43 - 110 LA DEFERLANTE ROMAINE
En 39 ap JC, l'empereur Caligula concentra à Boulogne sur Mer des troupes, et fit ériger un phare monumental. L'invasion de la Bretagne semblait imminente. Pourtant, inexplicablement, il renonça, sans raisons.
En 43 ap JC, l'Empereur Claudius Gladiatus entrevit l'occasion qu'il espérait tant. Placé sur le trone de Rome presque par accident, il lui fallait acquérir gloire et prestige militaire pour légitimer son nouveau pouvoir.
Cette année là, le roi Atrebate Vetrica fit appel aux romains, les Catuvellaunes ayant envahi son royaume. Claude n'hésita donc pas longtemps. Il réunit pas moins de 4 Légions: la II Augusta, la IX Hispana, la XIV Gemina, et la XXe Valéria Vitrix. Ces puissantes unitées furent divisées en cohortes et manipules. Par la suite et pour faciliter le récit, ces subdivisions seront nommées "légions" (et pour coller au nombre de pions du jeu

).
Dès le début, une colonne progresse à l'Ouest de la Bretagne. Le tribun Aulus Plautius mène ses 5 légions, et débarque aisément en Wessex, chez les Durotriges. Accueillant au premier chef les romains de manière neutres, ils tentent par la suite d'obtenir des concessions en échange de leur aide (ravitaillement, éclaireurs, traducteurs). Mais Plautius fait preuve de suffisance, considérant les Belgae comme de rustres barbares à soumettre. Ayant organisé son camp, il réclame aux Durotriges des otages, et d'énormes quantités de grains. Les Belgae refusent, et prennent langue avec les Catuvelaunes (que les romains devraient donc combatre au pretexte de sauver l'Atrebate Vetrica). C'est suffisant pour que Plautius considère cette négociation comme une trahison.
Plutot que de marcher vers le nord, en direction des territoires Welsh, il opte pour la sécurisation de son chemin.
En quelques semaines, il soumet les Belgae du Wessex.
Apres avoir hiverné sur leur terres, il se porte ensuite au nord.
En Avalon, il se heurte aux Welsh de la tribu des Dubonii. La encore, le manque de puissance et l'impréparation des celtes ne leur laisse aucun espoir. Plautius les écrase le long de la Severn, puis se fait livrer des otages, afin de soumettre définitivement les autochtones.
Poursuivant sa campagne, et bien décidé à garantir tout le flanc occidental de la conquête des légions, Plautius mène ensuite plusieurs opérations en Hwicce, toujours contre des tribus Welsh.
Une autre colonne de 2 légions se porte chez les Atrebates de Vetrica. La confusion règne sur place. Un chef Catuvelaune , Guernitrix, occupe le pays. Mais il reste des éléments favorables à l'arrivée des romains. (en clair, Guernica à oublié pendant un court instant que les Downlands étaient à lui

). Cette confusion ne favorise pas les celtes. Malgré un terrain difficile qui aurait pu favoriser leur resistance, la conquète de la province ne prend que quelques courts mois aux romains.
Une autre colonne, menée par le Tribun Flavius Vespasien, débarque chez les Regnii du Sussex. Là encore, le principe romain est simple: soumission aux exigences toujours plus grandes, ou guerre. Mais c'est une attitude délibérée de la part des conquérants, qui jouent sur le caractère fier des Belgae. Les Regni refusent. Mais la confrontation armée voit leur défaite inéluctable; les oppidums celtes sont assiégés et conquis les uns après les autres. En quelques mois, Vespasien atteint les terres des Catuvellaunes en South Mercia. Cette fois, il n'est pas question de proposer la soumission: le prétexte de l'invasion est à ce prix.
Encore une fois, la puissance des légions l'emporte sur l'impétuosité et le courage celte.
Au gré des déplacements des bardes ou des marchands ambulants, peu à peu se répand la rumeur de l'invincibilité des légionnaires.
Habitués à des guerres courtes et se focalisant sur la prise de butin, les celtes n'imaginaient pas assister à une conquête en règle.
(en clair, mes adversaires ont lachés des commentaires du genre "et voila la déferlante romaine" ou encore "je ne me rappelais pas que ca faisait une telle vague").
Enfin, commandés en personne par l'empereur Claudius-Gladiatus, épaulé par le tribun Osidius Gela, une autre colonne s'enfonce à l'orient de l'Ile de Bretagne. Les Cantes du Kent subissent en peu de mois le même sort que les autres tribues belges du sud de l'ile.
Un moment, le roi Togodumno des Catuvelaunes espère regrouper sous son commandement ses forces et celles des Trinovantes.
Pour lui, la Tamésa (Tamise) peut faire un bon obstacle. Làs, la bataille de Rochester réduit ses espoirs à néant. Les légionnaires parviennent à franchir le fleuve sur un pont érigé par le génie romain en quelques jours. Les celtes sont tournés, coincés entre le fleuve et les légions. L'armée Belgae subit un nouveau revers. Catuvellaunii et Trinovantes sont contraints de reconnaitre l'autorité de Rome. Les enfants de nobles sont envoyés en otages, les places fortes sont démantelées, un quart des guerriers sont réduits en esclavage.
Tout semble sourire à Claudius-Gladiatus.
Au nord de Camulodunum, se trouve la tribu des Icéniens, en province du Norfolk. Y regne une femme d'un caractère extraordinaire, nommée Boadicae, romanisée dans les textes en Boudicca.
Sur de lui, trompé sur son talent de stratège par ses succès précédents, et confiant en ses légions, Claude poursuit sa conquète, bien décidé à faire plier sous son joug le reste des tribues Belges.
Mais au Norfolk, Boudicca exorte son peuple à la resistance.....
To be continued folks (et avec une carte en prime).