AAR Dauphiné / France , plutot mort qu'anglois

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Riwan
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AAR Dauphiné / France , plutot mort qu'anglois

Message par Riwan »

AAR avec le Dauphiné de Charles le Dauphin, le "petit roy de Bourges". AGCEEP, difficulté max.

Mais d'abord petit rappel historique :


A la paix de Brétigny en 1360, Jean II le Bon, céda a Edouard III de Plantagenêt le duché de Guyenne et le comté de Poitou. Il donna aussi en apanages le duché de Bourgogne a son fils cadet Philippe le Hardi, l'Anjou a Louis, et le Berry a Jean. Son fils ainé Charles V dit le Sage monta sur le trône en 1364.

La situation etait bien mauvaise, le Roy d'Angleterre possedait le quart sud-ouest du pays, et l'affaiblissement du domaine royal par les apanages de Jean ne facilitait pas les choses. Charles etait un roy casanier, de santé fragile, il resta au milieu de ses livres. Il confia la conduite de la guerre a un breton, Bertrand Dugesclin. En 1373 Duguesclin envahit la Bretagne car il y a probleme de succession chez les Montforts. En 10 de luttes avec les anglois, Bertrand les repoussa jusqu'en Guyenne. Encore une fois les Plantagenêts etaient vaincus. Le regne de Charles V fut un regne de reconstruction, meme si la peste noir frappa alors. Le roy et le soldat mourrurent la meme année 1380.

Son fils Charles VI dit le Bien-Aimé, etant trop jeune pour controler les affaires du royaume, la régence passa a ses oncles : Louis Ier d'Anjou qui venait de se voir offrir par heritage la Provence; le duc de Bourbon; Et Philippe II le Hardi qui venait lui d'acquerir par sa femme Marguerite de Flandre, la Flandre et le conté de Bourgogne ( rattaché au Saint Empire ). Ces 8 ans pendant lequels les freres de Charles V dirigerent le royaume fut un desastre, chaque partie cherchant son propre benefice. Tout l'argent accumulé par Charles V et Dugesclin fut vite dillapidé. En 1388 il prend enfin le pouvoir. Helas 4 ans apres il est atteind de crises de folies.

Rapidement est recreer le conseil de regence des oncles. La situation devint mauvaise pour le royaume, pestes, crises. En 1404, Jean sans Peur Duc de Bourgogne succeda a son pere, commenca alors une politique de tutelle des bourguinions sur le royaume. Louis d'Orléans, frere de Charles VI dit le Fol s'y opposa farouchement. En 1407 il est assassiné par Jean sans Peur. C'est le debut de la guerre civile entre les bourguinions et les partisans Orléanais appelés Armagnacs. Une guerre civile tres dure, car sous-jacent au probleme se trouvait la succession du Roy. Jean sans Peur avait de grandes ambitions. Ce furent les bourguinions qui rapidement controlerent Paris, donc le Roy fou, qui desavoua meme son fils, le Dauphin Charles. Celui ci se refugia a Bourges avec les Orléanais.

Mais la situation n'etait pas aussi simple, Jean avait quémandé l'aide du Roy d'Angleterre, Henri V de Lancastre. Image
Celui ci debarqua en France pour ses propres interets. En 1415, la Chevalerie francaise se fit ecrasée a la bataille d'Azincourt.
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Jean sans Peur appris sa defaite et se retira du conflit. La question etait bien sur de savoir qui devait monter sur le trône, Henri de Lancastre, ou Jean de Bourgogne. Charles le Dauphin, le "petit Roy de Bourges" n'etait pas pris en compte, desavoué par son pere, il etait jugé bien trop faible.......
Modifié en dernier par Riwan le dim. déc. 19, 2004 5:06 pm, modifié 2 fois.
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AAR Dauphiné / France


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Le Dauphin Charles, « Le Petit Roy de Bourges »


La guerre d’Henri V dans le Dauphiné ( 1419 - 1422 )

Janvier 1419, encore une fois l’hiver a été rude pour le Dauphiné. En ce jour de l’An, Charles avait décidé de tenir conseil à Bourges. Le Dauphin avait ressemant quémandé les services d’un breton, le Baron de Kerpezdron, descendant de chevaliers. L’analyse de la situation se fit vite :

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« Sire nous sommes en guerre contre les anglois. Votre père vous a écarté du trône. Henri de Lancastre s’est lancé en quête de la royauté, et il n’y a que le perfide bourguignon pour l’en empêcher. Sur le plan intérieur, notre infrastructure est minable, notre trésor ridicule, comment donc allons gagner une guerre sans argent. Le duc de Bourbon, votre cousin possède de larges apanages (en vert sur la carte), ainsi que Charles d’Orléans votre autre cousin (en violet). Le reste est votre possession personnelle (en bleu). Sur le plan militaire, nous pouvons aligné 5000 hommes d’armes et 2000 chevaux ce qui est trop peu. L’anglois possède en Gascogne rien moins que 16 000 hommes. Voila ce que je préconise : tenir bon face a l’anglois, renforcer notre baillage pour faire rentrer les impôts, et trouver des alliés. Ensuite nous serons assez fort pour avoir un poids quelconque face a Henri de Lancastre ou Jean de Valois-Bourgogne. »

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Le Dauphin promulgua des édits. Il fallait accroître l’effort de guerre. L’infrastructure se taillait la part du lion, suivit par l’armée. La marine n’eu rien.

Quelque jour après, on appris qu’Alfons V le Magnanime s’alliait avec Henri de Lancastre. Même si le Roy d’Aragon nous assurait de sa neutralité tout cela était de très mauvaise augure. En janvier l’armée partie pour le Poitou, il fallait empêcher Bedford, le général anglois de prendre pied de l’autre coté de la Garonne. Mais il envahit la Gascogne et mit le siège devant Toulouse. Choiseul, notre général décida alors d’envahir la Guyenne. En avril, le duché de Savoie d’Amédée VIII le Paisible rejoint notre alliance, alors que le Navarre rejoignait celle de l’Aragon. Apres avoir vaincu les troupes inexpérimentées devant Bordeaux, on mettait le siège devant la ville. Hélas nous étions trop affaiblis et les anglois nous délogèrent peu après avec seulement 3000 hommes d’armes. En juillet nous étions encore sous Bordeaux, alors que Bedford remontait vers le nord en ravageant et pillant sur son passage. Le duc d’Albret, Jean Ier, nous rejoignit dans la guerre peut après.

La situation du Royaume était très grave. Coupé en deux, entre bourguignons et armagnacs, avec en prime Henri V et ses 50 000 anglois qui envahissaient et ravageaient le pays. Une situation exceptionnelle, suffisante pour que Jean sans Peur et Charles le Dauphin décident de se rencontrer diplomatiquement au pont de Monterau. Rhyan de Kerpezdron avait convaincu Charles que si le duc de Bourgogne ne reconnaissait pas le Dauphin comme successeur de son père, il faudrait le tuer. Le plan de Jean était d’établir Charles après la mort du fol et vaincre les anglois, il garderait ainsi une tutelle sur le royaume et pourrait même prétendre à la couronne. Il fut donc tué a coup de hache. Les conséquences de cet acte irréfléchi n’allait pas tarder à venir. Pour l’instant Charles avait accrut sa légitimité et son pouvoir. Maintenant la victoire sera totale ou ne sera pas.

