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Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : lun. mars 18, 2013 7:59 pm
par KMS Bismark
Le Royaume de France en l’an 1066, n’est pas vraiment des plus stables. Le roi Philippe Ier, arrière-petit-fils d’Hugues Capet, n’a alors que 14 ans : la régence touche à sa fin. Mais le roi va devoir s’imposer avec un domaine royal bien faible : Paris et Orléans. Un domaine si petit que le roi est bien plus faible que la plupart des grands ducs aux premiers rangs desquels les ducs d’Aquitaine, de Normandie et de Flandres qui représentent pour le moment la plus grande menace. Cela est surtout vrai pour le duc William II le Bâtard de Normandie, dont l’ambition débordante lui fait rêver une traversée de la manche. Mais le plus menaçant est le duc Boudewijn V de Flandre, un vieil impulsif qui ne semble guère aimer le roi ; et le duc d’Aquitaine Guilhèm VIII qui est envieux, orgueilleux mais aussi un des principaux intriguant du Royaume…
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De fait, la menace du duc de Normandie s’éloigne dès que William II arrive en Angleterre avec ses 11.700 soldats. De plus, en novembre 1066, à la bataille de Stamford Bridge, l’armée d’Harold II est vaincue par l’armée d’Hardraada qui devint ainsi le légitime roi d’Angleterre. Le duc William le bâtard aura bien du mal à imposer sa présence en Angleterre et luttera désespérément pendant de nombreuses années face à Hardraada le Conquérant.
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Pendant ce temps le roi de France parfait son éducation sous le regard bienveillant du régent Bertrand de Compiègne. Le jeune roi se montre très courageux durant le mois de février, tellement courageux qu’il tente d’affronter un serpent mais qu’il se fait mordre ! Il sera vivement réprimandé par le régent ! Mais le frère du roi n’aura pas autant de chances : Hugues Capet trépassera de « mort naturelle » le 13 juin 1067 à l’âge de 10 ans. Seul avantage : le roi n’a plus qu’une sœur qui ne pourra pas prétendre au trône. Voilà au moins une bonne chose de régler !
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Mais mauvaise nouvelle, le régent se met à piquer dans le trésor royal… Et puis les habituels complots reviennent au galop…
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Mais enfin, le 1er janvier 1068, la régence prend fin : longue vie au roi Philippe Ier de France ! Son règne commence sous les meilleurs auspices avec un mariage avec une princesse du ST. Empire. (de Bohême pour être précis). Mais bizarrement, la France se retrouve alliée à la Pologne et pas avec le ST. Empire… Et puis la reine a un nom polonais…
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Mais bon, peu importe puisque le courant passe rapidement entre le roi et la reine et qu’une bonne nouvelle attend le couple en février 1069. Tout le royaume espère que ce sera un héritier et notamment le roi qui trépigne d’impatience. Mais cela ne l’empêche pas de savoir se montrer ferme face à la nomination du duc de Champagne comme chancelier de France.
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Et puis le 22 septembre, c’est tout Paris qui trépigne de joie ! Longue vie au Prince Henri ! Il n’y aura qu’un seul absent à la fête : le duc de Normandie qui est en plein bourbier en Angleterre et qui ne cesse de remporter des victoires mais qui perd à l’usure.
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Mais le roi, trop heureux de cette naissance, en néglige sa santé. Il devient gravement malade le 11 novembre 1070. Mais une bonne prière permet de soigner tout ça, ainsi qu’un peu de plaisirs charnels ! Le 22 juillet 1071, une petite fille nommée Jeanne naîtra.
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Pour l’anecdote, le roi espère qu’elle ne va pas se laisser influencer par sa tante Emma qui semble légèrement appréciée les jeux de garçons…
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Dans le même temps, le vent de la défaite semble souffler sur les Normands qui vont bientôt devoir rentrer en France…
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Le 6 juin 1072, le duc de Flandres, un vieux fou paranoïaque, entend des voix qui lui conseillent de se rebeller contre le Royaume. L’ost royal est immédiatement réuni et repousse les armées du duc devant Arras avant d’en finir à Beauvais où le duc trouve la mort le 24 août 1072. La tentative d’indépendance aura fait long feu.
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Mais l’alerte est là et le roi entre dans une de ses fameuses colères qui fait trembler tout le Royaume. Il décide de restaurer son autorité en s’en prenant aux fauteurs de troubles et premièrement au duc Folques IV d’Anjou. Celui-ci complote en secret contre le Royaume. Malheureusement, il parviendra à s’échapper du guêpier tendu à Angers le 24 octobre grâce au sacrifice de sa garde. Rentré dans son château, il soulève la bannière de la rébellion. Malheur à lui !
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En Normandie, le fils du bâtard est maintenant au pouvoir, son père ayant préféré mourir en Angleterre les armes à la main. Les ambitions des Normands ainsi frustré, vont se reporter dans le sein même du royaume de France, sur les pauvres duc et comtes voisins.
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Le 4 mai, le roi enrage contre l’Anjou. La femme du duc complote pour assassiner le fils du roi ! C’est à croire que toute l’Anjou est pourri jusqu’à la moelle ! Et la guerre qui s’éternise en une série de longs sièges !
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Mais une bonne nouvelle au moins : le 9 février, le duc d’Aquitaine meurt ! C’est sa fille, la duchesse Ainès, qui prend les rênes du plus puissant vassal du roi de France. Soudain, une idée germe dans la tête du roi : pourquoi ne pas marier son fils à la duchesse ? Ainsi, le prince Henri hériterait d’un immense morceau et sa puissance en serait considérablement renforcée ! Les fiançailles sont conclues le 12 mars 1074.
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Le 10 février 1075, le duc d’Anjou dépose enfin les armes ! Il est immédiatement enfermé dans le donjon royal. La guerre étant enfin terminée, le roi organise un immense tournoi à Paris où sont conviés les meilleurs chevaliers du Royaume. Mais il ne délaisse pas sa femme pour autant.
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Durant les festivités d’été, le duc d’Anjou implore la clémence royale. Refus catégorique ! « Qu’il croupisse dans les pires cachots et qu’il ne revoie jamais la lumière » dira le roi Philippe Ier. Et il en fut ainsi…
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Le tournoi se finit en juillet avec de belles révélations.
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Mais il est temps de parfaire l’éducation du prince.
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Alors qu’on assiste à la naissance de la jeune Emilie le 16 décembre.
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L’année 1076 débute comme l’année précédente : par une arrestation d’un bourgeois vaniteux.
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Et une mauvaise nouvelle pour le monde chrétien.
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Et enfin le 27 mai 1077, un nouvel arrivant est attendu par le roi et la reine. Heureusement que le roi a une réputation de chaste, car dès qu’il couche avec sa femme, il a un bambin !!!
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : jeu. mars 21, 2013 11:58 am
par Vavan
Très bel AAR!

C'est amusant que Guillaume le Conquérant n'est finalement rien conquis du tout. Dans ma partie il a également échoué alors qu'il me semblait que sa victoire était quasi-automatique.

Ca promet pour la suite :)

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : jeu. mars 21, 2013 5:17 pm
par KMS Bismark
Bah en fait, Guillaume a toute les chances de gagner car:
-c'est un très grand stratége
-il posséde la meilleure armée des trois prétendants (11.000 contre 8.000 pour Harold et 8.000 Hardraada.)
-Harold et Hardraada se font face au début du conflit alors que Guillaume est sur le continent donc en général les deux armées s'affrontent et très souvent Hardraada meurt au combat et perd la succession.
-Même si Hardraada gagne Stamford Bridge, il faut qu'il tue Harold dans la bataille car sinon celui-ci s'échappe et il faut conquérir toute l'Angleterre avec Guillaume au sud qui menace les Norvégiens.
En résumé pour que Hardraada gagne la succession, il faut qu'il tue en un coup Harold à Stamford Bridge, sinon c'est foutu. Après, Harold je l'ai jamais vu gagner!
Là, Guillaume avait conquis le sud de l'Angleterre mais Harold a été tué à Stamford Bridge ce qui a donné toute l'Angleterre à la Norvège qui levait des troupes tous les mois et les envoyaient au combat. Au bout de 10 ans, l'armée de Guillaume a été réduite à une peau de chagrin et il a été vaincu.
En fait, tout dépend de Stamford Bridge, mais en général les Norvégiens sont vaincus.

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : jeu. mars 21, 2013 8:01 pm
par KMS Bismark
Le 28 décembre 1077 vit la naissance de Jean, 4e enfant du Roi et de la Reine.
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Mais le bonheur du roi fut de courte durée car un souverain n’est jamais en vacance. En avril 1078, le duc de Bourgogne falsifia des documents pour prétendre à une partie des maigres terres royales. Le roi était furieux mais impuissant : il n’avait pas de raisons valables d’attaquer un duc aussi puissant que Robert. Il fallait laisser faire, pour le moment…
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Le monde en 1079 :
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La Norvège tient toujours solidement l’Angleterre et vient même de battre les Écossais dans une courte guerre. L’Espagne subit les assauts mahométans et la catalogne vient de tomber ! Le ST. Empire, en proie à des troubles internes en Italie et aux Pays-Bas, va bientôt décider d’accorder l’indépendance du Dauphiné et de la Provence pour se concentrer sur d’autres fronts.
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L’année 1079 voit la duchesse d’Aquitaine, assoiffée de pouvoirs, partir à la conquête du Duché de Bourbon-Poitou qu’elle conquiert facilement. Cela ravi le roi qui voit l’héritage de son fils s’accroître de nouveau d’autant que la duchesse est une fidèle alliée du roi, pas comme les ducs de Flandres qui menacent de nouveau.
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D’autant que le 15 janvier 1080, le roi tombe gravement malade. On craint un moment que l’épidémie de variole éclatée en Normandie n’atteigne Paris. Finalement, le roi en sera quitte pour quelques mois de repos et certainement une grosse grippe. Le 15 mai, tout est fini et le roi et de nouveau d’aplombs.
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Il aura d’ailleurs fort à faire car les paysans tentent de s’immiscer dans les affaires commerciales des villes. Les citadins sont furieux et le 15 juin, une pétition est amenée jusqu’au roi. Celui-ci, qui haït particulièrement les serfs, donne raison aux villes et les paysans sont chassés des centres urbains.
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Puis, pour occuper ses soirées d’hiver, Philippe Ier se fera narrer les malheurs de ses grands voisins. La Norvège, qui affronte une révolte généralisée des grands seigneurs anglais ou encore le ST. Empire, embourbé dans les guerres d’Italie…
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Mais la grande nouvelle du règne allait arriver le 14 mai 1081. Le roi de France, un peu moqueur, avait désigné comme bouffon de la cour le duc Boudewijn VI de Flandres, fils de Boudewijn V, mort au combat en 1072 ; soit très exactement 9 ans. Mais Boudewijn V, plutôt énervé et attristé de la mort de son père et de son statut de bouffon, avait décidé de se venger. Il parvint à convaincre le pape Alexander II des méfaits du roi Philippe Ier qui ne respectait aucunement les lois féodales et qui ne cessait d’avoir des plaisirs avec sa femme alors qu’elle ne pouvait plus avoir d’enfants. La nouvelle tomba lourdement : le roi était excommunié !
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Fou furieux, le roi vit rouge sang ! « Que l’on me trucide ce duc minable et que l’on me rapporte sa tête au bout d’une pique ! » aurait-il déclaré en apprenant la nouvelle. Il eut alors de réactions : la première a été de se repentir auprès du ST. Père tout en affirmant que les propos du duc n’étaient que diffamations. De fait, il fut facile pour le roi de prouver son innocence auprès du ST. Père grâce à la grande réputation de chaste qu’il trainait à la cour.
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Ensuite, il ordonna l’annulation du duché de Flandres et sa confiscation. Naturellement, le duc prit les rames et l’ost royal se mit en marche, prêt à en découdre…
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Le 10 août à Montreuil, les troupes françaises écrasent les Flamands. A Aumale le 15, le bourgmestre d’Ypres est fait prisonnier. A la fin du mois d’août, il n’y a déjà plus d’armée flamande. En novembre, les Français commencent les sièges des grandes villes.
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Durant l’année 1082, les villes d’Ypres, de Boulogne et de Calais ainsi que l’Artois tombent aux mains des français. Dans le même temps, le roi qui a sensiblement amélioré ses relations avec le Saint Siège, parvient à faire réintégrer le duc Robert II de Normandie, fidèle maître-espion du roi ; dans la grande famille catholique.
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Et alors que les tractations qui aboutiront aux fiançailles de la princesse Jeanne et du jeune roi Fernando II de Castille batte leur plein durant l’hiver ; la princesse Emma, énervée de ne toujours pas être mariée, entraine une ambiance malsaine à la cour du roi et ses déclarations cyniques cristallisent les querelles entre la Sœur et le Frère.
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Début 1083, le roi a la bonne surprise de voir 3.000 Polonais en renforts. Avec eux, il prendra le château de l’Ecluse qui sera partiellement détruit par la rage royale.
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Et alors même que, le 24 juin 1083, le duc de Flandres se rend, le duc de Bourgogne continue ses sombres machinations ! Furieux, Philippe Ier laissera croupir le duc de Flandres au cachot sans pour autant lui redire son titre de duc. « Il y a pire que lui : si lui c’est l’ordure, la Bourgogne c’est la merde ! »
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Toutefois, conscients que les troubles internes du Royaume risquent un jour de déstabiliser la France, les grands seigneurs approuvent la loi visant à renforcer le pouvoir de Paris. C’est le début de la centralisation à la française !
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Fort de ce succès, le roi continue à placer ses pions en Espagne en fiançant la princesse Emilie avec le roi Garcia III de Galice.
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L’année 1083 se termine par la mort de Boudewijn VI et l’avènement d’Arnulf III en Flandres. Le roi espère que ce nouveau duc va permettre de réchauffer les relations glaciales entre France et Flandres.
Carte des vassaux de France au début de l’an 1084.
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Notés au passage que le duc Folques IV d’Anjou est toujours dans les cachots du roi et ce depuis 10 ans maintenant !

