Chroniques du Royaume de France (CK 2)

KMS Bismark
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par KMS Bismark »

On peut jouer en ligne, et le micro management ça va vu que la vitesse du jeu peut-être réduite et que les combats ne sont pas des plus rapides.
Sur un autre forum ils avaient faits une partie multi de ducs à 8 je crois.
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Lorsqu’il prend les rênes du Royaume en février 1091, le jeune Henri II a 21 ans. Son mariage avec Ainès lui a donné un grand fief pour régner et il est encore à bordeaux lorsque l’armée franque est en Terre Sainte. Le jeune roi est promis à un bel avenir : ses seuls défauts sont la gourmandise et son penchant arbitraire en faveur des jeunes et jolies filles. A côté de cela, il est ambitieux et brillant stratège. La descendance est assurée avec le jeune Philippe et son frère Louis.
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Il faut au roi quelques jours pour rejoindre la Terre Sainte et le 25 mars, il reprend le flambeau de son père et s’engage dans la croisade, avec pour but, pourquoi pas, le Royaume de Jérusalem. Grace au retour de l’armée franque, les croisés malmenés reprennent espoirs ! Les victoires et les prisonniers de guerre sont signes de la volonté divine de victoire sur les Mahométans. A la grande bataille de Deimachar le 19 juillet 1091, c’est l’émir Asim Ier de Tabghach qui tombe dans les prisons du roi de France !
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Il faudra attendre novembre 1091 et la destruction des armées musulmanes pour voir les croisés commencer à conquérir le sud de la Terre Sainte. Dans le même temps, l’empire Fatimid commence à donner des signes de fatigue avec les révoltes Hammadid en Lybie ou encore des troubles en Tunisie et en Italie du Sud. « Le plus grand ennemi de la chrétienté semble avoir été foudroyé par l’intervention divine » dira Henri II dans une lettre à sa femme.
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Pour fêter le renouveau de l’unité chrétienne, le roi de France marie sa sœur Emilie au Prince Heinrich, duc de Poméranie et héritier du trône impérial ! Quant à Ainès, elle s’occupe en envahissant ses voisins et en rattachant ainsi Forez à la France.
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Le roi qui est en terre Sainte reçoit le 18 avril, une visite pour le moins inattendue. Une jeune femme du nom de Bérengère est venue pour aller prier à Jérusalem, bien que la Sainte ville soit encore aux mains des Infidèles. Le roi retient la femme dans sa chambre pendant quelques jours avant de la renvoyer en France couverte de richesses…
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Au début, le Seigneur ne semble pas reprocher son acte au roi, couvrant ses soldats de victoire amenant rapidement à la prise du Saint littoral et au siège de Jérusalem. Cependant, le roi ne confesse rien et un premier avertissement envoyé en la personne de Bertrand de Compiègne n’est pas écouté. Celui-ci prétendra vouloir tuer le roi au nom de son seigneur… Il réussira à s’échapper chez un petit comte mais ne reviendra plus en France.
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Mais la véritable malédiction arrive le 24 juin 1092 lorsque le duc Guilhèm VI de Toulouse se déclare indépendant et rompt ses liens féodaux ! Le vieux duc est un croisé bien spécial : avare, timide et peu aimable, il s’est jusque-là fait très discret. Jusque-là seulement car le vieux duc est en train de sombrer dans la folie et la paranoïa. Ce serait lui qui aurait envoyé Bertrand tuer le roi après un rêve où le Seigneur lui aurait enjoint de sauver la France en se débarrassant d’Henri. Certains diront qu’il a pactisé avec le diable pour conquérir un trône, d’autres qu’il voulait faire payer les péchées royaux. Mais tous s’accordent à dire que c’est de la folie de saborder une croisade pour une querelle féodale !
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Le roi Henri II, lorsqu’il l’apprit, sut que sa croisade et son rêve de Royaume de Jérusalem venaient de voler en éclats. Le soir, il aurait fait trembler la forteresse aménagé de Jaffa. « Je vais le tuer, je vais l’égorger, l’étriper, le massacrer, l’empaler, le crucifier, le déchiqueter, le broyer, le réduire en fine poussière ce misérable, ce gueux ce fou ! :chair: Je veux qu’il souffre, qu’il implore ma pitié ! Je veux qu’il meure dans d’atroces souffrances et qu’il crève en enfer ! Je veux que pour lui, l’enfer soit sur Terre et que Satan ne soit plus qu’un ange à côté de mon courroux ! Guilhèlm ! Sale batard craint à jamais mon courroux mortel et toi Seigneur ; souffre d’avoir ainsi trahi ma confiance… » :pascontent: :pascontent: :pascontent:
Lorsqu’on lui fit remarquer que le pape pouvait entendre ses propos blasphématoires il répondit seulement : « Le pape devrait être à Rome en train de coordonner les efforts des Chrétiens plutôt qu’ici à se battre ! Voilà ce qui arrive lorsqu’un arriviste incompétent est désigné au mauvais poste ! »
"Si c'est britannique, nous nous planquons,
si c'est américain, tout le monde se planque
et si c'est la Luftwaffe, personne ne se planque."
Plaisanterie allemande après la bataille de Normandie.

