaisse pas moins de 5 avant de sombrer aussitôt.
L'ile de Labuan à l'entrée de la baie de Brunei.
A 3780 miles de là ( j'ai compté les hexagones

), le Mingo en maraude dans les Marshalls torpille un cargo au nord de Jaluit, mais ne parvient pas à le couler.
Le 5 juin, le Mingo, qui s'est déplacé à Maloelap, à la chance de se trouver nez à nez avec un mouilleur de mine. Une torpille est expédie sur le petit bateau nippon...qui ne coule pas

.
Dans les Celebes, le Saury expédie deux torpilles sur un cargo à proximité de Tarakan.
Le 6 juin, au large de Morotai, le Grayback s'offre une proie bien plus intéressante qu'un cargo (quoi que ma doctrine reste la même: tout ce qui flotte et qui est ennemi est digne de recevoir des pruneaux). Un pétrolier ravitailleur défile sous le nez du capitaine Saunders. L'escorte qui l'accompagne gène ses manœuvres, aussi ne parvient il a lui expédier qu'une torpille au but. Elle est cependant suffisante pour enflammer la précieuse cargaison de fuel.
Tandis que Saunders plonge profondément pour éviter les charges lancées à tout bout de champ par l'escorte, un craquement sinistre se fait entendre dans ses hydrophones: le pétrolier coule !
SOWEPAC
Désireux de profiter de l'absence momentanée du KB, l'Etat Major allié lance, sans grande préparation, une opération pour profiter le l'occasion.
NIVELAGE avait pour but de s'emparer de Lae, superbe base déja bien développé par les Japonais. Mais la resistance attendue est loin d'être négligeable. Les reconnaissances annoncent pas moins de 8 unités, et les renseignements sont formels : la 19e DI est prête à me recevoir sur place.
Reste alors une autre solution pour franchir le Détroit de Dampier entre la Nouvelle Guinée et la Nouvelle Bretagne. Finschaffen, bien que n'ayant que peu d'infrastructures, peut être dévellopé correctement, et ne compte qu'une unité ennemie sur place.
Les reconnaissances effectuées par les F5A Lightnings du Capitaine Norg du R6-VIG-VI Groep sont en revanche incapable d'estimer le nombre d'hommes qui la composent....
Cependant, le débarquement de 2 divisions, les 32e (venant de Gili Gili) et 37e (venant de Gasmata) devrait pouvoir venir à bout du problème aisément. Finschaffen pris, Lae se retrouve encore plus isolé qu'actuellement, et les 2 divisions seront capables de soutenir une hypothétique et peu probable contre-attaque de la 19e DI.
Le 1er juin, à Rabaul, le S47 se joint à la chasse aux barges. Au canon de 4 inch, il pulvérise le bloc moteur d'une de ces frêles embarcations, qui coule en quelques instants.
Plus tard dans la journée, naviguant au ras des flots, le S47 repère une autre proie. Les canonniers sortent du kiosque, et se dirigent vers leur pièce, lorsqu’à bord de la barge, l'équipage se rebiffe, et décide de défendre sa peau. Des rafales de mitrailleuse griffent la coque du submersible, les canonniers s'abritent derrière leur pièce, comme ils peuvent. Puis répliquent. Un seul obus suffit à envoyer par le fond la barque rétive.
Le lendemain, ce sont les Beaufighter du 4e RAAF squadron qui reprennent leur tache ingrate mais utile d'isoler la grande base ennemie. A Rabaul, ils straffent, déboulant au ras des vagues, 3 barges, les coulant.
Et en Nouvelle Bretagne, les Avengers du VMTB-143 s'entrainent en harcelant les effectifs en retraite du South Sea Detachement.
Pendant ce temps, l'armada alliée se concentre au nord des iles Kiriwina. Sa composition est la même que pour
PIED DE BICHE.
Le 3 juin, poursuite du harcèlement des barges qui transitent entre Kavieng et Rabaul. Cette fois, il y a de nombreuses victimes d'une unité transportée par ces embarcations. Evacuation ? Renforts ? La marine japonaise en tout cas ne risque plus de moyens conséquents dans la zone, et se retrouve réduite à ces expédients peu efficace et terriblement dangereux pour les passagers.