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : jeu. mars 21, 2013 8:26 pm
par Maximus
:hurle: Faut bouffer les bretons.... :o:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : jeu. mars 21, 2013 8:43 pm
par warsaw bucher
Dans CK2, ils n'ont pas besoin d'aide pour se bouffer entre eux....

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : jeu. mars 21, 2013 8:51 pm
par KMS Bismark
warsaw bucher a écrit :Dans CK2, ils n'ont pas besoin d'aide pour se bouffer entre eux....
C'est vrai car les vassaux bretons vont finir par mener à la destruction du Duché à force de se révolter tous les 2/3 ans (d'ailleurs 1 est déja indépendant). Mais il manque un bout à ta maxime j'ajouterais:
"Dans CK2, ils n'ont pas besoin d'aide pour se bouffer entre eux ou pour se faire bouffer... (à méditer) :siffle:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : jeu. mars 21, 2013 8:57 pm
par Reborn
On préfère la boisson à la bouffe. :o:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : jeu. mars 21, 2013 9:08 pm
par GA_Thrawn
Delenda Bretagne :o:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : jeu. mars 21, 2013 9:18 pm
par warsaw bucher
J'étais sur que tu dirais un truc dans ce style GA :o:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : lun. mars 25, 2013 10:43 pm
par KMS Bismark
Au début de l’an 1084, le roi Philippe Ier confisque le titre de duc de Berry au duc Folques IV, toujours dans le cachot royal. Ainsi, le roi devient duc de Berry, bien qu’il n’y ait aucuns gains particuliers.
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Heureux de la stabilité retrouvée du royaume, le roi organise au début de l’année 1085, un immense banquet auquel tous les vassaux sont conviés. Mais alors que le roi s’active au mieux pour le banquet, un étrange personnage vient troubler sa joie.
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Enguerrand de Crecy, noble chevalier qui a été de toutes les précédentes guerres, était resté jusque-là plutôt discret. Ses bonnes performances au combat ne lui ont jamais permis de commander l’ost royal, comme il l’avait toujours souhaité. Pis, ce petit noble n’a pas réussi dans la vie, n’ayant jamais connu ses parents ou encore n’ayant jamais pu se marie ! Résultat, c’est un homme affaibli, grognon voir grincheux mais surtout extrêmement déprimé. Devant un tel faste, Enguerrand ne peux pas rester de marbre et ne manque pas d’en parler au roi qui n’apprécie guère le vieux bonhomme. Et pourtant et pourtant ! Le vieux soldat est maréchal de France ! Un comble lorsque l’on sait que le roi ne le connais quasiment pas.
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D’ailleurs, revenons-en à l’administration de la France. Le nouveau chancelier Geoffroy de Preuilly, se trouve être un fervent admirateur du roi. Partout où il passe, comme à Paris en mars, il ne fera que répéter les paroles royales en les prenant pour argent comptant.
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Mais revenant aux fastes de la fête, Philippe Ier achète l’indulgence pour préparer au mieux la fête et éviter de nouveaux coups tordus. Et il s’avèrera que c’était une bonne idée, étant donné que seul le duc de Normandie Robert II, refusera de venir au buffet.
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Globalement, tout s’est très bien passé, sauf pour le duc de Toulouse qui ne supporte pas trop le vin royal.
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D’ailleurs tout s’est très bien passé, voir trop bien… Un chroniqueur de l’époque raconte qu’après la fête, le roi serait resté avec un jeune noble de la région pour discuter. On ne sait jamais ce qui s’est exactement passé, mais des soupçons d’homosexualité pèseront sur le roi toute sa vie. Il est très probable qu’il ne se soit rien passé, non pas que le jeune noble n’ai pas charmé Philippe Ier, mais surtout que le roi, trop chaste, n’aurait jamais osé…
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Le 22 septembre, le jeune Prince Henri atteint ses 16 ans. C’est un :
-ambitieux
-sociable
-arbitraire
-glouton
-honnête
-brillant stratège
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C’est l’occasion d’organisé le mariage entre Henri et la duchesse Ainès. Mais avant que le prince ne parte définitivement pour Bordeaux, le roi Philippe le nomme sénéchal afin de garder une emprise sur lui. Avoir son fils assis sur le plus grand duché du Royaume avec une ambition débordante qui le poussera avec sa femme, à agresser et annexer tous ses petits voisins, c’est assez effrayant…
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Le 7 mars 1086, la sœur du roi, la princesse Emma, est mariée avec le roi Ramiro II d’Aragon. Cette alliance entraine immédiatement l’intervention française dans la guerre entre l’Aragon et les barbares d’Hammadid, un émirat algérien qui a déjà conquis la Catalogne. Philippe le très chrétien décide donc naturellement de lever l’ost et de marcher sur Barcelone. L’ost réuni en novembre marche sur Barcelone. Le 19 février 1087, le fort d’Empuries tombe.
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Mais avant de prendre Barcelone, l’armée française reçoit l’ordre d’anéantir l’armée mahométaine. Le 19 mai, l’armée musulmane subit une défaite totale dans les Pyrénées. Si les Français perdent plus d’hommes que leurs adversaires, l’émir an-Nasir le téméraire et son adjoint Cheik Khalifa sont capturés. Les Barbares se rendent : l’alliance franco-aragonaise vient de gagner ! Quant à l’émir qui a fait trembler l’Espagne chrétienne durant de nombreuses années, il disparaît enterré vivant avec les autres prisonniers dont Cheik Khalifa. « On ne traite pas avec l’hérétique ! » S’en est fini de la puissance algérienne en Espagne.
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Rentré au Royaume, le roi s’ennuie. Sa femme vit toujours mais le délaisse totalement (j’ai tenté de comploter contre elle, je suis à 104% de chances de réussite. Et maintenant ???). Les Grandes batailles et l’Espagne lui manquent. Pour se changer les idées, le roi s’octroie un nouvel oiseau de chasse, un immense aigle impérial, le plus beau du Royaume. Malheureusement, l’oiseau mal dressé, ne durera pas. Suite à cela, la santé de Philippe Ier se dégrade très vite. Le roi passe ses journées dans son château a regardé tristement par la fenêtre. On dit qu’en coulisse, c’est le Prince Henri qui dirige, ce qui n’est pas totalement faux…
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Même le grand banquet de l’année 1089 ne réveille pas le roi. Il est totalement amorphe et déprimé, d’autant que des soupçons de corruptions règnent dans son entourage. Entre ça, la perte de son titre de duc de Berry au profit de l’Anjou et la naissance de la guilde des Hashshashin, le roi n’en finit pas de déprimé. La situation empire durant toute l’année. On dit que Philippe ne s’habille plus, ne se montre plus, qu’il déprime. « La vie n’a plus de saveurs sans famille » aurait-il déclaré à sa fille.
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Et il faut aller le chercher au lit le 24 mars 1090 pour lui annoncer l’excellente nouvelle ! En un jour, le roi est remis d’aplomb, en un jour, l’ost royal est mobilisé, en un jour Philippe le Chaste répond à la croisade. Deus Vult !
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Pendant ce temps, les Musulmans lancent un Djihad en Arménie.
Le 17 octobre 1090, l’armée franque arrive en vue de la Terre Sainte. L’armée de Philippe est la plus puissante (14.000 hommes). De fait, pour le moment, le seul Royaume en croisade est le royaume de France, le reste étant duchés et comtés, dont beaucoup rejoindront la croisade à pied.
Malheureusement, les deux ans de fatigue du roi auront de lourdes conséquences. A peine débarqué, Philippe doit affronter une grande armée musulmane devant Ascalon le 25 janvier 1091. Le roi, fatigué malgré son jeune âge (39ans) par la traversé en mer, n’aura pas la force nécessaire pour résister dans la mêlée. Il trépasse comme un Preux chevalier, les armes à la main. Ainsi, le roi aura pu réaliser son rêve : faire quelque chose de sa vie…
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Longue vie à Henri II !!!

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : mar. mars 26, 2013 3:52 pm
par Vavan
Toujours un très bon AAR pour un très bon jeux :)

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : mar. mars 26, 2013 6:16 pm
par Largo
bravo pour cet AAR!

note: quelle est la version du jeu? quels sont mes DLC utilisés?

