T 8 allemand
Renforts : décidément la campagne d'Ukraine absorbe toujours plus de moyens et d'hommes. L'OKH ne peut se permettre un effondrement du front, et envoie régulièrement des renforts. Malheureusement pour les généraux de ce théâtre d'opération cela ressemble fort à un compte goutte par trop parcimonieux.
La 125e DI arrive à Perekop depuis la Crimée.
paysage de l'Isthme de Perekop :
A pied, elle entame alors le trajet vers la rive ouest du Dniepr, en direction de Nikopol, où elle doit prendre position, en attendant un déferlement russe que l'on espère ne jamais voir arriver....
Bien plus au nord, arrivant à Repki, la 8e Panzer intègre elle aussi l'ordre de bataille allemand, mais sans être à effectif complet...
Remplacements :
- Recompleter toutes les unités blindées d'un coup est illusoire, et à chaque fois de douloureuses décisions doivent être prises pour attribuer les priorités. La 13e Pz, stationnée au repos à Cherkassy, regagne un step.
- Sur la Desna, espérant arrêter la poussée russe vers Kiev, Manstein décide de renforcer son dispositif : la 82e DI regagne un step.
DONBASS
Pour éviter l'encerclement et la destruction de mes unités, Gorlovka doit malheureusement être évacué. Des colonnes de camions et de véhicules de tout genre prennent la route de l'Ouest, abandonnant aussi vite que possible leur positions par trop dangereuses.
Makeivka reste occupé par la 294e/335e e DI: elle servira de môle, de brise lame, pour couvrir Stalino où se terrent les restes de la 302e DI.
Afin de couvrir le flanc ouest-gauche de cette lèvre inférieure du front, la 16e Panzergrenadier épaulée de la 38/62e DI se positionne à l'ouest de la ville. Encore plus à l'ouest, la 387e DI défend Krasnoarmeskoye.
A Krasnoarmeskoye, ce qui pourrait intéresser le russe, c'est la gare :
(magnifique n'est ce pas ? En cherchant des images de ce pays, je me rends compte que la région du Donbass est assez moche et peu photogénique en fait

).
Sur la lèvre supérieure du front, les 333e et 257e DI, récupérant de leur retraite, viennent couvrir le sud de Barvenkovo.
Et pendant ce temps, le SS Panzerkorps sort de son immobilisme, pour venir frapper la tête blindée ennemie. En dépit de flancs mal assurés, en dépit du terrain boisé facilitant la défense, et en dépit de l'absence de soutien aérien, les 3 divisions blindées cherchent à rogner les éléments de tête soviétiques.
Au sud ouest de Konstantinovka , le SS PzKorps vient percuter les éléments blindés de tête du Front Sud Ouest.
A 4/1, la qualité des troupes de blindés donne l'avantage aux formations allemandes, qui bousculent sans ménagement leurs ennemis. Le 1st corps blindé russe est réduit à quelques débris épars. Plutôt que de tenter une défense déterminée qui pourrait achever l'unité, le russe préfère retraiter, et perd du temps.
Que faire ensuite ? L'exploitation de cette victoire tactique ne permet pas de courir jusqu’à d'autres ennemis. Alors ? Rester dans les bois reconquis ? Reculer à l'abri ?
Finalement le SS Pz Korps préfère reculer, plus à l'aise dans un rôle de contre-attaque que de défenseur.
Ici la nouvelle position du SS PzKorps, et les 333e et 257e DI plus au nord; on constate aussi le retrait des blindés soviétiques :
KHARKOV
Le saillant Est du Dniestr n'est pas évacué. En dépit de sa position particulièrement exposé, il protège efficacement la droite du secteur de Kharkov depuis un moment, et peut encore me gagner du temps. Les deux divisions, 39e et 282e, passeront peut etre un sale quart d'heure, mais pour l'heure le fait de tenir mon aile droite est précieux.
La 255e DI elle, tente de maintenir un semblant de front sur mon flanc gauche.
Enfin, la 57e DI et le 911e Bn de Stug, désorganisés par les combats, se replient au sud de la ville pour se refaire une santé.
Il faudra tenter de tenir la ville avec çà.
En revanche, le Pz Korps de Manstein évacue la région de Kharkov, laissant le flanc gauche de la ville dégarni : affaibli, cette formation risque d'être mise à mal par les efforts soviétiques. Par ailleurs, Manstein est en train de monter une contre-offensive plus à l'Ouest, dans la région de Bakmach. Aussi cette formation blindé file plein ouest, espérant que cela n’accélérera pas la chute de la ville.