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KMS Bismark
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par KMS Bismark »

N’ayant plus de troupes en France, le roi Henri II dû se résoudre à engager des mercenaires catalans pour tenter de repousser les « Toulousains ». Les Catalans d’Artau de Barcelone arriveront à Paris le 24 juin. Cependant, leur faible nombre ne permettra pas repousser l’arrière ban toulousain et leur recrutement sera sources d’ennuis financiers et bien pire…
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En attendant, le roi rentré à Bordeaux en juillet est allé rendre une petite visite à sa femme.
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En rentrant à Paris, il tenta d’organiser la résistance. La croisade pâtit beaucoup du retrait du roi de France qui entraina un retrait progressif des soldats francs. Tout d’abords, le siège de Jérusalem fut abandonné. Ensuite, l’avant-poste de Beersheb enfoncé à l’intérieur des terres fut perdu le 22 août. La petite portion de territoire aux mains des croisés devenait intenable.
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En France, la situation devenait dangereusement précaire alors que les Catalans sous-payés, menaçaient de rejoindre les rangs des Toulousains. De fait, la bataille de Bouges du 21 novembre s’avéra fortement décousu et beaucoup de mercenaires passèrent aux mains du duc félon. Cette première défaite fut amplifiée par celle du 28 novembre en Terre Sainte où les croisés furent écrasés devant Adelon ! Pour le roi de France, cela signifiait la fin des croisades. Après la bataille, les Français négocièrent une trêve afin de rentrer en France.
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Le 22 décembre, les premiers rescapés francs de la croisade arrivèrent en vue de Narbonne qu’ils prirent le 6 janvier après un violent assaut. Tout bon chrétien que soit le soldat français, l’année 1093 servit de défoulement contre le duc. Foux furieux d’avoir été détournés de leur mission divine pour laquelle ils avaient engagé moult dépensés qui les avaient parfois ruinés, les Francs se vengèrent en massacrant et pillant les terres du duc. Narbonne fut quasiment rasé après 5 jours de massacres et viols dans la ville. Et ce n’était qu’un début.
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Une autre menace pesait maintenant sur la France et Toulouse : les mercenaires catalans se sont mutinés et veulent se tailler un fief en France à la pointe de leurs épées par dédommagement pour les « impayés royaux ». Les escorxadors, comme ils se surnommeront eux-mêmes ou encore écorcheurs en français, pilleront tout sur leur route : l’Anjou, l’Orléanais, le sud du domaine royal et finiront devant les imposantes murailles de Reims qu’ils tenteront de prendre d’assaut plus tard.
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Un jeune paysan écrira ceci à leur propos :
« Nous étions en train de rassembler nos affaires alors que l’on s’apprêtait à fuir vers le Sud. J’ai embrassé mon père et ma mère qui avaient souhaité rester dans leur village natal. J’ai aussi embrassé mon petit frère de 2 ans, trop jeune pour ce long périple. Alors que je m’apprêtais à monter dans la charrue avec ma femme, un homme déboula en courant et en criant : « Les écorcheurs ! Ils arrivent ! Fuyez vite, sauvez votre vie ! » La panique a alors gagné le village mais nous avons pu fuir. Rapidement, nous avons atteint les hauteurs au sud du village et nous avons fait une halte pour attendre les retardataires. De là, nous avons pu voir l’épaisse fumée envelopper notre village alors que nos récoltes partaient en fumée. Nous pouvions aussi entendre les plaintes et suppliques des personnes restés sur place alors qu’elles se faisaient égorger… »
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C’est dans cette triste atmosphère que le scandale royal eu lieu : le 25 janvier naquit Mathilde. Mais ce n’était pas la fille d’Ainès d’Aquitaine ! C’était celle de Bérengère de Etampes ! Un mois plus tard naquit Sophie, la fille de la reine qui apprit aussi la naissance de Mathilde ! Pire ! Le roi légitima cette fille et l’éleva à la cour où arriva Bérengère. Malgré toute se rage, Ainès ne put rien faire et du bientôt accepter de cohabiter avec la maîtresse de son mari !
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Pour se racheter une conscience, le roi fit exécuter tous les prisonniers musulmans dont l’Emir Asim Ier, reprenant ainsi à son compte le dicton de son père : « On ne négocie pas avec l’hérétique ! »
Le 11 avril 1093, la bataille de Charroux permit de repousser les Toulousains vers le Nord du Poitou. Là, leur armée fut anéantie et de nombreux prisonniers furent faits dont Etienne de Millau. En août, les troupes françaises arrivèrent devant Toulouse. Le duc, pour ne pas se faire excommunier, avait envoyé 3.000 mercenaires italiens en croisade. Maintenant, il était clair que ces 3.000 hommes manqueront cruellement aux Toulousains. Toulouse tombera en effet le 7 décembre.
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Un jeune chevalier racontera la prise de la ville :
