L'Ombre de la guillotine
- stratcom
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Re: L'Ombre de la guillotine
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Re: L'Ombre de la guillotine
Maximus a écrit :On évacue, Assez de sange a été versé dans cette triste journée...
j'aimerais quand meme que la tete de ce Philippe
finisse sur une pique avant la fin de la soirée !
SOL INVICTVS
Au printemps, je vais quelquefois m'asseoir à la lisière d'un champ fleuri.
Lorsqu'une belle jeune fille m'apporte une coupe de vin , je ne pense guère à mon salut.
Si j'avais cette préoccupation, je vaudrais moins qu'un chien
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jolou
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Re: L'Ombre de la guillotine
Malgré la lettre de votre mère, vous estimez que ce qui se passe à Paris exige plus impérativement votre présence que vos affaires de famille.
Cependant, une nouvelle semaine s'écoule sans apporter aucun changement à la situation. Le roi et sa famille restent en sûreté à Versailles, et le rôle de la Garde commence à dégénérer en routine monotone. Huit jours après la première lettre de votre mère, il en arrive une seconde. Cette fois encore, elle vous demande votre aide, mais son ton est de plus en plus désespéré. Ne voyant aucune raison impérative de demeurer à Paris pour l'instant, vous allez trouver votre commandant, qui ne fait aucune difficulté pour vous accorder une permission exceptionnelle pour raisons de famille. On vous munit de tous les papiers voulus, et le voyage à travers la campagne se déroule sans encombre, en dehors de la nécessité de rester continuellement sur le qui-vive, à cause des bandes de malandrins qui sont de plus en plus nombreuses.
Lorsque vous atteignez le domaine de votre famille, vous constatez avec satisfaction que votre arrivée est passée totalement inaperçue. Confiant votre cheval à un garçon d'écurie, vous entrez dans le manoir, où vous êtes aussitôt accueilli par votre mère bouleversée.
— Philippe ! s'écrie-t-elle. Que je suis heureuse de vous voir !
Elle vous emmène dans le salon, où vous vous asseyez pour reposer vos membres courbatus par le voyage pendant qu'elle vous expose la situation. Elle vous explique que le baron de Paton a introduit une action en revendication sur le domaine de votre
famille. Il est en possession d'un document signé, par lequel votre père lui a donné ses terres en nantissement d'un prêt consenti bien des années auparavant. Ce document ne contient aucune clause réservatoire en cas de décès de votre père et, bien que votre mère soit disposée à continuer à rembourser l'emprunt, le baron a décidé de saisir le patrimoine.
— C'est intolérable ! proteste votre mère. Mais il semble que je ne puisse rien faire. Aidez-moi, Philippe. Notre avocat nous laisse bien peu d'espoir.
-Si vous décidez de contester les prétentions du baron.
-Si vous estimez que votre cause est indéfendable.
Cependant, une nouvelle semaine s'écoule sans apporter aucun changement à la situation. Le roi et sa famille restent en sûreté à Versailles, et le rôle de la Garde commence à dégénérer en routine monotone. Huit jours après la première lettre de votre mère, il en arrive une seconde. Cette fois encore, elle vous demande votre aide, mais son ton est de plus en plus désespéré. Ne voyant aucune raison impérative de demeurer à Paris pour l'instant, vous allez trouver votre commandant, qui ne fait aucune difficulté pour vous accorder une permission exceptionnelle pour raisons de famille. On vous munit de tous les papiers voulus, et le voyage à travers la campagne se déroule sans encombre, en dehors de la nécessité de rester continuellement sur le qui-vive, à cause des bandes de malandrins qui sont de plus en plus nombreuses.
Lorsque vous atteignez le domaine de votre famille, vous constatez avec satisfaction que votre arrivée est passée totalement inaperçue. Confiant votre cheval à un garçon d'écurie, vous entrez dans le manoir, où vous êtes aussitôt accueilli par votre mère bouleversée.
— Philippe ! s'écrie-t-elle. Que je suis heureuse de vous voir !