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : mar. mars 26, 2013 7:13 pm
par KMS Bismark
Merci. :)
C'est vrai que CK2 est très plaisant surtout après une absence prolongée forcée de 6 mois! :sad:
Je n'ai aucun DLC (:pauvre:) et je joue en version 1.6. ;)

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : mer. mars 27, 2013 10:58 am
par Maximus
Quelqu'un a deja joué en multi?

c'est faisable?

vu les micro management que cela peut demander, j'imagine bien la partie ou tu es en train de finasser sur le futur mari de ta fille pendant que l'autre joueur te bouffe tout ton royaume sans que tu t'en rende compte... :lolmdr: :lolmdr:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : ven. avr. 05, 2013 9:14 pm
par KMS Bismark
On peut jouer en ligne, et le micro management ça va vu que la vitesse du jeu peut-être réduite et que les combats ne sont pas des plus rapides.
Sur un autre forum ils avaient faits une partie multi de ducs à 8 je crois.
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Lorsqu’il prend les rênes du Royaume en février 1091, le jeune Henri II a 21 ans. Son mariage avec Ainès lui a donné un grand fief pour régner et il est encore à bordeaux lorsque l’armée franque est en Terre Sainte. Le jeune roi est promis à un bel avenir : ses seuls défauts sont la gourmandise et son penchant arbitraire en faveur des jeunes et jolies filles. A côté de cela, il est ambitieux et brillant stratège. La descendance est assurée avec le jeune Philippe et son frère Louis.
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Il faut au roi quelques jours pour rejoindre la Terre Sainte et le 25 mars, il reprend le flambeau de son père et s’engage dans la croisade, avec pour but, pourquoi pas, le Royaume de Jérusalem. Grace au retour de l’armée franque, les croisés malmenés reprennent espoirs ! Les victoires et les prisonniers de guerre sont signes de la volonté divine de victoire sur les Mahométans. A la grande bataille de Deimachar le 19 juillet 1091, c’est l’émir Asim Ier de Tabghach qui tombe dans les prisons du roi de France !
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Il faudra attendre novembre 1091 et la destruction des armées musulmanes pour voir les croisés commencer à conquérir le sud de la Terre Sainte. Dans le même temps, l’empire Fatimid commence à donner des signes de fatigue avec les révoltes Hammadid en Lybie ou encore des troubles en Tunisie et en Italie du Sud. « Le plus grand ennemi de la chrétienté semble avoir été foudroyé par l’intervention divine » dira Henri II dans une lettre à sa femme.
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Pour fêter le renouveau de l’unité chrétienne, le roi de France marie sa sœur Emilie au Prince Heinrich, duc de Poméranie et héritier du trône impérial ! Quant à Ainès, elle s’occupe en envahissant ses voisins et en rattachant ainsi Forez à la France.
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Le roi qui est en terre Sainte reçoit le 18 avril, une visite pour le moins inattendue. Une jeune femme du nom de Bérengère est venue pour aller prier à Jérusalem, bien que la Sainte ville soit encore aux mains des Infidèles. Le roi retient la femme dans sa chambre pendant quelques jours avant de la renvoyer en France couverte de richesses…
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Au début, le Seigneur ne semble pas reprocher son acte au roi, couvrant ses soldats de victoire amenant rapidement à la prise du Saint littoral et au siège de Jérusalem. Cependant, le roi ne confesse rien et un premier avertissement envoyé en la personne de Bertrand de Compiègne n’est pas écouté. Celui-ci prétendra vouloir tuer le roi au nom de son seigneur… Il réussira à s’échapper chez un petit comte mais ne reviendra plus en France.
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Mais la véritable malédiction arrive le 24 juin 1092 lorsque le duc Guilhèm VI de Toulouse se déclare indépendant et rompt ses liens féodaux ! Le vieux duc est un croisé bien spécial : avare, timide et peu aimable, il s’est jusque-là fait très discret. Jusque-là seulement car le vieux duc est en train de sombrer dans la folie et la paranoïa. Ce serait lui qui aurait envoyé Bertrand tuer le roi après un rêve où le Seigneur lui aurait enjoint de sauver la France en se débarrassant d’Henri. Certains diront qu’il a pactisé avec le diable pour conquérir un trône, d’autres qu’il voulait faire payer les péchées royaux. Mais tous s’accordent à dire que c’est de la folie de saborder une croisade pour une querelle féodale !
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Le roi Henri II, lorsqu’il l’apprit, sut que sa croisade et son rêve de Royaume de Jérusalem venaient de voler en éclats. Le soir, il aurait fait trembler la forteresse aménagé de Jaffa. « Je vais le tuer, je vais l’égorger, l’étriper, le massacrer, l’empaler, le crucifier, le déchiqueter, le broyer, le réduire en fine poussière ce misérable, ce gueux ce fou ! :chair: Je veux qu’il souffre, qu’il implore ma pitié ! Je veux qu’il meure dans d’atroces souffrances et qu’il crève en enfer ! Je veux que pour lui, l’enfer soit sur Terre et que Satan ne soit plus qu’un ange à côté de mon courroux ! Guilhèlm ! Sale batard craint à jamais mon courroux mortel et toi Seigneur ; souffre d’avoir ainsi trahi ma confiance… » :pascontent: :pascontent: :pascontent:
Lorsqu’on lui fit remarquer que le pape pouvait entendre ses propos blasphématoires il répondit seulement : « Le pape devrait être à Rome en train de coordonner les efforts des Chrétiens plutôt qu’ici à se battre ! Voilà ce qui arrive lorsqu’un arriviste incompétent est désigné au mauvais poste ! »

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : sam. avr. 06, 2013 5:58 pm
par KMS Bismark
N’ayant plus de troupes en France, le roi Henri II dû se résoudre à engager des mercenaires catalans pour tenter de repousser les « Toulousains ». Les Catalans d’Artau de Barcelone arriveront à Paris le 24 juin. Cependant, leur faible nombre ne permettra pas repousser l’arrière ban toulousain et leur recrutement sera sources d’ennuis financiers et bien pire…
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En attendant, le roi rentré à Bordeaux en juillet est allé rendre une petite visite à sa femme.
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En rentrant à Paris, il tenta d’organiser la résistance. La croisade pâtit beaucoup du retrait du roi de France qui entraina un retrait progressif des soldats francs. Tout d’abords, le siège de Jérusalem fut abandonné. Ensuite, l’avant-poste de Beersheb enfoncé à l’intérieur des terres fut perdu le 22 août. La petite portion de territoire aux mains des croisés devenait intenable.
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En France, la situation devenait dangereusement précaire alors que les Catalans sous-payés, menaçaient de rejoindre les rangs des Toulousains. De fait, la bataille de Bouges du 21 novembre s’avéra fortement décousu et beaucoup de mercenaires passèrent aux mains du duc félon. Cette première défaite fut amplifiée par celle du 28 novembre en Terre Sainte où les croisés furent écrasés devant Adelon ! Pour le roi de France, cela signifiait la fin des croisades. Après la bataille, les Français négocièrent une trêve afin de rentrer en France.
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Le 22 décembre, les premiers rescapés francs de la croisade arrivèrent en vue de Narbonne qu’ils prirent le 6 janvier après un violent assaut. Tout bon chrétien que soit le soldat français, l’année 1093 servit de défoulement contre le duc. Foux furieux d’avoir été détournés de leur mission divine pour laquelle ils avaient engagé moult dépensés qui les avaient parfois ruinés, les Francs se vengèrent en massacrant et pillant les terres du duc. Narbonne fut quasiment rasé après 5 jours de massacres et viols dans la ville. Et ce n’était qu’un début.
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Une autre menace pesait maintenant sur la France et Toulouse : les mercenaires catalans se sont mutinés et veulent se tailler un fief en France à la pointe de leurs épées par dédommagement pour les « impayés royaux ». Les escorxadors, comme ils se surnommeront eux-mêmes ou encore écorcheurs en français, pilleront tout sur leur route : l’Anjou, l’Orléanais, le sud du domaine royal et finiront devant les imposantes murailles de Reims qu’ils tenteront de prendre d’assaut plus tard.
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Un jeune paysan écrira ceci à leur propos :
« Nous étions en train de rassembler nos affaires alors que l’on s’apprêtait à fuir vers le Sud. J’ai embrassé mon père et ma mère qui avaient souhaité rester dans leur village natal. J’ai aussi embrassé mon petit frère de 2 ans, trop jeune pour ce long périple. Alors que je m’apprêtais à monter dans la charrue avec ma femme, un homme déboula en courant et en criant : « Les écorcheurs ! Ils arrivent ! Fuyez vite, sauvez votre vie ! » La panique a alors gagné le village mais nous avons pu fuir. Rapidement, nous avons atteint les hauteurs au sud du village et nous avons fait une halte pour attendre les retardataires. De là, nous avons pu voir l’épaisse fumée envelopper notre village alors que nos récoltes partaient en fumée. Nous pouvions aussi entendre les plaintes et suppliques des personnes restés sur place alors qu’elles se faisaient égorger… »
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C’est dans cette triste atmosphère que le scandale royal eu lieu : le 25 janvier naquit Mathilde. Mais ce n’était pas la fille d’Ainès d’Aquitaine ! C’était celle de Bérengère de Etampes ! Un mois plus tard naquit Sophie, la fille de la reine qui apprit aussi la naissance de Mathilde ! Pire ! Le roi légitima cette fille et l’éleva à la cour où arriva Bérengère. Malgré toute se rage, Ainès ne put rien faire et du bientôt accepter de cohabiter avec la maîtresse de son mari !
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Pour se racheter une conscience, le roi fit exécuter tous les prisonniers musulmans dont l’Emir Asim Ier, reprenant ainsi à son compte le dicton de son père : « On ne négocie pas avec l’hérétique ! »
Le 11 avril 1093, la bataille de Charroux permit de repousser les Toulousains vers le Nord du Poitou. Là, leur armée fut anéantie et de nombreux prisonniers furent faits dont Etienne de Millau. En août, les troupes françaises arrivèrent devant Toulouse. Le duc, pour ne pas se faire excommunier, avait envoyé 3.000 mercenaires italiens en croisade. Maintenant, il était clair que ces 3.000 hommes manqueront cruellement aux Toulousains. Toulouse tombera en effet le 7 décembre.
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Un jeune chevalier racontera la prise de la ville :
« Et soudain nous entrons dans la grande, la belle Toulouse : Toulouse la radieuse ! La ville avait subi de nombreux aménagement et était maintenant une des plus belles de France avec son grand château fort ducal. Mais peu nous importe à nous, simples soldats. Nous nous sommes ruinés dans la croisade pour ça ?! Dans un accès de rage dont je m’étonne encore moi-même, nous avons tout pillé, tout détruit. Durant 3-4 jours ou même plus, nous avons massacrés, violés et pillés en toute impunité. Pour la première fois, je me sentais revivre en goutant aux vraies joies de la guerre ! »
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Une tentative de redressement ducal fut étouffée dans l’œuf le 31 mars 1094 à la bataille de Béziers. Mais le vieux duc complétement fou refusait de céder, même après la chute de Béziers en mai. Après avoir sécurisé Toulouse et Narbonne, le roi remonta vers le Nord avec l’armée désormais rodé : le Duc de Flandres commandait les sièges et le duc de Bourgogne les bataille ! Un grand danger menacer le Nord de la France : Reims venait de tomber aux mains des écorcheurs catalans le 9 juin ! Après cela, ce fut au tour de Provins le 22 septembre. Il fallut attendre janvier 1095 et la bataille de Châtillon pour voire les Catalans stopper les massacres même si ils tenaient encore Reims et Provins.
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Après la reprise de Reims le 2 février, les Catalans négocièrent une trêve et promirent de s’enfuir de la France et de ne plus jamais y revenir. En échange, les prisonniers eurent la vie sauve. Le roi fut magnanime car il fallait à tout prix terminer la guerre contre Toulouse. Le retour des Français dans le duché vit les villes tomber aux mains du roi les unes après les autres. Soudainement, le retour des écorcheurs fut annoncé ! Le camp du Gévaudan fut attaqué dans la nuit par des mercenaires catalans.
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A la bataille de Mende le 25 septembre, les écorcheurs catalans repoussèrent l’avant-garde royale. Henri II était fou furieux ! Comment ce faisait-il que les Catalans n’aient pas quitté le royaume ? En fait, les écorcheurs considérèrent que Toulouse était indépendante depuis le début de la guerre et qu’ils pouvaient donc ravager la région ducale ! Ils espéraient toujours se tailler un fief dans le sud de la France.
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La chute de Carcassonne et de Castelnaudary au début de l’année 1096 sécurisa l’ouest du duché. L’est était ravagé par les mercenaires catalans qui s’étaient emparés de Nîmes. Ils furent heureusement repoussés le 6 février dans une douloureuse bataille à Vabres et rejetés dans la Provence voisine. Malheureusement, ils revinrent durant l’été.
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En février 1097, le roi dut se résoudre à engager de nouveaux mercenaires : les Lombards de Castore. Grâce à eux, les Catalans furent définitivement éjectés de France après la bataille de Maguelone du 27 mars. Il fallut cependant encore un an avant que les Français ne mettent la main sur le vieux duc paranoïaque réfugié à Millau dans le Sud du duché, qui tomba le 25 avril 1098.
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La sanction fut terrible ! Le duc fut destitué de tous ses titres. Emprisonné, il fut torturé à mort durant 1 semaine. Enfin, le 2 mai, il fut écartelé en place publique dans la nouvelle Toulouse reconstruite.
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« Le duc était à bout de force. Ses ongles avaient été arrachés, son nez fracassé, sa langue coupé et ses dents démolis. Il était maigre comme un squelette et ses doigts avaient été brisés. Il avait aussi de nombreuses entailles sur tout le corps. Haït de tous, il faillit être passé à tabac. Enfin, dans l’après-midi, les chevaux s’élancèrent et brisèrent la vie d’un vieux fou en 4. Le duc avait pâtit de la vengeance et du courroux royal. »
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Après cela, le duché de Toulouse fut détruit. La famille du duc dû s’exiler et le « titre maudit » ne sera plus jamais porté. La guerre fut terrible, principalement dû au fait du courroux d’Henri II et des écorcheurs catalans. On estime que Reims et sa région a perdu 50% de sa population, lors du trajet sanglant des écorcheurs, 5.000 paysans auraient été tués, des milliers d’autres auraient fui. Le duché de Toulouse aurait perdu plus du tiers de sa population alors la ville en elle-même aurait perdu 80% de ses habitants ! La France ne se relèvera que très lentement de cette saigné et ne put participer de nouveau à la croisade ce qui aura des conséquences catastrophiques pour les Croisés.