L'aviation basée à Gasmata veille désormais sur la navigation japonaise à proximité. Un raid de B-25 (18e RAAF sq) s'attaque ainsi à un misérable patrouilleur aux iles Admirality. La défense est succincte, 2 intercepteurs japonais se dressent devant ma cinquantaine de chasseurs. Ce sera cependant suffisant pour cribler de plomb un Boomerang du 83e RAAF sq. Ces appareils ont une allonge intéressante et peuvent escorter relativement loin mes bombardiers. Mais l'appareil est totalement surclassé par les chasseurs japonais. Les P-38 règlent leur sort aux 2 avions ennemis, et les B-25 s'élancent, parvenant à toucher le Nishi d'une bombe. Sans le couler.
5 JUIN, FINSCHAFFEN. Des centaines de pièces de marine tonnent. La petite base japonaise est sévèrement matraquée. En revanche, inquiétude à l'Etat Major: aucune troupe ennemie ne semble avoir pâti des tirs....
Dans la foulée de la canonnade, les transports se rapprochent des plages. Ouvrant la voie, les dragueurs australiens ouvrent des chenaux dégagés des mines qui bordent la côte. Certaines leur échappe, deux transports heurtent ces engins.
Dans la matinée, survient un raid de Liberators venus de Port Moresby : on ne veut laisser aucune chance aux défenseurs ennemis.
Mais la 143e IJA Base Force s'en sort encore une fois, apparemment, indemne.
Alors que mes bombardiers s'éloignent, la chasse qui tourne en permanence au dessus des nombreuses escadres s'activant ici repèrent un véritable essaim de points noirs qui grossissent à vu d'oeil dans le ciel.
L'aviation impériale sort en force ! On doutait de sa capacité à combattre. On craignait une hypothétique réaction. On est fixé: l'adversaire cherche à contrecarrer ma manœuvre.
Pas moins d'une centaine de chasseurs escortent 50 bombardiers, et filent droit sur les patrouilles qui cherchent à couvrir au maximum la zone de débarquement.
Première victime, le Brewster du F5-VIG-III Groep, présent à cause de son autonomie. Un zéro s'en débarrasse en quelques instants.
Rapide et véloce, les P-38 réagissent bien plus vite que les F4F Wildcats vieillissants de l'aéronavale. Piquant sur l'adversaire, ils réalisent une passe meurtrière et efficace: 7 Tony sont incendiés et abattus avant que la mélée ne débute réellement.
Dans un chaos indescriptible, plus de 200 avions s'affrontent en tournoyant en tous sens. Les P-38, redoutables, sont pourtant victimes de leur petit nombre. Ils tombent, les uns apres les autres. Les renforts qui affluent au compte goutte tombent à leur tour. Mais les pertes qu'ils causent à l'ennemi sont encore bien plus grande. 17 bipoutres sont perdus, mais ils abattent en tout (en prenant en compte les 7 Tony de la première passe) 25 Tony et 14 Zéros, ainsi que 7 bombardiers.
Les wildcats sont pour leur part dépassés par la vitesse de leurs adversaire. A de nombreuses reprises, les Tony s'esquivent en distançant les Wildcats. L'agilité et le brio des pilotes de l'US Navy leur permet cependant de ravager les rangs adverses, non sans perdre eux mêmes de nombreux appareils.
Au total, 50 chasseurs alliés sont détruits (!!) pour 92 japonais, et 8 bombardiers. Mais la chasse alliée n'a pas pu stopper ces derniers, qui filent désormais vers leurs cibles....
Les restes de la formation ennemie :
Première cible, le Yorktown du capitaine Buckmaster. Le navire zigzague violemment en dressant un mur de feu au dessus de lui, détruisant un Helen.
Une escouade de Betty, frôlant la cîme des vagues, prend pour cible le majestueux Indiana. Le ciel est zébré d'éclairs, moucheté des éclats de la DCA. Un betty, l'aile sectionné, s'abime en mer, les autres ratent leur cible.
D'autres Bettys ont pris pour cible le fleuron de la flotte alliée, le porte-avion le plus moderne, l'Essex. Arrivant en ciseaux, ils contrecarrent toute manœuvre d'évitement. Un feu dru et meurtrier détruit un assaillant. Mais déja filent à 40 noeuds les Long Lance...et ce que tous redoutaient à bord se produit. Une détonation sourde, une gerbe d'eau immense parsemée de débris: une torpille vient de crever la coque du porte-avion !!
Les voies d'eau sont torrentielles, des incendies, déclenchés par des courts circuits, éclatent dans les fonds du navire.