« Et soudain nous entrons dans la grande, la belle Toulouse : Toulouse la radieuse ! La ville avait subi de nombreux aménagement et était maintenant une des plus belles de France avec son grand château fort ducal. Mais peu nous importe à nous, simples soldats. Nous nous sommes ruinés dans la croisade pour ça ?! Dans un accès de rage dont je m’étonne encore moi-même, nous avons tout pillé, tout détruit. Durant 3-4 jours ou même plus, nous avons massacrés, violés et pillés en toute impunité. Pour la première fois, je me sentais revivre en goutant aux vraies joies de la guerre ! »
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Une tentative de redressement ducal fut étouffée dans l’œuf le 31 mars 1094 à la bataille de Béziers. Mais le vieux duc complétement fou refusait de céder, même après la chute de Béziers en mai. Après avoir sécurisé Toulouse et Narbonne, le roi remonta vers le Nord avec l’armée désormais rodé : le Duc de Flandres commandait les sièges et le duc de Bourgogne les bataille ! Un grand danger menacer le Nord de la France : Reims venait de tomber aux mains des écorcheurs catalans le 9 juin ! Après cela, ce fut au tour de Provins le 22 septembre. Il fallut attendre janvier 1095 et la bataille de Châtillon pour voire les Catalans stopper les massacres même si ils tenaient encore Reims et Provins.
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Après la reprise de Reims le 2 février, les Catalans négocièrent une trêve et promirent de s’enfuir de la France et de ne plus jamais y revenir. En échange, les prisonniers eurent la vie sauve. Le roi fut magnanime car il fallait à tout prix terminer la guerre contre Toulouse. Le retour des Français dans le duché vit les villes tomber aux mains du roi les unes après les autres. Soudainement, le retour des écorcheurs fut annoncé ! Le camp du Gévaudan fut attaqué dans la nuit par des mercenaires catalans.
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A la bataille de Mende le 25 septembre, les écorcheurs catalans repoussèrent l’avant-garde royale. Henri II était fou furieux ! Comment ce faisait-il que les Catalans n’aient pas quitté le royaume ? En fait, les écorcheurs considérèrent que Toulouse était indépendante depuis le début de la guerre et qu’ils pouvaient donc ravager la région ducale ! Ils espéraient toujours se tailler un fief dans le sud de la France.
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La chute de Carcassonne et de Castelnaudary au début de l’année 1096 sécurisa l’ouest du duché. L’est était ravagé par les mercenaires catalans qui s’étaient emparés de Nîmes. Ils furent heureusement repoussés le 6 février dans une douloureuse bataille à Vabres et rejetés dans la Provence voisine. Malheureusement, ils revinrent durant l’été.
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En février 1097, le roi dut se résoudre à engager de nouveaux mercenaires : les Lombards de Castore. Grâce à eux, les Catalans furent définitivement éjectés de France après la bataille de Maguelone du 27 mars. Il fallut cependant encore un an avant que les Français ne mettent la main sur le vieux duc paranoïaque réfugié à Millau dans le Sud du duché, qui tomba le 25 avril 1098.
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La sanction fut terrible ! Le duc fut destitué de tous ses titres. Emprisonné, il fut torturé à mort durant 1 semaine. Enfin, le 2 mai, il fut écartelé en place publique dans la nouvelle Toulouse reconstruite.
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« Le duc était à bout de force. Ses ongles avaient été arrachés, son nez fracassé, sa langue coupé et ses dents démolis. Il était maigre comme un squelette et ses doigts avaient été brisés. Il avait aussi de nombreuses entailles sur tout le corps. Haït de tous, il faillit être passé à tabac. Enfin, dans l’après-midi, les chevaux s’élancèrent et brisèrent la vie d’un vieux fou en 4. Le duc avait pâtit de la vengeance et du courroux royal. »
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Après cela, le duché de Toulouse fut détruit. La famille du duc dû s’exiler et le « titre maudit » ne sera plus jamais porté. La guerre fut terrible, principalement dû au fait du courroux d’Henri II et des écorcheurs catalans. On estime que Reims et sa région a perdu 50% de sa population, lors du trajet sanglant des écorcheurs, 5.000 paysans auraient été tués, des milliers d’autres auraient fui. Le duché de Toulouse aurait perdu plus du tiers de sa population alors la ville en elle-même aurait perdu 80% de ses habitants ! La France ne se relèvera que très lentement de cette saigné et ne put participer de nouveau à la croisade ce qui aura des conséquences catastrophiques pour les Croisés.
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par GA_Thrawn »

Superbe! :clap: :ok:

Le Duc mange maintenant les chocolatines par la racine :mrgreen:
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par sval06 »

:peon:

Mis à part le jeune paysan qui écrit, c'est parfait (parce que bon, à la fin du XI ème siècle, l'éducation des paysans ne devait pas être trop poussée :o: )...