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Ici on peut voir Jean sans Peur quelques mois avant sa mort

A la Noël, les anglois fêtaient leur prise du Mans, alors que Bordeaux tenait toujours. Il était évident que Henri de Lancastre était un maître en stratégie. En mai 1420, Bedford redescendit avec 16 000 hommes. Enfin en juin, Bordeaux tomba, la victoire était notre. L’armée se dirigea vers l’Anjou pour la reprendre. Mais Louis III d’Anjou conclu une paix séparée en sa défaveur (92 ducats a payer, soit 3 fois notre réserve en or, riche Louis d’Anjou), libre a lui, ça nous arrange. Bedford atteignit l’Albret et mit le siège devant Pau. Mais en janvier 1421, Bedford fut rappelé dans le nord. Effectivement cela avait l’air de mal se passer. Les bourguignons jouant un double jeu risqué avaient levé 15 000 hommes en Champagne.

On eu alors une heureuse surprise. Jacques Ier Stuart, Roy d’Ecosse était retenus prisonnier par Henri V de Lancastre. Murdoch Stuart, son frère dirigeait le royaume en son absence. Depuis longtemps la France aidait l’Ecosse contre les anglois. Murdoch avait compris qu’une victoire de l’Angleterre n’était pas souhaitable. En tout logique il venait d’envoyer son meilleur général en France pour nous aider, Earl de Buchan avec ses 7000 hommes d’armes. Notre armée comptait à présent 10 000 hommes et 2 000 chevaux, l’offensive pouvait reprendre.

En septembre 21 avait lieu la première victoire sérieuse de notre armée en Vendée contre la cavalerie angloise. En octobre, Warwick et son armée de 14 000 hommes était défaite elle aussi à la bataille de la Porte de la vallée du Lay. Le 17 du même mois, Murdoch Stuart nous rejoignait dans la guerre contre la perfide Albion. En décembre, première bataille navale et victoire pour nous. Le moral de Charles était au beau fixe. La victoire allait peut être changer de camp.

En mars de l’an de grâce 1422, Earl de Buchan délogeait les 4000 anglois en Guyenne, encore une victoire. Pourtant Henri ne restait pas inactif, il devait se couvrir face aux écossais et avait visiblement changer de plans : vaincre le Roy de France Charles VI le plus vite possible. Effectivement 40 000 anglois assiégeaient Orléans en mai, un host énorme, si proche de Bourges.

Le 2 septembre, la nouvelle tomba, Henri V de Lancastre venait de mourir, la volonté divine était la. Comme si cette nouvelle n’était pas assez bonne, on savait que son fils Henri VI était un sombre abruti. Maintenant personne de compétent ne semblait être en mesure de commander l’armée angloise, alors que nous nous avions Earl de Buchan. Rhyan de Kerpezdron proposa alors un plan d’une folle audace : porter la guerre chez l’ennemi, aller en Angloiterre, faire ce que Charles V lui-même n’avait pas fait. Earl l’écossais fut pour bien sur, mais ce n’était pas l’avis de tous les généraux françois. Le plan fut approuvé, le baron Rhyan jouait la sa place.

Le plan n’eu pas hélas le temps de se préparer, Henri VI acceptait nos pourparlers de paix. Il est évident que ce roy minable venait de comprendre qu’il ne pourrait pas gagner contre tout le monde. Voici un court résumé du traité :

« Par la grâce de Dieu, et empreins d’une volonté indéfectible de paix, Henri VI de Plantagenêt, Roy d’Angloiterre et des Galles, Roy d’Irlande, et duc de Normandie, et le Dauphin Charles de Valois ont décider d’arrêter les hostilités dans les conditions de ces termes suivants :
1 – Le Roy d’Angloiterre reconnais l’occupation du Domaine Royal de France au sud de la Loire par le Dauphin Charles fils du Roy Charles VI de Valois.
2 – Le Dauphin reconnais l’occupation du Domaine Royal de France au nord de la Loire par le Roy d’Angloiterre.
3 – Le Dauphin rend au Roy d’Angloiterre Bordeaux et la Gascogne.
4 – Le Roy d’Angloiterre donnera à la coalition du Dauphiné la somme de 50 ducats pour indemnité de guerre. »


Comme on peut le voir, les 2 premiers articles consacrent une ligne de démarcation entre Armagnacs et Anglois. C’est une très grande concession de la part du Dauphin, mais aussi de Henri VI qui finalement reconnaît Charles comme potentiel héritier. Ceci est surtout motivé par le fait que le Dauphiné n’a pas les moyens de soutenir une guerre et qu’il faut vite renforcer l’Etat Royal - sans Roy cela dit.

En octobre de l'an de grâce 1422, Charles VI dit le fol mourut…seul. Cela allait donc ouvrir une grave crise de succession entre Henri VI et Philippe le Bon….
Modifié en dernier par Riwan le mar. déc. 14, 2004 10:15 pm, modifié 8 fois.
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Message par Riwan »

Le Traité de Troyes et ses conséquences ( 1423 – 1424 )

Effectivement, Charles VI le fol étant mort il fallait un nouveau Roy, hors son fils Charles, le Dauphin, avait été sauvagement écarté du trône depuis l’assassinat de Monterau. Pour Philippe III le Bon, c’était clair : soit lui ou soit Henri de Lancastre montait sur le trône. Pour Henri VI, l’accord conclu avec le Dauphin faisait de lui le Roy puisqu’il contrôlait Paris. Dans l’affaire donc, Charles de Valois n’avait pas son mot à dire. Apres 3 mois de negotiations entre les anglois et les Bourguignons, on arriva a un compromis : le Traité de Troyes , janvier 1423.

La France se retrouvait donc juridiquement sans Roy pour la première fois de son histoire. Le domaine Royal avait été divisé entre les 2 protagonistes. Henri VI de Lancastre recevait la Normandie, l’Ile de France et l’Orléanais, donc Paris. Philippe III recevait toute la Champagne et la Picardie, donc Reims. On arrivait donc à ce qu’on appelle un tripode politique, le plus instable des systèmes, chaque partie devant s’allier a une autre pour espérer l’emporter. Henri lui se disait déjà Henri II de France, Philippe comptait encore acquérir la couronne, et Charles était, pour presque tout les nobles français, le Roy légitime, le « Petit Roy de Bourges » comme se plaisaient à dire les bourguignons.

Jean VI de Montfort décida d’appuyer activement le Duc de Bourgogne dans cette affaire et entra donc dans son alliance. En février, Philippe le Bon et Jean de Montfort reconnurent Henri VI de Lancastre comme Roy de France au Traité d’Amiens. Que-ce qui pouvait bien motiver à ce point le bourguignon à faire cela ? Visiblement les séquelles du meurtre de Monterau.

