Fin de printemps début d'été 1915 : presque 1 an de guerre.
L'Allemagne (Lafrite) a de manière surprenante laissé la Belgique tranquille pendant plusieurs mois au déclenchement des hostilités. tant et si bien que le Royaume-Uni a mis également plusieurs mois à comprendre pourquoi il ne pouvait pas débarquer en France, ni poser des mines en mer du nord, alors que le pays n'était toujours pas en guerre, neutralité belge respectée oblige.
Puis le Kaiser a finalement lâché ses armées sur le Royaume belge, dont la partie la plus occidentale est toujours tenue par les franco-belges, même si Bruxelles est tombée. Ailleurs à l'ouest la campagne et la Champagne n'ont jamais été aussi tranquilles.
Ca se frite en mer du nord où les marines franco-britanniques échangent des tirs avec la Hochseeflotte ou grenadent des U-Boots. mais pas de pertes de grosses unités ni d'un côté, ni de l'autre. le blocus naval de l'Allemagne est opérationnel à moins de 50% par manque de navires.
L'Autriche-Hongrie (AH) est le ventre mou des Empires centraux. Les Russes ont occupé des zones sensibles de l'AH (forteresses, grandes zones agricoles) et l'Allemagne a dépêché des troupes sur zone pour sauver son allié et repousser à certains endroits les Russes.
C'est aussi l'Allemagne qui a permis la chute de Belgrade en finalisant le siège interminable de la ville, débuté sans succès par les austro-hongrois en août 14. Mais les Serbes luttent toujours courageusement pour leur indépendance.
C'est encore l'Allemagne qui met un coup de pression sur la Russie en étant agressive dans la zone Baltique-Pologne. Par voies ferrées les Russes déplacent des renforts sur place, pris sur le front austro-hongrois, qui en conséquence s'enlise.
Les Français ne peuvent laisser les Russes lutter seuls et déclenchent, sous les ordres de Joffre, une offensive sanglante dans les Ardennes. Un corps allemand est laminé durant l'offensive mais la riposte des troupes retranchées allemandes risque d'être un rude coup pour les Français. Le but est d'obliger l'Allemagne à consacrer des ressources sur son front ouest, sinon la Russie va plier.
Si les Italiens sont toujours en attente, les Roumains, eux, grâce aux succès russes en AH, entrent en guerre aux côtés de l'entente cordiale. Mais leur cavalerie en pointe subit une lourde défaite contre les troupes avancées allemandes.
Les turcs ont fait le choix inverse. Ils déclarent la guerre à l'entente et poussent leur avantage dans le Sinaï. Les Anglais n'ont que peu de choses à opposer et comptent sur les quelques renforts envoyés par Londres - mais le chemin est long- et sur la pression russe dans le Caucase. Mais les Russes n'ont pas grand chose dans ce coin là et risquent d'être vite stoppés par les Ottomans.
Enfin la marine AH s'attaque aux convois français destinés à soutenir les Serbes, et nous n'osons pas trop aventurer la flotte de Méditerranée en Adriatique tant que les ports italiens ne nous sont pas accessibles, surtout que nous n'avons rien d'efficace à opposer à leurs sous-marins.
La recherche avance lentement sur les armes d'infanterie, l'ingénierie des tranchées, la lutte anti sous-marine, avec des différences par pays.