Et ça illustre bien ce que j'aime dans ce jeu: on croit avoir l'affaire en main et paf, en 2 temps tout bascule... :wink:
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par KMS Bismark »

GA_Thrawn a écrit :Superbe! :clap: :ok:

Le Duc mange maintenant les chocolatines par la racine :mrgreen:
Merci. Le duc il peut plus rien manger du tout même par la racine: il a plus de dents ni de machoires j'ai envie de dire:o:
sval06 a écrit ::peon:

Mis à part le jeune paysan qui écrit, c'est parfait (parce que bon, à la fin du XI ème siècle, l'éducation des paysans ne devait pas être trop poussée :o: )...

Et ça illustre bien ce que j'aime dans ce jeu: on croit avoir l'affaire en main et paf, en 2 temps tout bascule... :wink:
Bah, on dira qu'il avait un oncle dans le clergé, ou qu'il était riche. Et puis dans le lot, devait bien y en avoir un ou deux qui savaient lire et écrire. :lol:
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par KMS Bismark »

Bien que les croisés continuaient encore à se battre et continueraient encore pour quelques années, les conséquences de l’allégement de la pression sur la Terre Sainte se firent rapidement ressentirent. Déjà durant l’été 1096, les Byzantins avaient cédé la Petite Arménie aux Seldjoukides, menaçant les lignes de ravitaillement terrestre des croisés. Mais maintenant, les Maures entamaient la « contre-reconquista » : les Mahométans se mirent en devoir de reconquérir l’Espagne chrétienne ! Déjà la Catalogne et l’Aragon étaient tombés sous leurs terribles coups. Désormais, Léon et Castille étaient menacés par les ogres musulmans ! Mais malgré tout, le roi Henri II ne pouvait intervenir, de même qu’il ne pouvait retourner en croisade. L’armée était tout simplement trop faible ! Sur un effectif théorique de 12.000 hommes ramené à un peu moins de 10.000, seuls 3.500 soldats répondaient encore présents !
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Et puis de toute façon, le roi devait d’abords stabiliser son royaume. Le duc de Bourgogne se faisant menaçant, fut ramené à la raison par sa nomination comme échanson royale suite à la guerre contre Toulouse. Le vieux duc de 63 ans était un fidèle du roi l’ayant accompagné lui et son père dans la croisade. Cependant, celle-ci l’avait terriblement meurtri laissant au vieil homme de terribles cicatrices de guerre, et une malheureuse folie paranoïaque. Toutefois, le roi appréciait énormément ses qualités de stratège et surtout son acharnement au travail.
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Ainès quant à elle, profita de l’effondrement du duché de Toulouse pour s’élancer comme un rapace sur les débris de l’illustre duché. Elle obtient d’ailleurs le titre de duchesse d’Auvergne au début de l’année 1099. Certains diront bien qu’elle souhaitait acquérir le Royaume d’Aquitaine mais le roi ne crut guère sa femme capable d’une telle folie. Et puis de toute façon, leur fils Philippe hériterait des deux Royaumes à la mort de ses parents !
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Le 12e siècle s’engagea fort mal pour les Français avec la reconquête du duché de Provence par le ST. Empire au début du mois de mars. Les rêves d’une expansion vers l’Est se voyaient réduit au duché du Dauphiné réduit à la ville même de Lyon.
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Le roi, pour bien se démarquer de son père Philippe le Chaste, pratique ouvertement l’hédonisme, politique malheureuse qui aura de graves conséquences un peu plus tard.
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Mais en attendant, le règne fut troublé par la révolte du comte Martin de Rouergue en février 1101. Le comte souhaitait ressusciter le duché de Toulouse et venger son ami le duc. Mais le comte, un jeune blond de 28 ans qui avait pour époux une asiatique ; était d’après certains « possédé » par Satan en personne !
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C’est entre autre pour cela que le roi se montra intransigeant avec le comte après sa capture en juin 1102. Il fut destitué de ses titres rattachés au domaine royal et fut rabaissé au rang de « Martin de Toulouse » alors qu’il se trouvait encore dans les donjons du roi.
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C’est en partit pour cela qu’à partir de l’année 1102, le roi fut appelé « Henri le grand seigneur ». Il avait permis de retrouver une stabilité du Royaume perdue depuis les Carolingiens. Pour la première fois, les grands nobles du Royaume le respectait et s’enorgueillirent de le servir ! Par commodité, le roi fut plus appelé « Henri le grand » et se surnom fut validé par ses prouesses militaires durant son règne.
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Mais les ambitions françaises allaient bientôt croiser les ambitions impériales. Le 22 juin 1103, le ST. Empire attaqua les Hammadid de Catalogne. Des envoyés impériaux demandèrent à la France « d’entrer en guerre à leur côté pour chasser l’hérétique ». Refus catégorique du roi : l’Espagne, c’est la chasse gardé du roi ! Après tout, n’y a-t-il pas placé ses sœurs sur les trônes ? Malheureusement, les Impériaux ne firent pas marche arrière. En contrepartie, Henri II revendiqua Lyon.
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Et comme si cela ne suffisait pas, l’évêque de ST. Denis se convertit à la religion Fraticelli en mars 1105 ! Il fut impitoyablement châtié dans les flammes du jugement dernier. Après cela, le Royaume fut obligé de faire amende honorable.
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En mars 1106, le Prince Philippe atteint sa majorité. Le roi était, disons-le, très déçu de son fils. Un noble se rappela avoir entendu du roi :
« Que Philippe est laid ! Son bandeau d’or ridicule ne fait que ressortir ses traits ridiculement vieux. Il n’a ni la splendeur du chauve, ni la crinière du barbu ! C’est un hybride affreux. Mais s’il n’y avait que cela… Notre fils est un abruti complet doublé avec un intérêt exaspérant pour l’or ! Nous avons peine à croire qu’il pourra un jour diriger notre belle France. Mais qui voudrait de lui ? C’est un raté, un bâtard… »
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Et cette impression était encore amplifiée si on le comparait à son frère, le très habile prince Louis qui atteignit sa majorité en février 1107.
« Au contraire, louis a les traits d’un grand roi. Sa barbe et son visage nous rappelle son grand-père le roi Philippe. En plus, Louis est très ambitieux mais possède toutes les qualités requises pour s’imposer dans le Royaume. Quel tristesse de penser qu’il ne règnera jamais et quel sort pour la France ? Louis détrônera-t-il Philippe ? Que faire ? »
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Le prince Louis reçut le comté de Rouergue lors de son passage à l’âge adulte.
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par KMS Bismark »

