L'Épopée du Général Bai Ma
Re: L'Épopée du Général Bai Ma
Et encore, j'essaye de trier, sinon oui ya plus de 800 officiers dans la base de données
Sachant que certains présents dans le X ont été omis dans le XI (des rois et officiers barbares principalement, pas une grande perte
)
Re: L'Épopée du Général Bai Ma
Premier Récit
L'Affaire de Deux Familles
L'Affaire de Deux Familles
La nuit tombait sur Xiang Ping, la chaleur des longues journées de Juin laissant petit à petit place à une brise fraîche. Gongsun Du s’appuie sur les remparts dans un profond soupir. Un énième assaut des troupes de Gongsun Zan a pu encore être repoussé aujourd'hui, mais ils ne cessent de gagner en virulence alors que les hommes et les vivres s’épuisent. Il a dépêché ses intendants pour faire le dénombrement des soldats encore valides et l’inventaire du matériel restant, mais un simple coup d’œil aux alentours permet de constater que son armée n’est plus qu’une peau de chagrin. Un mandarin accourut vers le seigneur de Xiang Ping; c’est Gongsun Kang, son premier fils : « Père, les boisseaux de riz commencent à manquer et il n’y a plus une seule goutte de vin. Si nous ne nous rendons pas maintenant, nos soldats risquent de déserter ou pire, de livrer la ville à Gongsun Zan avec nos têtes sur un plateau. »
Gongsun Du eut un second soupir, plus agacé : « Tout ce carnage pour se rendre l’échine courbée devant ce rustre… Kang, va chercher l’édit, nous en aurons besoin pour garder la tête sur les épaules… Et ordonne la réédition. »

Peu de temps après, Gongsun Zan voit les drapeaux de la ville jetés par-dessus les remparts et les portes s’ouvrir. Il ordonna à ses cavaliers d’entrer au pas, lui-même en tête du cortège. La poignée de soldats restants s’était amassé autour de la porte principale, regardant avec fascination ou incrédulité le spectacle qu’offrait le défilé des Cavaliers Blancs. La colonne s’arrêta dans la cour du palais préfectoral, où Gongsun Du et ses fils attendaient. Quand Gongsun Zan arriva à leur hauteur, il s’exclama : « Eh bien, mon cher cousin, c’est un bien beau palais que vous avez là, du moins pour une province aussi reculée. Me permettez-vous de le visiter et d’y prendre quartier, afin que nous puissions discuter avec plus aisance ? »
La question ne laissait bien évidemment aucune autre réponse que l’affirmative. La garde rapprochée de Gongsun Zan escorta les trois captifs jusqu’aux appartements de Gongsun Du. Le préfet de Bei Ping s’y installa confortablement, laissant à Gongsun Yue et Shan Jing le soin de s’occuper des affaires civiles, et demanda à ce que l’on apporte un baril de vin. S’étant servi ainsi que ses « invités », Gongsun Zan but une gorgée d’alcool et prit la parole : « Messieurs, je pense qu’il est maintenant temps pour vous de daigner expliquer la raison qui vous a poussé à refuser de rejoindre la coalition contre Dong Zhuo le tyran et d’argumenter tel Kong Fuzi quand il vint à devoir se séparer du tyran Yang Huo pour sauver sa vie, sans quoi je serais dans l’obligation de vous mettre à mort pour haute trahison. »
« Que mon cousin soit rassuré, nous n’avions aucune intention de trahir Son Altesse et les honorables mandarins de la coalition ! Mais nous étions sous le joug de cette crapule de Dong Zhuo, qui usa de ses manipulations pour lier nos mains par le biais d’un décret impérial. Mon fils, présente l’édit au seigneur Gongsun Zan. »