A peine le Essex touché, une autre formidable explosion retentit à quelques encablures. Bravant la mort, d'autres Bettys font face à la DCA de l'Indiana, dont les Bofors de 40 mm aboient rageusement. Un Betty s'embrase, éclate telle une grenade. Mais les autres lancent leurs projectiles. L'un d'eux touche le cuirassé par le travers. En dépit de sa ceinture blindée, le bâtiment donne déja de la gite, embarquant des tonnes d'eau de mer.
En dépit du raid, la flotte reste concentrée, défendant les transports qui déchargent hommes et matériels sur la plage de Finschaffen.
La journée n'est pas encore terminée. L'aviation nipponne produit encore un effort, et lance un nouveau raid, quoi que moins étoffé. Quelques 40 chasseurs escortent 7 Helens.
Même motif, même punition. Le Brewster hollandais est éliminé par les agiles zéros. Comme dans la matinée, les P-38 accélèrent pour attaquer sans attendre, se jettent sur les Tony, tournoient autour, mitraillent. Des avions basculent brutalement, rappelés vers le sol par la dure loi de la gravité, privé l'un d'une aile, l'autre du bloc moteur, ou trainant un épais panache de fumée noire et grasse.
Mais cette fois, les bombardiers ne passent pas, ils lâchent leurs bombe et fuient avant d'avoir approché leur cible.
9 chasseurs alliés de plus sont perdus, pour 35 avions japonais.
Le 5 juin au soir, 23000 hommes sur les 38.000 prévus (unité d'attaque...et de soutien) ont déja débarqués.
L'aérodrome de Finschaffen à la fin des années 60 :
La côte à proximité :
Dans la nuit, les débarquement se poursuivent, au milieu de l'incessant ballet de dragueurs qui cherchent à éradiquer la menace des mines...sans succès. Le AP Meigs heurte l'une d'elle.
Le calme sur terre intrigues les GI's. Il n'y a pas un seul tir vers la flotte, pas un ennemi pour tendre une embuscade.
Et pas un seul raid aérien ennemi non plus !!
En fin de journée, les deux divisions débarquées ont fait le tour du propriétaire et sécurisés la base.
Les quelques logisticiens japonais ont du fuir dans la jungle sans demander leur reste, cherchant à rallier Lae pour se mettre à l'abri.
Il va en revanche falloir attendre une bonne journée pour utiliser la base, les tirs de marine n'ayant pas fait dans la dentelle.
Mais l'efficacité du génie américain n'est plus à faire, je compte sur mes unités de sapeurs pour remettre la base en état rapidement.
Le 6 juin, aux abords de Wewak, le Sculpin réalise un doublé.
Un cargo est rapidement trouvé dans la nuit, aisément touché d'une unique torpille, insuffisante pour le couler.
En revanche, une fois le soleil levé, le Sculpin repère un petit mouilleur de mine. Ni une ni deux, le Sokuten encaisse une torpille.
S'il ne coule pas, la fragilité du navire me laisse penser qu'il ne restera pas à flots jusqu'à un port pour l'abriter.
NORTH OZ
Le 1er juin, un nouveau raid de 60 bombardiers vient rajouter quelques dégats à l'aérodrome japonais.
L'aviation ennemie semblant avoir définitivement désertée l'ile, et face à la fatigue accumulée des équipages, aucun autre raid n'est lancé dans la semaine. Les effectifs se préparent pour les premières phases de
ETAI, qui consistent en de désormais traditionnels bombardements des aérodromes ennemis.
Espérant écraser rapidement la chasse adverse, l'Etat Major allié à concentré 3 escadrilles des Marines ( VMF 121, 212 et 214) ainsi que le 318e FG, transformé pour l'occasion sur P-47 !
Les premiers sweeps ne devraient plus tarder, et surtout depuis la bataille du 5 juin à Finschaffen : si l'aviation ennemie à subi de lourdes pertes en appareils et pilotes, il faut accentuer encore ses déficits et ses carences et l'attaquant sur d'autres fronts.
Le 2 juin, au sud de Amboine, le KXI, certainement repéré, est assailli par une escadre de destroyers japonais. Loin d'être aussi peu efficaces que les petits escorteurs, ils parviennent à la suite d'une longue traque a sévèrement toucher le submersible hollandais.
Les chocs encaissés, provoquant des courts circuits, engendrent un début d'incendie, ainsi que d'inquiétantes voies d'eau.
Au 6 juin au soir, le KXI n'est plus qu'a 60 miles de Darwin, mais rien ne permet d'affirmer que le navire sera sauvé.
Le cap Fourcroy, sur l'ile de Bathurst, à l'approche de Darwin.
