Page 1 sur 1

A Feu et a Sang

Posté : ven. oct. 11, 2013 4:49 pm
par jolou
Vous vous nommez Simon Worden et vous êtes un gentilhomme puritain, menant une existence tranquille dans une petite ville du
Somerset. Vos voisins sont tous de braves gens vertueux et dévots, et les événements extérieurs à votre petite communauté
vous laissent assez indifférent. Vous avez une excellente épouse,Mary, et deux charmantes fillettes de cinq et sept ans. Avant
d'être marié et établi, vous avez passé un certain temps à voyagersur le continent, et vous y avez appris à vous battre.

Vous êtes assis à votre bureau, dans la pièce du devant de votre demeure du Somerset, en train de vérifier la comptabilité
domestique de l'année écoulée, lorsque votre épouse, Mary, fait irruption, visiblement excitée.
— Le roi a arboré la bannière ! s'écrie-t-elle. Alarmé, vous vous redressez à moitié.
Où avez-vous appris cela ? demandez-vous.
— Un homme est en train de lire une proclamation sur la grandplace, répond-elle.
Prenant tout juste le temps de mettre votre manteau et votre chapeau, vous vous précipitez vers la grand-place, où vous
arrivez à point nommé pour entendre répéter la déclaration. Il semble que la bannière royale flotte effectivement au sommet de
Castle Hill, là Nottingham. Cela signifie que le roi est en guerre et que, dorénavant, toute personne qui prendra les armes contre lui
sera automatiquement considérée comme un traître. C'est une décision qui couvait depuis plusieurs mois, une décision que
vous redoutiez.
La guerre civile, murmurez-vous tout bas, horrifié.
— D'autre part, poursuit le messager, je suis habilité par les représentants du roi à recruter un régiment loyaliste, formé
d'hommes qui réprouvent les revendications de ce Parlement fantoche et sont prêts à soutenir leur souverain en ces heures
tragiques. De nombreux habitants de la ville se sont amassés sur la place, et la nouvelle, jointe aux prétentions de cet homme appelant des volontaires à se ranger sous la bannière du roi, provoque une vive colère. Autour de vous, on commence à murmurer.
— Messager du roi ! bougonnent les gens. Qu'est-ce qu'il sait de nos convictions ? On devrait le chasser de la ville.
La foule commence à se rapprocher du héraut d'armes, qui, devant l'expression des visages qui l'entourent, blêmit à vue
d'oeil.

-Allez-vous rester à l'écart et regarder la foule faire un mauvais parti au messager du roi.
-ou essayer de dissuader vos concitoyens de toute manifestation précipitée ?

Re: A Feu et a Sang

Posté : ven. oct. 11, 2013 5:14 pm
par Bébert
Vive le Roi!

On va essayer de sauver son messager...au fait, le roi s'appelle Charles ou Jacques?

Re: A Feu et a Sang

Posté : ven. oct. 11, 2013 5:32 pm
par jolou
Charles.

— Mes amis ! vous écriez-vous d'une voix forte. Ne vous en prenez pas à cet homme. Ce n'est qu'un simple messager. Gardez
votre colère pour ceux qui l'ont envoyé troubler votre bonne et pieuse ville ! Dans la foule, beaucoup hochent la tête.
— Il a raison ! crie quelqu'un. C'est au roi qu'on devrait adresser nos protestations.
— Très juste, lance un autre. A condition de le trouver !
Cette boutade met la populace en joie, et vous en profitez pour vous approcher discrètement du messager.
— Monsieur, lui dites-vous, je vous serais obligé de quitter notre ville au plus vite. Comme vous pouvez le constater, ce n'est pas
ici que vous trouverez des recrues.
Très pâle, le messager acquiesce et s'en va sans demander son reste.
Plus tard, ce soir-là, on frappe courtoisement à votre porte. Vous allez ouvrir et vous vous trouvez devant un notable du village,
l'un des hommes qui manifestaient précédemment sur la grande place.
— Bonsoir, maître Worden, dit-il poliment. Il y a une réunion municipale dans la halle aux blés, et l'on aimerait bien que vous y
assistiez.
Curieux de savoir ce qui se passe, vous prenez votre chapeau et votre manteau et suivez votre visiteur jusqu'à la halle, qui borde
la grand-place. Vous y trouvez réunie la quasi-totalité des hommes du bourg. En entrant, vous sentez tout de suite que
l'ambiance est surexcitée et que les esprits sont échauffés. Vous prenez un siège et écoutez parler l'orateur, le meunier du village.
— Mes amis, est-il en train de dire, nous sommes à la veille d'une guerre civile. Maintenant, personne ne peut plus en douter. En ce
moment même, pendant que nous discutons, le roi rassemble ses troupes, et tous les honnêtes gens seront bientôt à la merci de ses
soudards. Il faut nous unir pour défendre nos biens et nos familles. Vous êtes d'accord ? Les villageois assemblés l'acclament, et beaucoup se lèvent en criant pour se faire entendre. La psychose de guerre a gagné votre paisible communauté et commence à porter ses fruits. Mais l'orateur n'a pas terminé.
— Nous avons besoin d'un chef, reprend-il. Un homme prêt à soutenir ses opinions, un homme honnête et bien-pensant qui ait
une certaine expérience de la guerre. Je propose maître Simon Worden. L'assistance approuve bruyamment, et toutes les têtes
se tournent vers vous. Le moment est venu de prendre votre décision.

-Allez-vous accepter la proposition de vos concitoyens pour les aider à défendre leurs demeures.
-refuser toute participation à cette effervescence belliqueuse.
-ou préférez-vous vous joindre à eux, mais en déclinant leur offre de chef ?

Re: A Feu et a Sang

Posté : ven. oct. 11, 2013 5:39 pm
par DarthMath
Nous acceptons cette marque d'honneur et prenons la direction des opérations ... :clap:

Re: A Feu et a Sang

Posté : ven. oct. 11, 2013 5:47 pm
par Reborn
DarthMath a écrit :Nous acceptons cette marque d'honneur et prenons la direction des opérations ... :clap:
:décisionnaire: :notice:

Re: A Feu et a Sang

Posté : ven. oct. 11, 2013 5:51 pm
par DarthMath
:lolmdr:

:wink:

Re: A Feu et a Sang

Posté : ven. oct. 11, 2013 6:01 pm
par jolou
Vous vous levez et acceptez la proposition qui vous est faite en montant sur l'estrade. Réfléchissant rapidement, vous parvenez à
la conclusion que la première chose à faire est de vous armer. Vous l'expliquez à vos auditeurs, qui vous approuvent. — Le seul
dépôt d'armes de la région est l'armurerie du comté, dites-vous.
Il faut mettre ces armes en sûreté avant que les troupes du roi n'aient pu nous en dépouiller. Que tous les volontaires se
rassemblent demain à l'aube sur la place. Nous nous rendrons à l'armurerie et nous exigerons que l'on nous remette les fusils qui
ont été payés avec nos impôts. La foule hurle son approbation et la réunion se disperse rapidement, chacun ayant hâte de rentrer
chez soi pour prendre quelques heures de repos. La journée du lendemain sera capitale. La décision de s'emparer de l'armurerie
signifie, pour les habitants de cette bourgade naguère si paisible,que tout retour en arrière sera désormais impossible.
Le lendemain matin, au lever du jour, le groupe des volontaires vous attend. Vous vous êtes muni d'une épée et de deux pistolets,
mais vous êtes l'un des seuls à être aussi bien équipé. La plupart des autres n'ont qu'un gourdin ou une fourche, et vous préférez
ne pas penser à ce qui se produirait s'ils avaient affaire à une troupe d'hommes bien armés. L'armurerie du comté est une
bâtisse massive, située dans la ville voisine, à six ou sept kilomètres de là. Durant l'heure et demie qu'il vous faut pour
parcourir cette distance, vous avez tout le temps nécessaire pour expliquer à vos compagnons ce qu'ils auront à faire. En arrivant
dans la ville, vous remarquez un groupe de cinq chevaux, attachés ensemble sur le côté du bâtiment qui abrite les armes.
Lorsque vous vous approchez de la porte, vous trouvez celle-ci ouverte. Vous faites signe à vos concitoyens de vous suivre et
entrez. L'intérieur de la construction est sombre, mais vous pouvez néanmoins reconnaître un officier et quatre soldats
portant l'uniforme des troupes royales. Ils sont en train de rassembler tous les fusils et tous les barils de poudre
emmagasinés dans le dépôt. Vous vous avancez hardiment et vous les interpellez.
— Ces armes appartiennent aux habitants de ce comté, déclarezvous.
Elles ne doivent pas sortir d'ici sans leur autorisation.
L'officier sourit.
— J'exécute les ordres du roi, dit-il. Ces armes sont réquisitionnées. Allez-vous-en.
Vous tirez votre épée et vous vous mettez en garde.
— Je ne m'en irai pas, répondez-vous.
Sans un mot, l'officier dégaine à son tour et se fend. Le duel est inévitable.
L'officier royaliste gît mort à vos pieds et vos concitoyens ont réglé leur compte aux soldats qui l'accompagnaient, mais non
sans dommage : trois des membres de votre groupe ont été abattus el deux autres sont grièvement blessés. Néanmoins, le
dépôt d'armes est désormais entre vos mains. Pendant que vos concitoyens se congratulent de leur succès et se préparent à
emporter les fusils et les barils de poudre, vous contemplez les cadavres des royalistes en réfléchissant. Pour que le roi envoie de
tels hommes s'emparer des armes stockées dans les dépôts des comtés, il faut qu'il envisage sérieusement la guerre. Or, si vous
êtes de taille à affronter ses soldats quand ils se présentent par petits groupes, comme aujourd'hui, le roi ne sera jamais vaincu
sans qu'il y ait eu au moins une grande bataille rangée. Vous en concluez que la meilleure solution, pour que cette guerre prenne
fin rapidement, est de former une compagnie avec tous ceux de vos concitoyens disposés à s'enrôler dans l'armée du Parlement.
De retour dans votre ville, vous réunissez à nouveau vos concitoyens et leur soumettez votre projet. Beaucoup d'entre eux
sont d'accord avec vous, et vous décidez de partir au plus vite pour Londres, afin de rejoindre l'armée parlementaire. Le
lendemain, après avoir embrassé votre femme et vos filles, vous montez à cheval et prenez la route de la capitale, à la tête d'une
compagnie.
Le trajet jusqu'à Londres dure plusieurs jours, car votre groupe comporte beaucoup plus de piétons que de cavaliers. Lorsque
vous y arrivez, la ville est un chaos, mais un chaos organisé. Le Parlement lève une armée le plus rapidement possible, et on a
rassemblé dans la capitale des hommes venus de toutes les régions du Sud, tous placés sous le commandement du comte
d'Essex et tous attendant impatiemment leur ordre de départ. L'attente est pénible, et vous découvrez certaines choses qui
sèment le doute dans votre esprit. L'armée parlementaire n'est pas composée exclusivement d'honnêtes citoyens bien-pensants,
tels que vos compagnons et vous-même. Bien que les puritains, comme on vous a surnommés, y soient nombreux, elle compte
également beaucoup d'individus qui ressemblent davantage aux voyous dont, paraît-il, est formée l'armée du roi. L'objectif
essentiel de certaines bandes de jeunes recrues semble être le sac et le pillage, n'importe où et au détriment de n'importe qui. Les
horreurs de la guerre sont une fois de plus du voyage. Les ordres finissent par arriver et, le 9 septembre 1642, l'armée quitte
Londres en direction du nord, où elle espère affronter les troupes du roi. Au moment où votre compagnie va se mettre en marche,
vous recevez une lettre du représentant de votre région au Parlement, sir William Malbon, qui vous souhaite bon voyage et
de brillants succès. L'armée se dirige d'abord vers Northampton, où Essex campe durant plusieurs jours en attendant des
nouvelles de l'armée du roi. Lorsque celles-ci lui parviennent, il semble que Charles Ier se replie en battant en retraite vers l'ouest,
en direction de Worcester. Essex décide de le poursuivre. L'armée se remet en route, cette fois vers le couchant, et, le 23
septembre, elle approche de Worcester. Là, elle subit un revers, un escadron de cavalerie ayant été repoussé par les cavaliers
royalistes du prince Rupert à Powicke Bridge, sur la rivière Teme. Mais Essex parvient à regrouper ses troupes, et vous vous
remettez en marche vers Worcester.

Worcester est maintenant occupée par l'armée parlementaire, et c'est là que vous assistez pour la première fois à la furie destructrice de vos coreligionnaires puritains, envers ce qu'ils appellent l'« idolâtrie papiste » : les statues, les peintures et tous les ornements du
culte anglican qu'ils exècrent. Des soldats arrêtent le maire de Worcester et le jettent en prison, sous l'unique prétexte qu'il est
anglican, pendant que d'autres pillent la cathédrale et démolissent les grandes orgues magnifiquement sculptées qui y
occupaient la place d'honneur. Vous commencez rapidement à vous en rendre compte : cette guerre n'oppose pas seulement le
Parlement au roi, mais également les protestants puritains aux catholiques anglicans. Vous parvenez à réquisitionner une
auberge pour loger confortablement vos hommes et, ce soir-là, vous vous endormez au milieu des incendies et des pillages.

Le lendemain matin, vous entendez un tumulte au rez-dechaussée. Vous bouclez aussitôt votre ceinturon, vérifiez que
votre pistolet est chargé et descendez en hâte voir ce qui se passe. Vos hommes se sont emparés du propriétaire de l'auberge, qu'ils
accusent d'être papiste et royaliste. Il semble qu'ils aient découvert une lettre adressée par un officier de l'armée de
Charles Ier, ayant séjourné à l'auberge lorsque les royalistes occupaient la ville, et qu'ils aient décidé de faire un exemple.

-Allez-vous rester à l'écart et laisser vos hommes se défouler sur ce partisan du roi
-ou tenter d'y mettre le holà ?

Re: A Feu et a Sang

Posté : ven. oct. 11, 2013 6:13 pm
par Reborn
On s'ouvre une bouteille et on regarde le passage à tabac. :o:

Re: A Feu et a Sang

Posté : ven. oct. 11, 2013 6:31 pm
par jolou
Vous sortez dans l'air frais du matin en déplorant le fanatisme antipapiste qui aveugle jusqu'à vos propres soldats. De l'auberge,
derrière vous, vous parviennent les cris de désespoir du tenancier dont vos soldats saccagent et pillent l'établissement,
lacérant les tableaux qui ornent les murs, brisant les bouteilles et éventrant les tonneaux qui constituent son gagne-pain. Pendant
un instant, vous n'entendez plus rien, puis les vociférations de vos hommes redoublent d'enthousiasme. Une odeur de brûlé
vous fait tourner la tête. Des volutes de fumée commencent à s'échapper des fenêtres de l'auberge, tandis que les soldats se
ruent à l'extérieur en s'esclaffant et en frappant des mains. D'autres militaires viennent se joindre à eux, et c'est une petite
foule hilare qui regarde l'auberge brûler. L'anti-papisme est virulent dans l'armée du Parlement. Attristé, déçu par le comportement d'hommes que vous considériez jusque-là comme paisibles, vous surveillez le sauvetage des quelques chevaux appartenant à votre compagnie, pendant que l'auberge flambe de fond en comble. Tandis que vous éloignez votre cheval de cet affligeant spectacle, un messager du comte d'Essex vous rattrape et vous invite à vous présenter au quartier général.
Lorsque vous arrivez au quartier général, le comte d'Essex vous reçoit avec un visage sévère.
— Capitaine Worden, dit-il, je viens d'apprendre que vos hommes ont incendié une auberge. Je ne tolérerai pas de tels
procédés dans mon armée, et, à dater de ce jour, cette ville est soumise à la loi martiale. Tout soldat surpris à piller ou à
manquer de courtoisie vis-à-vis des habitants s'exposera à des sanctions militaires. Veuillez en informer vos hommes et, à
l'avenir, tâchez de les tenir en main. Il vous donne congé, et vous vous retrouvez dans la rue, rongeant votre frein avec une rage froide. Vous savez qu'Essex a raison et que vous auriez dû surveiller vos hommes. Etes-vous un officier ou un soudard sans cervelle ? Vous remontez en selle et partez rejoindre votre compagnie en ruminant l'algarade dont vous allez la gratifier.

