Egypte, -150 avt JC – Génése Livre VII, chant 68
Les paroles de Madoukh, quelques décennies plus tôt, furent inscrites dans le marbre et le papyrus, et chaque saison, les scribes rappelaient quelles furent ses paroles. Prospérez ! Découvrez ! Envahissez !
Et en vérité cela fut fait, et bientôt les jungles africaines ne furent plus une zone d’inconnu et d’effroi. Le travail serait long encore pour protéger l’Egypte des hordes barbares, mais les invasions des siècles précédent s’essoufflaient en s’écrasant sur les lames égyptiennes. Et Tathsoutsis, arrière petit-fils de Madoukh, insuffla les bases de l’Etat nouveau. La Représentation fut choisie, grâce aux connaissances des pyramides, et les recherches nationales firent un bon. Les dernières découvertes au sud de l’Afrique, révélant des richesses inespérées, faisaient naître le projet d’y faire croître une nouvelle colonie afin de Tathsoutsis enfante encore, de par le continent, pour la Puissance et la Grâce de l’Egypte. La voie était tracée et les Dieux n’avaient plus qu’à s’incliner devant les projets démesurés des Pharaons.
Egypte, 150 ap JC – Le Testament des Anciens, psaume 18
Et Pharaon, qui voyait la vraie foi s’étendre de par ses terres, fit venir Aaron. Et Aaron dit « Pharaon, ta force ne sera révélée au monde que lorsque tu sauras que la voix de Dieu est unique, et nous guide parmi les ténèbres. Lâches tes idoles, et embrasses celle du peuple d’Israël, seul cela le donnera ce que tes prédécesseurs cherchaient vainement dans les Pyramides »
Et Atartampion, qui l’écoutait et cherchait déjà l’immortalité par de grandes et belles constructions, comme le Mausolée qui devraient contenir sa dépouille, donna la mort à Aaron, car on n’avait jamais vu quiconque parler ainsi à Pharaon.
Alors survint l’émissaire Perse, qui fit connaître ses projets fielleux à Atartampion : « Tes richesses sont grandes, Pharaon, ne doute pas que si nous nous opposons déjà sur la religion, nous nous opposerons bientôt par la guerre ! Ecoute la vraie foi ! »
Alors Atartampion, dont la sagesse était un fruit frais bercé par le Nil, demanda à l’infâme Perse :
Si je m’ouvre au peuple d’Israël, la paix sera-t-elle à nos frontières, vivrons nous en bonne intelligence ?
A quoi l’émissaire perse répondit alors, et ses paroles furent inscrites en lettre de feu sur le mont Sinaï : « la vérité ! On discute, et on peut faire affaire !»
Et ainsi Atartampion se convertit au judaisme, endormant le voisin perse. Et les soirs de shabbat, il retrouvait ses coreligionnaires de par le monde, et répétaient un cérémoniel qui allait entrer dans l’histoire :
« Bonjour … je m’appele Atartampion et … je crois en un Dieu unique »
A quoi les Cyrus, Jules César et autres Périclés lui répondaient en cœur « Bonjour, Atartampion !»
Et le jeun était rompu avec du vin, comme il l’était dans tous les villages où les gens se réunissaient anonymement devant l’alcool tout juste tiré, répétant inlassablement :
Bonjour, je m’appele Jacques… Bonjour, Jacques !
Egypte, 225 ap JC – le Testament des Anciens, psaume 41
L’Eternel règne sur Tous, et Pharaon, Grand Maitre du Temple, règne pour lui sur l’Egypte. Car la parole d’Abraham ou de Jacob n’était plus un rempart face aux forces obscures, car Moise lui-même s’était fait avoir comme un bleu 3000 ans plus tôt face aux Egyptiens, Moshenatos II, Pharaon de Haute et Basse Egypte, envoya ses hommes au loin afin d’en finir avec les barbares. Une barrière faite d’épées et de lances fut installée dans le Sahara et à l’embouchure des Grands Lacs, et plus jamais aucun barbare ne put mettre le pied sur le sol égyptien.
Car le continent devait être inondé par le sang des ennemis, et fertilisé par le labeur de l’Egypte, Héliopolis fut fondée à la pointe extrême du continent, là ou l’Océan Atlantique rejoignait l’Océan Indien. Les mines de fer et de pierre précieuses qui y seraient bientôt exploitées feront naitre la nouvelle armée égyptienne, décidée à coloniser tout le continent, s’emparer des terres des Pygmées et stopper l’influence des Espagnols, au nord-ouest. Car la science et la culture étaient toujours la première réponse à amener au Monde, Moshenatos II termina le Mausolée d’Halicarnasse et les Statues Moaïs, et les villes s’étendirent au détriment des Grecs et des Perses. Et tandis que les chercheurs s’attelaient à une formidable avancée, celle du féodalisme, Moshenatos fut le premier des Pharaons à s’ouvrir sur les autres.
Aux Grands Prêtres qui lui disaient « Pharaon, donne gratos tes recherches à nos voisins, ils ont la même religion que nous ! », Moshenatos répondit :
Pourquoi donner gratuitement, quand je peux vendre ou échanger ?
Ainsi Moshenatos II échangea des technologies avec la Grèce et la Perse.
Puis Pharaon en vendit d’autres à l’Espagne, l’Allemagne, le Japon et les Khmers – le plus souvent la même, et pour des sommes importantes.
Aux Grand Prêtres qui lui demandaient si l’argent était une fin en soi, et si fortifier les ennemis de l’Egypte était une avancée, Pharaon répondit, et sa parole a traversé les temps :
Qui sont nos ennemis, ceux que nous connaissons comme n’étant pas fougueux, ou ceux qui, un jour peut être, voudront porter le fer et le feu en Egypte ?
Ainsi Pharaon aida les Allemands, ennemis des Russes. Puis aida l’Espagne, qui faisait de plus en plus d’ombre à l’Angleterre. Aida également, le Khmer, qui foulait presque les villes chinoises. Puis aida le Japon, qui lui aussi louchait sur la Chine.
Le premier, Moshematos II pris conscience de la superbe barriére que formaient les nations du sud de l’Europe, face aux féroces sauvages du Nord de ce continent. Fortifiant les premiers pour en faire un rempart face aux seconds, Pharaon voulait garder la maîtrise de l’Afrique pour la seule Egypte.
Aux Anglais, qui demandaient le libre passage, il ne fut presque rien concédé, si ce n’est un échange de recherches. Les Grands Prêtres s’en réjouirent, eux qui avaient vu cette nation tomber dans la secte chrétienne en emportant les Russes avec eux.
Aux Chinois, il fut alloué une technologie dépassée pour qu’ils nous portent dans leur cœur et nous soient redevables, et nous permettent l’accés à leur monde pour pouvoir faire, peut être les premiers, le tour de la planéte. Mais pour que l’extension chinoise soit contrainte, les Egyptiens armérent eux-même les Japonais. Quant aux Russes, qui virent des éléphants grecs fouler leur sol, ils ne surent pas que c’était là volonté egyptienne et que les éléphants étaient le fruit d’une coopération entre les 2 nations.
Et arc-bouté sur son trône, Moshematos II riait aux éclats, car il voyait le fer et le feu commencer à ravager l’Europe et l’Asie.
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