Le ST. Empire continuait sa progression effrénée en Espagne en attaquant de nouveau les Musulmans le 12 août 1108. Le roi était effrayé par l’idée d’impériaux de l’autre côté des Pyrénées ce qui scinderait totalement le pays d’une forteresse germanique. Pour Henri II, c’était une question vitale.
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Il fallait donc réagir. Pour commencer, il décida en 1109 de placer un capétien à la tête du duché de Bourgogne ce qui fut fait avec le mariage de Mathilde et du jeune duc Frédéric.
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Après cela, le roi décida d’acquérir la ville de Lyon pour renforcer sa présence au niveau de la vallée du Rhône. Lorsqu’il décida d’envahir la cité le 14 mars 1110, le roi apprit de bien tristes nouvelles. Tout d’abords, la croisade qui s’était considérablement renforcée avec l’arrivée des princes du ST. Empire venait d’échouer piteuse : les croisés avaient évacués la Terre Sainte. Ensuite, le pape furieux de l’inaction française, décida d’excommunier le roi !
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Heureusement pour le roi, le vieux pape avare accepta de réintégrer le roi dans l’église chrétienne en échange de quelques pots de vin… Cela permit de conquérir rapidement la ville avant la fin de l’été. Après cela, le comté de Lyon fut cédé au prince Louis.
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Après cela, le roi s’empara sans coup férir de la ville de Nantes qui venait de se détacher du Duché breton après la victoire des Normands qui avaient au passage récupérés Rennes. Le nouvel an 1111 fut fêté avec l’acquisition du comté nantais au grand dam des Bretons.
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Petit topo sur la dynastie :
Jeanne est morte en Castille avec son mari face aux Maures. Emilie a perdu son mari le duc de Poméranie, mort de grave maladie et ne peux désormais plus avoir d’enfants. Jean a lui, embrassé une carrière ecclésiastique. Il n’y a donc plus de branche cadette sauf une très éloigné en Scandinavie.
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Après cela, Henri II dut se résoudre à guerroyer de l’autre côté des Pyrénées face à la montée en puissance du ST. Empire. En décembre 1112, il entra en guerre contre le grand Emirat Dhunnunid qui contrôlait l’Espagne moins la Catalogne et la Galice. Le roi de France pu aussi profiter du soutien des tout nouveaux chevaliers de ST. Jean qui partirent rejoindre l’ost français et eurent un impact décisif.
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Mais avant de rejoindre la frontière avec les Mahométans, Henri II reçut une nouvelle qui lui glaça le sang : son fils Philippe, son héritier, venait de se marier avec le plus mauvais parti qu’il puisse prendre : la duchesse d’Anjou !
En effet, revenons un peu sur cette famille d’Anjou :
Tout d’abord, le Grand-Père de Marguerite n’est autre que le duc Folques IV mort dans les geôles de Philippe Ier en 1086. A sa mort, ses deux fils Jean et Henri se sont partagés le duché, le premier héritant du titre de duc et de l’Anjou, le second de la Touraine. Rapidement, Henri fut éliminé par son frère Jean qui réunifia le duché. Mais le duc n’a eu que des filles et, à sa mort récente d’il y a 2 ans -aussi rapide qu’inattendue- c’est sa fille ainée Marguerite qui a récupéré le duché à l’âge de 16 ans. Elle a réussi à séduire le Prince Louis et ils viennent de s’épouser.
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NB : Faites pas attention à l’âge des personnages sur ce screen qui a été pris bien plus tard.