Vous réunissez tous les hommes de votre compagnie et vous les admonestez vertement.
— Ce que vous avez fait n'est pas digne de puritains bienpensants, déclarez-vous d'une voix tremblante de rage. Ces
procédés-là sont bons pour les soldats du roi, et c'est contre cette dépravation des moeurs que nous nous battons. Conduisez-vous
en bons chrétiens, sinon vous en subirez les conséquences. Honteux et confus, ils vous écoutent en silence, la tête baissée.
— A titre de sanction, leur dites-vous, nous passerons la nuit en plein champ. Et nous y resterons tant que nous n'aurons pas appris à nous comporter décemment.
Le temps passe, et l'armée parlementaire reste à Worcester pendant qu'Essex essaye de se renseigner sur les mouvements de
Charles Ier. C'est seulement au milieu du mois d'octobre que l'on apprend que le roi a quitté sa citadelle de Shrewsbury pour se
mettre en marche vers Londres. Son armée passe pour compter plus de treize mille hommes, un peu plus que la vôtre. Le comte
d'Essex est décidé à l'intercepter en cours de route, et l'ordre de départ est donné. L'armée prend la direction de Warwick.
Continuellement vous parviennent de nouvelles informations : le roi a été acclamé à Bridgenorth, il a atteint Kenilworth, il a
déclaré votre lieutenant général, le comte d'Essex, coupable de haute trahison. Au cours de sa progression régulière vers
Warwick, l'armée fait halte pour la nuit dans le village de Kineton. Tous les hommes qui disposent d'un cheval tout en
n'appartenant pas à la cavalerie reçoivent l'ordre de se rassembler. En compagnie de beaucoup d'autres, vous écoutez
les instructions et apprenez que vous devez participer à une corvée de ravitaillement, l'armée ayant un besoin urgent de
vivres. La cavalerie proprement dite en est dispensée, car elle a passé la journée à effectuer des reconnaissances pour essayer
d'établir le contact avec les forces du roi. Vous vous mettez en route avec un important détachement de parlementaires et vous arrivez ainsi au village de Wormleighton.

A la nuit tombante, le village paraît abandonné. Vous descendez de cheval avec quelques-uns de vos compagnons pour inspecter
l'intérieur de l'une des maisons. Au moment où vous ouvrez la porte, vous entendez ceux qui sont restés à cheval pousser un cri
d'alarme. Vous tournez aussitôt la tête dans la direction qu'ils vous désignent et apercevez un détachement de cavalerie
royaliste, qui vient de pénétrer dans le village par le côté opposé. Vous bondissez vers votre monture et sautez en selle, le coeur
battant. Les royalistes vous ont également repérés, et ils dévalent l'étroite rue du village en rangs serrés. Sortant votre pistolet,
vous tirez dans le tas, après quoi il vous reste tout juste le temps de dégainer votre épée avant qu'ils ne vous tombent dessus. Dans
la mêlée qui s'ensuit, vous choisissez un adversaire et lui portez une botte. Il la pare et se fend, mais, à votre tour, vous parez le
coup.
Lorsque votre adversaire tombe de sa selle et est aussitôt piétiné par les sabots des chevaux affolés, vous vous apercevez que le
combat tire à sa fin et que les deux camps sont en train de rompre. Avec vos compagnons, vous vous dégagez prudemment
et rentrez faire votre rapport à Essex. Le résultat de votre premier affrontement avec les royalistes vous a vivement excité.
Ces hommes appartenaient à la célèbre cavalerie du prince Rupert, et vous les avez néanmoins vaincus. Vous allez vous
coucher, empreint d'un sentiment d'assurance. Le lendemain est un dimanche, le 23 octobre 1642, et vous êtes en train de vous
préparer pour vous rendre à l'église lorsque des éclaireurs arrivent, signalant qu'on a aperçu l'armée du roi à cinq
kilomètres au sud, sur la crête d'Edgehill qui domine la route conduisant à Oxford et à Londres. Essex décide de livrer bataille
le plus vite possible, et les ordres fusent lorsqu'il commence à donner ses instructions à ses officiers. Bientôt, l'armée est de
nouveau en marche, mais, cette fois, le trajet sera court et la bataille vous attend au bout.

vous regardez avec inquiétude autour de vous et constatez que vos
hommes sont en déroute et s'enfuient en direction de Kineton.

-Allez-vous les suivre.
-ou rester sur place pour continuer à vous battre ?

Re: A Feu et a Sang

Posté : ven. oct. 11, 2013 6:40 pm
par DarthMath
jolou a écrit :Etes-vous un officier ou un soudard sans cervelle ?
N'est-ce pas M. le breton Reborn ? :o: :chicos:

Et sinon, nos gars sont déjà en déroute avant même le début de la bataille ? :o:

Re: A Feu et a Sang

Posté : ven. oct. 11, 2013 6:41 pm
par jmlo
Bientôt, l'armée est de
nouveau en marche, mais, cette fois, le trajet sera court et la bataille vous attend au bout.

vous regardez avec inquiétude autour de vous et constatez que vos
hommes sont en déroute et s'enfuient en direction de Kineton.

-Allez-vous les suivre.
-ou rester sur place pour continuer à vous battre ?
il doit manquer un bout de l'histoire :euh:

Re: A Feu et a Sang

Posté : ven. oct. 11, 2013 8:01 pm
par jolou
Hum en effet. J'edit, pour mettre en place la bataille.

EDIT : J'ai perdu l'instant de la bataille(pour la retrouver faudrait que je recomence depuis le tout début, mais bon, en faite, il ne se passe rien, on combat seulement un ou deux soldats il me semble... :?
Si vous le voulez vraiment, je peut la mettre, mais sinon faites un choix

Re: A Feu et a Sang

Posté : ven. oct. 11, 2013 8:53 pm
par sval06
BOF non, pas la peine.
On suit :yho:

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 9:17 am
par jolou
Piquant des deux, vous abandonnez le champ de bataille et vous vous lancez à la poursuite de vos hommes. Vous faites un détour
pour éviter la cavalerie royaliste, toujours aux trousses des fuyards, et rattrapez les survivants de votre compagnie non loin
de Kineton. La panique les a complètement affolés.

-Allez-vous essayer de les reprendre en main.
-ou y renoncer et vous joindre plutôt à un escadron de cavalerie parlementaire qui est en train de se regrouper dans les parages

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 9:36 am
par sval06
On les reprend en main,

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 11:00 am
par jolou
Vous parvenez à reprendre en main vos hommes affolés et à les regrouper. Une fois votre escadron reconstitué, vous vous mettez
à sa tête et repartez vers le champ de bataille. Vous rejoignez le gros de l'armée parlementaire et vous vous retrouvez bientôt en
pleine mêlée. Les bouches à feu royalistes ont été réduites au silence et, pendant quelque temps, l'engagement semble tourner
à votre avantage. Mais la cavalerie royaliste, qui s'était lancée à la poursuite de vos fuyards, revient à la charge et, avec son aide,
l'armée du roi réussit à vous refouler au bas de la colline. Et, quand la nuit tombe, il est difficile de préciser lequel des deux camps l'a emporté.
Lorsque le crépuscule fait place à la nuit, Essex donne à l'armée l'ordre de camper sur place, au pied d'Edgehill. Épuisés de
fatigue, les hommes obéissent sans protester, et chacun s'enroule dans sa couverture en se demandant ce que le lendemain lui
réservera. En vous étendant au milieu des soldats de votre compagnie qui ont rejoint l'armée, vous songez à ceux qui ne
sont pas revenus. Certains, hélas, sont morts, mais d'autres ont fui la bataille parce qu'ils étaient terrorisés. Au fond de votre
coeur, vous ne parvenez pas à leur en vouloir, et il y a même un petit coin de votre esprit qui se demande si, par hasard, ils
n'auraient pas pris la seule décision raisonnable. En retournant cette idée dans votre tête, vous finissez par vous rendre compte
que vous avez le choix entre deux possibilités :

-ou bien rester avec l'armée et voir ce qu'amènera l'avenir incertain du lendemain,
-ou bien prendre la décision de fuir ce combat insensé et de rentrer chez vous, auprès de votre femme et de vos enfants, ce qui fera de vous un déserteur, mais, au moins, un homme vivant.

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 11:03 am
par GA_Thrawn
Un gentleman ne déserte pas; on reste! :o:

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 11:15 am
par jolou
Je n'en attendais pas moins de vous! :clap:

Au lever du soleil, Essex donne à l'armée épuisée l'ordre de se replier sur Warwick. Tout au long de la journée, vous êtes
harcelés par la cavalerie du prince Rupert, mais vos propres cavaliers parviennent à former un écran à l'abri duquel
l'infanterie peut battre en retraite. En arrivant à Warwick, votre premier soin est de chercher un cantonnement pour vos
hommes. Vous trouvez ensuite un lit pour vous-même et vous vous y écroulez, mais vous avez l'esprit trop troublé pour pouvoir
dormir. En se repliant, Essex a laissé la route vers Londres grande ouverte, et vous sentez, avec une terrifiante certitude, que
le roi va en profiter. Si personne ne l'arrête, il pourra être à Londres dans quelques jours. Et le gros des troupes du
Parlement est ici, à Warwick, en train de panser ses plaies. Vous finissez tout de même par sombrer dans le sommeil, troublé de rêves agité.