Pour rendre la monnaie de sa pièce à l'ennemi, le S 23 qui rode à proximité de Amboine réussit à retrouver l'escadre de destroyers japonais. Il lui faut se faire discret pour pouvoir approcher les navires nippons. Parvenant à bonne portée, il surprend le Hatsushima, et perfore sa fragile carcasse d'une torpille. Le destroyer reste à flot....espérons qu'il coule d'ici peu.
CHINE
Dans les cieux enténébrés de Wuchow, l'aviation japonaise poursuit ses missions nocturnes, qui n'ont quasiment aucun résultat sur ma base (un hit par ci par là sur les pistes).
Seulement désormais, les aviateurs japonais doivent veiller au grain, dans des conditions difficiles. Car ils n'ont plus la maitrise du ciel nocturne. Désormais les pilotes du 27e squadron de chasse de nuit britannique sont à pied d’œuvre pour entraver les missions ennemies. C'est une tache difficile. Guidés par les radars chinois et les guetteurs au sol, les beaufighter VIF, dépourvus de radar embarqués, sont aussi aveugles que les pilotes japonais. La première rencontre est difficile. Les mitrailleurs adverses criblent les bimoteurs anglais de multiples impacts de balles. Mais la puissance des canons Hispano de 20mm déchire un Sally.
Durant la semaine, les raids ennemis s'enchainent. Les interceptions, rares, permettent cependant aux pilotes anglais d'abattre
4 avions japonais (sur 340 sorties). Ce sont de longues heures de veille, dans un noir d'encre, qui attendent les pilotes. Trouver un adversaire dans de telles conditions relève de la chance ou du hasard, en dépit des indications lacunaires des radars au sol. Approcher et attaquer semble hasardeux, il est difficile d'évaluer les portées, les évolutions ennemies. Le résultat est cependant positif.
L'ennemi cherche cependant à tendre une embuscade à mes chasseurs. Le 3 juin, ses chasseurs de nuit Irving auraient du prendre l'air de nuit. Une énorme erreur va lui couter cher ( de l'aveu de Stefan, il était persuadé d'avoir réglé son vol sur "night operation", mais l'ordre est resté sur un vol de jour....). Les 27 Irving qui prennent l'air ce jour là ne font pas le poids face aux agiles Spitfire du 242e squadron, qui abattent 6 chasseurs ennemis pour aucune perte.
A Chungking, les bombardiers chinois, afin de se reposer du raid du 31 mai, opèrent à une plus courte distance. Ils assaillent la tête de pont japonaise au nord de la ville le 2 juin.
Le matraquage suffit à enrayer l'assaut japonais déclenché le jour même.
La riviere Jialing sur les bords de laquelle cherchent à percer l'ennemi :
Comment l'Etat Major japonais perçoit t'il ses tentatives de percée refoulées jour apres jour ? La tête de pont sur le cours du Yangtzé au nord de Changsa avait piétiné plusieurs semaines avant de craquer. Espère t'il un résultat sur le long terme ?
Les efforts de l'aviation chinoise payent, et se reportent aussitôt au sud, étant quasiment certain que le nord peut tenir quelques jours sans appui. C'est une alternance de cible qui porte ses fruits. Les B-25J bombardent les positions ennemies au sud de Chungking le 3 juin.
Le jour même d'un assaut ennemi qui s'enlise.
Les troupes ennemies désormais contenues momentanément, il est temps de retourner harceler son aviation. Les chasseurs sont suffisament reposés.
Le 4 juin, 69 P-40N chinois escortent 62 B-25J qui viennent matraquer la base d'Hengchow sans défense, détruisant 14 avions au sol !
Les efforts se poursuivent le lendemain 5 juin, on espère pouvoir grignoter peu à peu l'ennemi. Rongeant son frein à patrouiller au dessus de Chungking, l'AVG/C de Boyington participe ce jour là au raid. Bien m'en prend, car cette fois la chasse ennemie a décidée de réagir...quoi qu'avec des effectifs réduits. La vingtaine de chasseurs nippons qui orbite au dessus de Hengchow va cependant se battre tenacement, les Tojo se montrant coriaces et redoutables pour la chasse chinoise. 10 avions alliés sont perdus, pour 15 japonais. Les hommes de Boyington expédient au tapis 5 des chasseurs japonais. 12 avions sont détruits au sol.
Incapable de reprendre l'ascendant au sol, les forces chinoises sont désormais capables de porter des coups à l'adversaire dans le ciel de Chine.
