Alors que la poursuite était engagée, l'ennemi est parvenu à rassembler à nouveau son armée du Saint-Empire dans l'Ouest de la Bohème depuis la Bavière.
L'armée de Keith et ses 23 000 hommes sont immédiatement détournés pour protéger la forteresse de campagne et le dépôt de Lobositz.
Pour tout arranger, il neige fin mai.
La perte de cette position n'est pas acceptable car elle nous permet de menacer directement Prague et protège également l'entrée de la Saxe.
Sur les autres fronts, l'activité est plus calme.
Contre la Suède, le statut quo se maintient avec un avantage de mon côté après l'arrivée des renforts de l'ex-armée de Prusse Orientale.
A l'Est, la Russie avance trèèèès lentement dans notre directement à travers la Pologne. Ce n'est pas une menace directe, mais l'année 1759 risque d'être difficile à passer sur ce front face à une telle marée humaine.
En Westphalie, la forteresse de Lippstadt et son dépôt sont prêtes à tomber entre les mains françaises (2 brèches créés) en juin.
Si la ville tombe, nous serons obligé d'abandonner toute la Westphalie.
Une diversion est alors mise en place contre la position de Munster. L'armée du Hanovre sera cette fois-ci aidée de l'armée d'observation britannique.
Les effectifs n'ont plus rien à envier à ceux du front de Bohème.
Si la bataille est une défaite, la manoeuvre est un succès complet. Les forces assiégeant Lippstadt sont venues soutenir l'armée française attaquée, interrompant dans le même temps le siège de la forteresse.
La situation est brillamment rétablie sur le front Ouest.
Récapitulatif de la situation fin juin 1758 :
L'écart de moral entre prussiens et coalisés s'est bien réduit après les combats en Bohème.
Néanmoins, les objectifs manquants, à savoir Vienne et Prague, ne sont plus si irréalistes à prendre. Le déroulement des prochains mois sera crucial.