Elle vous emmène dans le salon, où vous vous asseyez pour reposer vos membres courbatus par le voyage pendant qu'elle vous expose la situation. Elle vous explique que le baron de Paton a introduit une action en revendication sur le domaine de votre
famille. Il est en possession d'un document signé, par lequel votre père lui a donné ses terres en nantissement d'un prêt consenti bien des années auparavant. Ce document ne contient aucune clause réservatoire en cas de décès de votre père et, bien que votre mère soit disposée à continuer à rembourser l'emprunt, le baron a décidé de saisir le patrimoine.
— C'est intolérable ! proteste votre mère. Mais il semble que je ne puisse rien faire. Aidez-moi, Philippe. Notre avocat nous laisse bien peu d'espoir.
-Si vous décidez de contester les prétentions du baron.
-Si vous estimez que votre cause est indéfendable.
La même Idéologie pour toute l'Humanité, le Poltronisme et son prophéte El Gran Poltron !
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Re: L'Ombre de la guillotine
Qui est le maudit notaire qui a rédigé ce document que je l'embroche? 
On conteste bien sur!
On conteste bien sur!
« Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération. »
Marc Bloch
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jolou
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Re: L'Ombre de la guillotine
Si vous appartenez toujours à l'armée, il se peut que vos relations militaires vous permettent de faire échouer la requête du baron.
Par vos relations dans l'armée, vous découvrez que le baron a un fils sous-lieutenant dans un régiment parisien. Vous vous arrangez pour lui obtenir une promotion, en échange de quoi le baron renonce à faire valoir ses droits sur le domaine de votre père. Après avoir fait entériner le titre de propriété exclusif de votre famille sur les terres, vous vous mettez en quête, avant de regagner la capitale, d'un régisseur dévoué capable d'aider votre mère et de veiller sur ses intérêts. Trouver un homme de confiance n'est pas facile. Le temps passe et vous reprenez vos anciennes habitudes : chasse, pêche et promenades à cheval. Vous avez presque l'impression de vivre dans un monde différent de celui que vous avez laissé à Paris.
Bien que les nouvelles de Paris soient mauvaises, vous n'y prêtez guère attention, sachant que l'on vous rappellera quand on aura besoin de vous. Un matin, une estafette vous apporte vos nouvelles consignes. Vous devez rejoindre Paris immédiatement et vous présenter à votre colonel. Après avoir fait vos adieux à votre mère, vous accompagnez l'estafette jusqu'aux faubourgs de la capitale, mais vous vous présentez seul aux portes de Paris.
Dès que vous avez franchi les portes de Paris, vous constatez que la populace est devenue à la fois plus puissante et plus arrogante. Votre uniforme vous désignant comme un suppôt des haïssables aristos, vous êtes bombardé d'injures et de projectiles divers. Vous contraignant à rester calme, vous parvenez à traverser sans encombre l'obstacle de la rue et galopez vers le Palais de Justice. A la grille, où la sentinelle avait l'habitude de vous présenter les armes, un soldat mal rasé vous barre la route tandis que d'autres vous surveillent à proximité. — Qu'est-ce que vous voulez ? vous demande le soldat.
En lui tendant votre ordre de mission, vous remarquez, à ses épaulettes, qu'il fait partie de la Garde nationale, le régiment qui a abandonné le roi pour se mettre au service du redoutable Comité de salut public.
— On ne salue plus les officiers supérieurs ? rétorquez-vous sans vous démonter.
L'homme crache par terre aux pieds de votre cheval et ne tient aucun compte de votre remarque. Il fait semblant d'examiner vos papiers d'une manière insultante, bien qu'il ne sache probablement pas lire, et finit par daigner parler.
— Le Palais de Justice est maintenant occupé par l'Assemblée du peuple, vous déclare-t-il. Vous trouverez les autres chouchouteurs d'aristos aux Tuileries. Contrarié par cette nouvelle, vous faites faire demi-tour à votre monture et vous vous rendez à l'endroit indiqué. En arrivant aux Tuileries, vous vous heurtez à un autre soldat de la Garde nationale, mais, cette fois, il vous laisse passer sans poser de question. Au moment où vous entrez dans le palais, vous remarquez qu'une foule de petites gens commence à s'amasser devant les grilles.
Vous vous dirigez vers le bâtiment de l'état-major, où l'on vous introduit dans le bureau du colonel.