Au sol justement. Le 3 juin, après des semaines d'hésitation à monter la garde sur le flanc de leur armée qui encercle Wuchow, un corps chinois franchit en force la rivière des perles. Les 80.000 assaillants n'ont aucun mal à bousculer les 15.000 défenseurs rejetés loin à l'ouest.
Dès le 5 juin, Wuchow est totalement encerclé, condamné. Le 6, les tanks japonais montent à l'assaut alors que l'infanterie rejoint à peine les blindés, aggravant les pertes chinoises.
BURMA
Les 4 et 5 juin, l'aérodrome de Mandalay est bombardé ( 76 sorties de Liberators) dans l'espoir de détruire des stocks de ravitaillement.
Ici le 4 juin.
Dans le même temps, les bombardiers américains, à l'allonge plus grande, et apres quelques reconnaissances préalables, lancent deux raids les 5 et 6 juin, contre les gisements miniers de Moulmein. Avec le même objectif: priver l'ennemi de ravitaillement local (donc, rappel, une "ressource" produit un point de supply par jour. Moulmein à un gisement de 100 ressources).
En deux jours les bombardements vont mettre à plat 82 points de ressources !
Ici le 5 juin. Le score affiché n'a rien à voir avec la réalité (brouillard de guerre).
Dans le même temps, l'aviation basée à Akyab procède à un matraquage intense des unités japonaises présentes dans la chaine des Arakans. Les 1, 2, 5 et 6 juin, plus de 660 sorties écrasent les troupes adverses.
Au nord du pays, la 7e Armored Bde, après une retraite longue et pénible de 2 mois, parvient enfin à Ledo le 2 juin, où il lui faut désormais se reposer et se reconstituer. L'unité est à 40% de son effectif. Un pont aérien quotidien à permis de lacher directement sur l'unité une partie du ravitaillement dont elle avait besoin, limitant ainsi (du moins je l'espère

? ) l'attrition engendrée par sa longue marche vers le nord.
La 255e brigade blindée indienne, dans le même état, parvient à Ledo le 4 juin.
Ces deux unités ne sont plus appelées à combattre (sauf cas de force majeure) pour de longs mois.
Alors même que mes unités retraitent vers le nord, la 18e DI japonaise qui m'avait coursé durant un temps, à fini par rebrousser chemin !! Va t'elle se porter elle aussi sur Akyab ? Ou prendre la relève de la Garde Impériale, en garnison à Myitkyina au 2 juin ?
Ce rapport des renseignements est d'ailleurs plein d'enseignements. La 48e DI japonaise, qui jusque là combattait dans le sud de la Chine, est désormais en garnison à Manille. Lautern est défendue par la 56e brigade, Victoria point par la 23e.
Où désormais va se porter l'effort ennemi sur ce front ? Sur Akyab directement ? Ou au nord, pour me couper de l'Inde ? Bien inutilement d’ailleurs car le ravitaillement arrive désormais par bateau, le port ne semblant plus craindre les raids ennemis.
BENGAL SEA
Le 2 juin, au petit matin, le vaillant Edsall, qui a participé à la destruction de moult sous marins ennemis, fini par être rattrapé par le sort. Le I-156, arrivé en tapinois, lance à bout portant, pour être sûr de son coup. Deux explosions déchirent le destroyer, qui sombre en quelques instants.
Le John Edwards réplique vivement. Le grenadage qu'il opère, intense, ne laisse aucune chance au submersible. Les ondes de choc des grenades lachées en grappe faussent les portes des tubes lance-torpille avant. La coque se met à fuir, par où s'échappe des filets de mazout gras et luisants qui remontent en surface. Insuffisant pour le John Edwards, qui vide ses rateliers sans répit. Jusqu'au coup au but final.
Décidément, si l'arme sous marine japonaise peut encore causer des pertes, c'est en payant le prix fort, les équipages alliés étant correctement entrainés et équipés pour répliquer.
Le 3 juin au dessus des Andamans, en pleine nuit, le 176e squadron britannique tout juste déployé cherche, comme à Wuchow, a arreter les intrus nocturnes. Les équipages sont moins aguerris que ceux du 27e squadron, les résultats sont inexistants.
L'ennemi revient les 5 et 6 juin, ne causant aucun dégâts à mes installations, ne perdant aucun appareil (sauf pertes ops auxquelles je n'ai pas prêté attention) sans que je n'en perde non plus.
Sur ce front aussi, comme sur le front d'Australie du nord, je décide de rapidement passer à l'offensive contre la chasse adverse, afin de saigner autant que faire se peut la force ennemie suite aux pertes subies sur tout les fronts.