Le roi faillit s’arracher les cheveux en apprenant la nouvelle. Il faut dire que la duchesse n’était guère aimée, même en Anjou où un noble en fit la description suivante :
« Ses cheveux étaient inhabituellement courts pour une femme et souvent mal coiffés. Ses yeux bleus en effrayaient plus d’un par la froideur qu’ils reflétaient et ses joues « pleines » rappelaient un écureuil bien qu’elles ne soient pas mignonnes du tout ! Et que dire de ses lèvres : affreuses, hideuses, monstrueuses ? Non, non point de ça entre nous ! Elle n’avait pas de lèvres mais un affreux bec de lièvre, le plus abominable qu’il m’est été donné de voir, et qui aurait repoussait plus d’un homme. Le tout donnait une vague impression de garçon manqué ou tout du moins d’une affreuse sorcière ! Et que dire de son caractère ? On disait de « la sorcière d’Anjou » qu’elle était dure, injuste, brutale et extrêmement colérique. Plus d’un homme aurait pleuré en ayant affronté sa colère noire et infernale. Ceux qui en revenaient disaient avoir affronté « la créature la plus masculine » ou « l’homme qui se cache dans le corps d’une femme. »
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Mais le roi n’avait guère le temps de s’attarder à ce sujet. Durant l’été, ses troupes déferlèrent sur la Navarre. Les deux grandes villes de la région, Pampelune et Burgos, tombèrent respectivement le 21 août et le 5 décembre. Rapidement, le Nord tomba entre les mains françaises et durant l’année 1114, les troupes franques s’approchèrent jusqu’à Tolère, à tel point que l’émir capitula le 26 juin 1114: la Navarre redevenait chrétienne !
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Pour fêter sa grande victoire, Henri le Grand maria sa fille Sophie avec le tout jeune roi danois Johann Ier.
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Il attribua aussi les comtés de Navarre et de Najera à un jeune noble qu’il appréciait beaucoup : Aymar de Courtrai.
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par sval06 »

Il faut marier tes enfants avant de leur donner un titre. :notice:
Sinon, tu te retrouves avec une bru que tu peux pas blairer... Ca va être sympa les réunions de famille :lolmdr:
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par gladiatt »

N'empeche que c'est tres bon :ok:
Un AAR Thirty Year War romancé :

viewtopic.php?f=77&t=14547

Une histoire de Britannia :

viewtopic.php?f=77&t=12282
KMS Bismark
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par KMS Bismark »

sval06 a écrit :Il faut marier tes enfants avant de leur donner un titre. :notice:
Sinon, tu te retrouves avec une bru que tu peux pas blairer... Ca va être sympa les réunions de famille :lolmdr:
Je veux bien, mais que faire lorsque votre femme est une duchesse, duchesse qui possède une cour sur laquelle vous ne pouvez interférer, et que votre fils héritier reste à cette cour?! :shock: :chair:
Résultat, c'est tout juste si je pouvais le marier avec une de mes courtisanes! C'est Ainès qui a du arranger le mariage. Louis par contre, il est venu à Paris comme un bon fils à papa! :console:
Et pour les réunions de famille, c'est encore pire que ce que tu crois! Tu vas voir, entre les jalousies intestines des freres, les ambitions infernales de la belle-fille; les complots et les assassinats... :lol:
gladiatt a écrit :N'empeche que c'est tres bon :ok:
Merci. :chicos:
"Si c'est britannique, nous nous planquons,
si c'est américain, tout le monde se planque
et si c'est la Luftwaffe, personne ne se planque."
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Pour nous délivrer de la peste noire."
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par warsaw bucher »