Gongsun Kang tendit le papier enroulé dans un étui de cuir. Gongsun Zan s’en empara et se mit à lire son contenu. Effectivement, il s’agissait d’un décret impérial, intimant l’ordre de mener campagne contre les royaumes de l’Est, de sorte à rétablir l’autorité des Han au-delà de la péninsule de Liaodong. Gongsun Du était dans le vrai, mille protestations ne sauraient remettre en cause un ordre émanant de l’empereur. Le Général Bai Ma eut un court moment de réflexion, puis se leva et tendit l’étui vers son cousin : « Eh bien, dans ce cas, sachez que cet édit est désormais caduc ! » Il le jeta par terre et le piétina sous le regard stupéfié des officiers. « Les petits tours de Dong Zhuo ne sauraient me piéger plus longtemps. Vous et votre clan allez me suivre à Bei Ping, de sorte à ce que nous informions la coalition des agissements de ce traître. La garde de la ville sera confiée à Shan Jing. »
C’est ainsi que Gongsun Du se mit au service de Gongsun Zan. Ayant rallié Bei Ping à la fin de l’été, ce dernier s’en alla consulter Tian Yu, qui était resté pour gérer la ville en son absence. Son stratège lui prodigua ce conseil : « Maintenant que les Gongsun de Liaodong ont été soumis à notre volonté, une guerre contre Yuan Shao semble désormais inévitable. En s’appropriant les territoires de Liu Yu, il nous isole du reste de l’empire et dispose d’une base suffisamment puissante pour écraser Zhang Yang, Han Fu, Liu Dai et Liu Bei, lui permettant dès lors d’unifier tout le He Bei. Gardez ceci à l’esprit et agissez en conséquence. »
Gongsun Zan garda ces paroles en mémoire, mais ne voyant aucun signe d’agressivité de la part de Yuan Shao, il porta l’essentiel de ses efforts sur la reconstruction de Xiang Ping. Quand vint les premiers jours de l’année 192. Une escorte diplomatique faisant flotter le drapeau des Yuan se présenta aux portes de Bei Ping. A sa tête, Tian Feng, le stratégiste de Yuan Shao. On l’introduisit rapidement dans la grand-salle du palais préfectoral.

« Que me vaut l’honneur de votre visite, Messire ? » lui demanda Gongsun Zan. Lui et Tian Yu, sur sa droite, intimement, en savaient la raison.
« Seigneur Gongsun Zan, mon maître s’est interrogé quant à vos agissements dans la péninsule de Liaodong et au sujet du ralliement de Gongsun Du à votre bannière. Si ce-dernier agissait comme vous nous l'avez affirmé sous ordre impérial, il aurait dû prendre en compte le fait que l’empereur Xian n’était alors âgé que de neuf ans quand cet ordre lui fut transmis. Il fut donc hautement improbable que cet édit eut été l’idée de l’empereur lui-même. Par conséquent, le seul à pouvoir dicter un tel ordre n’est autre que le soi-disant régent impérial, Dong Zhuo. Vous accueillez donc là un traître, qui sous couvert d’un zèle à remplir sa tâche, comptait s’approprier les territoires de Liaodong et au-delà pour son propre profit. Un tel acte nous force à nous poser la question de votre loyauté à l’égard de Sa Majesté, qui sait si vous avez passé avec lui un pacte, de sorte à vous emparer de ces territoires, comme Wei Man lorsque l’empereur Gaozu fonda la dynastie Han. »