Le lendemain matin, des messagers arrivent de Londres. On les amène à Essex et, un peu plus tard, l'un d'eux vient vous trouver.
— Maître Worden, dit-il, j'ai un message à vous transmettre. Sir William Malbon, le membre du Parlement qui représentait votre
région, a été emporté, il y a environ trois semaines, par une attaque d'apoplexie. Depuis, les citoyens bien-pensants de votre
comté vous ont élu pour le remplacer. Vous devez rentrer à Londres avec moi pour occuper votre siège au Parlement.
Abasourdi, vous ne savez quoi répondre. Comment pourriez-vous abandonner l'armée à un pareil moment, alors qu'elle a besoin de
tous les hommes en état de porter une arme ? Mais le messager insiste, et il a déjà obtenu l'assentiment du comte d'Essex. Au
bout d'un moment, vous finissez par vous rendre compte que, en fait, vous n'avez pas voix au chapitre. Le peuple de votre comté
vous a désigné, et vous devez vous incliner devant sa décision. Après tout, le droit du Parlement à exister est la raison même de
cette guerre. En fin de compte, vous acquiescez à la requête du messager.

Vous décidez de vous mettre en route sans plus attendre. Néanmoins, un problème se pose : à l'heure qu'il est, l'armée du
roi Charles Ier contrôle presque certainement la route que vous devez emprunter pour gagner Londres.

-Si vous avez l'intention de voyager tel que vous êtes, au risque de vous faire arrêter.
-Si vous préférez vous déplacer incognito, sans arme, comme un inoffensif habitant de la région.

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 11:35 am
par sval06
On se déplace incognito, on pourra ruser plus facilement

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 11:44 am
par jolou
Vous dissimulez votre pistolet et votre épée dans les fontes de votre selle et prenez, avec le messager, la route qui vous
ramènera à Londres. Mais à peine avez-vous parcouru une quinzaine de kilomètres que vous tombez sur un barrage
royaliste, gardé par des fantassins. Faire demi-tour éveillerait les soupçons, aussi continuez-vous à avancer au pas vers les fusils
braqués sur vous. Le sergent qui commande le petit détachement vous fait signe d'arrêter et s'approche de votre cheval.
— Nous fuyons les ravages de l'armée des Têtes rondes, dites-vous en utilisant le sobriquet employé par les royalistes
pour désigner les parlementaires. Ils ont incendié ma maison, ainsi que celle de mon voisin ici présent. C'est pourquoi nous
nous rendons tous les deux à Banbury, où j'ai de la famille. Le sergent hoche la tête avec commisération.
— Hier, nous avons remporté une grande victoire sur les Têtes rondes, vous dit-il. Ils prennent mal leur défaite. Passez, et priez
pour que cette guerre soit bientôt terminée. Suivant son conseil, vous franchissez le barrage et poursuivez votre route. Le restant du voyage s'effectue sans incident, et vous atteignez les faubourgs de Londres, en vous demandant avec une certaine curiosité en quoi vont consister vos nouvelles fonctions de membre du Parlement. On s'est déjà préoccupé de vous trouver un logement, mais un message assez troublant vous y attend : votre arrivée au Parlement doit être marquée par un discours de réception. C'est à vous seul, durant la nuit qui précède cet événement, qu'il appartient de choisir le sujet que vous souhaitez aborder.

-Si vous décidez de parler de la guerre et des différends opposant le roi au Parlement.
-Si vous préférez parler des gens du peuple que vous représentez et des sentiments qu'ils doivent éprouver.

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 1:54 pm
par Reborn
Un discours sur la guerre et mes exploits durant la bataille. :notice:

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 2:03 pm
par jolou
Après avoir résolu de consacrer votre discours de réception au thème de la guerre, vous découvrez qu'il vous reste encore une
décision à prendre.

-Ce discours condamnera-t-il sévèrement le roi
-ou préconisera-t-il une solution pacifique, comportant des négociations avec le roi et décrétant la suspension des hostilités?

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 2:14 pm
par sval06
Une solution pacifique naturellement

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 2:19 pm
par jolou
C'est avec une certaine appréhension que vous pénétrez dans la Chambre des communes pour y prononcer votre discours de
réception. Vous basant sur vos expériences personnelles avec l'armée d'Essex, vous essayez de faire comprendre à l'assemblée
des parlementaires à quel point cette guerre est atroce et inutile, et le peu de signification qu'elle a pour le petit peuple. Vous
concluez en exhortant les députés à faire des ouvertures de paix au roi. Ce discours n'est pas très bien accueilli. Beaucoup de députés tentent de vous couper la parole sans même avoir la courtoisie de vous laisser terminer votre exposé. On entend crier : « Traître ! » et « Assis ! », et vos efforts pour achever votre discours sont déjoués par le président, qui passe rapidement à la question suivante de l'ordre du jour. Vous sortez de la Chambre des communes, écoeuré et dépité.

Lorsque vous sortez de la Chambre des communes après votre désastreux discours de réception, l'un des députés qui étaient
présents vous aborde dans le couloir. Vous reconnaissez sir Henry Vane, l'un des plus ardents partisans de la guerre et un
ami intime de John Pym, le chef de l'opposition à l'absolutisme de Charles Ier.
— Votre discours n'a pas fait bon effet, dit-il. Vous ne trouvez aucune réplique adéquate à opposer à cette constatation.
— N'oubliez pas, poursuit-il, que cette assemblée soutient à fond le comte d'Essex et que nous souhaitons tous le retour du roi à
Londres, afin de pouvoir lui exposer nos doléances.

-Allez-vous le remercier de son conseil et passer votre chemin
-ou discuter avec lui, arguant à nouveau du fait que cette guerre vous semble stupide ?

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 2:24 pm
par sval06
On discute car on ne change pas d'idées à cause de quelques idiots

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 2:31 pm
par jolou
— Je vous remercie de votre aimable conseil, déclarez-vous, mais je suis obligé d'exprimer les sentiments de ceux qui m'ont
élu. Ils ne comprennent pas à quoi rime cette guerre, qui ne leur apporte que tristesse et misère, et je ferai tout ce qui sera en mon
pouvoir pour y mettre un terme.
Sir Henry secoue la tête.
— Si c'est là votre ligne de conduite, dit-il, vous allez vous faire bien des ennemis... à l'intérieur de la Chambre comme à l'extérieur.
Il fait demi-tour et s'en va, mais vous avez nettement l'impression d'avoir été menacé.
Vous êtes très occupé les jours suivants. Estimant que votre logis actuel ne vous convient pas, vous consacrez un certain temps à
en chercher un plus plaisant. Vous assistez encore à plusieurs séances de la Chambre des communes, écoutant les divers
orateurs et découvrant leurs opinions. Le Parlement semble être scindé en deux partis principaux : les partisans de John Pym, qui
ne seront satisfaits que le jour où ils pourront juger le roi comme criminel, et les députés plus modérés, qui commencent déjà à
concevoir quelques doutes sur la guerre civile qu'ils ont contribué à déclencher.

Plusieurs semaines passent, et la guerre évolue lentement. Pour donner à l'armée d'Essex le temps de souffler, le Parlement se
livre à une manoeuvre dilatoire en mettant aux voix la décision d'envoyer au roi une proposition de traité de paix. Bien que vous
sachiez que cette offre est hypocrite, vous ne pouvez pas faire autrement que de l'approuver, ne serait-ce que parce que son
principe est bon. Le 7 novembre, Essex fait sa rentrée à Londres, et les Londoniens poussent un soupir de soulagement. Quelques
jours plus tard, il repousse sans grand mal une timide attaque des forces royalistes. Comprenant que les hostilités se
rapprochent dangereusement de la capitale, John Pym soumet au Parlement une motion visant à évaluer les biens de tous les
habitants du royaume et à taxer chacun en fonction de sa fortune, pour pouvoir consacrer davantage d'argent à l'effort de
guerre. La discussion promet d'être chaude. Quelle position allez-vous adopter ?
-vous votez pour la motion.
-vous votez contre.

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 2:48 pm
par Reborn
Contre ! Cette taxe est une folie qui va nous faire perdre le soutien de la population. :o:

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 3:28 pm
par jolou
Vous avez décidé de voter contre la proposition d'imposer le peuple pour soutenir l'effort de guerre. Avant que l'on ne procède
effectivement au vote, vous pouvez soit

-prendre la parole pour essayer de convaincre vos collègues.
-soit garder le silence en ne manifestant votre opinion que par votre seul vote.