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : sam. avr. 06, 2013 6:08 pm
par GA_Thrawn
Superbe! :clap: :ok:

Le Duc mange maintenant les chocolatines par la racine :mrgreen:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : sam. avr. 06, 2013 6:13 pm
par sval06
:peon:

Mis à part le jeune paysan qui écrit, c'est parfait (parce que bon, à la fin du XI ème siècle, l'éducation des paysans ne devait pas être trop poussée :o: )...

Et ça illustre bien ce que j'aime dans ce jeu: on croit avoir l'affaire en main et paf, en 2 temps tout bascule... :wink:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : dim. avr. 07, 2013 12:32 pm
par KMS Bismark
GA_Thrawn a écrit :Superbe! :clap: :ok:

Le Duc mange maintenant les chocolatines par la racine :mrgreen:
Merci. Le duc il peut plus rien manger du tout même par la racine: il a plus de dents ni de machoires j'ai envie de dire:o:
sval06 a écrit ::peon:

Mis à part le jeune paysan qui écrit, c'est parfait (parce que bon, à la fin du XI ème siècle, l'éducation des paysans ne devait pas être trop poussée :o: )...

Et ça illustre bien ce que j'aime dans ce jeu: on croit avoir l'affaire en main et paf, en 2 temps tout bascule... :wink:
Bah, on dira qu'il avait un oncle dans le clergé, ou qu'il était riche. Et puis dans le lot, devait bien y en avoir un ou deux qui savaient lire et écrire. :lol:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : lun. avr. 08, 2013 6:38 pm
par KMS Bismark
Bien que les croisés continuaient encore à se battre et continueraient encore pour quelques années, les conséquences de l’allégement de la pression sur la Terre Sainte se firent rapidement ressentirent. Déjà durant l’été 1096, les Byzantins avaient cédé la Petite Arménie aux Seldjoukides, menaçant les lignes de ravitaillement terrestre des croisés. Mais maintenant, les Maures entamaient la « contre-reconquista » : les Mahométans se mirent en devoir de reconquérir l’Espagne chrétienne ! Déjà la Catalogne et l’Aragon étaient tombés sous leurs terribles coups. Désormais, Léon et Castille étaient menacés par les ogres musulmans ! Mais malgré tout, le roi Henri II ne pouvait intervenir, de même qu’il ne pouvait retourner en croisade. L’armée était tout simplement trop faible ! Sur un effectif théorique de 12.000 hommes ramené à un peu moins de 10.000, seuls 3.500 soldats répondaient encore présents !
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Et puis de toute façon, le roi devait d’abords stabiliser son royaume. Le duc de Bourgogne se faisant menaçant, fut ramené à la raison par sa nomination comme échanson royale suite à la guerre contre Toulouse. Le vieux duc de 63 ans était un fidèle du roi l’ayant accompagné lui et son père dans la croisade. Cependant, celle-ci l’avait terriblement meurtri laissant au vieil homme de terribles cicatrices de guerre, et une malheureuse folie paranoïaque. Toutefois, le roi appréciait énormément ses qualités de stratège et surtout son acharnement au travail.
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Ainès quant à elle, profita de l’effondrement du duché de Toulouse pour s’élancer comme un rapace sur les débris de l’illustre duché. Elle obtient d’ailleurs le titre de duchesse d’Auvergne au début de l’année 1099. Certains diront bien qu’elle souhaitait acquérir le Royaume d’Aquitaine mais le roi ne crut guère sa femme capable d’une telle folie. Et puis de toute façon, leur fils Philippe hériterait des deux Royaumes à la mort de ses parents !
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Le 12e siècle s’engagea fort mal pour les Français avec la reconquête du duché de Provence par le ST. Empire au début du mois de mars. Les rêves d’une expansion vers l’Est se voyaient réduit au duché du Dauphiné réduit à la ville même de Lyon.
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Le roi, pour bien se démarquer de son père Philippe le Chaste, pratique ouvertement l’hédonisme, politique malheureuse qui aura de graves conséquences un peu plus tard.
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Mais en attendant, le règne fut troublé par la révolte du comte Martin de Rouergue en février 1101. Le comte souhaitait ressusciter le duché de Toulouse et venger son ami le duc. Mais le comte, un jeune blond de 28 ans qui avait pour époux une asiatique ; était d’après certains « possédé » par Satan en personne !
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C’est entre autre pour cela que le roi se montra intransigeant avec le comte après sa capture en juin 1102. Il fut destitué de ses titres rattachés au domaine royal et fut rabaissé au rang de « Martin de Toulouse » alors qu’il se trouvait encore dans les donjons du roi.
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C’est en partit pour cela qu’à partir de l’année 1102, le roi fut appelé « Henri le grand seigneur ». Il avait permis de retrouver une stabilité du Royaume perdue depuis les Carolingiens. Pour la première fois, les grands nobles du Royaume le respectait et s’enorgueillirent de le servir ! Par commodité, le roi fut plus appelé « Henri le grand » et se surnom fut validé par ses prouesses militaires durant son règne.
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Mais les ambitions françaises allaient bientôt croiser les ambitions impériales. Le 22 juin 1103, le ST. Empire attaqua les Hammadid de Catalogne. Des envoyés impériaux demandèrent à la France « d’entrer en guerre à leur côté pour chasser l’hérétique ». Refus catégorique du roi : l’Espagne, c’est la chasse gardé du roi ! Après tout, n’y a-t-il pas placé ses sœurs sur les trônes ? Malheureusement, les Impériaux ne firent pas marche arrière. En contrepartie, Henri II revendiqua Lyon.
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Et comme si cela ne suffisait pas, l’évêque de ST. Denis se convertit à la religion Fraticelli en mars 1105 ! Il fut impitoyablement châtié dans les flammes du jugement dernier. Après cela, le Royaume fut obligé de faire amende honorable.
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En mars 1106, le Prince Philippe atteint sa majorité. Le roi était, disons-le, très déçu de son fils. Un noble se rappela avoir entendu du roi :
« Que Philippe est laid ! Son bandeau d’or ridicule ne fait que ressortir ses traits ridiculement vieux. Il n’a ni la splendeur du chauve, ni la crinière du barbu ! C’est un hybride affreux. Mais s’il n’y avait que cela… Notre fils est un abruti complet doublé avec un intérêt exaspérant pour l’or ! Nous avons peine à croire qu’il pourra un jour diriger notre belle France. Mais qui voudrait de lui ? C’est un raté, un bâtard… »
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Et cette impression était encore amplifiée si on le comparait à son frère, le très habile prince Louis qui atteignit sa majorité en février 1107.
« Au contraire, louis a les traits d’un grand roi. Sa barbe et son visage nous rappelle son grand-père le roi Philippe. En plus, Louis est très ambitieux mais possède toutes les qualités requises pour s’imposer dans le Royaume. Quel tristesse de penser qu’il ne règnera jamais et quel sort pour la France ? Louis détrônera-t-il Philippe ? Que faire ? »
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Le prince Louis reçut le comté de Rouergue lors de son passage à l’âge adulte.
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : mar. avr. 09, 2013 9:13 pm
par KMS Bismark
Le ST. Empire continuait sa progression effrénée en Espagne en attaquant de nouveau les Musulmans le 12 août 1108. Le roi était effrayé par l’idée d’impériaux de l’autre côté des Pyrénées ce qui scinderait totalement le pays d’une forteresse germanique. Pour Henri II, c’était une question vitale.
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Il fallait donc réagir. Pour commencer, il décida en 1109 de placer un capétien à la tête du duché de Bourgogne ce qui fut fait avec le mariage de Mathilde et du jeune duc Frédéric.
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Après cela, le roi décida d’acquérir la ville de Lyon pour renforcer sa présence au niveau de la vallée du Rhône. Lorsqu’il décida d’envahir la cité le 14 mars 1110, le roi apprit de bien tristes nouvelles. Tout d’abords, la croisade qui s’était considérablement renforcée avec l’arrivée des princes du ST. Empire venait d’échouer piteuse : les croisés avaient évacués la Terre Sainte. Ensuite, le pape furieux de l’inaction française, décida d’excommunier le roi !
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Heureusement pour le roi, le vieux pape avare accepta de réintégrer le roi dans l’église chrétienne en échange de quelques pots de vin… Cela permit de conquérir rapidement la ville avant la fin de l’été. Après cela, le comté de Lyon fut cédé au prince Louis.
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Après cela, le roi s’empara sans coup férir de la ville de Nantes qui venait de se détacher du Duché breton après la victoire des Normands qui avaient au passage récupérés Rennes. Le nouvel an 1111 fut fêté avec l’acquisition du comté nantais au grand dam des Bretons.
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Petit topo sur la dynastie :
Jeanne est morte en Castille avec son mari face aux Maures. Emilie a perdu son mari le duc de Poméranie, mort de grave maladie et ne peux désormais plus avoir d’enfants. Jean a lui, embrassé une carrière ecclésiastique. Il n’y a donc plus de branche cadette sauf une très éloigné en Scandinavie.
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Après cela, Henri II dut se résoudre à guerroyer de l’autre côté des Pyrénées face à la montée en puissance du ST. Empire. En décembre 1112, il entra en guerre contre le grand Emirat Dhunnunid qui contrôlait l’Espagne moins la Catalogne et la Galice. Le roi de France pu aussi profiter du soutien des tout nouveaux chevaliers de ST. Jean qui partirent rejoindre l’ost français et eurent un impact décisif.
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Mais avant de rejoindre la frontière avec les Mahométans, Henri II reçut une nouvelle qui lui glaça le sang : son fils Philippe, son héritier, venait de se marier avec le plus mauvais parti qu’il puisse prendre : la duchesse d’Anjou !
En effet, revenons un peu sur cette famille d’Anjou :
Tout d’abord, le Grand-Père de Marguerite n’est autre que le duc Folques IV mort dans les geôles de Philippe Ier en 1086. A sa mort, ses deux fils Jean et Henri se sont partagés le duché, le premier héritant du titre de duc et de l’Anjou, le second de la Touraine. Rapidement, Henri fut éliminé par son frère Jean qui réunifia le duché. Mais le duc n’a eu que des filles et, à sa mort récente d’il y a 2 ans -aussi rapide qu’inattendue- c’est sa fille ainée Marguerite qui a récupéré le duché à l’âge de 16 ans. Elle a réussi à séduire le Prince Louis et ils viennent de s’épouser.
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NB : Faites pas attention à l’âge des personnages sur ce screen qui a été pris bien plus tard.

