Pepsi: Merci.
666e vraiment?
En 1836, les Pays-Bas sont une nation agricole et peu industrialisée, toutes les industries étant concentrées en Belgique. Les denrées coloniales sont les principales marchandises, suivie du charbon, bien que là aussi, les mines du sud ont échappé au contrôle hollandais. Le café, le souffre et les fruits sont les principales sources de richesse hollandaise, bien que le café domine de loin le reste. Les Pays-Bas manquent d’Opium, de charbon et de blés. Les revenus sont plutôt élevées mais l’armée reste misérable, faute d’hommes de métiers, la marine restant prioritaire. A la tête du pouvoir se trouvent les conservatieven qui possèdent 97% de la chambre haute. La population masculine adulte est chiffrée à 4M08, mais bon nombre d’hommes vivent dans les Indes néerlandaises, seulement 800K vivent aux Pays-Bas proprement dit.
Les Pays-Bas sont encore faibles, il faut donc se trouver des alliées et la Prusse en recherche justement. Le choix est vite fait, la Prusse sera le premier allié d’Amsterdam. L’Angleterre refuse de se joindre à l’alliance. QU’importe, les diplomates plongent déjà sur leur prochaine mission : tenter d’améliorer nos relations avec l’immense France, un peu trop belliqueuse envers les Pays-Bas depuis quelques temps. L’augmentation du budget militaire cause rapidement quelques soucis financiers. Guillaume Ier met en place différentes taxes sur les douanes et impôts directs, mais l’argent ne vient pas. IL se résigne donc à suivre l’avis de son nouveau ministre des finances, un homme plutôt libéral : Cornelis Sandberg. Et cet avis est des plus incroyables : les riches sont directement et lourdement taxés ! Le budget repart à la hausse et les capitalistes commencent même à construire une usine de ciment en Gelderland. Le 31 juillet, une nouvelle fait grand bruit à la banque d’Amsterdam : le Holstein vient de faire faillite ! Attaqué depuis début 1836 par la Prusse, ce petit pays fut finalement ruiné et renonça à toutes ses dettes ! Horreur et damnation, les banquiers réclament une intervention militaire pour récupérer l’argent d’Amsterdam ! Le roi y réfléchit et en pense sérieusement à en venir aux armes. Mais voilà, la Prusse occupait déjà l’intégralité du Holstein, on repassera une prochaine fois…
Le 10 mars 1837 était une belle journée ensoleillée à Amsterdam. Les passants se promenaient au milieu des militaires agités…
« Eh ! Frantz, alors comment ça va ?
-Arg ! Assez mal tu vois !
-Pourquoi cela ? C’est une belle journée et il y a une parade militaire ! Va-t-on voir ton fils ?
-Parade ?! Abruti c’est la guerre ! Mon fils s’en va se battre contre les Belges ! »
Kurt tomba de haut ! Un peu plus tôt en effet, les Belges avaient franchi la frontière et avaient commencé à ravager le sud des Pays-Bas. C’était donc la guerre et la Belgique ne souhaitait pas seulement la reconnaissance de son indépendance… Malheureusement pour Amsterdam, la Prusse ne rejoignit pas son allié et seule le Luxembourg intervient bien timidement dans ce conflit. Les Pays-Bas avaient une nette infériorité numérique tant sur les réserves que sur le nombre d’hommes alignés en première ligne. On tenta bien de se faire aider mais personne ne s’intéressait au sort de la Hollande. Il faudrait donc se débrouiller… seule !