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 3:37 pm
par sval06
On prend la parole, we are not flat dicks from sub prefecture

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 3:38 pm
par DrFlump
sval06 a écrit :On prend la parole, we are not flat dicks from sub prefecture
:clap:

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 3:44 pm
par jolou
( :clap: )

Vous attirez l'attention du président de la Chambre, qui vous indique d'un hochement de tête que vous avez la parole. Vousdécrivez
aux députés les épreuves que cette guerre a déjà imposées aux petites gens, et vous suppliez le Parlement de trouver une issue pacifique au conflit. Votre discours est accueilli assez fraîchement et, lors du vote, vous êtes loin d'obtenir la majorité. Lorsque vous quittez la Chambre, vous êtes à nouveau accosté par sir Henry Vane.
— Votre exposé n'a pas eu beaucoup de succès, vous dit-il. A votre place, je serais plus prudent sur la façon d'exposer mes opinions. Aujourd'hui, vous avez fait beaucoup de mécontents. Et il s'en va sans vous laisser le temps de répondre.

Les semaines passent, puis les mois. Le roi est solidement retranché à Oxford, Cirencester tombe aux mains des royalistes,
mais Gloucester tient bon. York est également une citadelle royaliste, mais le Parlement tient Bristol et Manchester. En mai
1643, sir Thomas Fairfax, le commandant en chef des forces parlementaires dans le Yorkshire, tente une opération audacieuse sur Wakefield et s'empare de la ville. Cette victoire provoque l'enthousiasme de la Chambre des communes, qui
décide d'accorder récompenses et honneurs non seulement à Fairfax, mais à beaucoup d'autres militaires courageux. John Pym y voit l'occasion de récompenser les généraux nommés par lui et il s'empresse de dresser la liste des officiers auxquels le Parlement témoignera sa reconnaissance. Lorsque le débat s'engage, vous devez décider de la position que vous allez adopter. Pour Pym, cette affaire est un moyen d'accroître son influence sur la Chambre et de prolonger la guerre.

-vous êtes d'accord avec lui.
-vous n'êtes pas de son avis et que vous souhaitiez proposer que les récompenses soient réservées aux officiers qui les ont véritablement méritées.

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 3:56 pm
par warsaw bucher
On prend la parole

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 4:36 pm
par jolou
-Allez-vous vous contenter de voter contre la motion
-ou attaquer celle-ci devant la Chambre des communes ?

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 5:00 pm
par sval06
On attaque devant la chambre des Communes :severementburné:

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 5:17 pm
par jolou
Vous vous levez de votre siège et exposez clairement votre point de vue devant la Chambre des communes, déclarant qu'il
vaudrait mieux décerner les récompenses à des hommes comme Oliver Cromwell, qui est un excellent général de cavalerie.
Beaucoup de députés sont de votre avis, et, quand on passe au vote, Pym est battu.
En sortant de la Chambre des communes, vous êtes accosté par sir Henry Vane.
— Vous avez de nouveau voté dans le mauvais sens, maître Worden, dit-il.
— J'ai voté selon ma conscience, rétorquez-vous sèchement.
— Prenez garde que votre conscience ne vous induise pas en erreur, déclare-t-il. Londres est une ville dangereuse, et beaucoup de députés auraient intérêt à s'en rendre compte. Et il vous quitte, vous laissant le soin de tirer les conclusions de cette menace à peine voilée.

Le printemps fait place à l'été, et l'étoile du Parlement pâlit sérieusement. Bristol est tombée, et la reine est revenue du
continent, où elle était partie chercher des appuis pour le roi Charles Ier. Londres est houleuse, et le Parlement est souvent
critiqué par les habitants de la ville. Vous sentez que beaucoup d'entre eux sont déjà las de cette guerre, mais, pour l'instant, il
ne paraît pas y avoir le moindre dénouement en vue. Des querelles et des jalousies divisent le Parlement, et, au début du
mois d'août, Pym crée un Conseil de guerre, constitué de députés acharnes à la poursuite des hostilités. Le comte d'Es-sex est tenu
pour responsable des nombreuses défaites essuyées récemment par les parlementaires, et les députés favorables à la paix
prennent le dessus. Un traité est envisagé, mais Pym et ses partisans s'arrangent pour le faire échouer. A ce moment-là, le
comte d'Éssex, alors que tout semblait se liguer contre lui, parvient à contraindre l'armée du roi à lever le siège de
Gloucester, et le Parlement se retrouve une fois de plus uni derrière lui. A la fin du mois de septembre, le Parlement signe
avec les Écossais un covenant alignant les religions officielles des deux pays l'une sur l'autre et avec les convictions puritaines.
Stimulé par cette alliance, Pym fait expulser de Cambridge de nombreux dignitaires dont le puritanisme est sujet à caution et arracher des églises toutes les « images taillées ». Cette question donne lieu à un débat au Parlement et, une fois de plus, vous devez décider dans quel sens vous allez voter.

-vous estimez que Pym a raison et que le puritanisme doit être la seule religion admise dans le pays.
-vous n'êtes pas d'accord.

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 5:30 pm
par Greyhunter
On vote contre Pym, histoire de ne pas changer. :o:

(je sens qu'on va finir dagué dans une ruelle, ou bien torturé jusqu'à ce que mort s'ensuive sur de fausses accusations :chicos: )

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 5:33 pm
par jolou
D’après mes souvenir, tu n'est pas loin de la vérité^^

Vous vous levez et déclarez aux députés que vous ne trouvez pas leur décision équitable. Chacun devrait être libre de pratiquer le
culte qui lui convient le mieux. Vos arguments ne sont pas bien accueillis. Le Parlement cherche à s'assurer l'appui des Écossais,
et il n'obtiendra leur aide qu'en s'en tenant aux doctrines du puritanisme le plus strict. Le vote vous est défavorable.

En sortant de la Chambre des communes, vous commencez à vous interroger sur les conséquences que votre vote risque d'avoir sur votre santé. Etre en contradiction avec Pym n'est pas toujours sage, car c'est un homme très puissant. Sa réaction sera
sûrement déplaisante. Pour regagner la Cité et votre domicile, vous empruntez votre raccourci habituel, par une étroite venelle,
l'esprit encore absorbé par les événements de la journée. Soudain, en levant les yeux, vous vous apercevez que le passage,
devant vous, est barré par deux robustes gaillards armés de gourdins. En vous retournant, vous constatez qu'un troisième individu vous coupe la retraite. Vous êtes tombé dans un guetapens.

-Allez-vous vous résigner à combattre
-ou tenter de fuir en rebroussant chemin

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 5:39 pm
par GA_Thrawn
Moi je parle viril monsieur! On se bat!Image

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 5:41 pm
par sval06
On combat, ils ne sont que trois alors que nous sommes seuls.... On peut pas perdre :wink:
Edit: argh!!!!!! encore grillé

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 5:51 pm
par jolou
Le malandrin solitaire qui se tient derrière vous s'avance rapidement, vous interdisant tout espoir de fuite de ce côté,
tandis que ses deux acolytes se rapprochent inexorablement. Il va falloir vous défendre avec vos poings, car vous n'avez pas
l'habitude de ceindre l'épée pour vous rendre au Parlement. Vous battre à mains nues signifie que vous allez faire appel à votre
Force. Vos agresseurs étant, eux, armés de gourdins, ilsutiliseront leur Habileté.
Vos agresseurs vous assomment à coups de gourdin. Quand vous revenez à vous, une heure plus tard, meurtri et sanglant, vous
vous apercevez qu'ils sont partis en vous dérobant tout ce quevous possédiez. Péniblement, vous parvenez à tituber jusqu'à votre domicile et à panser vos blessures.vous souffrez autant dans votre amour-propre que dans votre corps. Bien que vos agresseurs vous aient dépouillé, vous êtes convaincu que le vol n'était pas le mobile de ce guet-apens.
On vient de vous donner une leçon, et vous savez maintenant à quel point, en ces temps troublés, il peut être dangereux de voter
contre la majorité.

Il y a maintenant près d'un an que vous êtes membre du Parlement et, en dehors de quelques brefs voyages chez vous
pour embrasser votre femme, vous êtes resté tout le temps à Londres. La ville vous est apparue sous bien des aspects
différents : joyeuse quand la guerre est victorieuse, mécontente des impôts décrétés par le Parlement, furieuse quand la guerre
semble mal tourner. Il vous restait à la voir en deuil. Le 18 décembre 1643, John Pym meurt après une lutte sans espoir contre un cancer de l'intestin. Sa dépouille est exposée à l'abbaye de Westminster, et on lui fait des funérailles grandioses. Sa
position de chef moral de la Chambre des communes est reprise par le conseiller juridique de la Couronne, Oliver Saint John, un
ami intime d'Oliver Cromwell, et par sir Henry Vane. Comme Pym, ils sont tous deux partisans de la guerre à outrance contre
le roi. Noël arrive et passe, et, vers la fin du mois de janvier, le roi Charles Ier réussit à rassembler assez de députés loyalistes et un
nombre suffisant de lords pour réunir à Oxford son propre Parlement. Le Parlement de Westminster s'empresse de déclarer
celui-ci illégal, mais, peu après, un débat s'engage sur une motion qui vous trouble et vous inquiète. Elle prévoit, en effet,
que le roi, quand il aura été capturé, devra passer en jugement pour répondre de ses crimes envers le peuple anglais.