Le roi faillit s’arracher les cheveux en apprenant la nouvelle. Il faut dire que la duchesse n’était guère aimée, même en Anjou où un noble en fit la description suivante :
« Ses cheveux étaient inhabituellement courts pour une femme et souvent mal coiffés. Ses yeux bleus en effrayaient plus d’un par la froideur qu’ils reflétaient et ses joues « pleines » rappelaient un écureuil bien qu’elles ne soient pas mignonnes du tout ! Et que dire de ses lèvres : affreuses, hideuses, monstrueuses ? Non, non point de ça entre nous ! Elle n’avait pas de lèvres mais un affreux bec de lièvre, le plus abominable qu’il m’est été donné de voir, et qui aurait repoussait plus d’un homme. Le tout donnait une vague impression de garçon manqué ou tout du moins d’une affreuse sorcière ! Et que dire de son caractère ? On disait de « la sorcière d’Anjou » qu’elle était dure, injuste, brutale et extrêmement colérique. Plus d’un homme aurait pleuré en ayant affronté sa colère noire et infernale. Ceux qui en revenaient disaient avoir affronté « la créature la plus masculine » ou « l’homme qui se cache dans le corps d’une femme. »
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Mais le roi n’avait guère le temps de s’attarder à ce sujet. Durant l’été, ses troupes déferlèrent sur la Navarre. Les deux grandes villes de la région, Pampelune et Burgos, tombèrent respectivement le 21 août et le 5 décembre. Rapidement, le Nord tomba entre les mains françaises et durant l’année 1114, les troupes franques s’approchèrent jusqu’à Tolère, à tel point que l’émir capitula le 26 juin 1114: la Navarre redevenait chrétienne !
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Pour fêter sa grande victoire, Henri le Grand maria sa fille Sophie avec le tout jeune roi danois Johann Ier.
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Il attribua aussi les comtés de Navarre et de Najera à un jeune noble qu’il appréciait beaucoup : Aymar de Courtrai.
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : mar. avr. 09, 2013 10:26 pm
par sval06
Il faut marier tes enfants avant de leur donner un titre. :notice:
Sinon, tu te retrouves avec une bru que tu peux pas blairer... Ca va être sympa les réunions de famille :lolmdr:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : mer. avr. 10, 2013 8:13 am
par gladiatt
N'empeche que c'est tres bon :ok:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : mer. avr. 10, 2013 10:10 am
par KMS Bismark
sval06 a écrit :Il faut marier tes enfants avant de leur donner un titre. :notice:
Sinon, tu te retrouves avec une bru que tu peux pas blairer... Ca va être sympa les réunions de famille :lolmdr:
Je veux bien, mais que faire lorsque votre femme est une duchesse, duchesse qui possède une cour sur laquelle vous ne pouvez interférer, et que votre fils héritier reste à cette cour?! :shock: :chair:
Résultat, c'est tout juste si je pouvais le marier avec une de mes courtisanes! C'est Ainès qui a du arranger le mariage. Louis par contre, il est venu à Paris comme un bon fils à papa! :console:
Et pour les réunions de famille, c'est encore pire que ce que tu crois! Tu vas voir, entre les jalousies intestines des freres, les ambitions infernales de la belle-fille; les complots et les assassinats... :lol:
gladiatt a écrit :N'empeche que c'est tres bon :ok:
Merci. :chicos:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : mer. avr. 10, 2013 5:57 pm
par warsaw bucher
Le duché de Normandie est un peu gros non ? :shock:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : dim. avr. 14, 2013 11:08 am
par Aghora
Alors j'ai acquis ce jeu y a pas longtemps et j'y joue de temps en temps. Et je peux vous dire une chose : je comprends absolument rien à ces histoires de dynasties, d'héritage et succession.
Je comprends un peu le fonctionnement des lois de successions (par exemple, que l'aîné ou le plus vieux hérite du titre blablabla), seulement j'arrive pas à les exploiter.
Ensuite, mettons que mon personnage meurt et qu'il a plusieurs fils ou filles...qui je vais incarner si je suis en Gavelkind ou autre loi de succession que Primogénique ?

Enfin, je comprend toujours pas pourquoi dans ta partie c'est un problème que ton fils Philippe vient de se marier avec la Duchesse d'Anjou.

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : dim. avr. 14, 2013 11:18 am
par KMS Bismark
warsaw bucher a écrit :Le duché de Normandie est un peu gros non ? :shock:
Malheureusement oui. Il attaque tous ses voisins et les démembre sans que je ne puisse rien y faire.
Aghora a écrit :Alors j'ai acquis ce jeu y a pas longtemps et j'y joue de temps en temps. Et je peux vous dire une chose : je comprends absolument rien à ces histoires de dynasties, d'héritage et succession.
Je comprends un peu le fonctionnement des lois de successions (par exemple, que l'aîné ou le plus vieux hérite du titre blablabla), seulement j'arrive pas à les exploiter.
Ensuite, mettons que mon personnage meurt et qu'il a plusieurs fils ou filles...qui je vais incarner si je suis en Gavelkind ou autre loi de succession que Primogénique ?

Enfin, je comprend toujours pas pourquoi dans ta partie c'est un problème que ton fils Philippe vient de se marier avec la Duchesse d'Anjou.
Tu joues toujours le fils ainé, ou la fille ainée en cas de loi équitable entre fils et filles.
Le problème c'est que la duchesse d'Anjou a pour grand-père le duc honnis Folques IV, qu'elle me déteste et qu'elle est trop ambitieuse, qu'elle complote tout le temps... Qu'elle cherche à me détruire quoi! :lol: Les ducs d'Anjou sont, dans cette partie, pas très fiables.
Et mon fils ainé se marie avec elle! Comment je vais faire quand ma belle-fille va chercher à prendre le pouvoir?!

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : dim. avr. 14, 2013 1:12 pm
par warsaw bucher
Pour ce qui est de l'Anjou, je ne pense pas que tu ai trop de soucis à te faire de ce coté. Le seul comté de la duchesse est un comté appartenant de jure au duché de..... Berry ! Il y a une piste à explorer la dessus ;)

Sinon en Normandie, point d'héritage compliqué à venir ? Parce que la aussi, il y a une piste à explorer :)

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : mar. avr. 16, 2013 9:02 pm
par KMS Bismark
warsaw bucher a écrit :Pour ce qui est de l'Anjou, je ne pense pas que tu ai trop de soucis à te faire de ce coté. Le seul comté de la duchesse est un comté appartenant de jure au duché de..... Berry ! Il y a une piste à explorer la dessus ;)

Sinon en Normandie, point d'héritage compliqué à venir ? Parce que la aussi, il y a une piste à explorer :)
Malheureusement c'est complétement bloqué, rein à faire. Les Normands je vais m'en occuper d'une façon beaucoup plus radicale... :wink:
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Pour fêter sa victoire sur les Maures, le roi organisa un immense banquet Paris et tous les nobles y furent conviés. Il aura lieu en août 1114 et personne n’osa décliner l’invitation, même pas la duchesse d’Anjou ! Celui-ci se passa fort bien et tout le monde fut heureux, si on met à part les voleurs qui pendent maintenant à la potence…
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Après cela, le roi organisa un grand tournoi qui eut lieu en juin 1115. Il est important de s’y arrêter car ce tournoi fut l’occasion de moult surprises ! Daberland, futur chroniqueur royal, nous en a laissé une importante trace écrite.
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Tout d’abord, le gagnant du tournoi fut le Baron Ermengaud de Luzech.
« Le vieux chevalier s’avança pour recevoir les honneurs du public. C’était un vieil homme de 81 ans mais il avait gardé un souffle de jeunesse. Tout le monde le respectait et il était craint autant pour son génie militaire que pour son caractère courroucé. Cependant, personne ne trouva rien à redire. Après tout, que peut-on dire à un vieux croisé ? »
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Le deuxième fut Wymund d’Hauteville.
« Le fier chevalier s’avança. Ce fin tacticien était aussi un colosse de muscles qui impressionna la foule. C’était la seule personne qui n’avait pas 50 ans et qui termina dans les premières places. Mais ce qui intrigua encore plus la foule, c’était son armure. Il n’arriva pas à l’enlever tout seul. Et puis, il n’avait pas utilisé de bouclier durant le tournoi, ce qui fut fatal face au Baron de Luzech. Alors que le noble d’Hauteville se fit retirer son armure, la foule resta silencieuse et pétrifiée sous le choc : Sieur Wymund s’était battu avec un seul bras… »
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Le troisième fut le maréchal Geoffroy de Semur.
« Lorsque Sieur de Semur s’avança, la foule trembla. Il ajouta quelques compliments cyniques à son adversaire puis lacéra les spectateurs du regard. Il était furieux de cette troisième place. Mais ce qui inquiétait le plus les gens sur place, c’était sa mauvaise réputation. Le maréchal serait un odieux et coléreux personnage qui passerait ses nerfs en empalant de pauvres victimes… »
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Après cette année faste, les seigneurs de France approuvèrent une petite taxe féodale en remerciement durant l’année 1117. Pendant ce temps, le duc de Normandie continuait de dépecer son voisin breton.
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Puis, le 4 juillet 1117, le roi faillit être tué. Daberland nous raconta la scène :
« Un homme encapuchonné et tout de noir vêtu s’approcha furtivement du roi qui ne l’aperçut pas. Il fut intercepté par les gardes royaux alors qu’il allait poignarder le souverain Henri Le Grand. Après cela, il fut « interrogé » et révéla que c’était la duchesse d’Anjou qui l’avait envoyé. Le roi faillit s’étrangler de rage ! »
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Étant démasquée, la duchesse présenta ses plus pattes excuses mais il était certain que Marguerite n’était plu dans son état normal. Sa paranoïa croissante et son ambition débordante inquiétaient beaucoup le roi. Et pourtant, elle avait raison de s'inquiéter: le 27 janvier 1118, le Prince Philippe trépassa assassiné à l'âge de 28 ans!
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Le roi était profondément troublé par tout ça. D'une part, il était attristé de la mort de son fils et terriblement furieux de l'affront fait à la dynastie des Capétiens, d'autre part; il était soulagé que Philippe "le fol" ne règne jamais. Mais la question cruciale restait: qui a ordonné cet assassinat? Il est clair que l'Italien Leonard (jamais retrouvé) ne pouvait avoir orchestré seul un tel meurtre. Louis serait-il derrière tout ça, maintenant qu'il était l'héritier du trône? Probable, mais rien ne le prouvait. Même si Louis était ambitieux, il était aussi profondément imprégné d'un esprit de justice.
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Mais alors que le roi pensait qu'au moins, la succession serait assurée simplement (les filles de la duchesse ne pouvant pas régner), la plus grave crise de succession capétienne découla de ce meurtre! En effet, Yolande et Marthe, fille de Marguerite, furent évincées de la succession. Restait alors Louis. La duchesse revendiqua alors le trône pour elle-même. Elle fut arrêtée le 15 juin 1118, soit 5 mois après l'assassinat de son mari. Daberland nous a laissé une trace écrite de ce formidable évènement:
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"Devant le château ducal de Tours, le roi laissa sa garde et n'entraine qu'avec ses deux fidèles gardes du corps qui ne le lâchait plus depuis juillet 1117. Il entra en enfonçant la porte et s'écria "On ne trahis pas son suzerain!" Puis, soudainement, il se figea et les gardes aussi. La duchesse larmoyante, se jeta aux pieds d'Henri II. "Sauvez-le, dit-elle, sauvez mon-fils, sauvez votre petit fils Charles!" Dans les draps blancs, un petit enfant gémissait. Il ne devait pas avoir plus de 2 semaines!"
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Revenons un peu en arrière. Certes, Philippe est mort, mais sans que je ne m'en rende compte, Marguerite se trouva être enceinte d'un enfant! Résultat, la succession est bouleversée: désormais, c'est Charles, fils de la duchesse et de feu Philippe qui se trouve être l'héritier direct!
Henri II n'eut pas le courage de tuer Charles, il était trop attendri de retrouver une partie de son fils dans son petit-fils. Si il enferma la duchesse dans les cachots, il lui accorda son dernier souhait: Charles allait devenir roi et pour cela, il fut élevé par son grand-père et sa grand-mère, le roi Henri Le Grand et la reine Ainès. Le roi, qui fut touché par l'héroïsme de la mère qui a caché ce lourd fardeau pour sauver son fils, lui accorda une semi-grâce: elle ne fut pas jetée aux oubliettes comme elle aurait dû l'être et fut bien traitée. Mais la vie du petit enfant n'était pas pour autant sauvée: dans son château, le Prince Louis écumait de rage! La crise n'était pas terminée...