— D'Auvergne, vous déclare-t-il, vous arrivez à un mauvais moment. L'Assemblée nationale vient de me donner l'ordre d'arrêter tous ceux de mes officiers ayant des sympathies royalistes. Si l'on vous reconnaît, je ne pourrai pas faire grand-chose pour vous. Il faut que vous fuyiez immédiatement. Ici, nous sommes sous surveillance.
— Mais j'ai franchi les portes de la ville sans la moindre difficulté, protestez-vous,
— Ça ne m'étonne pas, ricane-t-il. La plupart des aristos sont déjà arrêtés et emprisonnés. C'est le sort qui vous attend, mon ami, si vous ne partez pas sur l'heure !
Il vous serre la main pour un dernier adieu et ajoute :
— Il vaut mieux que vous retiriez votre uniforme. Il suffirait à vous faire mettre en pièces par la populace.
Vous suivez les conseils du colonel et retirez votre uniforme avant de quitter la caserne. Où pourriez-vous aller, maintenant ? D'après ce qu'il vous a dit, il semble que la capitale tout entière vous soit hostile, et cela uniquement à cause d'un incident remontant à votre naissance : le fait que vous soyez né aristocrate ! En conduisant votre cheval vers la porte de la caserne, vous constatez que la foule qui commençait à s'amasser à votre arrivée s'est transformée en cohue. Néanmoins, vous ne pouvez rien faire d'autre que payer de toupet, en espérant que la populace ne s'en prendra pas à vous. Lorsque vous arrivez à la porte, la sentinelle qui vous a laissé entrer quelques instants auparavant vous barre la route et vous demande :
— Vous êtes un aristocrate, m'sieur ?
-Si vous voulez essayer de convaincre le soldat de vous laisser passer
.Si vous préférez éperonner votre monture et tenter de forcer le passage.
-Si vous décidez de dégainer votre arme et de vous battre.
Par vos relations dans l'armée, vous découvrez que le baron a un fils sous-lieutenant dans un régiment parisien. Vous vous arrangez pour lui obtenir une promotion, en échange de quoi le baron renonce à faire valoir ses droits sur le domaine de votre père. Après avoir fait entériner le titre de propriété exclusif de votre famille sur les terres, vous vous mettez en quête, avant de regagner la capitale, d'un régisseur dévoué capable d'aider votre mère et de veiller sur ses intérêts. Trouver un homme de confiance n'est pas facile. Le temps passe et vous reprenez vos anciennes habitudes : chasse, pêche et promenades à cheval. Vous avez presque l'impression de vivre dans un monde différent de celui que vous avez laissé à Paris.
Bien que les nouvelles de Paris soient mauvaises, vous n'y prêtez guère attention, sachant que l'on vous rappellera quand on aura besoin de vous. Un matin, une estafette vous apporte vos nouvelles consignes. Vous devez rejoindre Paris immédiatement et vous présenter à votre colonel. Après avoir fait vos adieux à votre mère, vous accompagnez l'estafette jusqu'aux faubourgs de la capitale, mais vous vous présentez seul aux portes de Paris.
Dès que vous avez franchi les portes de Paris, vous constatez que la populace est devenue à la fois plus puissante et plus arrogante. Votre uniforme vous désignant comme un suppôt des haïssables aristos, vous êtes bombardé d'injures et de projectiles divers. Vous contraignant à rester calme, vous parvenez à traverser sans encombre l'obstacle de la rue et galopez vers le Palais de Justice. A la grille, où la sentinelle avait l'habitude de vous présenter les armes, un soldat mal rasé vous barre la route tandis que d'autres vous surveillent à proximité. — Qu'est-ce que vous voulez ? vous demande le soldat.
En lui tendant votre ordre de mission, vous remarquez, à ses épaulettes, qu'il fait partie de la Garde nationale, le régiment qui a abandonné le roi pour se mettre au service du redoutable Comité de salut public.
— On ne salue plus les officiers supérieurs ? rétorquez-vous sans vous démonter.
