Suite aux diverses agressions comises contre des pays libres par l'Italie, l'Union Soviétique, afin de prevenir toute nouvelle agression dans les Balkans a proclamé qu'elle ne tolererait aucune ingérence dans les Balkans (20 février 1937). Cette proclamation visait à assurer la stabilité de cette région, l'indépendance d'états libres, et la sécurité de l'URSS.
Vous pourrez noter que depuis, l'URSS s'est abstenue de toute intervention dans cette région, et que, contrairement à d'autres pays, n'a annexé aucun état libre.
Hors, nous apprenons que l'Italie a signé un pacte militaire avec la Bulgarie et profère des menaces contre la Yougoslavie. Il faudrait etre aveugle pour ne pas voir là de nouveaux projets d'extension italiens en Europe, et notamment dans les Balkans. D'abord la Yougoslavie, puis peut etre la Grèce et après la Roumanie...après, l'URSS?
Nous ne pouvons et ne tolérérons aucune tentative de déstabilisation des Balkans et des pays qui nous sont proches. Cela va à l'encontre de notre politique de stabilité et de sécurité.
Notre patience est à bout. Aussi voici notre réponse à votre "offre de négociation" :
Quand à vos menaces, ne soyez pas ridicule : Avez-vous des cargos pour transporter des troupes en Bulgarie ? Votre flotte de la mer Noir est constituée de vieux bateaux datant du Tzar et notre puissant Littorio peut les couler tous à lui seul.
Votre sollicitude nous touche, mais ne vous inquiétez pas pour nous, les capacités industrielles soviétiques sont immenses....
De plus votre régime peut-il politiquement assumer une guerre ? En 1936, vous deviez avoir un nombre de dissidents extremement élevé, il n'a guère du baisser depuis. En cas de déclaration de guerre, votre régime, déjà impopulaire, risque de devenir extrémement fragile.
Là aussi, nous sommes émus par votre inquiétude pour le peuple soviétiques et l'amour qu'il porte à ses dirigeants. Rassurez vous, il est au moin égal à l'attachement que portent les italiens au Duce, peut etre un peu plus solide....
Néanmoins, dans un souci d'apaisement nous nous proposons de faire diverses proposition allant dans le sens de la détente.
1) L'Italie est prète à s'engager à garantir l'indépendance de la Yougoslavie par un traité de non-agression signé avec cette puissance.
Cela va dans le bon sens, nous attendons des actes rapides.
2) L'Italie est prête à reconnaitre à l'URSS le droit à revendiquer ses frontiéres d'avant 1918. (C'est à dire ses éventuelles revendications sur la Finlande, les Etats Baltes, la partie de l'Ukraine annexée par les Polonais).
Est-ce une provocation ou une plaisanterie? Nous n'avons que faire d'éventuels feu verts pour intervenir là ou bon nous semble. L'URSS n'a pas reconnu le droit à l'Italie d'intervenir en Ethiopie et en Albanie. Et pourtant, elle est intervenue dans ces deux pays. Aussi, nous n'avons que faire de l'avis italien en matière de politique de sécurité éxterieure de l'URSS.
3) L'Italie déclare approuver les actions éventuelles de l'URSS en vue d'accroitre sa zone d'influence en Asie Centrale (Perse et Sinkinang)
Nous voyons que vous avez beaucoup d'humour...Voire notre réponse au précédent article...
En contrepartieL'Italie souhaite que
1) l'URSS reconnaisse officiellement la situation nouvelle dans les Balkans, avec l'alliance Italo-Bulgare et la neutralisation de la Roumanie.
NIET! Neutralité de la Bulgarie, de la Roumanie et la Yougoslavie.
2) Engage des pourparlers en vue de l'établissement d'échanges commerciaux à des taux bénéfiques pour nos 2 puissances.
Aucun interet pour nous! L'Italie n'a rien à nous offrir, et si elle désire maintenir ses bien maigres reserves stratégiques et préserver sa frèle économie, elle devrait tout faire pour éviter un conflit.
Nous sommes prets à signer un pacte de non agression avec l'Italie, la Yougoslavie, la Bulgarie et la Roumanie si l'Italie en fait de meme. Ainsi, la paix sera garantie, et l'équilibre international préservé.
Nous en appellons aux diplomates des pays libres d'Europe de l'Ouest et des Etats Unis à tout faire pour que l'Italie revienne sur une voie raisonnable. Sinon, nous serons obligés d'intervenir pour garantir la stabilité des Balkans. Et ce dès le 21 aout 1938 si il le faut.
Le temps presse.
Escadron de la Mer Noire en manoeuvre






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