Au mitant de l’année, Amédée VIII de Savoie acceptait de passer sous notre protection. Juridiquement il faisait encore partie du SERG, mais il était notre vassal et non celui de ce lointain Empereur, le Luxemburg qu’on appelait Sigismond et qui avait forte affaire avec les Hussites hérétiques.

On mit a profits cette paix relative pour commencé l’amélioration de notre infrastructure. Nous devions lever un impôt permanent pour notre effort de guerre ( enfin prochaine guerre :mrgreen: ). Il fallait conquérir la couronne et reprendre Paris aux anglois. Il y avait fort à parier que Philippe le Bon serait de la partie.

Avant la Noël 1424, le Pape Martinus V demanda à tous les chrétiens d’aider l’Empereur Sigismond dans sa croisade contre les Hussites mais surtout contre le Grand Turc avec qui il était en guerre. Nous répondîmes à Sa Sainteté que nous ne pouvions rien faire et nous nous en excusions. Surtout qu’on apprenais 2 choses : Jeanne de Bavière, duchesse d’Hollande et de Zélande, et comtesse d’Hainaut venais de faire de son cousin Philippe le Bon son héritier, d’autant que celui-ci profitait des révoltes en Artois pour faire de son cousin Jean IV de Brabant son vassal et de s’assurer une claire domination dans la région.

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On peut voir donc ici la situation européenne en 1425; avec en bleu, le Dauphiné et ses alliances/dépendances; en mauve, l'Angloiterre avec alliances/dépendances; en jaune, le duché de Bourgogne avec alliances/dépendances. On peut vite voir l'encerclement du Dauphiné face a ses ennemis.
On peut remarquer, les Hussites Tcheques en oranges et un relatif renouveau de l'Empire Romain grace a l'Ordre de St Jean.
Modifié en dernier par Riwan le ven. déc. 17, 2004 11:30 am, modifié 1 fois.
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Message par Riwan »

La paix de Combourg : une trêve relative ( 1425 – 1428 )

Extraits des Mémoires d’un soldat :

« […] C’est alors qu’un noble jusque la inconnu, Arthur de Richemont qu’il s’appelait, vint donc en cet hiver 1425 à Lyon ou séjournait notre Roy. Il a dit qu’il était grand chevalier, et qu’il fut à Azincourt en 1415. Il a dit que pour tout le monde dans le nord, le Roy de France n’était pas Henri mais bien Charles, et que l’occupation angloise conduisait a des révoltes durement réprimées. C’était un général de grand talent que cet Arthur, et c’est avec fierté que je le nommai grand connétable des armées de France. Je me rappellerait toujours ce que je lui ai dit a ce moment la : - C’est avec un immense regret que je ne puis vous accompagné, chevalier, ma place n’est pas encore sur les champ de batailles, trop a faire encore auprès de Notre Seigneur. Et oui, je voyais cette Noble Personne partir en guerre et moi je restais à Lyon. Que j’ai longtemps pleuré ces moments. […] »

Apres une forte rançon s’élevant tout de même a 40 000 florins, Jacques Ier (ou James), Roy d’Ecosse réintégrait son trône. Mais les ennuis n’étaient pas terminés pour autant car trop de nobles avaient bien sagement profités de son absence et Jacques dus consacrer toute son énergie à mater ces problèmes internes. Et quelle surprise de voir que celui-ci poursuivant sur les traces de son frère Murdoch, s’attaquait derechef aux possessions angloises en Connaught. On pris part a la fête pour éviter une quelconque désagrégation de l’alliance, mais on priait aussi le Roy Henri de ne pas intervenir. Celui-ci n’ayant pas trop le choix en vertu de notre traité de paix, il nous indiqua juste qu’il s’en rappellerait. Déjà 10 000 anglois se massaient en Northumberland.

Quelques infos sur l’extérieur : L’empereur Sigismond lui se faisait a proprement parler écrasé par le Grand Turc Murad II. Le Margrave de Brandenburg, Friedrich de Hohenzollern, lui avait soudain réalisé qu’il fallait repartir en croisade contre le slave polonais, il ne faisait aucun doute du potentiel vainqueur mais on ne sait jamais :mrgreen: . La Castille du Roy Juan II était en pleine guerre civile. Quand alors Erik de Poméranie, Roy du Danemark et de Suède, décida de soumettre la Poméranie a son empire baltique. Bref la guerre partout sauf chez nous. Sinon le Sultan Egyptien s’amusait a faire yoyo dans ses alliances avec le Grand Turc et le Kara Cougnougnou – euh Koyunlu :lolmdr: .

Une période de paix relative donc pour le Dauphiné. Mise a profit pour renflouer les caisses de l’Etat et construire des baillis qui devait faire rentrer l’impôt royal, c’était un cercle vertueux, l’argent amenait l’argent. Rhyan de Kerpezdron profita de cette paix – oups – trêve, pour passer quelques mois chez lui en Bretagne. Là il apprit que Richard le duc d’York, fils de Richard de Cambridge, et donc arrière petit-fils d’Edouard III, formentait quelques troubles en son pays. Il ambitionnait de devenir Roy. Rhyan se demanda donc si se ne serait pas une bonne idée de l’appuyer.

Après accord entre Jacques Ier Stuart et Henri VI de Lancastre, il fut décidé que le clan irlandais de L’Ulster dirigé par Richard II O’Neil passait sous suzeraineté Ecossaise. En échange, le roy d’Ecosse assurait qu’il n’attaquerait plus les clans irlandais sous domination angloise. En hiver 1427, un autre chevalier de talent se présenta devant le Dauphin, il s’appelait Jean de Dunois, et il était fort doué.

Au mitant de l’année, Philippe III, le bon Philippe de Valois, venait de se voir offrir la succession du Brabant a la mort de Jean IV. Comme si ça ne lui suffisait pas, il décida d’agrandir encore plus ses terres dans le plat pays en déclarant la guerre au Gelderland, invoquant une affaire de succession douteuse comme on l’imagine. Enfin tant qu’il ne regardait pas vers le Dauphiné…. Car avec ces histoires d’héritages, il s’était emparé d’un pays fort riche et pouvait a présent prétendre à la dignité de prince le plus puissant d’Europe.

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Le nouvel héraldique de Philippe le Bon.

En novembre, la trêve de Combourg prenait fin. Henri avait déjà envoyer Bedford en Orléanais. Effectivement, pour Henri de Lancastre, son accession au trône de France passait forcement par la liquidation du problème « Dauphin ». La guerre en toute logique allait reprendre. C’est pourquoi Rhyan repartit pour Bourges. Car déjà des nouvelles de violations de frontières affluaient. En mai, René d’Anjou, fils de Louis III, régent dans le Maine, nous indiqua de violents combats entres ses troupes et des bandes organisées de pillards et mercenaires. Aucun doute sur la provenance des ces gêneurs, normands pour la plupart.