Le duché de Normandie est un peu gros non ? :shock:
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par Aghora »

Alors j'ai acquis ce jeu y a pas longtemps et j'y joue de temps en temps. Et je peux vous dire une chose : je comprends absolument rien à ces histoires de dynasties, d'héritage et succession.
Je comprends un peu le fonctionnement des lois de successions (par exemple, que l'aîné ou le plus vieux hérite du titre blablabla), seulement j'arrive pas à les exploiter.
Ensuite, mettons que mon personnage meurt et qu'il a plusieurs fils ou filles...qui je vais incarner si je suis en Gavelkind ou autre loi de succession que Primogénique ?

Enfin, je comprend toujours pas pourquoi dans ta partie c'est un problème que ton fils Philippe vient de se marier avec la Duchesse d'Anjou.
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par KMS Bismark »

warsaw bucher a écrit :Le duché de Normandie est un peu gros non ? :shock:
Malheureusement oui. Il attaque tous ses voisins et les démembre sans que je ne puisse rien y faire.
Aghora a écrit :Alors j'ai acquis ce jeu y a pas longtemps et j'y joue de temps en temps. Et je peux vous dire une chose : je comprends absolument rien à ces histoires de dynasties, d'héritage et succession.
Je comprends un peu le fonctionnement des lois de successions (par exemple, que l'aîné ou le plus vieux hérite du titre blablabla), seulement j'arrive pas à les exploiter.
Ensuite, mettons que mon personnage meurt et qu'il a plusieurs fils ou filles...qui je vais incarner si je suis en Gavelkind ou autre loi de succession que Primogénique ?

Enfin, je comprend toujours pas pourquoi dans ta partie c'est un problème que ton fils Philippe vient de se marier avec la Duchesse d'Anjou.
Tu joues toujours le fils ainé, ou la fille ainée en cas de loi équitable entre fils et filles.
Le problème c'est que la duchesse d'Anjou a pour grand-père le duc honnis Folques IV, qu'elle me déteste et qu'elle est trop ambitieuse, qu'elle complote tout le temps... Qu'elle cherche à me détruire quoi! :lol: Les ducs d'Anjou sont, dans cette partie, pas très fiables.
Et mon fils ainé se marie avec elle! Comment je vais faire quand ma belle-fille va chercher à prendre le pouvoir?!
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par warsaw bucher »

Pour ce qui est de l'Anjou, je ne pense pas que tu ai trop de soucis à te faire de ce coté. Le seul comté de la duchesse est un comté appartenant de jure au duché de..... Berry ! Il y a une piste à explorer la dessus ;)

Sinon en Normandie, point d'héritage compliqué à venir ? Parce que la aussi, il y a une piste à explorer :)
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Re: Chroniques du Royaume de France (CK 2)

Message par KMS Bismark »

warsaw bucher a écrit :Pour ce qui est de l'Anjou, je ne pense pas que tu ai trop de soucis à te faire de ce coté. Le seul comté de la duchesse est un comté appartenant de jure au duché de..... Berry ! Il y a une piste à explorer la dessus ;)