-Allez-vous voter pour cette motion
-ou contre elle?

P.S : Vous êtes fou, s'attaquez a 3 personnes avec comme somme armes, vos poing :chicos:

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 5:54 pm
par sval06
jolou a écrit :
P.S : Vous êtes fou, s'attaquez a 3 personnes avec comme somme armes, vos poing :chicos:
ben non, ils ont pris la fuite 8-)

On vote pour la motion pour faire croire qu'on rentre dans le rang...

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 6:07 pm
par jolou
Vous votez pour la motion, bien que vous ne soyez pas entièrement convaincu. Le Parlement a-t-il réellement le droit de
juger le roi ? Et quel sera le sort de Charles Ier, si jamais il est déclaré coupable ? Vous vous couchez l'esprit soucieux, et le lendemain, au réveil, ces questions vous tracassent toujours.

Mais toutes ces considérations d'ordre politique sont balayées par l'arrivée d'un messager, porteur de terribles nouvelles. Il
semble qu'un détachement de Têtes rondes ait envahi votre petite ville du Somerset et que les soldats aient saccagé les
demeures de tous ceux qu'ils pensaient être des partisans du roi.
La vôtre faisait partie du lot. Et ce n'est pas tout. Les yeux pleins de larmes de rage, le messager vous décrit la façon dont trois
soldats ont pénétré chez vous et se sont emparés de votre épouse, Mary, qu'ils ont traînée derrière leurs chevaux sur toute la
longueur de la rue avant de la tuer, ainsi que vos deux filles. En apprenant cela, vous êtes submergé par la colère et la douleur.
C'est la colère qui l'emporte, et vous faites le serment de découvrir les trois hommes qui ont brisé votre vie en vous
prenant les trois êtres que vous chérissiez le plus au monde. Vous enfourchez immédiatement votre cheval pour rentrer chez vous.

En arrivant chez vous, vous constatez que le messager avait dit vrai. Votre maison est en ruine, et votre femme et vos enfants
sont morts. On a déjà pris toutes les dispositions nécessaires pour leur enterrement, mais, avant la cérémonie, vous demandez
à ceux qui ont assisté au massacre de venir vous retrouver à la halle aux blés. Lorsqu'ils sont tous présents, vous prenez la
parole. — Je vais me mettre à la recherche des coupables, déclarez-vous. Et quand je les aurai trouvés, je leur ferai expier
leur crime par des tortures pires que tout ce que les démons de l'enfer pourraient imaginer. Mais j'ai besoin de renseignements.
L'un de vous peut-il m'apprendre quoi que ce soit sur le compte de ces individus ? A quoi ils ressemblent, comment ils s'appellent... ?
Un vieillard s'avance et dit qu'il croit avoir entendu l'un des trois soldats appeler l'un de ses compagnons « maître Harcourt ». Un
autre témoin vous décrit les deux autres soldats. L'un d'eux était très maigre et portait un anneau d'or à l'oreille gauche.
Contrairement à ses acolytes, il avait glissé trois pistolets dans son ceinturon. Le troisième larron était mutilé : il lui manquait
deux doigts à la main gauche. Maintenant, au moins, vous disposez de quelques éléments pour commencer vos recherches.
Vous avez déjà appris que les soldats appartenaient à la cavalerie du prince Rupert, et vous savez que, aux dernières nouvelles,
celle-ci était cantonnée à Shrewsbury. Les yeux pleins de larmes, vous regardez descendre en terre les corps de votre femme et de
vos enfants. Puis, dès que la première pelletée de terre a été jetée sur les cercueils, vous enfourchez votre cheval et vous partez.

La cavalerie du prince Rupert est cantonnée à Shrewsbury, et les abords de la ville grouillent de soldats. Aussi prenez-vous les plus
grandes précautions. En empruntant uniquement d'étroits chemins de traverse, et en vous dissimulant à la moindre alerte
pour éviter les patrouilles, vous progressez lentement mais sûrement vers le nord-ouest et finissez par atteindre la cité sans
avoir été repéré.

-Allez-vous vous y présenter vêtu comme le gentilhomme puritain que vous êtes
- ou sous un déguisement (rendez-vous au 162)

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 6:13 pm
par sval06
On se deguise

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 6:16 pm
par Greyhunter
Ils n'étaient pas royalistes les cavaliers du prince Rupert? Je ne m'y retrouve plus... on approche d'un camp royaliste ou parlementaire?

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 6:33 pm
par jolou
Loyaliste, vu qu'on doit se déguiser.

Vous sortez de vos sacoches un chapeau à plume et un col de dentelle et vous vous en parez, troquant vos austères vêtements
de puritain contre le costume d'un commerçant prospère. Ainsi vêtu, vous vous présentez aux portes de la ville, et les gardes vous
laissent passer. Vous vous arrêtez dans une auberge pour louer une chambre, puis vous décidez d'interroger quelques soldats. Les militaires sont beaucoup moins nombreux que les nouvelles parvenues à Londres ne vous l'avaient donné à penser. Quelques
questions anodines vous font vite découvrir que le prince Rupert est parti pour Stockport avec le gros de son armée, laissant
seulement une petite troupe d'occupation à Shrewsbury. La plupart des auberges de la ville sont pleines de soldats désoeuvrés
avec lesquels il est facile de lier conversation, mais, le premier jour, vos démarches ne sont pas couronnées de succès. Le second
jour, en revanche, vous découvrez un soldat qui admet connaître Harcourt.

Le soldat n'a manifestement aucun soupçon et vous apprend qu'Harcourt n'est plus à Shrewsbury. Il est parti pour Stockport
avec le prince Rupert. Vous le remerciez de vous avoir renseigné sur votre « ami », quittez l'auberge et récupérez votre cheval.
Vous vous dirigez ostensiblement vers les portes de la ville, franchissez celles-ci sans être arrêté et prenez la route du nord en
direction de Stockport.

Sous votre déguisement de marchand prospère, vous faites route sans encombre vers le nord. Dans chaque village que vous
traversez, l'on vous donne des nouvelles des troupes du prince Rupert. Vous apprenez ainsi que celui-ci s'est emparé de
Stockport et qu'il donne actuellement un peu de répit à ses hommes avant de s'attaquer à Bolton, un autre fief puritain. Le
26 mai, vous arrivez à Stockport. Vous n'avez pas plutôt franchi les portes de la ville que vous êtes enrôlé de force dans l'armée.
Le prince a besoin de tous les hommes qu'il peut se procurer, et votre costume ainsi que votre bonne mine font manifestement de
vous une recrue de choix. Vous vous laissez embrigader dans la cavalerie royaliste en vous disant que c'est le meilleur moyen de
vous rapprocher d'Harcourt. Néanmoins, deux détails vous tracassent : Harcourt a-t-il été tué au cours des derniers combats, et, si vous êtes appelé à vous battre, pourrez-vous vous résoudre à tuer un parlementaire ? L'armée est en pleine confusion, et votre engagement dans la cavalerie ne suscite ni objections ni questions indiscrètes. Et maintenant qu'allez-vous faire ?

-Attendre en essayant de retrouver Harcourt sans rien demander à personne
-ou interroger les soldats au risque d'éveiller leurs soupçons

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 6:57 pm
par Reborn
Ne faudrait-il pas limiter l'intervention d'un membre à une seule par page ?
Je m'auto-limite mais ce n'est pas le cas de tout le monde et je trouve ça dommage. Laissons participer le plus de gens possibles.

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 7:01 pm
par GA_Thrawn
C'est ce que j'avais fais lors de mes propres tentatives de LDVEH et c'est vrai que c'est bien mieux :signal:

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 7:07 pm
par jolou
Hum.. Ok, donc on va dire que une personne ne peut jouer que 1 choix sur 3 (Sinon, c'est trop limités)

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 7:23 pm
par DrFlump
On interroge! On torture s'il le faut!