Pendant toute l’année 1428, les problèmes se multipliaient. Finalement les 8 000 hommes d’armes de René ne suffisaient plus a gardé toute la région et il se retrancha au Mans. Philippe le Bon, lui, occuper dans le nord, semblait avoir oublier que la France n’avait plus de Roy. Il avait l’air de se désintéresser de la chose. Partout on fourbillait ses armes : la guerre était proche ….
Modifié en dernier par Riwan le dim. déc. 19, 2004 7:59 pm, modifié 7 fois.
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Message par Coelio »

Vraiment excellent !
Un grand sens du détail , un style sympa et historique , je suis client :wink:
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Message par Riwan »

Jeanne d’Arc et l’Offensive d’Orléans ( 1429 )

Au tout début de l’automne de l’an de grâce 1429, le Dauphin Charles de Valois réunit tous les grands de son Royaume. Etait bien sur présent Rhyan de Kerpezdron, Arthur de Richemont, Gilles de Rais, Jean de Dunois, mais aussi le connétable de Bourbon, et Charles d’Orléans.

« […] Donc quelle conduite a tenir ?
- Nous devons nous emparer de Bordeaux avant de remonter vers la capitale, Sire.
- Vous faites fit de toute prudence mon cher Jean, vous oubliez qu’Alfons d’Aragon suivra son allié, et sa puissance n’est en aucun cas à négliger, il vaudrait mieux monter le plus vite vers Paris.
- Mais Sire de Rais, je vous rappelle que l’état de nos finances ne permet pas de se lancer dans une opération trop hardie. Nous ne pouvons que financer 2 mois de guerre et encore.
- Effectivement, Rhyan a raison, on ne peut se lancer ainsi dans une offensive généralisée contre l’anglois. Dans le cas ou Alfons déciderait à nous déclarer la guerre, ce sera à Jean d’Albret de protéger le front sud. Alors nous prendrons Bordeaux. […] »


En février, l’armée partit pour le sud, vers Toulouse. Rhyan prit directement le commandement.
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Il était très grand temps car Henri officialisa le retour à la guerre ouverte quelques jours après. René d’Anjou envahissait l’Orléanais, Jean d’Albret se défendait contre le Navarre voisin et nous nous dirigions vers Bordeaux.

En avril, le Dauphin eu une énorme surprise quand une jeune fille se présenta a Chinon, ou il résidait en ces temps de guerres. Elle disait s’appelé Jeanne, et venir de Donrémy, en Champagne. Elle disait que Dieu lui avait parlé, qu’elle devait sauver la France, et qu’elle aiderait Charles à être couronné. Rhyan étant partis a la guerre, le Dauphin pris la décision seul : il y voyait la le signe de Dieu, il voulait croire qu’Il n’avait pas oublier ses prières. C’est ainsi qu’il aida Jeanne d’Arc. Grâce à elle, le moral de l’armée françoise fut galvanisé. La victoire sur l’anglois devenait possible.
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Jeanne la pucelle leva une armée de 5 000 chevaliers et partit immédiatement combattre de l’autre coté de la Loire. Son but : Reims, la ou pourrait être couronner Charles de Valois. Philippe III le Bon, pardonnant quelque peu le meurtre de Monterau, décida de la laisser faire. C’est ainsi qu’en juin elle atteignit la ville. Le 25 juin, Charles de Valois était sacré Roy de France sous le nom de Charles VII.

La il chanta le Te Deum pour célébrer sa victoire :
" Te Deum laudamus : te Dominum confitemur.
Te aeternum Patrem omnis terra veneratur.
Tibi omnes angeli, tibi Coeli, et universae Potestates.
Tibi Cherubim et Seraphim, incessabili voce proclamant :
" Sanctus, sanctus, sanctus, Dominus Deus Sabaoth !
Pleni sunt coeli et terra majestatis glotiae tuae."
[...]"

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Jeanne d'Arc a la cérémonie sacrement de Charles VII.
Modifié en dernier par Riwan le dim. déc. 19, 2004 8:21 pm, modifié 1 fois.
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Message par Riwan »

Charles VII "le victorieux"


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La Consécration ( 1429 – 1431 )

Enfin la consécration pour Charles. Maintenant la victoire était inéluctable. En août, on prenait Bordeaux. La cible suivante était Perpinya, avec comme but de faire sortir l’Aragon de la guerre. En mai 1430, Perpignan était a nous. Mais les portugais faisaient des razzias sur nos cotes, il fallait donc les réduire.

Jeanne, emportée par sa fougue, voulait reprendre les territoires pris par les bourguignons. Mais pour Rhyan, il en était hors de question, si on se mettait maintenant a dos Philippe le Bon, la France ne pourrait jamais faire face a tous ses adversaires. Néanmoins une expédition isolée fut lancée. Comme par hasard :mrgreen: elle échoua et Jeanne fut faite prisonnière par les bourguignons.

Partout l’anglois était vaincu. La Gascogne était a nous, L’Orléanais et Paris avait été repris par René d’Anjou, et l’envahisseur ibérique était repoussé. C’est alors qu’en décembre, que des pourparlers de paix commencèrent, et finirent sur un traité très défavorable pour Henri de Lancastre. Il reconnaissait Charles VII Roy de France, perdait la Gascogne qui pendant 3 siècles avait été angloise ainsi qu’une fortune de 200 ducats, mais gardait le nord de la Loire et Paris.

Il ne restait plus qu’a écrasé la Castille, ce qui selon Rhyan, serait facile. En janvier 31, René recevait en héritage la Lorraine. En mars on reprenait Pau et l’Albret. Quelques jours après on apprenait que Jeanne avait finis par être remise entre les mains des anglois et après un long procès et contre toute attente elle fut relâchée, ce qui entraîna des révoltes dans les régions encore soumise a Henri VII.

8 000 Castillans siégeaient devant Bordeaux. Une première tentative pour les délogés échoua. La deuxième fois fut la bonne car ils furent éradiqués à la bataille de Montauban.
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Jean lui avait eu le temps se refaire une armée et derechef envahissait les Asturies. Il écrasa les castillans à la bataille de San Sebastian malgré une infériorité de 3/1 ; les portes du royaume étaient grandes ouvertes. Bilbao était prise en décembre. Juan se résolut à la paix…blanche.

Ainsi donc en 3 années, Charles VII était devenu l’un des souverains le plus puissant en Europe. Le Royaume de France avait ressurgit de ses cendres, mais il restait beaucoup de chemin a parcourir avait la libération totale du pays.

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La on peut voir la situation du royaume en 1432. Les fleches representent :
En jaune : l'offensive de René d'Anjou et d'Amédée de Savoie
En Vert : l'offensive de Jeanne d'Arc
En Rouge : l'offensive de Rhyan de Kerpezdron
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Message par Riwan »

L’offensive de Richard de Blois et le Traité d’Arras : vers la fin de la présence angloise en France ( 1432 – 1435 )

La paix était donc revenue, mais pour peu de temps. Il restait encore à bouter l’anglois hors du Royaume de France. Pour cela il fallait une armée forte, et donc il fallait des ressources sonnantes et trébuchantes. Et bien sur Rhyan de Kerpezdron, nouvellement nommé vicomte pour ses bons et loyaux services, trouva une solution :

« Votre Majesté, j’ai la réponse à toutes vos préoccupations sur l’entretien de notre armée.
- Je t’écoute mon bon Rhyan.
- Votre Majesté, il nous faut créer un impôt permanent. Un impôt sur le blé, une réquisition de l’ordre de 10% sera je pense suffisante.
- Intéressant. Et tu as un nom à ce nouvel impôt ?
- J’ai pensé à « la taille » Votre Majesté.
- Mais que vont dire les nobles ?
- Améliorons les vénalités.
- Soit. »


L’empereur Sigismond avait des vues sur le petit royaume de Bosnie. En plein hiver 1432 il entraîna tout les Balkans dans une guerre généralisée. « La surprise pour ce Grand Turc » qu’il disait. Et bien soit, que sa volonté soit faite. Les Hussites décidèrent donc que c’était le bon moment pour attaquer leur Roy et Empereur. Pauvre Sigismond, ça sentait encore la grosse claque.

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Sigismond de Luxembourg, Roy de Hongrie, de Croatie, et de Boheme, Empereur du Saint Empire des Romains Germaniques.

En mai, le vieux Louis III d’Anjou, comte du Maine et de l’Anjou, comte de Provence et seigneur de Forcalquier, accepta de devenir notre vassal et de rejoindre le Royaume de France en ce qui concerne la Provence (le Maine en faisait déjà partie, attention pas de blagues). Ce qui nous assurerait, en cas de non héritiers males, la Provence ; le Maine étant déjà un apanage, donc pas de problèmes.

En décembre, Richard de Blois se révolta contre l’occupant. Il réussis a rassembler 7 000 mercenaires, vainquit la garnison angloise et assiégea Orléans. Il nous demanda de l’aide, mais hélas notre honneur nous empêchait de rompre la paix. Il ne restait plus qu’à prier. La ville tomba en juillet 1433, il monta alors vers Paris. Les anglois semblaient incapables de faire face. En mars 1434, Paris elle aussi était entre les mains de Sieur Richard, l’affaire devenait sérieuse.

A l’an de grâce 1434, une grande opération se prépara en secret. Le Roy Charles VII ambitionnait d’aider l’Empereur contre le Grand Turc. Cela pourrait prouver que la France avait regagné tout son lustre et sa puissance. L’escadre de Ponant rejoignit Marseille, et un corps expéditionnaire fut levé avec à sa tête Messire Gilles de Rais. En juillet l’armée était prête à partir. « Vois tu, mon bon Gilles, tu vas représenter le Royaume a l’estranger, sois digne et fier, comme un chevalier. ».

Quelques jours après on apprenait la chute de Rouen. Les anglois étaient incapables de calmer la populace en révolte. Quand a nous, nous devions garder notre neutralité, car après tout cette révolte nous faisait peur aussi, et il n’était pas question que Notre Roy ait des comptes a rendre avec un noble sortis de la taverne du coin. C’était un bon général, mais il fut emporté par sa fougue lorsqu’il s’en prit à Philippe le Bon. Il fut décapité après sa défaite aux pieds d’Amiens.

Le 2 novembre, le bon duc de Savoie, Amédée, mourut. C’est son fils, Louis Ier qui lui succéda.

Après de long mois de négociations, Philippe III de Valois-Bourgogne acceptait enfin des pourparlers. Il est vrai que devant les grandes concessions du Roy, un refus était illogique. Philippe, donc, se voyait dédommager de la mort de son père, il se voyait aussi reconnaître ses acquisitions en Picardie, et de toutes les villes aux bords de la Somme, ainsi que de ses revendications sur la Lorraine. Le traité d’Arras fut donc signé et l’alliance entre les deux ex-frères ennemis, conclue. Les jours de la présence angloise sur les terres de France étaient a présent comptés.

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Philippe III de Valois-Bourgogne, Duc de Bourgogne, Comte de Bourgogne, Comte des Flandres, de Hainaut, de Hollande et de Zélande, Comte de Brabant, et de Limbourg.

En Juin, René d’Anjou succédant lui aussi a son défin père en Provence, était couronné Roy de Naples et de Jérusalem par le Pape. La maison d’Aragon, qui elle voyait échapper ce qu’elle considérait comme sienne vu d’un très mauvais œil ceci. Quand a nous, ça nous offrait un formidable avant poste pour notre guerre contre le Grand Turc.

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René Ier d'Anjou dit le Bon, le Roy René, de Jérusalem et de Naples.

Apres le traité d’Arras, on ne voyait plus aucune raison de ne pas intervenir dans les régions révoltés. En 1 mois, on s’était donc rendu maîtres d’Orléans, de Paris et de Rouen. Le roy Henri VI de Lancastre ne pouvait que constater. La victoire était totale. En avril avait lieu l’entrée triomphale de Notre Majesté le Roy Très Chrétien Charles VII à Paris.

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Ici on peut voir les provinces révoltées contre l'occupant anglois. Et la situation en juin 1435
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La révolte des marchants bordelais ( 1435 – 1438 )

Cette avancée assez inattendue remettait aussi en question notre expédition dans les Balkans. A peine l’escadre du Ponant arrivait dans le port de Rhodes qu’elle était sommée de revenir à Marseille, au grand dam de Gilles de Rais qui pestait et fustigeait a tout vas. Les raisons d’une telle conduite étaient multiples : une situation intérieure explosive (dû a l’annexion soudaine d’une grande partie du Royaume, mais aussi de la guerre mal comprise contre le Grand Turc) ; un trésor très faible, car il a fallut débourser beaucoup pour faire rentrer les nouveaux Etats dans le système infrastructural du trop jeune Royaume, et il faudra bientôt rembourser a la famille Foscarini de la Sérénissime République Venise l’argent emprunter ; enfin rajoutons la colère des marchants bordelais, qui ont perdus tous leurs privilèges, et qui petit a petit s’organisent pour je ne sais quel méfaits encore alors que l’armée est a Paris.

Arthur de Richemont, Rhyan de Kerpezdron, Jean de Dunois, et Gilles de Rais se retrouvèrent donc enfin à Marseille, en novembre de l’an 1435. On apprit alors qu’une flotte Ottomane avait suivit l’escadre avec des troupes à son bord. Ce que Rhyan avait hélas prévu se réalisa, les bordelais prirent les armes et se révoltèrent ; 18 000 gueux en tout, avec quelques 3 500 petits nobles locaux en mal d’Albion. L’armée Royale comptait 8 000 hommes, ce qui était bien trop peu. Il fut décidé de lever de nouvelles troupes avec l’argent de la taille récemment récolté et de cueillir ces moribonds une fois qu’ils auront passés la Garonne.

En juin 1436, Charles VII se réinstalla officiellement au Louvre, dans la grande et fière cité de Paris. Il n’y avait plus de doute possible, Paris était de nouveau françoise et le restera a jamais par la grâce de Dieu. La guerre de cent ans touchait presque à sa fin, Henri VI de Lancastre avait définitivement abandonné ses prétentions sur la Maison France.

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En décembre le Grand Turc Murad II décida qu’il fallait en finir avec l’Empire Romain, alors que l’Empereur Sigismond, lui s’attaqua à Friedrich de Brandenburg, qui après sa victoire éclatante sur la Pologne avait accru son pouvoir et était devenu le leader de l’alliance teutonique. Car il faut savoir que les deux empereurs avaient trouvés un terrain d’entente : Sigismond annexait la Bosnie, Murad lui annexait la Serbie ; tout le monde était donc d’accord. Ce fut aussi dans cette période que Jacques Ier Stuart fut assassiné par des nobles en mal de vengeance. Son fils Jacques étant mineur, ce furent les nobles qui prirent le pouvoir, dans leur intérêt.

Comme prévu, les marauds bordelais furent défaits des qu’ils traversèrent le Garonne. Et la ville fut reprise de haute lutte pendant le terrible hiver 38. Hiver qui marqua la mort de Sigismond de Luxemburg, comme convenu ce fut son gendre,
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Albrecht von Habsburg, duc d’Ostermark, qui fut élu Roy de Hongrie, et Roy de Bohème et de Moravie par les deux Diètes. En ce qui concerne le trône impérial c’était plus compliqué. Depuis déjà 1354, la Bulle d’Or avait fait de l’empire un Etat électoral ; 7 grands électeurs en tout :
Le Roy de Bohême.
Le Margrave de Brandenburg.
Le Comte Electeur du Haut Palatinat (ou du Rhin).
Le Duc de Saxe.
L’Archevêque de Mayence.
L’Archevêque de Trêves.
L’Archevêque de Cologne.
Il n’y eu que 2 prétendants : Albrecht von Habsburg et Ludwig von Wittelsbach, Comte Electeur du Palatinat. Et ce fut le Wittelsbach qui fut élu Roy de Germanie, couronner Empereur par le Pape Eugenius IV. Visiblement la guerre entre Albrecht et Friedrich de Brandenburg faisait craindre, d’autant plus que feu-Sigismond avait oser traiter avec les Hussites hérétiques.

Notre bon Roy eu aussi la bonté de s’attirer de bon conseiller autour de lui. Outre le très talentueux chevalier breton, on vit aussi à la cour un économiste, Jacques Coer, qui aida le Roy à faire de la France un grand Etat. Il s’évertua donc à améliorer le système de « taille » incorporer par Rhyan de Kerpezdron. Lentement le Royaume, profitant de quelques années de paix, s’enrichissait et devenait sans conteste l’Etat le plus puissant de l’Europe. Et ça devenait de plus en plus évident pour tout le monde, la guerre contre Henri VI de Lancastre pour lui reprendre la Normandie ne tardera sûrement plus….
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Message par Riwan »

La Fin de la guerre de cent ans ( 1939 – 1442 )

« Apres avoir prié Pater Noster lors du jour de Noël, Alfons d’Aragon déclara la guerre à René d’Anjou, Roy de Naples. Cette agression envers notre si fidèle allié ne pu restée impunie, car peut être que ce mécréant pensait que nous ne répliquerions pas. Que nenni ! Le Roy d’Angloiterre reçu sa déclaration de guerre de mon sceau, celui des de Kerpezdrons, et comme je le prévoyait Alfons le magnanime respecta sa parole envers son allié. Cette fois ci nous sommes prêt pour montrer à tous ces princes que Notre Royaume n’a aucun égal. »

Gilles de Rais fut un très bon ami de Jeanne d’Arc lors de sa courte présence dans les affaires du Royaume. Apres la libération de la pucelle, ils se retrouvèrent quelque fois avant que Gilles parte pour l’expédition d’orient. Bien entendu, la pucelle n’avait plus rien à faire à la cour, bien qu’on lui soit a jamais reconnaissant. Il faut dire que c’était un drôle de gaillard ce Gilles, disons même satanique par moments. Ces exactions ne lui valurent pas que des amis, surtout chez les hommes d’églises. Bref, sur la demande des Bourguignons, qui avaient quelques peu soufferts lors de l’offensive d’Orléans, il fut traduit en justice. Il nous fallait ménager notre puissant allié.

Gaston IV de Foix, fils de Jean d’Albret, vainquit les navarrais facilement. Henri VI, lui, envahissait la vallée de la Somme. En avril 1439 eu lieu a Aumale une bataille décisive ou l’armée angloise fut écrasée.

« […] La Cavalerie angloise chargea sur nos piquiers et nos archers. Le choc fut rude, mais nous tîmes bon. Il faut imaginer 6 000 chevaliers sous une pluie de flèches et s’empalant sur nos piques. Des vieux nobles vétérans m’on dit que ça leur rappelait Azincourt. Mais cette fois ci c’estaient eux les cavaliers qui se faisait gallés. Puis je pris la tête de la contre-attaque de notre chevalerie. […] Il n’en resta aucun. »

En juin, l’armée fut sous Caen, mais on laissa aux Angevins le soin de prendre la ville. Plusieurs batailles de grandes importances autour de Paris éprouvèrent l’armée. L’offensive repris au printemps suivant. Dans le sud la situation était stable, bien que rapidement les aragonais prirent le dessus et en finirent avec Pau qui leur résistait. Dans le nord 30 000 anglois assiégeaient une a une les cités de la vallée de la Somme. Ensuite, après la bataille de Charleroi ce fut au tour de l’Hainaut à être ravagé par les troupes d’Albion. Et alors que nous prenions Calais, Philippe, lui reprit la vallée de la Somme, et enfin Alfons lui monta vers le nord aider son allié. Visiblement, donc, Henri se battait comme un lion acculé de toute part ; le combat sera rude pour en finir.

« Jeudi 12 Juin de l’an de grâce 1441 :
Encore un jour difficile passer sous les murs de Caen, la ville qui a su résister 2 ans à nos armées. On a appris tôt ce matin par un envoyer du fidèle René que Jean VI de Montfort, le duc de ma Bretagne, venais de lui déclarer la guerre, car visiblement celui qu’on disait sage, était tombé dans l’orbite d’Henri de Lancastre. De plus l’armée angloise commandé par le cousin du Roy, le Duc d’York, Richard d’York avait passé la Seine et se dirigeait vers nous. […]
Vendredi 20 Juin de l’an de grâce 1441 :
[…] Nous avons donc manœuvrés vers la colline d’Olm. Les anglois visiblement avaient compris la leçon d’Aumale et nous ont chargé de flanc, alors que leurs formidables troupiers ont monté la colline. Nous avons eu beaucoup de pertes chez nos hommes d’armes, mais notre puissante cavalerie, rien moins que 6 fois plus nombreuse que celle de l’adversaire, permis rapidement de nous assurer la victoire. […] Ce qui m’a le plus frappé, c’est la fureur chez Jehan. Il galloit comme Gilles de Rais dans ses mauvais jours, ce qui est peu dire. Le Sieur de Dunois a du tuer bien 20 anglois a ses seuls masses d’armes, aussy j’évitois de m’approcher trop près de luy a la fin de la bataille. […] »


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Apres cette bataille, on laissa aux alliés le loisir de prendre la ville, qui tomba 5 mois après. Car Alfons avait percé jusqu'à Montpellier et qu’il fallait contre-attaquer. Les anglois réussir a trouver suffisamment d’argent pour lever 30 000 hommes, et derechef partirent pour reprendre Calais. Devant un tel sursaut, le Roy consentis à faire la paix. Elle ne fut donc pas aussi dure pour Henri VI que prévue. La Normandie était notre, mais l’anglois gardait Calais qui était de toute façon promise a notre bon allié Philippe le Bon, les indemnités de guerre s’élevaient a 200 ducats en or (soit plus de 120 000 livres tournois équivalant a 2 années de gabelles), enfin Alfons d’Aragon rendait le Béarn a Gaston de Foix. Néanmoins, le Royaume de Naples, régenté par Charles d’Anjou, fils de René le Bon, avait succombé aux assauts des aragonais et des dissidents. Hélas, Charles ni survécu pas.

Enfin donc la victoire totale était notre. La fin de un siècle de guerre, de peste, et de décadence pour le Royaume. L’anglois avait été repoussé une fois de plus, mais maintenant il ne leur restait plus aucune possession sur notre sol, mis à part Calais. Notre Roy Charles VII, qui avait donc parcouru tant de chemin, portait maintenant le titre de « Victorieux ». Nos objectifs a présent était de renforcer l’économie du pays, de châtier ce vil Alfons V d’Aragon, et à plus long terme de s’imposer comme arbitre de l’Europe, d’autant plus que l’expédition des Balkans travaillait encore notre bon Roy.


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Message par Riwan »

L'expédition d’Orient : vers le renouveau de l’Empire des Rhomaoï ( 1442 – 1446 )

Il nous restait a finir la guerre contre Jean VI de Montfort. Il était lui-même sous les murs du Mans. Une prompte offensive l’en chassa. En août, Jean mourut à la bataille de Ploërmel, ce fut son fils François Ier qui poursuivit donc cette guerre sans espoir. Mais hélas, trois fois hélas, le vieux Rhyan de Kerpezdron fut tué lors d’une escarmouche de cavalerie. Le seul réconfort que l’on pouvait avoir pour son âme, c’est qu’il l’avait rendue sur sa terre, la verte Bretonnie. Il laissa donc deux jeunes enfants en bas âge : Lénaïg et Eosten promis a un grand avenir.

Au printemps 1443, Wladislaw III Jagellon, Roy de Pologne et de Hongrie, depuis la mort d’Albrecht d’Habsburg, s’attaqua comme ses prédécesseurs au Grand Turc, sans succès. Au mitant de l’année, ce qui devait arriver arriva, Elisabeth von Göerlitz, archiduchesse de Luxemburg, mourut sans héritier direct. Ce fut son neveu Philippe de Valois-Bourgogne qui lui succéda en toute logique. Philippe le Bon, heureux héritier de nombre d’Etats autrefois puissants ; les Luxemburgs, il y a seulement 40 années, régnaient sur l’Empire, la Bohème, le Brandenburg, et la Hongrie.

Avec la paix nos marchants partirent à la conquête du monde ; la France, premier producteur de vinasse en Europe et sûrement dans le monde. Ainsi donc, l’Empereur dans son château d’Heidelberg buvait notre vin. En mars, le duc de Bretagne, François, consentit à la paix. Son petit frère Arthur devait épousailler Lénaïg de Kerpezdron, et il versait une lourde indemnité de guerre au Roy René.

Pendant le printemps 1444, se prépara la 2e expédition d’Orient, chère aux yeux du vieux Roy. Une armée de 8 000 hommes d’armes et 11 000 chevaux se regroupa à Lyon. Elle était commandée par Jean de Dunois, Jean Bureau, spécialiste en prise de villes fortifiées, et le chevalier Chabannes. L’armée hiverna dans les abords de Mantoue. Et elle y resta assez longtemps, car le Doge nous refusait le droit de passage. Il était en guerre contre l’Empire Romain et ne souhaitait pas qu’un tiers protagoniste viennent envenimé la situation. Finalement sous la pression il céda, mais nous avions perdu de nombreux mois. En décembre 1445, l’armée atteignait Raguse, aux portes de l’Empire Ottoman, celui qu’on appelait « La Sublime Porte ».

La première bataille d’importance eut lieu à Pélagonia, ou une armée de 10 000 infidèles fut écrasée. Quelques 5 jours après nous étions devant Thessalonique. Les armées européennes de se jeune abruti de Mehmed (ou Mohamed) II, qui régentait l’Empire lors de la maladie de son père, était donc réduites a néant. Il était donc difficile à croire que nous avions vaincu le Grand Turc aussi facilement alors que l’Empereur Sigismond et Wladislaw Jagellon avaient tout deux échoués lamentablement.

Profitant de l’absence de notre armée, les parlements des plus grandes villes dans le Royaume quémandèrent au Roy de plus larges privilèges. Cela réduisait quelques peu nos efforts pour centralisé le pays mais les nobles se retrouvèrent avec moins de pouvoirs sur lesdites villes. D’autant plus qu’il fallait s’assurer la sécurité intérieure de la France. Tout allait donc au mieux dans le meilleurs des mondes possibles, jusqu'à ce que…

Louis Ier de Savoie décida qu’il était grand temps de partir à la conquête de l’Italie, et plus particulièrement au problème imposé par la république de Gênes, alliée de la Sérénissime république de Venise. Ce qui nous posait des sérieux ennuis : il fallait oublier notre passage sans embûches jusqu’aux Balkans. Les armées savoyardes assiégeaient Gênes, mais les Vénitiens volants au secours de leur allié avaient massés 30 000 soldats devant Turin.

Quelques jours après le rétablissement du vieux sultan Ottoman, Murad II, Thessalonique était a nous, 5 mois donc après le début du siège, preuve du grand talent de Jean Bureau. Pendant, l’été 1446, deux batailles décisives nous permirent de détruire pas moins de 30 000 janissaires ;
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l’armée du vieux Murad II n’existait plus. La paix fut donc conclue : Thessalonique nous revenait. Nous proposions alors un traité avec l’Empereur Byzantin Jean (Ioannes) VIII Paléologue. La Macédoine lui était rendu, en échange nous devenions protecteur de l’Empire Romain d’Orient. Nous venions donc de montrer au monde que nous avions sans coup férir écrasé le Grand Turc, ce que même l’Empereur du Saint Empire des Romains Germaniques n’avait réussis a faire, et rétablit à notre avantage l’Empire Byzantin, renouant ainsi avec la tradition des croisades. Nous étions admirés et craints par l’ensemble du monde Catholique. Nous avions atteints notre but : devenir l’arbitre de l’Europe. (Et aussi avoir un BB de 10 :mrgreen: )
Modifié en dernier par Riwan le sam. mars 05, 2005 7:21 pm, modifié 1 fois.
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Message par Riwan »

La Paix retrouvée ( 1447 – 1449 )

Notre armée se prépara pour le voyage du retour qui promettait d’être tourmenté, vu qu’il fallait traverser toute l’Istrie Vénitienne hostile. Quand au vieux Murad, tellement atterrer par sa défaite, qu’il en prépara sa revanche. Des que nous fûmes en Albanie, il s’attaqua a l’Empire Romain, et nous ne pouvions rien faire en vertu de notre traité de paix qui devant durer 5 longues années.

