Les Russes soutenant Auguste III peuvent aligner un très fort contingent d'infanterie de ligne, plusieurs sotnias de cosaques, quelques pièces d'artillerie légère et une poignée de tirailleurs.
La bataille s'engage sur un terrain défavorable au prince Reborsz, le général en charge des rebelles Polonais. Ils sont situés en plaine alors que les Russes se situent en hauteur. Son artillerie est trop lourde pour être tractée durant la bataille, il aura une mauvaise surprise en voyant au petit matin qu'elle n'est même pas à portée des éléments les plus avancés de l'armée russe.
C'est tout d'abord l'aile gauche russe qui est menacée. Trois escadrons de hussards ailés y sont signalés! L'infanterie se forme en carré, mais voilà que les lignards ennemis approchent ... dilemme! Faut-il reprendre la formation en ligne pour développer la meilleure puissance de feu, ou rester en carré, protégeant tous les flancs, si vulnérables lors d'une attaque de cavalerie?
Von Aasen respecte beaucoup la cavalerie polonaise, il voit en elle un atout décisif de Reborsz, qu'il faut donc éliminer en priorité. Qu'importe les mousquets polonais! Ils mettront du temps avant d'entamer ses carrés. De plus, les régiments sont exposés à son artillerie, qui s'en donne à coeur et fait voler les boulets à travers les rangs des ennemis apeurés.


Celle-ci consiste en deux sotnias de cosaques et en quelques cuirassiers chargés de la protection de von Aasen. Une petite troupe que le général avait eu la bonne idée de déplacer sur le flanc gauche en voyant où se situait la force de choc de son ennemi. Voilà donc plusieurs centaines de cosaques en train de contre-attaquer les terrifiants hussards ailés!

Restait le flanc droit. Plusieurs régiments polonais s'y trouvaient encore et manoeuvraient savament pour obtenir l'ascendant sur leurs ennemis. Peu enclin à risquer un long échange de tirs en terrain peu favorable (les Polonais avaient pris place derrière quelques murets et buttes de terre délimitant des champs), von Aasen ordonna de charger à la bayonette. Les troupes russes étaient plus aguerries et leur naturel les portait vers l'offensive. Leur nombre était seulement légèrement supérieur à celui des Polonais, mais des renforts venus du centre et du flanc gauche arrivaient à pas pressés.
Au son de hourras frénétiques, les charges se succèderent. Les Polonais tenaient hargneusement le terrain. Des monceaux de cadavres avaient à être enjambés avant que les renforts ne purent intervenir. Leur arrivée occasiona la perte des derniers espoirs des fantassins désormais encerclés.

La victoire était désormais acquise pour l'impératrice Anne!