L'homme crache par terre aux pieds de votre cheval et ne tient aucun compte de votre remarque. Il fait semblant d'examiner vos papiers d'une manière insultante, bien qu'il ne sache probablement pas lire, et finit par daigner parler.
— Le Palais de Justice est maintenant occupé par l'Assemblée du peuple, vous déclare-t-il. Vous trouverez les autres chouchouteurs d'aristos aux Tuileries. Contrarié par cette nouvelle, vous faites faire demi-tour à votre monture et vous vous rendez à l'endroit indiqué. En arrivant aux Tuileries, vous vous heurtez à un autre soldat de la Garde nationale, mais, cette fois, il vous laisse passer sans poser de question. Au moment où vous entrez dans le palais, vous remarquez qu'une foule de petites gens commence à s'amasser devant les grilles.
Vous vous dirigez vers le bâtiment de l'état-major, où l'on vous introduit dans le bureau du colonel.
— D'Auvergne, vous déclare-t-il, vous arrivez à un mauvais moment. L'Assemblée nationale vient de me donner l'ordre d'arrêter tous ceux de mes officiers ayant des sympathies royalistes. Si l'on vous reconnaît, je ne pourrai pas faire grand-chose pour vous. Il faut que vous fuyiez immédiatement. Ici, nous sommes sous surveillance.
— Mais j'ai franchi les portes de la ville sans la moindre difficulté, protestez-vous,
— Ça ne m'étonne pas, ricane-t-il. La plupart des aristos sont déjà arrêtés et emprisonnés. C'est le sort qui vous attend, mon ami, si vous ne partez pas sur l'heure !
Il vous serre la main pour un dernier adieu et ajoute :
— Il vaut mieux que vous retiriez votre uniforme. Il suffirait à vous faire mettre en pièces par la populace.
Vous suivez les conseils du colonel et retirez votre uniforme avant de quitter la caserne. Où pourriez-vous aller, maintenant ? D'après ce qu'il vous a dit, il semble que la capitale tout entière vous soit hostile, et cela uniquement à cause d'un incident remontant à votre naissance : le fait que vous soyez né aristocrate ! En conduisant votre cheval vers la porte de la caserne, vous constatez que la foule qui commençait à s'amasser à votre arrivée s'est transformée en cohue. Néanmoins, vous ne pouvez rien faire d'autre que payer de toupet, en espérant que la populace ne s'en prendra pas à vous. Lorsque vous arrivez à la porte, la sentinelle qui vous a laissé entrer quelques instants auparavant vous barre la route et vous demande :
— Vous êtes un aristocrate, m'sieur ?
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La même Idéologie pour toute l'Humanité, le Poltronisme et son prophéte El Gran Poltron !
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Re: L'Ombre de la guillotine
On ne s'enfuit pas chez les d'Auvergne
On ne se bat pas seul contre une ville (faut pas déc...),
Donc on le convainc
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Donc on le convainc
Les gardiens de la paix, au lieu de nous la garder, ils feraient mieux de nous la foutre.
Coluche
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jolou
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Re: L'Ombre de la guillotine
— Pourquoi me barrez-vous la route ? demandez-vous d'un ton rogue. L'Assemblée m'a chargé d'une mission particulièrement urgente, et toute personne qui me retardera devra en rendre compte au Comité exécutif.
Vous faites délibérément avancer votre cheval, et la foule s'écarte devant vous. Les plus timorés vous font même des excuses, et vous vous félicitez tout bas, fort soulagé de vous en être tiré sans dommage. A quelques centaines de mètres des grilles de la caserne, un autre piéton vous accoste.
— Attendez, citoyen ! vous lance-t-il depuis le porche sous lequel il se dissimulait.
Vous arrêtez votre cheval et posez la main sur votre pistolet. L'homme semble être seul, mais il pourrait s'agir d'un traquenard. Il s'approche presque à toucher le mors de votre étalon.
— Vive le roi ! chuchote-t-il.
Il vous faut prendre une décision. Cet homme est-il un révolutionnaire qui vous tend un piège ou ce qu'il paraît être : un authentique partisan de la monarchie ?
-Si vous décidez de passer votre chemin sans lui répondre.
-Si vous préférez écouter ce qu'il a à vous dire.