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 7:31 pm
par jolou
Dénicher Harcourt au milieu de la grande armée du prince Rupert exige de patientes et prudentes investigations. Vous
faisant passer pour un de ses amis, vous interrogez avec une feinte désinvolture tous les cavaliers que vous rencontrez. Votre
ténacité finit pas être récompensée : vous tombez enfin sur un soldat qui le connaît. Vous recommandez à votre informateur de
ne pas dire à Harcourt que vous le cherchez, car vous voulez lui faire une surprise. Il accepte, et vous attendez que la nuit tombe.
Rupert ayant décidé de s'attaquer à Bolton dès le lendemain matin, vous n'avez pas de temps à perdre si vous voulez pouvoir
prendre le large avant le début de la bataille. Vers minuit, vous vous approchez du feu de camp autour duquel est réunie la
compagnie d'Harcourt et, en restant à l'écart du cercle de lumière, vous observez votre proie en repérant soigneusement l'endroit où se trouve son couchage. Plus tard, quand tous les hommes sont endormis, vous vous faufilez sans bruit jusqu'à la forme assoupie d'Harcourt...

Vous posez votre pistolet sur le front d'Harcourt, à la naissancedu nez, et plaquez votre autre main sur sa bouche. Il se réveille.
Sans un mot, vous augmentez légèrement la pression du pistolet, pour vous assurer qu'il est bien conscient de la présence de celuici,
puis vous lui faites signe de s'éloigner en rampant de la lumière du feu. Il s'exécute en silence, et vous vous rappelez à
son bon souvenir en le poussant continuellement du bout de votre arme. Une fois sortis de la zone éclairée, vous l'autorisez à
se mettre debout et l'emmenez rapidement loin des feux de camp de la troupe endormie, jusqu'à une maison abandonnée. Sous le
porche, vous soulevez la clenche et la porte s'ouvre. Vous entrez en poussant Harcourt devant vous.
— Qui êtes-vous ? s'enquiert-il craintivement. Sans lui répondre, vous posez le canon de votre pistolet sur la paupière de son oeil
droit et rabattez le chien. Harcourt se recule, mais vous l'accompagnez jusqu'à ce qu'il ait le dos au mur.
— Où sont Potter et Dell ? demandez-vous à voix basse.
Il essaye de hausser les épaules, mais ne parvient qu'à trembler de peur.
— Je ne sais pas, répond-il.
— Si, vous le savez.
De votre main libre, vous tirez votre poignard de votre ceinture et en appuyez la lame sur sa gorge.
— Où sont-ils ?
Terrorisé, il essaye de parler, mais sa bouche est trop sèche. Il fait une nouvelle tentative.
— P... Potter est dans le Devon avec le prince Maurice. J'ignore où se trouve Dell, je vous le jure ! Vous avez au moins recueilli un
renseignement qui vous permettra de poursuivre vos recherches. Maintenant, vous passez à la question suivante.
— Qui vous avait donné l'ordre d'attaquer ma maison et de tuer ma femme et mes enfants ? demandez-vous d'une voix vibrante
de fureur.
Comprenant à qui il a affaire, il blêmit. — Je... je ne sais pas, ditil. C'était Dell qui dirigeait l'opération. Je vous le jure ! Je ne
voulais pas le faire ! Ne me tuez pas !
Sans tenir compte de ses supplications, vous poursuivez un instant votre interrogatoire, mais il ne sait rien de plus que ce
qu'il vous a déjà appris et, en fin de compte, il ne vous reste plus qu'à prendre votre décision :

-allez-vous exécuter Harcourt
-ou le relâcher ?

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 7:34 pm
par Antonius
A moooooooooort! :twisted:
Pas de pitié pour les royalistes.

( Et un bon anglais est un anglais mort. Ou mourant à la limite.)

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 7:42 pm
par jolou
D'accord avec toi, en ce qui concerne la vie d'un Anglais :clap: :clap:

Reculant d'un pas, vous braquez le pistolet sur sa tête.
— En mémoire de ma femme et de mes filles, dites-vous avant d'appuyer sur la détente. Dans ce local clos, la détonation fait un
bruit terrible. Vous tournez le dos au cadavre du meurtrier et sortez de la pièce.

Harcourt vous a dit ignorer où se trouvait Dell, mais que Potter combattait dans les rangs de l'armée royaliste du prince Maurice,
à Lyme, dans le Dorset. Il a également affirmé ne pas savoir qui avait ordonné l'attaque contre votre demeure. Vous pensez que
Potter doit être au courant et que, dans le cas contraire, il pourra peut-être vous indiquer où trouver Dell. De toute manière, votre
prochaine direction semble être le sud. Vous allez immédiatement chercher votre cheval et quittez discrètement le camp du prince Rupert. L'aube vous trouve à des kilomètres de distance vers le sud, mais il vous faudra chevaucher durant plusieurs jours pour atteindre le Dorset.

En faisant route vers le sud, vous apprenez qu'une grande bataille s'est déroulée à Marston Moor, près de York, où la cavalerie de Cromwell a contribué à infliger une cuisante défaite aux troupes du prince Rupert. La nouvelle vous est communiquée par un messager qui vous dépasse en galopant vers Londres. En arrivant à Lyme, vous découvrez que l'avance du comte d'Essex a obligé les troupes du prince Maurice à se replier sur Exeter. Si Potter est encore en vie, c'est là qu'il doit se trouver. Avec un soupir de lassitude, vous tournez bride pour vous diriger vers Exeter. En cours de route, vous apprenez une autre nouvelle : des soldats irlandais ont débarqué dans le Nord pour prêter assistance au roi. Ils ont rejoint l'armée de Montrose, le lieutenant général du roi en Ecosse. Il semble que, en dépit de la défaite de Marston Moor, la guerre soit loin d'être terminée. C'est préoccupé par cette pensée que vous arrivez à Exeter.

Exeter est ceinturée de remparts, à l'abri desquels les troupes du prince Maurice ont cherché refuge. Le bruit court que, au
Parlement, le torchon brûle entre le comte d'Essex et sir William Waller, un autre général Tête ronde dont la mission consiste à
enfermer le roi dans Oxford. Il semble que le roi soit parvenu à briser l'encerclement et qu'il se dirige actuellement vers la région
où vous vous trouvez, pour tenter d'empêcher Essex d'attaquer le prince Maurice. Les troupes des Têtes rondes risquant de
prendre les devants en faisant incessamment mouvement sur Exeter, la ville est étroitement gardée, et il ne vous sera pas facile d'y pénétrer.

-vous décidez de vous déguiser de nouveau en marchand.
-vous préférez essayer d'escalader les remparts à la faveur de l'obscurité.

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 8:45 pm
par aheuc
Soyons hardi : Escaladons les remparts ! :)

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 9:38 pm
par jolou
En attendant la nuit, vous prenez vos dispositions et allez attacher votre cheval à une distance prudente de la ville. Le soir
venu, vous êtes en position, au pied de la muraille ouest. Vous y restez longtemps aux aguets, jusqu'à quelques heures avant
l'aube, car c'est le moment le plus favorable pour votre tentative, celui où les sentinelles seront le moins sur leurs gardes. A cet
endroit, la maçonnerie est dégradée, et, lorsque vous entreprenez l'escalade, vous trouvez sans peine des points d'appui pour vos
mains et vos pieds.
Vous atteignez le sommet de la muraille et commencez à redescendre à l'intérieur de la ville. En tâtonnant à la recherche
d'un point d'appui, votre pied descelle un bloc de pierre, qui tombe bruyamment sur les pavés de la chaussée longeant les remparts.
Vous sentant aussi en sécurité qu'on peut l'être dans une ville occupée par l'ennemi, vous vous attaquez à la tâche de trouver
Potter. Votre première étape est, bien entendu, une taverne, où vous vous mêlez aux soldats désoeuvrés en posant des questions
anodines.
Vous finissez par découvrir un soldat qui admet connaître Potter. Vous efforçant de dissimuler votre excitation, vous lui payez à
boire et l'interrogez prudemment. Pour votre plus grande déception, il semble que Potter ait quitté l'armée du prince
Maurice lorsqu'elle a été obligée de lever le siège de Lyme. Avec d'autres soldats, il a fait partie d'un détachement envoyé dans le
Nord pour aider le comte de Montrose à instruire les volontaires irlandais venus combattre les Écossais. Désappointé, vous remerciez votre informateur et quittez la taverne.

Les cavaliers royalistes ne vous ont pas encore repéré et, en suivant prudemment des chemins creux qui vous dissimulent à
leurs regards, vous parvenez à contourner la patrouille de reconnaissance.

La chevauchée vers le nord est longue, et comme il vous faut, en plus, éviter les nombreuses formations militaires qui sillonnent
maintenant les campagnes, elle vous prend plus d'une semaine. Après des jours et des jours de monotone et éreintante cavalcade, vous finissez par arriver à Édimbourg, anxieux d'apprendre où se trouve Montrose. Depuis qu'ils ont fait alliance avec le Parlement, les
Ijscossais sont tous farouchement hostiles au roi et à ses généraux, tel Montrose, et il vous est facile de découvrir que celui-ci fait actuellement mouvement vers Perth. Malheureusement, il reste peu de soldats dans le Nord, car ils ont tous été envoyés dans le Sud pour soutenir le Parlement. Il semble donc probable que Montrose n'éprouvera pas trop de difficultés à s'emparer de l'erth.