Gongsun Zan bondit intérieurement. Ce diable de lettré avait réussi à faire passer un loyal serviteur des Han pour un traître, et ce en obtenant un casus belli parfait !
« Serait-ce là une déclaration de guerre ? »
Tiang Feng sourit. « Si vous appelez une guerre le fait de purger le pays de ses éléments rebelles, alors oui, nous sommes en guerre. » Il s’inclina et prit congé de Gongsun Zan avec hâte. Tian Yu, qui était jusque-là placé comme observateur silencieux, se tourna vers son seigneur : « Je vais réunir le conseil de guerre sans plus tarder Monseigneur. »
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Moradim
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Re: L'Épopée du Général Bai Ma
Tu va faire les duels en automatique ou non ?
Dieu est tout puissant , il peut tout .
ET si dieu avait crée une dimension ou il ne peut rien et ou il n'est pas .
ET si dieu avait crée une dimension ou il ne peut rien et ou il n'est pas .
Re: L'Épopée du Général Bai Ma
Non, je fais tout en manuel. Je ne provoque pratiquement jamais en duel, les seuls officiers qui acceptent sont des mégas-bourrins genre Lu Bu
Dans cette partie là je n'en n'ai fait qu'un seul, mais c'était "a hell of a duel" 
Re: L'Épopée du Général Bai Ma
Ils acceptent souvent quand ton officier est moins fortLocke a écrit :Non, je fais tout en manuel. Je ne provoque pratiquement jamais en duel, les seuls officiers qui acceptent sont des mégas-bourrins genre Lu BuDans cette partie là je n'en n'ai fait qu'un seul, mais c'était "a hell of a duel"
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Lionel
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Re: L'Épopée du Général Bai Ma
Est ce que Lu Bu est une grosse brute ? Parce que dans tout les dynastie warrior ce fut le cas, mais dans un mode stratégie il donne quoi ?
Re: L'Épopée du Général Bai Ma
L'appel de la montagne me force à suspendre cet AAR pour une semaine 
Re: L'Épopée du Général Bai Ma
P.... c'est compliqué tous ces noms.
Il n'existe pas un mod qui renommerai tout ça en Gérard, Maurice et Thérése...
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Les gardiens de la paix, au lieu de nous la garder, ils feraient mieux de nous la foutre.
Coluche
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Re: L'Épopée du Général Bai Ma
Je suis de retour et prêt à reprendre 
Re: L'Épopée du Général Bai Ma
L’inévitable levée des armes entre les clans Gongsun et Yuan n’est qu’une goutte de plus dans l’océan de chaos baignant l’Empire Han. Les Plaines Centrales, le He Bei et même les régions septentrionales de la province Jing, pourtant épargné jusque-là par les tumultes de la guerre, sont en proie à de terribles combats.
Dans la région de Wan, le mois de Juillet 191 marque l’épilogue de la bataille pour le contrôle de la ville entre Dong Zhuo et Yuan Shu. Les forces de ce dernier furent aisément balayées par les forces de Dong Min, frère du tyran à qui il a succédé au poste de commandant des opérations. Voyant l’étendard frappé du sinogramme « Dong » s’approcher de ses remparts, Yuan Shu, apeuré et honteux, s’enfuit en direction de Ru Nan, laissant la ville à son funeste destin. Peu après sa chute, il se mit au service de Kong Zhou en qualité de mandarin, tandis que Dong Zhuo faisait un pas important dans son objectif de devenir l’hégémon des Plaines Centrales.

Il est de surcroît aidé par l'amorphe coalition des seigneurs dont le nom résonne creux comme une coquille vide dans l’oreille des sujets impériaux, tant celle-ci s’est rapidement désintégrée. Au même moment, dans le nord, la lutte entre la coalition de Zhang Yang et Liu Dai contre Han Fu s’intensifie. Tandis que les troupes de ce dernier se battent contre celles du second aux environs du port de Dun Qiu, le premier décide de mener un raid sur la ville de Ye, capitale de Han Fu, pensant celle-ci vidée de ses troupes. Quand il vint à portée de vue des murailles, il ne put qu’amèrement constater que ce n’était pas le cas, alors qu’une colonne vrombissante d’hommes vint à sa rencontre pour livrer bataille. Dépassé, Zhang Yang retraite en catastrophe et son armée est anéantie par deux jeunes et brillants généraux : Zhao Yun et Zhang Yue.

L’arrivée de l’automne amena une période d’accalmie, seulement marquée par le retrait en désordre de l’armée de Han Fu chargée d’assiéger Pu Yang. Ses officiers, de piètres marins, eurent le plus grand mal à traverser le Huang He et ne purent mettre à sac le port de Dun Qiu. Après un hiver silencieux, les seigneurs de guerre reprirent les armes au printemps 192. Le premier à se distinguer fut Cao Cao. Vulnérable par sa position d’investigateur de l’alliance et par la chute récente de Yuan Shu, il décida d’amorcer une offensive osée contre Dong Zhuo en Mars. Une force de 15.000 hommes prend avec succès la porte de Hu Lao, tandis qu’un petit corps expéditionnaire s’empare de la région de Shou Chun, région coincée entre les territoires de Kong Zhou et Tao Qian, de sorte à ce que Cao Cao puisse disposer d’une base arrière en cas de contre-attaque.