Vous faites délibérément avancer votre cheval, et la foule s'écarte devant vous. Les plus timorés vous font même des excuses, et vous vous félicitez tout bas, fort soulagé de vous en être tiré sans dommage. A quelques centaines de mètres des grilles de la caserne, un autre piéton vous accoste.
— Attendez, citoyen ! vous lance-t-il depuis le porche sous lequel il se dissimulait.
Vous arrêtez votre cheval et posez la main sur votre pistolet. L'homme semble être seul, mais il pourrait s'agir d'un traquenard. Il s'approche presque à toucher le mors de votre étalon.
— Vive le roi ! chuchote-t-il.
Il vous faut prendre une décision. Cet homme est-il un révolutionnaire qui vous tend un piège ou ce qu'il paraît être : un authentique partisan de la monarchie ?
-Si vous décidez de passer votre chemin sans lui répondre.
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Re: L'Ombre de la guillotine
C'est un piège , on ignore
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Re: L'Ombre de la guillotine
En vous éloignant de l'homme qui vous a abordé, vous ne tardez pas à vous égarer dans un labyrinthe de ruelles. Votre cheval et vous-même attirez bien des regards soupçonneux, et vous comprenez que vous avez intérêt à vous débarrasser au plus vite de votre monture. Vous mettez pied à terre dans un passage discret, retirez vos affaires des fontes de votre selle et partez résolument à pied, sans savoir ce que l'avenir vous réserve.
En déambulant dans les rues malpropres de Paris, vous passez par hasard devant une taverne, et vous décidez d'y entrer, espérant y glaner quelques renseignements. Peut-être même vous y offrira-t-on un lit pour la nuit, car il se fait tard et vous ne savez où coucher. Une fois à l'intérieur, vous commandez un verre de gros rouge et vous vous installez dans un coin, afin d'écouter les conversations des autres consommateurs.
Il semble que le roi Louis XVI ait essayé de s'enfuir de la capitale, mais qu'il ait été arrêté non loin de la frontière autrichienne. La France est en guerre avec l'Autriche et la Prusse, et le peuple prend très mal l'initiative de Louis XVI. Les forts en gueule de l'assistance réclament à grands cris la mort de tous ces « traîtres d'aristos ». La guillotine a déjà fait passer de vie à trépas plusieurs des nobles de la cour. A une table voisine de la vôtre, l'un des buveurs se lève et approuve bruyamment. Puis son regard tombe sur vous, et il s'approche de votre table.
— C'est la première fois que je vous vois, citoyen, dit-il d'une voix avinée. Seriez-vous l'un de ces fumiers d'aristos ?
Vous remarquez que ses compagnons, derrière lui, vous observent également. Comment allez-vous vous tirer de ce mauvais pas ?
-Par la parole
-ou par l'épée ?
En déambulant dans les rues malpropres de Paris, vous passez par hasard devant une taverne, et vous décidez d'y entrer, espérant y glaner quelques renseignements. Peut-être même vous y offrira-t-on un lit pour la nuit, car il se fait tard et vous ne savez où coucher. Une fois à l'intérieur, vous commandez un verre de gros rouge et vous vous installez dans un coin, afin d'écouter les conversations des autres consommateurs.
Il semble que le roi Louis XVI ait essayé de s'enfuir de la capitale, mais qu'il ait été arrêté non loin de la frontière autrichienne. La France est en guerre avec l'Autriche et la Prusse, et le peuple prend très mal l'initiative de Louis XVI. Les forts en gueule de l'assistance réclament à grands cris la mort de tous ces « traîtres d'aristos ». La guillotine a déjà fait passer de vie à trépas plusieurs des nobles de la cour. A une table voisine de la vôtre, l'un des buveurs se lève et approuve bruyamment. Puis son regard tombe sur vous, et il s'approche de votre table.
— C'est la première fois que je vous vois, citoyen, dit-il d'une voix avinée. Seriez-vous l'un de ces fumiers d'aristos ?
Vous remarquez que ses compagnons, derrière lui, vous observent également. Comment allez-vous vous tirer de ce mauvais pas ?