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : mer. avr. 17, 2013 12:54 am
par Locke
Ce Louis est décidément un bien grand casse-couilles, il faudrait peut-être songer à agrandir le domaine royal :chicos: Très bon AAR :signal:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : mer. avr. 17, 2013 8:33 am
par KMS Bismark
C'est pour ça que j'ai marié Henri à Ainès pour avoir le duché d'Aquitaine en dot. :wink:
Par contre Louis c'est rien, ce sont ses enfants qui m'inquiètent! :ko:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : sam. avr. 27, 2013 10:25 pm
par KMS Bismark
Le roi voulut donc fêter la naissance de son petit-fils et organisa une grande partie de chasse pour le mois de novembre 1119. La chasse se déroula dans les Pyrénées et le roi eut l’occasion, malgré ses 50 ans, d’abattre un bel ours brun. Il est vrai que la naissance de Charles avait revigoré le vieil homme qui sentait une seconde jeunesse le transcender.
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Le temps passa et le roi s’habitua à sa nouvelle vie de grand-père. Cela lui donnait presque envie d’avoir de nouveaux enfants, presque car Ainès était bien trop vieille pour ça. Il s’enquit alors des nouvelles de sa fille Mathilde, reine du Danemark. Il apprit alors la terrible nouvelle le 30 mars 1120 : le roi Johann Ier (son beau-fils) avait été assassiné. Il n’y aura donc jamais de Capétien sur le trône danois. Pire, Mathilde dut se réfugier avec sa fille Bérengère en exil après la venue du roi Erik Ier. Seule consolation, il n’y avait pas qu’en France où les complots allaient bon train !
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Les années de paix passèrent mais le roi Henri sentait qu’il avait besoin de montrer de nouveau, ou plutôt de réaffirmer sa puissance en retournant se battre. Pour le moment, il n’en était pas question alors le roi se contenta d’usurper le titre de duc de Bretagne. Sans duc pour l’unir, la Bretagne vola alors en éclats et les Normands en profitèrent en janvier 1123 pour continuer leur grignotage.
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En juin 1124, le chapelain de la cour parvint à convertir la population de Najera à la foi catholique. Henri le Grand saisit se prétexte pour intervenir de nouveau face aux Maures. Une nouvelle fois, les chevaliers de ST. Jean vinrent prêter main forte aux Français. La campagne se conclut en 1 an d’assaut sur les forteresses et villes musulmanes. En juin 1125, la France acquit la Castille. Le roi se fit d’ailleurs proclamer « Roi de Castille » qu’il rajouta à son titre. A Reims, les rois de France seraient désormais baptiser : « Roi de France et de Castille par la grâce de Dieu. »
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Mais le roi n’eut pas le temps de savourer sa victoire : d’une part, il apprit durant la campagne de Castille qu’un complot se tramait contre son fils, d’autres parts, il dû, une fois rentrer chez lui, arbitrer un conflit entre mère et fils c’est-à-dire entre Ainès, qui aurait voulu attenter à la vie de Louis, et ce dernier…
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La reine fit un court séjour en prison avant de ressortir en ayant payé une petite « amende ». Le 3 mars, elle était libre. Malheureusement, le fait d’être jugée par son mari lui brisa le cœur. Elle décéda le 12 février 1127 à l’âge de 68 ans. Les conséquences qui découlèrent de cette mort et placèrent le jeune Charles à la tête du duché ont fait passer dans l’ombre la guerre contre le comte de Léon.
Celle-ci ne reste connue que par la défaite des mercenaires bretons écrasés par les armées du comte et par le courroux du roi qui leva l’ost entier pour écraser le comte le 23 octobre 1127 en lui arrachant le comté de Cornouailles.
Mais passons sur cette guerre méconnue pour revenir aux complots si familiers de la cour ! Le duché d’Aquitaine confié au jeune Charles vola en éclats par l’indépendance du duc de Bourbon et du duc d’Auvergne le 11 janvier 1128. Le roi était furieux et voulait châtier le duc félon de Bourbon, le plus puissant vassal de l’Aquitaine.
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Le chroniquer royal a rapporté la scène quelque peu surprenante :
« Le duc s’avança vers le roi encapuchonné de sorte que l’on ne voie plus sa tête. Il s’approcha puis s’inclina par respect devant sa Majesté. Le roi bouillonnait de rage et s’écria :
« Qui ose défier le petit-fils du roi, le duc Charles, dauphin du Royaume ?! Duc de Bourbon, qui êtes-vous pour ainsi trahir votre roi ? »
Cela peut paraître surprenant, mais le duc était encore un inconnu : personne ne savait qui il était. Le duc se releva alors et dit à haute et intelligible voix :
« Mais enfin, votre majesté ne me reconnaît plus… »
Le roi resta un instant sans bouger, puis il se mit à trembler et les larmes coulèrent. Il avait de toute évidence reconnue ce duc. Celui-ci retira alors sa capuche et toute la foule présente laissa échapper un « Oh ! » de surprise. Le duc enchaîna alors :
« Je sais que vous êtes vieux, mais tout de même vous auriez dû vous en douter… »

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : sam. avr. 27, 2013 10:52 pm
par Bartimeus
C'est un bâtard du roi le Bourbon ? Un de ces petits-fils ?? la suite la suite !!!

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : dim. avr. 28, 2013 10:40 am
par KMS Bismark
« Louis ? Mais, pourquoi ?!
-C’est évident non ? Je suis l’unique légitimé héritier de la couronne de France ! Désormais, je possède le plus puissant duché du Royaume et ce n’est pas vous, père, qui pourrez m’arrêter !
-Je devrais… Je devrais… Je suis le Roi ! Comment oses-tu me parler ainsi ?
-Vous avez toujours été trop faible… »
Après cela, le duc Louis de Bourbon se retira. Désormais âgé de 37 ans, il avait beaucoup changé depuis ses 16 ans. Sa barbe avait beaucoup poussé et dépassait en taille celle de feu son grand-père. Son visage s’était durci avec le temps et reflétait son changement de personnalité : d’un caractère doux et aimable, le Prince était désormais cruel, une cruauté exacerbée par son ambition débordante. On dit que sa femme l’avait changé ; c’est vrai. Elle rappelait affreusement la « Sorcière d’Anjou » et avait la même ambition. Son visage rappelait les souffrances de la guerre : une immense cicatrice entaillait la partie gauche comme pour dire à tous : « ce que j’ai, je l’ai conquis par la force » ! Le nouveau Louis est une terrible menace pour la stabilité du Royaume. Il le rappela d’ailleurs à son père avant de partir :
« Je ne m’arrêterais que lorsqu’une couronne viendra saluer mon triomphe : celle que vous avez sur la tête ou celle d’Aquitaine… » »
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Revenons un peu en arrière :
Louis a reçu très jeune (16ans) les comtés de Lyon et de Rouergue, tous les deux vassaux du duc d’Aquitaine. Lorsque son frère décéda, Louis avait 26 ans. A cette époque, il se remettait difficilement d’une blessure reçut alors qu’il attaquait le comte d’Auvergne. Celle-ci deviendra plus tard, sa fameuse cicatrice sur le visage. A l’enterrement, il eut les larmes aux yeux et le roi tenta de le réconforter en lui disant qu’il ferait un bon souverain. Le Prince était alors encore aimable et bon, mais la naissance de son neveu Charles le dévasta.
Il savait alors qu’il n’aurait jamais la couronne de France et sa femme savait alors qu’elle ne serait jamais reine. Il sombra alors dans un début de folie puis se ressaisit. En 1125, lorsque le roi rentra d’Espagne, il complota pour faire emprisonner sa mère, la duchesse d’Aquitaine. Lorsqu’il réussit, il se mit à attaquer violement ses voisins et à les rassembler sous sa domination. Lors de la mort de la duchesse deux ans plus tard, il s’allia avec les comtes d’Auvergne et dépeça l’Aquitaine. Il prit alors le titre de duc de Bourbon et devint le plus puissant et imprévisible vassal que la France n’ai jamais connu. Malheureusement, ce duché deviendra source de conflits pour le Royaume qui aura pendant de longues années, à gérer la soif de pouvoir de Louis et de ses descendants…

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : dim. avr. 28, 2013 12:53 pm
par GA_Thrawn
Mais..en plus Louis est nain non? :lolmdr:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : dim. avr. 28, 2013 5:27 pm
par KMS Bismark
GA_Thrawn a écrit :Mais..en plus Louis est nain non? :lolmdr:
Ouais, un nain vachement colérique et assoiffé de pouvoir. C'est un peu comme les caniches mais en plus il ne fait pas qu'aboyer: il mord fort! :ko:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : dim. avr. 28, 2013 5:30 pm
par Bartimeus
Il suffit de le pendre, en plus tu fera des économies de corde vue que c'est un nain !

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : dim. avr. 28, 2013 5:34 pm
par KMS Bismark
Il suffit, il suffit... C'est quant même mon maître-espion et puis il y a sa descendance! :siffle:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : dim. avr. 28, 2013 5:39 pm
par Bartimeus
Il suffit de pendre la descendance aussi ! Faut pas s’embêter avec tant de problème, la corde résous pas mal de chose ! xD

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : dim. avr. 28, 2013 5:52 pm
par warsaw bucher
Maitre-espion avec une compétence de 10 :shock:
Y a pas mieux dans le royaume ??!!