Loin à l’ouest, Ma Teng se dispute le contrôle de la ville d’An Ding dans d’interminables escarmouches.

Au nord, Han Fu reprend l’initiative de la guerre en envoyant une armée dirigée par Zhang Yue s’emparer de Jin Yang, capitale de Zhang Yang. Celui-ci, fortement diminué après l’échec de son raid, ne peut que regarder impuissant la chute de la porte de Hu.

Mai 192. Poursuivant les débris de l’armée de Man Chong, gardien de Hu Lao, l’armée de Xiahou Dun est prise en embuscade par une force colossale menée par Li Ru, stratège et beau-frère de Dong Zhuo. Isolé et en très large infériorité numérique, il ne peut y avoir d’autre issue que la défaite…

Le mois suivant, l’écho d’une inquiétante nouvelle résonne dans l’Empire. Dong Zhuo, après s’être emparé de Wan, a pris la ville de Xu Chang et s’ouvre désormais la voie vers Ru Nan et le fleuve Chang Jiang, menaçant ainsi les provinces du Sud de Jing et de Wu. Dernier obstacle, les maigres forces de Kong Zhou, sans véritable officier de valeur à leur tête, doivent contenir les troupes du tyran qui s’avancent vers la ville.

Dans le He Bei, Liu Bei craint la montée en puissance de Han Fu et décide de s’étendre au détriment de Liu Dai. Il traverse sans encombre le Huang He grâce à l’aide de Kong Rong, préfet de Ben Hai, qui lui autorise l’accès à ses ports. Lui et ses deux frères jurés Guan Yu et Zhang Fei longent désormais la rive sud jusqu’à Pu Yang pour livrer bataille.

Revenons aux événements ayant lieu à Ru Nan. Dans un premier temps, les troupes de Kong Zhou, menées par l’incapable Yuan Yao, fils de Yuan Shu, sont débordées par le corps expéditionnaire de Dong Zhuo. Cependant, Kong Zhou trouve son salut en se tournant vers Cao Cao, vindicatif le désastre des faubourgs de Luo Yang. Depuis sa base de Shou Chun, il charge Yue Jin et Yu Jin de porter secours à Yuan Yao. Ayant eu vent des intentions du préfet de Chen Liu, Dong Zhuo réplique en ordonnant au général Gao Shun de renforcer l’armée d’assaut. La lutte pour Ru Nan capte les attentions de tous les seigneurs.

Nous sommes alors en Août 192 et Gongsun Zan achève ses préparatifs de guerre.
Dans la région de Wan, le mois de Juillet 191 marque l’épilogue de la bataille pour le contrôle de la ville entre Dong Zhuo et Yuan Shu. Les forces de ce dernier furent aisément balayées par les forces de Dong Min, frère du tyran à qui il a succédé au poste de commandant des opérations. Voyant l’étendard frappé du sinogramme « Dong » s’approcher de ses remparts, Yuan Shu, apeuré et honteux, s’enfuit en direction de Ru Nan, laissant la ville à son funeste destin. Peu après sa chute, il se mit au service de Kong Zhou en qualité de mandarin, tandis que Dong Zhuo faisait un pas important dans son objectif de devenir l’hégémon des Plaines Centrales.