-Allez-vous décider de repartir immédiatement pour Perth
-ou préférezvous prendre quelques jours de repos à Édimbourg ?

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 9:44 pm
par Greyhunter
On fonce!

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 10:14 pm
par jolou
En approchant de Perth, vous constatez que la ville résiste encore aux troupes de Montrose. Étant donné la faiblesse de ses moyens
de défense, les assaillants ont toutes les chances de l'emporter.

-Allez-vous attendre la fin de la bataille pour vous mettre à la recherche de Potter
-ou préférez-vous vous mêler aux combattants, avec l'espoir de découvrir celui-ci dans la confusion des engagements ?

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 10:20 pm
par DrFlump
On y va directement! :sévèrementburné:

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 11:22 pm
par jolou
Lorsque vous atteignez la ville, les affrontements les plus violents tirent à leur fin, et vous vous joignez à une escouade de cavaliers
royalistes qui remonte la grand-rue. L'un d'eux paraît surpris de vous voir chevaucher à ses côtés et, pour détourner ses soupçons,
vous tirez un coup de pistolet sur une maison, derrière son dos.
— Touché ! annoncez-vous.
Le cavalier se retourne pour regarder sur quoi vous avez tiré.
— Qu'est-ce que c'était ? demande-t-il.
— Un homme qui braquait un fusil sur vous par cette fenêtre, répondez-vous en faisant un geste vague.
Il vous remercie, et vous vous mettez à bavarder en pénétrant au coeur de la ville. Négligemment, vous le questionnez sur Potter.

— Si c'est Potter que vous cherchez, dit l'homme auquel vous vous adressez, vous ne pouviez pas mieux tomber. Le voilà, làbas.
Il désigne quelqu'un du bout de son pistolet et crie :
— Hé, Potter ! Il y a là un messager qui vous demande ! Tremblant de colère et d'excitation, vous regardez approcher
votre proie, tenant votre cheval par la bride. Vous reconnaissez avec indifférence l'anneau qu'il porte à l'oreille et que l'on vous a
décrit.
— Je suis envoyé par le roi, déclarez-vous. J'ai l'ordre de vous emmener dans le Sud. Il y a un certain travail à exécuter là-bas,
et il paraît que vous avez l'expérience de ce genre d'affaire.
Vous clignez ostensiblement de l'oeil, et Potter sourit.
— J'ai compris, dit-il en riant. D'accord, on y va. Par ici, il ne reste plus grand-chose à rafler.

Obnubilé par la perspective du butin que cette « mission » pourrait lui rapporter, Potter ne pose pas de questions et il est
tout disposé à vous accompagner immédiatement dans le Sud.
Vous montez aussitôt à cheval et partez dans la nuit. Au bout de quelques kilomètres, vous avez la certitude que l'on ne vous a pas
suivis et vous faites prendre à votre monture un chemin de traverse qui mène à une petite grange, isolée au milieu d'un
champ.
— Où allez-vous ? s'enquiert Potter, intrigué.
— Nous devons retrouver quelqu'un ici, répondez-vous avec désinvolture. Ce ne sera pas long.
Vous mettez pied à terre devant la grange et faites signe à Potter de vous suivre à l'intérieur.

Vous pénétrez le premier dans la grange et jetez un coup d'oeil circulaire pour vous assurer qu'elle est déserte. Elle l'est, et vous
vous écartez vivement de la porte en sortant votre pistolet.
Lorsque Potter y entre à son tour, la vue de votre arme l'arrête pile. — Qu'est-ce qui se passe ? demande-t-il avec stupeur.
Vous lui faites signe d'aller se placer contre l'un des murs de pierre et d'une voix rauque, vibrante de colère et de haine, vous
lui expliquez de quoi il retourne. Il vous écoute en blêmissant à vue d'oeil. Lorsque votre récit se termine, son visage est baigné de
sueur et il tremble de peur.
— Ce n'est pas moi qui ai eu cette idée ! proteste-t-il. C'était Dell qui commandait. Moi, je ne voulais pas le faire !
— Où se trouve Dell, actuellement? demandez-vous sans tenir compte de ses excuses.
— Avec le roi, répond-il précipitamment, trop heureux de vous fournir tous les renseignements que vous désirez. Il fait partie du
corps des messagers royaux, mais il est attaché à la personne du roi. Potter est si terrifié qu'il peut à peine parler, mais vous
continuez quand même à l'interroger jusqu'à ce que vous ayez la certitude qu'il n'a plus rien à vous apprendre. Maintenant, vous
avez une décision à prendre.

-Allez-vous abattre Potter de sangfroid
-ou lui laisser la vie sauve?

Re: A Feu et a Sang

Posté : sam. oct. 12, 2013 11:45 pm
par sval06
on l'abat :angry:
On est là pour ça...

Re: A Feu et a Sang

Posté : dim. oct. 13, 2013 12:30 am
par jolou
En braquant votre pistolet sur l'homme tremblant, vous grommelez :

— J'aurais voulu vous faire souffrir autant qu'elles ont souffert. Vous ne méritez pas de mourir aussi rapidement.
Vous appuyez alors sur la détente, et la détonation se répercute sur les vieux murs de pierre suintants d'humidité. Tournant le
dos au cadavre, vous ouvrez la porte de la grange et tendez l'oreille. Non loin de là, un groupe de cavaliers s'approche sur la
route.

-Si vous souhaitez vous cacher dans la grange en attendant qu'ils aient passé leur chemin.

-Si vous préférez sauter en selle et détaler en faisant confiance à votre bonne étoile pour qu'ils ne se lancent pas à votre poursuite.

Re: A Feu et a Sang

Posté : dim. oct. 13, 2013 10:41 am
par GA_Thrawn
On se cache :o: :sévèrementburnémaispastropquandmême:

Re: A Feu et a Sang

Posté : dim. oct. 13, 2013 1:02 pm
par jolou
Vous entrez dans la grange et refermez la porte, l'oreille aux aguets. Loin de poursuivre leur chemin sur la route, les cavaliers
semblent au contraire se diriger vers votre cachette. Ils arrêtent leurs montures devant la bâtisse, et vous entendez une voix
annoncer :
— Leurs chevaux sont là, chef ! Jurant entre vos dents, vous vérifiez vos pistolets et faites jouer votre épée dans son fourreau.
Vous ne savez pas combien ils sont, mais vous êtes décidé à vendre chèrement votre peau. L'occasion s'en présente vite. La
porte de la grange s'ouvre à la volée, livrant passage à plusieurs soldats qui se ruent à l'intérieur en brandissant épées et pistolets.
Vous réussissez à abattre les deux premiers lorsqu'ils franchissent le seuil, mais il y en a beaucoup d'autres... trop pour
que vous puissiez les tuer tous. Lorsque vous recevez l'inévitable coup fatal, votre dernière pensée est pour votre femme et vos
enfants assassinés. Qui les vengera, maintenant ? C'est ici que votre aventure se termine.

Et on remercie Thrawn :clap: :clap:

A vous de voir, si on continue celui la en faisant comme ci on avait pris l'autre choix, ou faire Pour l'indépendance, voir même, faire une petite pause.

Re: A Feu et a Sang

Posté : dim. oct. 13, 2013 3:30 pm
par GA_Thrawn
Pour une fois qu'on joue la sécurité, on se fait buter! :ko: :lolmdr:

Merci à toi en tout cas.

Re: A Feu et a Sang

Posté : dim. oct. 13, 2013 3:49 pm
par jolou
Oh mais de rien, moi je suis content d'avoir fait cette aventure avec vous :chinois:

Re: A Feu et a Sang

Posté : dim. oct. 13, 2013 4:25 pm
par DrFlump
Thrawn n'est pas assez sévèrement burné... :o:

Merci Jolou!

Re: A Feu et a Sang

Posté : lun. oct. 14, 2013 11:40 am
par warsaw bucher
Pas burné du tout même :o:

Re: A Feu et a Sang

Posté : lun. oct. 14, 2013 10:30 pm
par sval06
Oui à quand le retour de la burne lors de la guerre d'indépendance américaine ? :lolmdr:

Re: A Feu et a Sang

Posté : mar. oct. 15, 2013 12:45 pm
par buzz l'éclair
Bravo pour ce récit. :clap:

Quant à sa fin, elle est, comment dire ? thrawnienne ! :lolmdr: ;)

Re: A Feu et a Sang

Posté : mar. oct. 15, 2013 8:16 pm
par Greyhunter
Digne d'une queue-plate de sous-comté. :o: