Ceci est mon tout premier AAR. J'espère qu'il vous plaira, je vous souhaite une bonne lecture !
Nous sommes en 1337. L’Empire Romain d’Orient est en ruines, réduit à quelques terres autours de la reine des cités, Constantinople, et à la péninsule du Péloponnèse.
Il est cerné de toute part par des ennemis lui vouant une haine viscérale : À l’Est, les Turcs, au Nord, les Slaves, et dans la mer Egée, en Crète, à Corfou et à Athènes, les Italiens.
Pour couronner le tout, les tensions avec les traitres Epirotes sont à leur comble [Byzance est d’entrée de jeu en guerre contre Epire]. Les armées des deux adversaires se rencontrèrent dans la province de Macédoine, où Andronikos III remporta une large victoire, annihilant les forces épirotes, lui permettant d’envahir leur fief, dont la capitale chuta en Juin 1338.
Désireux de se protéger de ses voisins du Nord, l’Empereur organisa des mariages royaux avec les souverains Serbes et Bulgares. Il tenta d’en faire de même avec la Sérénissime, qui déclina l’offre.
Durant cinq ans, il ne se passa plus rien, mis à part un rapide passage sur le trône d’Ioannes VI, tout de suite remplacé par Ioannes V. Puis survint la terrible peste noire…




Les revenus de l’Empire furent sévèrement impactés et l’armée Byzantine, déjà pas bien vaillante, fut réduite de 4.000 hommes.
Néanmoins, une bonne nouvelle arriva à Constantinople cinq ans plus tard : Les paysans grecs de Corfou, excédés par la domination des Napolitains, se révoltèrent et demandèrent à rejoindre l’Empire.

Début 1354, un accident de frontière provoqua la colère du prince de Serbie, qui déclara la guerre à Byzance. La république de Venise, dont personne n’a oublié la fourberie, la malice et la perfidie, sauta sur l’occasion et décida elle aussi d’envahir les territoires des Byzantins.

La situation était critique : l’Empereur ordonna à ce qu’on fasse frapper en masse de la monnaie et lança le recrutement de 10.000 cataphractaires à Constantinople.
Les Serbes s’aventurèrent en Macédoine, pour être brillamment repoussés par l’armée Byzantine déjà en service. Les Vénitiens, eux, tentèrent un ridicule débarquement dans la province de Thrace, rêvant sans doute de reconquérir la Reine des Cités. Ils furent écrasés.

Conscients qu’ils avaient un ennemi commun, les Serbes et Vénitiens décidèrent d’allier leurs forces et envoyèrent à eux deux 30.000 hommes en Macédoine. Voyant que les finances de l’Empire étaient catastrophiques et qu’elles risquaient de le mener à la faillite, Ioannes V fit un pari risqué. Il ne garda que 15.000 cavaliers, espérant que le terrain très plat que ses adversaires coalisés avaient choisis les favoriserait, puis passa à l’attaque.
Ses cataphractaires firent des ravages dans les troupes ennemies démoralisées… Les troupes serbes et vénitiennes furent anéanties, tandis que les Byzantins ne perdirent que 3000 hommes. L’effet de cette victoire fut considérable. L’Empereur mena ses hommes jusqu’au Kosovo, massacrant au passage quelques ridicules armées serbes, avant de rentrer en Macédoine pour repousser les quelques vénitiens s’essayant à un nouveau débarquement.
Le prince de Serbie, vaincu et humilié, offrit un tribut misérable à Ioannes V, qui l’accepta, n’ayant pas les moyens de lancer une invasion de la Serbie [avec le recul, je me dis que si, j’aurai largement pu envahir le Kosovo et Raguse. J’ai fait une erreur].
Une paix blanche fut conclue avec Venise, deux mois après avoir reçu un avertissement de l’Autriche [ ???].
L’objectif d’Andronikos III de sécuriser les frontières Nord pour se concentrer sur les Turcs et sur Athènes semble mal parti : Les Serbes haïssent à présent les Byzantins et n’attendront certainement pas longtemps avant de se venger, sans compter que les Vénitiens eux aussi risquent fort de revenir, ne serait-ce que pour défendre le duché d’Athènes, qui est leur vassal.