KONOTOP-BAKMACH
La pointe soviétique qui se rue à l'Ouest vers la Desna est exposée ! Concentrant ses moyens depuis 2 tours, Manstein est enfin en mesure de lancer une contre offensive.
Ici, l'ensemble du flanc gauche du front en Ukraine. On repère Kharkov à l'Est, Kiev à l'Ouest.
(Edit: on ne voit pas Kiev, j'ai coupé la carte

)
La poussé soviétique vers la Desna et contrée depuis le Sud par Manstein.
Déboulant du sud de toute la vitesse de leurs chenilles, 5 divisions blindées foncent à la rencontre des chars soviétiques.
Une immense concentration de plus de 1000 chars allemands évolue dans les steppes ukrainiennes. Sur le sol encore poussiéreux, les lourdes chenilles métalliques griffent et labourent la terre, projetant dans l’atmosphère de telles quantité de terre et de poussière que de lourdes volutes s'élèvent, telles des nuages sales et opaques, vers les cieux.
Englobant les lourds engins chenillés, les volutes se déploient, s'enroulent autour des hommes et des véhicules, enflent et prennent de la hauteur jusqu'à avaler tout ce qui les entourent et à masquer le soleil, plongeant le champ de bataille dans une pénombre poudreuse et sale.
Pour les aviateurs des deux camps qui se dirigent vers le combat, il suffit de se guider sur ces voiles de saleté qui bouchent l'horizon sur des lieux à la ronde :là où s'élève la poussière, on trouve des engins mécanisés qui se combattent sans pitié.
En face des unités allemandes, la totalité de la 1ere Armée blindée soviétique compte elle aussi près d'un milliers d'engins ( 3 corps plus ou moins en forme). Sur quelques kilomètres carrés, des dizaine de milliers de tonnes d'acier, que l'industrie humaine a moulé et assemblé pour en faire des machines de mort, répandent le chaos.
Pour appuyer son attaque, Manstein a sollicité la Luftwaffe, afin qu'elle apporte son soutien à ce grand carnage. Mais au vu des effectifs engagés,l'aviation soviétique le Russe engage lui aussi son aviation. C'est une débauche de moyens de chaque coté.
L'ensemble des unités allemandes ne parvient qu'à obtenir un 2/1 contre la 1st Tk Army. Mais avec la qualité de troupes et la présence des Tigres qui arrachent la supériorité blindée en terrain ouvert, Manstein atteint un ratio de 4/1 (les 2 aviations se sont annulées).
En quelques heures, la mobilité des panzers, l'expérience des équipages, l'allonge des 88 mm, font la différence. Des centaines de chars soviétiques se retrouvent détruits, désemparés, hors de combat.
A 6 aux dès cela ne pardonne pas, Guernica soupire qu'il n'aurait pas du lancer le dès lui-même.
Impossible pour l'ennemi de s'accrocher au terrain. La 1st Tk Army reflue en désordre vers Belopol'ye après que le 5e corps mécanisé ait perdu un step. Le PzKorps de Manstein est virtuellement intact.
La victoire contre l'armée blindée soviétique donne l'opportunité à Manstein d'exploiter son offensive.
Le poing blindé allemand effectue un virage à droite vers l'Est, et vient déborder sur son flanc droit le 29e corps blindé russe situé au nord de Romni, profitant du fait que l'obstacle de la rivière a été tourné.
A 3/1, + 1 colonne avec la qualité de troupes, 4/1, 5 au dès, D1.
Le bataillon de la garde de chars lourds KV est anéanti sur place, tandis que le 29e corps blindé russe se retrouve en pleine retraite, ne cherchant même pas à s'accrocher au terrain.
En quelques jours, Manstein a rogné les dents des armées blindées ennemies.
Cependant la puissance des formations allemandes, et leur effectifs somme toute insuffisants, ne permet pas à Manstein de pousser plus loin vers le Nord. Impossible de foncer sur Konotop dans ces conditions, en se mettant en position risquée. Frustré d'une victoire décisive, Manstein opte pour la prudence.
Alors le 2e stack de Manstein glisse au sud, afin de couvrir l'aile Ouest du poing blindé.
POINTS DE VICTOIRE
La prise par les Soviétiques de Taganrog, abandonné a regret, ainsi que de Gorlovka, évacué en urgence, octroie 2 points de victoire de plus a "Zhukovnica", qui reste cependant en retard d'un point sur le programme établi par le Vojd.
Cependant, c'est loin d'être suffisant pour enrayer nette l'offensive soviétique (il faudrait que Guernica ait 6 VP de moins que prévu, soit à peine 2).
La bataille continue...