Sinon en Normandie, point d'héritage compliqué à venir ? Parce que la aussi, il y a une piste à explorer :)
Malheureusement c'est complétement bloqué, rein à faire. Les Normands je vais m'en occuper d'une façon beaucoup plus radicale... :wink:
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Pour fêter sa victoire sur les Maures, le roi organisa un immense banquet Paris et tous les nobles y furent conviés. Il aura lieu en août 1114 et personne n’osa décliner l’invitation, même pas la duchesse d’Anjou ! Celui-ci se passa fort bien et tout le monde fut heureux, si on met à part les voleurs qui pendent maintenant à la potence…
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Après cela, le roi organisa un grand tournoi qui eut lieu en juin 1115. Il est important de s’y arrêter car ce tournoi fut l’occasion de moult surprises ! Daberland, futur chroniqueur royal, nous en a laissé une importante trace écrite.
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Tout d’abord, le gagnant du tournoi fut le Baron Ermengaud de Luzech.
« Le vieux chevalier s’avança pour recevoir les honneurs du public. C’était un vieil homme de 81 ans mais il avait gardé un souffle de jeunesse. Tout le monde le respectait et il était craint autant pour son génie militaire que pour son caractère courroucé. Cependant, personne ne trouva rien à redire. Après tout, que peut-on dire à un vieux croisé ? »
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Le deuxième fut Wymund d’Hauteville.
« Le fier chevalier s’avança. Ce fin tacticien était aussi un colosse de muscles qui impressionna la foule. C’était la seule personne qui n’avait pas 50 ans et qui termina dans les premières places. Mais ce qui intrigua encore plus la foule, c’était son armure. Il n’arriva pas à l’enlever tout seul. Et puis, il n’avait pas utilisé de bouclier durant le tournoi, ce qui fut fatal face au Baron de Luzech. Alors que le noble d’Hauteville se fit retirer son armure, la foule resta silencieuse et pétrifiée sous le choc : Sieur Wymund s’était battu avec un seul bras… »
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Le troisième fut le maréchal Geoffroy de Semur.
« Lorsque Sieur de Semur s’avança, la foule trembla. Il ajouta quelques compliments cyniques à son adversaire puis lacéra les spectateurs du regard. Il était furieux de cette troisième place. Mais ce qui inquiétait le plus les gens sur place, c’était sa mauvaise réputation. Le maréchal serait un odieux et coléreux personnage qui passerait ses nerfs en empalant de pauvres victimes… »
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Après cette année faste, les seigneurs de France approuvèrent une petite taxe féodale en remerciement durant l’année 1117. Pendant ce temps, le duc de Normandie continuait de dépecer son voisin breton.
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Puis, le 4 juillet 1117, le roi faillit être tué. Daberland nous raconta la scène :
« Un homme encapuchonné et tout de noir vêtu s’approcha furtivement du roi qui ne l’aperçut pas. Il fut intercepté par les gardes royaux alors qu’il allait poignarder le souverain Henri Le Grand. Après cela, il fut « interrogé » et révéla que c’était la duchesse d’Anjou qui l’avait envoyé. Le roi faillit s’étrangler de rage ! »
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Étant démasquée, la duchesse présenta ses plus pattes excuses mais il était certain que Marguerite n’était plu dans son état normal. Sa paranoïa croissante et son ambition débordante inquiétaient beaucoup le roi. Et pourtant, elle avait raison de s'inquiéter: le 27 janvier 1118, le Prince Philippe trépassa assassiné à l'âge de 28 ans!
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Le roi était profondément troublé par tout ça. D'une part, il était attristé de la mort de son fils et terriblement furieux de l'affront fait à la dynastie des Capétiens, d'autre part; il était soulagé que Philippe "le fol" ne règne jamais. Mais la question cruciale restait: qui a ordonné cet assassinat? Il est clair que l'Italien Leonard (jamais retrouvé) ne pouvait avoir orchestré seul un tel meurtre. Louis serait-il derrière tout ça, maintenant qu'il était l'héritier du trône? Probable, mais rien ne le prouvait. Même si Louis était ambitieux, il était aussi profondément imprégné d'un esprit de justice.
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Mais alors que le roi pensait qu'au moins, la succession serait assurée simplement (les filles de la duchesse ne pouvant pas régner), la plus grave crise de succession capétienne découla de ce meurtre! En effet, Yolande et Marthe, fille de Marguerite, furent évincées de la succession. Restait alors Louis. La duchesse revendiqua alors le trône pour elle-même. Elle fut arrêtée le 15 juin 1118, soit 5 mois après l'assassinat de son mari. Daberland nous a laissé une trace écrite de ce formidable évènement:
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"Devant le château ducal de Tours, le roi laissa sa garde et n'entraine qu'avec ses deux fidèles gardes du corps qui ne le lâchait plus depuis juillet 1117. Il entra en enfonçant la porte et s'écria "On ne trahis pas son suzerain!" Puis, soudainement, il se figea et les gardes aussi. La duchesse larmoyante, se jeta aux pieds d'Henri II. "Sauvez-le, dit-elle, sauvez mon-fils, sauvez votre petit fils Charles!" Dans les draps blancs, un petit enfant gémissait. Il ne devait pas avoir plus de 2 semaines!"
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Revenons un peu en arrière. Certes, Philippe est mort, mais sans que je ne m'en rende compte, Marguerite se trouva être enceinte d'un enfant! Résultat, la succession est bouleversée: désormais, c'est Charles, fils de la duchesse et de feu Philippe qui se trouve être l'héritier direct!
Henri II n'eut pas le courage de tuer Charles, il était trop attendri de retrouver une partie de son fils dans son petit-fils. Si il enferma la duchesse dans les cachots, il lui accorda son dernier souhait: Charles allait devenir roi et pour cela, il fut élevé par son grand-père et sa grand-mère, le roi Henri Le Grand et la reine Ainès. Le roi, qui fut touché par l'héroïsme de la mère qui a caché ce lourd fardeau pour sauver son fils, lui accorda une semi-grâce: elle ne fut pas jetée aux oubliettes comme elle aurait dû l'être et fut bien traitée. Mais la vie du petit enfant n'était pas pour autant sauvée: dans son château, le Prince Louis écumait de rage! La crise n'était pas terminée...
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