Les vénitiens eurent tout le loisir de tester notre supériorité terrestre à Raguse, où une armée de quelques 10 000 soldats fut occise. Jean de Dunois se révélait être un général hors pair. La traversée de la Dalmatie se fit plus dure, le Doge Francesco Foscarini avait envoyé a notre encontre toute son armée : 30 000 hommes d’armes. Une série de 3 batailles défensives nous assura une victoire éclatante : 15 000 troupiers étaient morts ou capturés. Et la guerre civile grondait dans cet empire commercial, les grecs des îles de Corfou, d’Ithaque et de Crête se révoltaient, et Athènes était aux mains des Byzantins.

En hiver 1448, Gênes fut prise par les Savoyards, puis se fut au tour de Split, plus grande ville de Dalmatie a être notre. Devant le tel succès de nos armées des groupes de paysans se joignirent spontanément. Ils furent entraînés et équipés. Nos armées en tout comptaient 14 000 hommes d’armes et 11 000 chevaliers. Devant un tel host, et devant notre science militaire, qui pouvait encore se targuer de pouvoir nous faire face ? D’ailleurs conscient qu’il ne fallait pas éterniser la guerre, le Roy décida a faire la paix pour la modique somme de 100 ducats or, après tout Louis de Savoie pouvait très bien finir cette guerre tout seul.

Comme son père, Eosten de Kerpezdron se mis au service du Roy lorsqu’il fut en âge de le faire. Bien qu’il n’était pas un fin économiste, il était par contre un excellent bretteur et commandant, et ce fut en toute logique qu’il fut nommer connétable des armées de L’ouest. Son idée fixe était de se couvrir de gloire comme son modèle, Jean de Dunois.

Avec l’argent récolté par le traité de paix et les divers impôts, tailles et dîmes, un grand projet fut engagé. Il fallait une école digne des anciens empereurs romains. C’est ainsi que vint l’idée de l’Académie de France. Elle regrouperait les plus grands penseurs catholiques françois.

En décembre 1448, l’Empereur Romain décédait. Ce fut son frère, Constantin XI Dragasès qui monta sur le trône impérial.
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Pendant ce temps la, le guerre entre le Grand Turc et l’Empire continuait. Et les Byzantins, aidés de leur allié de Morée avait reconquit l’Asie Mineure Grecque et Smyrna. Jean IV Comnène, Empereur de Trébizonde vint alors aider ses coreligionnaires et déclara la guerre au Grand Turc. Qui dus faire une paix a l’avantage des Byzantins.

L’Empereur Louis V - Ludwig IV de Palatinat - mourut pendant l’été 1449, paix a son âme. Friedrich V de Habsburg empêtré dans une guerre sanglante entre les 2 branches de la famille et leurs alliances ne se présenta même pas. Ce fut donc Friedrich Ier der Siegreiche, frère de Ludwig qui fut élu Roy de Germanie, couronné Empereur par le Pape Nicolas IV, sous le nom de Frédéric III. Mais il ne faut pas se leurrer, la famille des Wittelsbach n’a été élue que parce qu’elle était faible et que la relative indépendance des princes était assurée.

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Le nouvel Empereur du Saint Empire, Friedrich IV von Wittelsbach, Comte Electeur du Rhin-Palatinat

Comme l’avait promis Charles VII, la vénalité des offices fut grandement améliorée. Cela consistait donc a vendre a des bourgeois des offices royaux ( sorte de haut fonctionnariat ), et de se faire un maximum de pognon comme cela. Au bout de 5 générations de charges dans un office, le bourgeois était anobli, c’est ce qu’on appelle la Noblesse de Robe. Bref cela nous rapportait de l’argent.

En quelques années de paix nos coffres étaient remplis a ras bord. Certes notre monopole commercial commençait a souffrir, et pour cause, nous nous désintéressons de toute avancée dans ce domaine, l’infrastructure est une priorité pour centraliser le paix ( je rappelle qu’en terme relatif, la France a cette époque est bien plus grande que la terre aujourd’hui ). La paix est la et logiquement elle durera…
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Message par Coelio »

J'apprécie beaucoup ton style, j'espere que ton AAR se poursuivra...
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Message par Riwan »

Effectivement, il se poursuivra loin loin loin..... d'apres un rapide calcul il sera fini pour les grandes vacances mais la je m'avance peut etre un peu.

Pour la suite je vais, comme pour tous les 50 ans, mettre un compte rendu par grandes puissances et quelques screens, patience...
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Message par Riwan »

1450

Portugal – Castille : l’alliance ibérique

L’alliance de ces deux royaumes qui avaient juré la paix perpétuelle leur est grandement profitable. Le Portugal de Jean II hésite entre une poussée vers le grand sud et une poursuite de la Reconquista sur le sol marocain. Quand a la Castille, sortant de quelques troubles internes, elle se reconstruit a marche forcée, mais pêne fasse a l’alliance formé par les Nazarides de Grenade. Un Etat bien plus puissant en 1450 qu’en 1430, où on pouvait résolument dire qu’il était faible.

L’alliance Méditerranéenne d’Alfons

Dominée par Alfons V d’Aragon, cette alliance regroupe l’Angloiterre, mais aussi la Papauté et le royaume de Naples. Cette alliance dont le but était de détruire le Dauphiné, pour satisfaire les ambitions d’Henri de Lancastre, est l’ennemi numéro 1 de la France. C’est 2 royaumes forts qui enserrent Charles VII. Elle est pourtant bien plus faible que le duo France – Bourgogne, ce qui a été prouvé maintes fois.

Le Saint Empire des Wittelsbach, un Etat faible

Effectivement, c’est un Etat faible. Dominé au nord par Christian d’Oldenburg, roy de l’Union de Kalmar, a l’est par Friedrich de Brandenburg et les teutoniques, au sud par Sigismond de Habsburg, duc du Tyrol, et à l’ouest, l’influence de Philippe le Bon se fait sentir. Un Etat qui attire les convoitises de bien des princes, dont Friedrich de Habsburg, successeur d’Albrecht et de Sigismond de Luxemburg, qui en ce moment fait la guerre avec son cousin du Tyrol.

L’alliance des Jagellons

Couvrant toute l’Europe centrale, cette alliance fait figure de monstre. Elle comprend outre la Pologne, le royaume de Hongrie, la Bohème et Moravie, l’Autriche de Friedrich, et enfin la Lituanie. Un monstre certes mais qui montre ses limites : Le Grand Turc n’a jamais pu être vaincu, idem pour Sigismond de Habsburg qui fait preuve avec son alliance d’une ténacité extraordinaire. Tout cela est dû au caractère électif de la couronne de Hongrie, ce qui l’affaibli, et l’anarchie en Bohème.

Les restes du monde

On peut remarquer que l’Empire des Timurides, le reste du legs de Timur Lang, s’effondre sous les coups intérieurs et extérieurs, déjà les princes de Kandahar et de Samarkand ont formulé leurs indépendances, et les turcs de la dynastie des Moutons Noirs ( Kara Koyunlu ) avancent.



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