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : dim. avr. 28, 2013 8:19 pm
par KMS Bismark
Déçu, le roi décida de retrouver du bonheur avec la jeune Sophie du ST. Empire. Le 22 novembre, le Prince Hugues naquit de cette union. Le ST. Empire avait d’ailleurs perdu du poids en Espagne après la perte du duché de Provence et de ses possessions catalanes, qui sont revenus en héritage au Roi polonais. Il y avait là un nouvel intérêt de conquête qui ravissait le roi Henri.
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En 1129, une nouvelle guerre éclata dans le duché d’Aquitaine : l’ost du duc Louis de Bourbon conquis l’Auvergne et relança la guerre avec le duc Charles d’Aquitaine. Le roi n’arrivait pas à freiner les ardeurs guerrières de son fils et ne sut jamais que faire. Cela le rongea tellement, qu’il en perdit ses intuitions si justes : le duc de Normandie tenta d’affaiblir le pouvoir central. Si le roi parvint à le faire revenir dans le droit chemin, il ne retint de son caractère que son honnêteté alors même que le duc travaillait dans l’ombre. Cette mauvaise analyse allait là aussi, avoir des conséquences funestes sur le sort du Royaume, le roi considérant, à tort, que les ducs de Normandie étaient ses plus fidèles vassaux.
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Durant l’été, le roi organisa un grand festival à Paris. Mais il tomba gravement malade avant le début et ne put que partiellement assister aux festivités. Son inquiétude minait sa santé de fer et la naissance de Mathieu le 11 janvier 1130 ne parvint pas à lui redonner le goût de vivre. La mort de son fils Louis l’attrista plus qu’elle ne le rassura alors même qu’il allait s’emparer du duché tant convoité. Son immense « Royaume » ne survit pas à sa mort. Ses deux fils Henri et Adrien se partagèrent le butin, Henri recevant le Poitou et le Bourbon, Adrien la Gascogne et l’Auvergne.
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Mais le roi n’eut guère le temps de consolider le pouvoir royal : Henri le Grand s’éteignit dans d’affreuses souffrances un soir de février à l’âge de 60 ans. Le jeune Charles devint roi à l’âge de 11 ans sous le nom de Charles IV. Cet enfant, malgré l’amour de son grand-père, était un jeune colérique et orgueilleux. Il était aussi extrêmement arbitraire et détestait beaucoup de monde. Il faut dire que son enfance a été tourmentée : séparée de sa mère qu’il n’a presque jamais vu, il est haï du parti « Bourbonnais » qui veut sa mort et le règne des descendants de Louis. Son tueur, le comte de Vendôme, a d’ailleurs quelques problèmes à gérer le bouillant garçon.
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La première action du jeune roi est de libérer sa mère, qu’il a hâte de revoir. Il fut rapidement déçu de l’attitude de la duchesse :
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Mais après les « joies » des retrouvailles, il faut vite se préparer car les vassaux du souverain complotent : le 30 mars, le comte de Nîmes se révolte. Début avril, le duc de Flandres fit de même puis ce fut au tour du comte de Navarre. Le roi dut alors lever l’Ost Royal et engagea des mercenaires du Navarre pour faire face à la « première Louisarde » : la révolte des grands seigneurs ralliés aux intérêts du Prince Louis ! Cette révolte fut rapidement rejointe par le comte de Forez ainsi que le comte de Narbonne.
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Heureusement, les armées françaises parvinrent rapidement à prendre l’ascendant sur leurs adversaires. Le 7 juin, les Flamands furent écrasés à Beauvais. Leur deuxième armée fut rejetée hors de Paris le 7 août. Dès lors, les Français acculèrent les Flamands à la défaite. Seul le sud était sous contrôle des Louisards qui attaquaient les garnisons isolées. Mais devant les désastres, le comte de Forez mourut de dépression le 10 septembre. Puis le 26 mai 1131, ce fut le duc Arnulf V qui décéda empoisonné par son fils qui craignait pour son héritage.
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Les armées royales purent alors se concentrer sur le Sud et reprirent Toulouse en septembre. C’est alors que le Maire de Cornouailles rejoignit les rangs des félons et attaqua la France. Puis en décembre, ce fut l’Emirat Afasid qui lança une guerre sainte contre la Castille française ! Le roi était fou furieux et son tuteur avait du mal à le contrôler :
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« Je vais les briser, je vais tous les briser ! Je suis le roi et ce sont mes sous-fifres, mes chiens mes esclaves ! Ils sont à moi et je vais leur faire payer toute envie de recommencer ! Je suis l’unique souverain de France et ceux qui s’opposent à moi seront broyés, réduits en poussière et disparaîtront dans l’oubli éternel. Ceux qui sont déjà morts peuvent s’avouer heureux : ils ne verront jamais l’étendu de mon courroux ! »
Dès lors, Charles IV acquis une réputation de cruauté phénoménale, réputation qui ne cessera jamais de croître et atteindra son paroxysme à la mort du souverain. La première personne défaite fut le comte de Nîmes qui fut enfermé le 12 mars 1132. Dans le même temps, Toulouse était retombée dans les mains des coalisés, de même qu’Agen. Mais l’ost royal parvint à s’emparer de Narbonne et Pampelune durant l’été, prenant ainsi un avantage indéniable. C’est alors que les Maures entrèrent en action et prirent Valladolid au court d’un assaut sanglant.
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Heureusement, le roi parvint à faire plier ses adversaires avant la fin de l’année (en ménageant le comte de Navarre) et put alors faire face au péril mahométan. Ayant besoin d’argent, le roi n’exécuta pas les prisonniers mais leur fit payer une rançon. « Ce n’est que partis remise » aurait-il dit avec un sourire démoniaque.
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Ce n’est qu’en février 1134 que l’armée put enfin prendre le chemin de l’Espagne après avoir recruté les chevaliers de ST. Jean. A ce moment-là, la majorité de la Castille était entre les mains musulmanes mais la reconquête française ne tarda pas. Le 6 avril à Santander, les ennemis du Christ furent écrasés sans pitiés. C’est alors que la régence de Charles pris fin le 31 mai.
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : dim. avr. 28, 2013 8:20 pm
par KMS Bismark
warsaw bucher a écrit :Maitre-espion avec une compétence de 10 :shock:
Y a pas mieux dans le royaume ??!!
Malheureusement non au début. après oui, mais je voulais pas le froisser vu qu'il est très susceptible...
Bartimeus a écrit :Il suffit de pendre la descendance aussi ! Faut pas s’embêter avec tant de problème, la corde résous pas mal de chose ! xD
Ça coute cher la corde en ce moment... :lol:

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : dim. mai 12, 2013 10:26 am
par KMS Bismark
A sa majorité, le roi Charles commença par se fiancer avec la duchesse Agaete II de Hollande, qui pourrait apporter une dot intéressante pour le Royaume. Pendant ce temps, la reconquête de la Castille se poursuivait et le roi polonais offrit son aide le 24 août 1134. C’est à ce moment-là que les Mahométans tentèrent une ultime attaque pour inverser le cours de la guerre. 10000 infidèles déboulèrent à Almazan le 10 février 1135. La défaite est terrible mais pas totale.
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Le roi quitte alors l’armée pour aller célébrer son union avec la duchesse de Hollande le 3 mars. Puis le souverain français regroupe ses forces et engage les mercenaires catalans. Ces derniers ne participeront pas à la grande bataille de Laredo qui voit le triomphe des forces chrétienne le 25 mai. Dans leur guerre contre les catholiques, les Musulmans doivent avouer leur défaite au Djihad d’Aragon en juillet. Cette défaite permet au Saint-Empire d’appuyer la France. Le 3 novembre, la superbe victoire des Catalans sur les Maures scelle l’issue de la guerre qui est désormais à sens unique.
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Le roi fête sa victoire dans les bras de sa femme avec qui il aura l’héritier Charles le 7 juin 1136. La famille royale est radieuse et le roi et la reine-duchesse s’aime d’un amour franc et sincère qu’on a lus vu depuis des années, si ce n’est des siècles ! C’est la seule fois où les contemporains oseront dire de Charles IV qu’il est « doux et sensible, comme un agneau. » Le roi est aussi acclamé lors de son retour d’Espagne, la paix à la main pour le nouvel an 1137. Il organisera ensuite un grand tournoi pour combler les vassaux peu fiables. Mais le 1er juillet, le tournoi s’interrompit brutalement lorsque le duc de Bourbon, le fils de Louis, Adrien Ier dernier fils de feu le duc, se révolta et prit la bannière de la trahison.
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La 2e Louisarde verra pour la première fois un héritier de louis s’opposer à Charles le cruel. Mais c’est aussi un échec : aucun grand du Royaume n’ose s’opposer au terrible souverain, si ce n’est en affichant leur sympathie pour le combat du duc. Les Suisses seront de la partie dans le camp français, pour le plus grand malheur des Bourbonnais. C’est aussi à cette époque que le duc de Normande achèvent la conquête de la Bretagne, désormais française.
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La seule grande bataille de la guerre, à Chancelade, voit le triomphe des forces royales qui écrasent l’ost ducal en décembre. Le duc est finalement capturé en janvier 1138 à Angoulême. Quelques soldats chargés de la garde personnelle du roi auront pu assister à ce qui deviendra une véritable légende noire transmise de façon oral puis mise par écrit au XVe siècle.
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Le roi approcha. Entouré de deux soldats, le duc était pieds et poings liés. Toutefois, il resta provocateur et son regard plein de haine soulignait particulièrement son mépris pour le roi. Charles tourna autour du captif puis renvoya les soldats ayant capturés le duc.
« Alors… Adrien c’est ça ? Oh et puis, tu me laisseras t’appeler de Bourbon ? Je n’accepterais pas que le nom d’Hugues Capet soit souillé par ta faute.
-Que voulez-vous ? Faites ce que vous voulez de moi, mais sachez que les descendants de Louis prendront la couronne tôt ou tard !
-Moi ? Oh ! Mais tu sais, j’attendais ce moment depuis longtemps ! Tu es à moi, tu es vulnérable et tu ne reverras jamais plus le soleil…
-Vous voulez m’envoyer dans les cachots royaux ?
-Des cachots ? Non… Je veux m’amuser un peu. Qu’avons-nous là ? Une hache ? »
Le roi prit la hache et trancha d’un coup sec la tête du duc qui n’eut guère le temps de réagir. Puis il démembra le corps. On ne sait exactement ce qui fut ensuite fait du corps démembré : brûlé, dévoré par les loups, jeté au cachot, enterré… Ce qui est sûr, c’est qu’après la nouvelle de la mort du duc, les Grands Seigneurs commencèrent à appeler le roi « Charles le Cruel », « Charles le Démon » ou encore « Charles l’Assassin »… On dit enfin que Charles aurait lancé au cadavre : « Dis leur à tous que Charles IV, roi de France, n’hésite pas et tranchera d’un coup tous ceux qui s’opposent au souverain ! »