-Par la parole
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Re: L'Ombre de la guillotine
Par la parole, nous sommes courageux mais point téméraire
Olives et Paix
Re: L'Ombre de la guillotine
C'est pas affiché sur notre gueule qu'on est de la Haute ! Donc on causejolou a écrit :
— C'est la première fois que je vous vois, citoyen, dit-il d'une voix avinée. Seriez-vous l'un de ces fumiers d'aristos ?
Vous remarquez que ses compagnons, derrière lui, vous observent également. Comment allez-vous vous tirer de ce mauvais pas ?
-Par la parole
-ou par l'épée ?
Un AAR Thirty Year War romancé :
viewtopic.php?f=77&t=14547
Une histoire de Britannia :
viewtopic.php?f=77&t=12282
viewtopic.php?f=77&t=14547
Une histoire de Britannia :
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Re: L'Ombre de la guillotine
Vous répondez à la question par un éclat de rire.
— Vous êtes soûl, citoyen, déclarez-vous. Allez, je vous offre un verre. Nous avons tous quelque chose à célébrer.
— Quoi donc ? demande l'homme d'un air soupçonneux.
De nouveau, vous riez.
— Mais l'arrestation de ce traître de roi, voyons, répondez-vous jovialement. La France sera bientôt débarrassée de toutes ces ordures d'aristos.
Il rit à son tour, et vous êtes écoeuré jusqu'à la nausée d'être obligé de proférer de pareilles horreurs.
— C'est juste, citoyen, nous avons effectivement quelque chose à célébrer, acquiesce-t-il en faisant signe à l'aubergiste de servir une nouvelle tournée. Vous sentant pris au piège, vous liez conversation avec ces pochards, mais en prenant soin de ne pas trop boire. Lorsque vos compagnons de beuverie s'en vont enfin, il est largement plus de minuit.
Lorsque la taverne ferme, vous allez trouver le cabaretier et vous lui demandez s'il pourrait vous loger pour la nuit.
— Bien sûr, citoyen, répond-il.
Puis, après avoir jeté un coup d'oeil circulaire pour s'assurer que personne ne l'écoute, il vous demande :
— Dites donc, vous ne seriez pas à la recherche d'un moyen pour quitter Paris, par hasard ?
Vous pesez le pour et le contre et estimez que, si cet homme essaye de vous tendre un piège, vous avez une bonne chance de vous échapper. Vous pouvez donc prendre le risque d'acquiescer prudemment. Il hoche la tête avec satisfaction.
— Je m'en doutais, dit-il. Je ne veux pas savoir si vous êtes un « fumier d'aristo », mais je connais une adresse qui pourrait vous être utile. Il y a beaucoup de gens qui pensent comme vous et qui seraient également désireux de quitter la capitale.
Il vous indique une adresse située à l'ouest de la ville, ainsi qu'un mot de passe dont, dit-il, vous aurez besoin en arrivant à destination. Puis il vous conduit dans une chambre pour la nuit et refuse tout paiement.
— Chacun fait ce qu'il peut, monsieur, déclare-t-il avec un clin d'oeil. Allez, dormez bien, et que le bon Dieu vous ait en sa sainte garde !
Épuisé de fatigue, vous dormez comme un loir et, le lendemain matin, vous vous mettez en route vers l'adresse que le cabaretier vous a communiquée
Vous arpentez d'un pas ferme l'une des étroites ruelles qui sillonnent la capitale, en faisant de votre mieux pour vous fondre dans la foule crasseuse des petites gens. Un remugle de poisson pourri et la puanteur des caniveaux pleins d'immondices assaillent vos narines. Au-dessus de votre tète, une fenêtre s'ouvre à la volée et une voix de poissarde glapit : « Gare dessous ! » Vous avez tout juste le temps de vous écarter d'un bond avant que ne se déverse sur la chaussée le déluge d'eau grasse que la femme balance sans se soucier de savoir où elle tombe. Après avoir repris votre équilibre, vous tournez à nouveau les yeux vers le bout de la rue et apercevez une bande de citoyens armés, qui arrête les passants au hasard pour les interroger. Que faire ? Vous cherchez fébrilement une échappatoire et découvrez non loin de vous, sur la gauche, un passage obscur.