Il est de surcroît aidé par l'amorphe coalition des seigneurs dont le nom résonne creux comme une coquille vide dans l’oreille des sujets impériaux, tant celle-ci s’est rapidement désintégrée. Au même moment, dans le nord, la lutte entre la coalition de Zhang Yang et Liu Dai contre Han Fu s’intensifie. Tandis que les troupes de ce dernier se battent contre celles du second aux environs du port de Dun Qiu, le premier décide de mener un raid sur la ville de Ye, capitale de Han Fu, pensant celle-ci vidée de ses troupes. Quand il vint à portée de vue des murailles, il ne put qu’amèrement constater que ce n’était pas le cas, alors qu’une colonne vrombissante d’hommes vint à sa rencontre pour livrer bataille. Dépassé, Zhang Yang retraite en catastrophe et son armée est anéantie par deux jeunes et brillants généraux : Zhao Yun et Zhang Yue.

L’arrivée de l’automne amena une période d’accalmie, seulement marquée par le retrait en désordre de l’armée de Han Fu chargée d’assiéger Pu Yang. Ses officiers, de piètres marins, eurent le plus grand mal à traverser le Huang He et ne purent mettre à sac le port de Dun Qiu. Après un hiver silencieux, les seigneurs de guerre reprirent les armes au printemps 192. Le premier à se distinguer fut Cao Cao. Vulnérable par sa position d’investigateur de l’alliance et par la chute récente de Yuan Shu, il décida d’amorcer une offensive osée contre Dong Zhuo en Mars. Une force de 15.000 hommes prend avec succès la porte de Hu Lao, tandis qu’un petit corps expéditionnaire s’empare de la région de Shou Chun, région coincée entre les territoires de Kong Zhou et Tao Qian, de sorte à ce que Cao Cao puisse disposer d’une base arrière en cas de contre-attaque.

Loin à l’ouest, Ma Teng se dispute le contrôle de la ville d’An Ding dans d’interminables escarmouches.

Au nord, Han Fu reprend l’initiative de la guerre en envoyant une armée dirigée par Zhang Yue s’emparer de Jin Yang, capitale de Zhang Yang. Celui-ci, fortement diminué après l’échec de son raid, ne peut que regarder impuissant la chute de la porte de Hu.

Mai 192. Poursuivant les débris de l’armée de Man Chong, gardien de Hu Lao, l’armée de Xiahou Dun est prise en embuscade par une force colossale menée par Li Ru, stratège et beau-frère de Dong Zhuo. Isolé et en très large infériorité numérique, il ne peut y avoir d’autre issue que la défaite…

Le mois suivant, l’écho d’une inquiétante nouvelle résonne dans l’Empire. Dong Zhuo, après s’être emparé de Wan, a pris la ville de Xu Chang et s’ouvre désormais la voie vers Ru Nan et le fleuve Chang Jiang, menaçant ainsi les provinces du Sud de Jing et de Wu. Dernier obstacle, les maigres forces de Kong Zhou, sans véritable officier de valeur à leur tête, doivent contenir les troupes du tyran qui s’avancent vers la ville.

Dans le He Bei, Liu Bei craint la montée en puissance de Han Fu et décide de s’étendre au détriment de Liu Dai. Il traverse sans encombre le Huang He grâce à l’aide de Kong Rong, préfet de Ben Hai, qui lui autorise l’accès à ses ports. Lui et ses deux frères jurés Guan Yu et Zhang Fei longent désormais la rive sud jusqu’à Pu Yang pour livrer bataille.

Revenons aux événements ayant lieu à Ru Nan. Dans un premier temps, les troupes de Kong Zhou, menées par l’incapable Yuan Yao, fils de Yuan Shu, sont débordées par le corps expéditionnaire de Dong Zhuo. Cependant, Kong Zhou trouve son salut en se tournant vers Cao Cao, vindicatif le désastre des faubourgs de Luo Yang. Depuis sa base de Shou Chun, il charge Yue Jin et Yu Jin de porter secours à Yuan Yao. Ayant eu vent des intentions du préfet de Chen Liu, Dong Zhuo réplique en ordonnant au général Gao Shun de renforcer l’armée d’assaut. La lutte pour Ru Nan capte les attentions de tous les seigneurs.

Nous sommes alors en Août 192 et Gongsun Zan achève ses préparatifs de guerre.