La faiblesse évidente des Suédois résidait dans leur manque d'infanterie. Point de hâte donc pour les troupes françaises, à l'abri des boulets grâce à la médiocrité des canonniers, et donc libres de manoeuvrer à leur gré sans s'épuiser. Le plan du comte prévoyait de déborder l'ennemi sur son flanc droit, tandis que l'engagement serait évité au centre et sur leur flanc gauche. Seuls les chasseurs avaient obtenu l'autorisation d'avancer avec précaution et de se payer quelques cartons avec leurs fusils, à distance respectable des mousquets suédois.
Cavalerie et infanterie s'approchent du flanc gauche
Les chasseurs quittent les haies où s'est abritée la ligne pour aller irriter les troupes en face

Bien vite le colonel envoya sa cavalerie pour se débarasser des impudents qui osaient jouer de leur portée de tir supérieure pour entamer sa ligne. Les chasseurs plantèrent quelques pieux en terre pour réserver une mauvaise surprise aux aristocrates et filèrent à l'anglaise.
Hop, quelques pieux trainés discrètement, et le nuage de poussière qui s'approche semble tout de suite moins menaçant.
Les cavaliers se rendent compte du danger au dernier moment, dommage ...
Au moins, quelques sots dresseurs de cheval n'ont pas réussi à passer la clotûre sans incident, et se retrouvent piétinés ou écrasés par leurs montures ...

Le combat s'engage sur le flanc droit, les premiers Écossais tombent sous les balles des gardes.

Les troupes françaises ne tardent pas à répliquer et leurs volées meurtrières ne cessent de créer des trouées sanglantes dans la ligne suédoise, inférieure par deux fois en nombre, et par mille fois en qualité. Le colonel de Rebaarn panique et envoie sa cavalerie sauver la situation.
La charge suédoise
Soutenue par de la cavalerie lourde avoisinante...

Les lignes de cavaliers s'écrasent dans un fracas indescriptible, les corps de destriers infortunés heurtent le sol accompagnés d'un craquement qui n'augure rien de bon. Mais qu'importe leur état après la chute, les fers des chevaux suivants auront tôt fait de les réduire en bouillie.
Fort heureusement, le colonel de Rebaarn, à la tête de la charge, a essuyé de violentes pertes en l'espace de quelques secondes seulement. Voyant ses proches empalés par les courtes lances des chevau-légers français, il décide de quitter ce combat pour s'occuper des affaires pressantes qui l'attendent sur le champ de bataille, à distance de cette mêlée infâme.
Le colonel de Rebaarn prend son courage à deux mains et fuit le duel de cavalerie.

Vue d'ensemble du flanc droit et du centre suédois. Le régiment gardant l'extrémité du dispositif commence à vaciller sous le feu ininterrompu des mousquets de Sa Majesté le Roi de France.