-Allez-vous l'emprunter
-ou essayer de franchir le barrage au chiqué ?
— Vous êtes soûl, citoyen, déclarez-vous. Allez, je vous offre un verre. Nous avons tous quelque chose à célébrer.
— Quoi donc ? demande l'homme d'un air soupçonneux.
De nouveau, vous riez.
— Mais l'arrestation de ce traître de roi, voyons, répondez-vous jovialement. La France sera bientôt débarrassée de toutes ces ordures d'aristos.
Il rit à son tour, et vous êtes écoeuré jusqu'à la nausée d'être obligé de proférer de pareilles horreurs.
— C'est juste, citoyen, nous avons effectivement quelque chose à célébrer, acquiesce-t-il en faisant signe à l'aubergiste de servir une nouvelle tournée. Vous sentant pris au piège, vous liez conversation avec ces pochards, mais en prenant soin de ne pas trop boire. Lorsque vos compagnons de beuverie s'en vont enfin, il est largement plus de minuit.
Lorsque la taverne ferme, vous allez trouver le cabaretier et vous lui demandez s'il pourrait vous loger pour la nuit.
— Bien sûr, citoyen, répond-il.
Puis, après avoir jeté un coup d'oeil circulaire pour s'assurer que personne ne l'écoute, il vous demande :
— Dites donc, vous ne seriez pas à la recherche d'un moyen pour quitter Paris, par hasard ?
Vous pesez le pour et le contre et estimez que, si cet homme essaye de vous tendre un piège, vous avez une bonne chance de vous échapper. Vous pouvez donc prendre le risque d'acquiescer prudemment. Il hoche la tête avec satisfaction.
— Je m'en doutais, dit-il. Je ne veux pas savoir si vous êtes un « fumier d'aristo », mais je connais une adresse qui pourrait vous être utile. Il y a beaucoup de gens qui pensent comme vous et qui seraient également désireux de quitter la capitale.
Il vous indique une adresse située à l'ouest de la ville, ainsi qu'un mot de passe dont, dit-il, vous aurez besoin en arrivant à destination. Puis il vous conduit dans une chambre pour la nuit et refuse tout paiement.
— Chacun fait ce qu'il peut, monsieur, déclare-t-il avec un clin d'oeil. Allez, dormez bien, et que le bon Dieu vous ait en sa sainte garde !
Épuisé de fatigue, vous dormez comme un loir et, le lendemain matin, vous vous mettez en route vers l'adresse que le cabaretier vous a communiquée
Vous arpentez d'un pas ferme l'une des étroites ruelles qui sillonnent la capitale, en faisant de votre mieux pour vous fondre dans la foule crasseuse des petites gens. Un remugle de poisson pourri et la puanteur des caniveaux pleins d'immondices assaillent vos narines. Au-dessus de votre tète, une fenêtre s'ouvre à la volée et une voix de poissarde glapit : « Gare dessous ! » Vous avez tout juste le temps de vous écarter d'un bond avant que ne se déverse sur la chaussée le déluge d'eau grasse que la femme balance sans se soucier de savoir où elle tombe. Après avoir repris votre équilibre, vous tournez à nouveau les yeux vers le bout de la rue et apercevez une bande de citoyens armés, qui arrête les passants au hasard pour les interroger. Que faire ? Vous cherchez fébrilement une échappatoire et découvrez non loin de vous, sur la gauche, un passage obscur.
-Allez-vous l'emprunter
-ou essayer de franchir le barrage au chiqué ?
La même Idéologie pour toute l'Humanité, le Poltronisme et son prophéte El Gran Poltron !
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Vainqueur du Prix de la Queue-Plate de Sous-Prévôté
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Re: L'Ombre de la guillotine
On l'emprunte
Les gardiens de la paix, au lieu de nous la garder, ils feraient mieux de nous la foutre.
Coluche
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jolou
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Re: L'Ombre de la guillotine
Le passage est désert, mais, au bout de quelques pas, vous distinguez dans la pénombre le mur infranchissable qui en bouche l'extrémité.
-Allez-vous revenir sur vos pas
-ou chercher une autre solution ?
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Re: L'Ombre de la guillotine
chercher une autre solution ? 