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Après la mort d’Adrien, Humberge hérita des duchés de Bourbon, de Poitou et d’Auvergne. Valence hérita elle, entre autre du duché de Gascogne. En juillet, le roi eut un deuxième enfant : une fille prénommée Emilie. Un an plus tard, en juin 1139, le roi de France devient roi d’Aquitaine, restaurant l’antique royaume où régnèrent d’abords les premiers empereurs modernes.
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Mais ce titre supplémentaire de roi engendra une crise avec la duchesse Humberge qui se révolta. Mais son ost trop faible et dès janvier 1140, la duchesse s’avoue vaincu. Le roi peut ainsi fêter sa victoire et la naissance de son deuxième fils, Henri. Puis en 1141, il voit une nouvelle preuve de la fidélité des ducs de Normandie lors d’un passage à Saint-Denis.
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Le 12 février 1141, le pape appela à une nouvelle croisade pour tenter de délivrer la terre sainte toujours aux mains des infidèles. Mais alors que le roi Charles IV s’apprêtait à embarquer pour la croisade, il fut retenu par la révolte de la duchesse Valence. Heureusement, l’ost royal put balayer sans problèmes la vermine gasconne et la paix fut rétablit le 9 janvier 1142 : la duchesse fut jetée dans les oubliettes. C’est aussi à cette époque que le roi eut un nouvel enfant : Jean.
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Le 3 juin 1142, le roi eut une surprise bien étrange : personne ne s’était rendu compte que la duchesse était enceinte. Elle accoucha dans le cachot et le roi ordonna immédiatement la libération du bébé qui put aller vivre avec son père. Cet enfant devait certainement rappeler au roi sa propre naissance et c’est pour cela qu’il se montre magnanime pour une fois.
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Après cela, le roi partit le 10 novembre 1142 en croisade. Mais il ne rejoignit pas la croisade en terre sainte : il partit guerroyer pour la Sicile égyptienne. Une première armée emmenée par le roi débarqua devant Palerme le 7 mai. La ville assiégée tomba très rapidement en juin après un furieux assaut franc. Mais la Sicile était alors en pleine épidémie et le massacre qui s’ensuivit dans Palerme n’arrangea guère les choses. Le 23 juin, le roi tomba très gravement malade : il était atteint de la Syphilis ! Cela n’empêcha pas la France de remporter la guerre le 2 janvier 1144 sans avoir affronté d’armées musulmanes. Charles le Cruel fut le seul roi chrétien à vaincre Usama le Conquérant.
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En rentrant, le roi accorda le titre de duc de Bretagne à son fidèle allié le duc de Normandie. Mais même celui-ci s’était rendu compte de la faiblesse du souverain :
« Certes, je réclamais un titre qui me revenait de droit vu que j’avais conquis la majeure partie de la Bretagne, mais tout de même ! Il y a quelques années, je me serais fait jeter pour avoir osé penser à en parler avec Charles, mais aujourd’hui, le roi était faible ! Il avait acquiescé sans discussion et j’ai rapidement compris pourquoi : le roi était mourant ! La maladie qui le rongeait était mortelle et des petits boutons, voir abcès, germaient sur son corps. Le roi avait beaucoup maigri et il se tenait constamment la tête. Il ne parlait presque plus si ce n’est par une voix rauque de mourant. Il agonisait et cela se voyait ! On disait déjà qu’il ne régnait plus et certains me voyaient comme régent ! En fait, je crois que c’est la duchesse qui régentait le royaume. L’image qui m’a le plus marqué fut de voir le souverain hurler de douleur lors de mon départ : il n’en avait plus pour très longtemps. Une année peut-être, tout au plus… »
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : mer. mai 22, 2013 5:28 pm
par KMS Bismark
Le roi Charles le Cruel déjoua tous les pronostics : alors qu’on le croyait au bord de la mort, il réussit à survivre et à rester en vie coute que coute. Cette vie retrouvée s’accompagna d’une seconde jeunesse, du moins, dans le domaine de la sexualité. Les relations furent au beau fixe avec la duchesse de Hollande, alors même que le roi était devenu un monstre hideux et boutonneux, et que la duchesse venait d’accepter la nouvelle réforme impériale interdisant à quiconque de quitter l’empire par voie de succession. Ainsi, le duché de Hollande ne tomberait il jamais en héritage pour le Royaume de France. Cela n’empêcha pas le petit Philippe de naître un 24 décembre 1144 !
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Le roi vit aussi ses oncles atteindre l’âge adulte. Le Prince Hugues, un jeune homme cynique, bossu, paresseux et particulièrement déprimant qui fera dire au roi : « Si Agaete est mon rayon de soleil, Hugues est un vilain nuage noir ! » ; ainsi que le prince Mathias, un autre nain dans la famille. Mais comme le roi craignait qu’eux aussi ne deviennent louisards, il les maria avec deux princesses de Bohême afin de les occuper. Le mariage d’Hugues vu d’ailleurs une franche réussite vu qu’il devient père d’un beau Herbert en mars 1146.
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Mais le reste de la vie de Charles le Cruel ne fut pas aussi rose : il se montra particulièrement bienveillant envers les Grands Seigneurs de France, libérant la duchesse Humberge de sa prison et envoyant plusieurs cadeaux au duc de Bourgogne pour qu’il ne soit pas tenter de se soulever. Malheureusement, cette « mollesse » de réaction convainquit les Grands de France de la faiblesse psychologique du roi et de sa mort prochaine. Certains complotaient déjà dans l’ombre et il se disait à la cour, qu’un duc particulièrement haut placé, tirait les ficelles et préparait son accession au trône.
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Le roi ne prêta d’abords aucune attention à tout cela : il se voyait vivre encore longtemps, du moins il l’espérait. Il eut d’ailleurs un nouvel enfant, une Agate, le 4 mars 1146. Pourtant, certains signes permettent de penser que le roi s’entait sa mort arriver : il se montra conciliant et prépara le règne de son fils, le futur Charles V. C’était certain, le roi s’en doutait, mais il ne voulait rien laisser filtrer de tout cela. Il agissait en petit comité restreint, avec son fils, le duc de Normandie, un proche fidèle, et sa femme.
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Puis soudain, tout s’accéléra : la maladie prit de l’ampleur. Le 11 septembre, le roi se plaignit de violents maux de têtes, mais aussi d’importantes douleurs et de fortes démangeaisons. Il se trouva tellement malade, qu’il ne put plus préparer sa succession. C’est tout juste s’il fut présentable lors de son sacre de Roi sicilien le 20 septembre, fait à la hâte à Paris alors qu’il devait avoir lieu à Palerme.
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Durant l’hiver, les souffrances du roi s’accrurent. Le 6 février, tard dans la soirée, il fit un adieu émouvant à sa femme et à ses enfants. Il appela le duc de Normandie pour lui confier ses instructions. :
« William mon ami, mon fidèle compagnon…
-Je suis là sire, que dois-je faire pour vous soulager ?
-Je suis mort William, c’est fini pour moi… Je vais rencontrer le créateur et j’ai besoin de toi. Tu es mon seul allié, mon seul ami. Protège mon fils ! Sois le régent qui l’aidera à atteindre sa majorité et à diriger comme un bon roi. Il n’a que 10 ans William, je t’en prie… Veille sur mon petit… »
Le roi congédia ensuite le duc, mais celui-ci remarqua que le roi avait la larme à l’œil, et le duc fut aussi touché. Pour la première fois, Le Cruel se montra sensible, et cela troubla profondément le duc qui répondit avant de fermer la porte :
« Alors ça y est ? Cette fois c’est fini, vraiment fini ? Charles le Cruel est mort ? Je ne peux y croire et pourtant… Adieu. »
Le roi rappela ensuite le dauphin :
« Charles, bientôt roi par la grâce de Dieu… Ecoute-moi ! C’est très important. Tu dois régner par la terreur et la terreur sera ton allié. Ne te montres jamais faibles et sois toujours l’ogre qui inspire la terreur. Sois bon avec tes fidèles alliés mais terrifiants avec tes amis. Ce monde est dur Charles, et tu vas t’en rendre compte très rapidement. Tu ne dois faire confiance qu’aux ducs de Normandie, fidèles alliés de la couronne. Maintenant va et prépare toi : demain tu seras roi… »

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D’aucun auront remarqué que le duc avait un petit rictus à sa sortie du palais royal. Certains diront qu’il voulait simplement caché sa tristesse, d’autres qu’il avait réussi son coup de maître…

Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Posté : jeu. mai 23, 2013 4:04 pm
par KMS Bismark
A son époque, François de La Rochefoucauld dira ce proverbe qui s’applique parfaitement à la situation du roi Charles V :
"Nul ne mérite d'être loué de bonté, s'il n'a pas la force d'être méchant : toute autre bonté n'est le plus souvent qu'une paresse ou une impuissance de la volonté."

Le jeune roi Charles IV, était monté sur le trône à 11 ans, entouré d’ennemi, n’ayant pas connu son père et devant gérer un Royaume bouillonnant de rages et d’amertume. C’est ainsi qu’il a appris à se méfier de tous et de régner par la terreur. Il disait toujours : « La bonté égaille l’appétit, le sang le calme. » Sa jeunesse, son manque d’expérience et la révolte des Louisards avait fini par faire de lui un sanguin, un haï, un Charles le Cruel…
Mais son fils Charles V, était à peu près dans la même situation : son père était souvent en guerre ou au combat et lorsqu’il revint au château royal, il était très malade de la syphilis. Le fils souffrit beaucoup de ce manque et il aurait pu aussi, à la mort de son père, devenir cruel en suivant les recommandations de feu le roi Charles IV. Cependant, il était d’abord un jeune enfant, honnête et plein de bonne volonté. Il se montrait aimable et poli et adorait la vie. Mais son innocence le perdit car il ne vit pas en William III, duc de Normandie, le traitre qui se cachait derrière le régent.
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Alors même que le roi semblait destiné à une vie de noble, de bonté, à un retour en grâce du règne des « bons » rois, il se trouva finalement que, par la force des choses, la haine des Grands Seigneurs, et la misère de sa fuite ; il apprit à haïr son prochain. Mais revenons sur ces 5 mois décisifs, du sacre du roi le 12 février 1147 à la fuite de Paris le 9 juin 1147.
Tout commença donc par le sacre du roi à la cathédrale de Reims. L’évêque dira du jeune roi :
« Il était doux comme un agneau, paisible comme un ange et beau comme un prince. » Tout le monde s’accorda pour dire que le sacre fut une franche réussite, mais les problèmes arrivèrent bien vite pour le jeune roi qui ne sut les gérer. Se référant au régent, il lui accorda les pleins pouvoirs pour régler ces soucis. Seulement, le duc de Normandie agissait dans l’ombre pour son propre compte. L’avertissement émis par le comte de Vendôme au sujet d’un complot du duc de Normandie ne mit pas la puce à l’oreille du roi.
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Le duc normand choisis donc la bonté pour calmer les Nobles, « cette faiblesse infâme » comme le dira plus tard le roi. Il offrit de nombreux cadeaux, des titres et même des terres aux Grands de France pour qu’ils acceptent de soutenir le roi. Seulement, cela était la version officielle. La version officieuse était que le duc préparait un coup d’état pour prendre le pouvoir.
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Le jeune roi, sans soutient dans ce cruel monde, tomba des nus lorsqu’il apprit la rébellion des Normands. Bien sûr, il refusa de céder son pouvoir, mais il n’eut pas le temps de réunir l’ost royal que les Normands se présentaient déjà devant Paris. Le comte Hugues de Vendôme, l’un des rares partisans du roi et son plus fidèle, devient alors le régent du royaume. Il tenta d’organiser la résistance mais n’eut guère le temps. Melun tomba le 20 mai, puis Paris le 9 juin.
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Lors de la fuite de la capitale, le roi put se retourner pour voir Paris brûler. Tout ce en quoi il avait cru, toute son innocence venait de se volatiliser et de partir avec cette fumée. Un chevalier présent auprès du roi nous a rapporté cette histoire dont on ne sait si c’est une simple légende ou la vérité. Toujours est-il que ce chevalier dira : « Le jeune roi n’était plus. Désormais, c’était un démon sans cœur qui s’apprêtait à régner, un démon qui ne savait plus ce qu’était l’innocence… »
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Les larmes aux yeux, il demanda à Hugues « Pourquoi des catholiques tuent-ils des catholiques ? » Le comte ne sut que répondre et le roi ne réfléchit pas longtemps avant de dire : « Si un catholique agresse un catholique, c’est qu’il ne défend plus la religion, ais-je raison ? Donc dans ce cas, il n’est plus le descendant d’Adam mais juste un paria. J’ai bon ? Si c’est un paria, alors ce n’est plus un Homme… Si ce n’est plus un Homme, alors… il mourra. »
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